Editions : Les Moutons électriques
Collection : La bibliothèque voltaïque
Parution : 2 octobre 2020
Genre : Fantasy historique
Pages : 538
Ebook
"Rien n'est plus aisé à faire qu'un mauvais livre, si ce n'est une mauvaise critique." VOLTAIRE
jeudi 30 avril 2026
Le roi d'août de Michel Pagel
jeudi 2 avril 2026
Anthologie du désir féminin (présentée par Géraldine Puccini)
”J'aime la délicatesse, et pour moi l'éclat et la beauté du soleil, c'est l'amour. (SAPPHO)
Parution : avril 2025
Genre : Anthologie (extrait de poésie, roman, correspondance)
Pages : 160
Partenariat
Quatrième de couverture:
Avis :
Je remercie Babelio et les éditions First pour cette découverte !
samedi 28 mars 2026
Je voulais vivre d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre
Editions : Grasset
Parution : 20 août 2025
Genre : Historique, classique revisité
Pages : 383
Ebook (prix : 16,99€)
Emprunté
Résumé de l'éditeur :
Avis :
mercredi 18 mars 2026
Moi, Cléopâtre, dernière reine d'Egypte d'Isabelle Dethan
Scenario : Isabelle Dethan
Dessin : Isabelle Dethan
Couleur : Isabelle Dethan
Genre : BD historique, biographie romancée
Date de parution : 2025
Editeur : Dargaud
Nombre de planches : 204
Quatrième de couverture :
AVIS :
jeudi 22 janvier 2026
Le Démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie
” La Colline aux Loups c'est là que j'ai grandi et c'est ça que je vais vous raconter. Même si c'est pas une belle histoire c'est la mienne c'est comme ça.
La Colline aux Loups j'aime pas en parler d'habitude. Le Démon est né là et c'est là qu'il m'a pris.
Editions : Le Tripode
Parution : 7 janvier 2021
Genre : Drame contemporain
Pages : 237
Emprunté
Résumé de l'éditeur :
Ces phrases extraites du Démon de la Colline aux Loups résument l'élan qui habite ce texte stupéfiant, et son désir de dire la condition humaine.
Ecrit dans une langue volcanique, le premier roman de Dimitri Rouchon-Borie nous livre avec force le destin d'un être enfermé en prison. Et c'est une révélation, une lumière dans les ténèbres.
Avis :
De la prison où il est enfermé, un homme écrit ses souvenirs sur les conseils de son psy afin de déverrouiller ses blocages, mais également dans un souci de rédemption. On devine un homme peu instruit. Il écrit exactement comme il nous parlerait. C'est un style très oral. On a l'impression de lire en apnée tant il y a peu de ponctuation mais c'est ce qui donne aussi toute sa force au récit. C'est brut et sans fioriture, et ça nous prend aux tripes.
Dès le début, on se demande ce qui a amené le narrateur derrière les barreaux. Apparemment, il a fait des choses terribles. Il parle également beaucoup du Démon sans que l'on sache de qui ou de quoi il s'agit. On apprend aussi qu'il est le 3ème né d'une fratrie de 6 enfants. La "portée" est élevée comme des animaux, dormant les uns contre les autres à même le sol sur une vieille couverture et se soulageant à l'autre bout de la pièce. Ils vivent en outre dans un noir permanent durant plusieurs années. Quelque fois, on dépose une gamelle pour eux. Comme on le voit, ils sont élevés dans des conditions d'hygiène épouvantables, mais le pire c'est qu'ils ne reçoivent aucune marque d'affection de la part de leurs parents, qui, au contraire, prennent plaisir à les maltraiter.
C'est en allant à l'école que le narrateur (et le lecteur) apprend son prénom : Duke. Ses débuts y sont très chaotiques : Duke sait à peine parler et ne connaît rien aux codes ou rapports qui régissent les humains. Il est en outre considéré comme un abruti par ses camarades qui ne cessent de se moquer de lui.
La seule douceur réconfortante qui illumine sa vie est ce lien très fort qui l'unit à ses petits frères et soeurs (ses 2 frères aînés ont quitté le nid et l'on ne saura jamais ce qu'il est advenu d'eux). C'est d'ailleurs pour les protéger qu'il va se sacrifier !
La langue de Duke, qui s'exprime avec une candeur enfantine, ne fait que souligner l'horreur absolue que lui font vivre ses monstres de parents. Il y a des passages véritablement insoutenables. Dans ces moments-là, on a la désagréable impression que quelqu'un nous maintient le visage dans la boue mais Duke dégage une telle lumière, une telle sincérité, que l'on s'accroche à elles pour continuer la lecture. Son parler est parfois très imagé, conférant au récit une sorte de poésie désespérée. C'est un style sensoriel, presque primitif qui nous emporte et nous déchire.
La courte histoire de Duke, enfant massacré, puis ado brisé, est d'une tristesse infinie !
Ca faisait longtemps que je n'avais lu un livre aussi bien écrit, aussi beau, aussi bouleversant, malgré les thématiques extrêmement dures abordées.
Duke commet des actes horribles mais ça n'est jamais gratuit et on sent toujours le bon en lui, si bien que l'on ne peut s'empêcher de penser à la vie qu'il aurait pu avoir s'il était né dans une famille saine et aimante...
A la fin, je n'ai pu empêcher les larmes de couler, et pourtant je ne pleure pas facilement. Je dis cela sans forfanterie aucune, juste pour souligner à quel point ce livre remue ce qu'il y a de plus humain en nous !
Une lecture coup de poing, donc, à réserver à un lectorat averti !

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