Petit hommage à la légende du rock américain et ancien leader du groupe Velvet Underground, Lou Reed, décédé aujourd'hui...
"Rien n'est plus aisé à faire qu'un mauvais livre, si ce n'est une mauvaise critique." VOLTAIRE
dimanche 27 octobre 2013
lundi 21 octobre 2013
Hori ou le courroux d'Istar d'Isabelle Dethan - Sur les terres d'Horus, tome 6
Scenario > Isabelle Dethan
Dessin > Isabelle Dethan
Couleur > Isabelle Dethan
Editeur > Delcourt
Collection > Conquistador
Série > Sur les terres d'Horus
Genre > BD historique, aventure
Date de parution > 2007
Nombre de planches > 46
(sources : Wikipédia)
Isabelle Dethan est une dessinatrice et scénariste de bandes dessinées née en 1967 à Bègles. Elle a remporté l'Alph'Art Avenir au festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 1992.
Son premier récit est publié en Allemagne, dans la revue Schwermetall.
Après des études de lettres modernes couronnées par une maîtrise et par un CAPES de documentation, elle s'aperçoit qu'il y a quelque chose à tenter en tant qu'auteur de bandes dessinées : elle aime le dessin et l'Histoire, et le festival d'Angoulême organise un concours pour les auteurs amateurs. Elle gagne l'Alph 'Art avenir en 1992 ; les éditeurs, encore dubitatifs six mois avant, lui sourient enfin : c'est le début d'une carrière. Ses premières séries, Mémoire de sable et Le Roi Cyclope, qu'elle réalise en tant qu'auteur complet, se déroulent dans un monde parallèle, mais sur les conseils de son compagnon, Mazan, elle se lance dans l'aventure historique avec Sur les terres d'Horus, en 2000. Khéti, fils du Nil, série destinée à un plus jeune public voit le jour en 2006, en collaboration avec Mazan au dessin.
Isabelle Dethan scénarise aussi Le Rêve de pierres ( éd. Vents d'Ouest) pour Daphné Collignon, et Le Tombeau d'Alexandre (éd. Delcourt) avec Julien Maffre aux pinceaux : le XIXe siècle, aventureux et orientalisant (toutes ses dernières séries portent sur l'Égypte !), Isabelle Dethan fait aussi dans la veine intimiste : Tante Henriette, Ingrid, ou encore Eva aux mains bleues, explorent de diverses façons les souvenirs d'enfance...
Enlevés par des bédouins, Meresankh, son fils Kheti et le prince Hori ont été revendus comme esclaves à Babylone.
Chargés par Pharaon de les ramener sains et saufs, le prince Khäemouaset et son frère parviennent à retrouver et à racheter Mery, alors qu'elle était promise à un destin de prostituée.
Tandis que Kheti est adopté par un artisan fortuné, Hori, acheté par un notable, se lie d'amitié avec Lurindu, la fille du maître, qui doit être consacrée à la déesse Istar...
Au péril de leur vie, Khäemouaset et Meresankh vont tout tenter pour libérer leurs proches... au risque de violer les lois de la ville et de s'exposer à la colère du roi de Babylone.
A la fin du tome précédent, Mery était enfin devenue la maîtresse de Khaemouaset qui la sauve in extremis d'une "carrière" de prostituée...
Ne pouvant rien pour Hori, les deux amants, avec l'aide de Cobra et d'un guide babylonien, concentrent leurs recherches sur Kheti, le fils de Mery. Ils savent qu'ils doivent agir avec célérité car, de son côté, le roi de Babylone espère les prendre de vitesse afin d'exercer un chantage sur Pharaon... De plus, les Egyptiens doivent éviter tout dérapage qui conduirait à un incident diplomatique...
Isabelle Dethan alterne les séquences avec Kha et Mery, et celles avec Hori qui a du mal à s'adapter à sa nouvelle vie d'esclavage et qui finit par se lier d'amitié avec Lurindu, l'une des filles de son maître promise à un cruel destin.
Voilà encore un épisode palpitant où l'auteure fait évoluer ses héros dans le décor grandiose de Babylone. Dans cette capitale étrangère, les personnages vont devoir se confronter à une culture qui leur apparaît barbare, voire éminemment choquante, et provoquer la colère du roi babylonien... Les scènes d'action et d'émotion se succèdent dans une tension croissante jusqu'à la sanction finale.
Et, contrairement aux autres diptyques, le dénouement de celui-ci fait l'objet d'un cliffhanger qui appelle une suite...
Bref, encore une réussite pour cette BD soignée et bien documentée où les connaissances historiques s'intègrent naturellement !
Appréciation :
Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦ tome 6 ♦ tome 7 ♦ tome 8 ♦ [série terminée]
Ma 7ème participation au challenge de Soukee -
Ma 23ème participation au challenge de Lynnae - Khaemouaset et Hori, fils et petit-fils de Ramsès II apparaissent dans cette BD.
samedi 19 octobre 2013
Kheti ou l'amour de Ninmah d'Isabelle Dethan - Sur les terres d'Horus, tome 5
Scenario > Isabelle Dethan
Dessin > Isabelle Dethan
Couleur > Isabelle Dethan
Editeur > Delcourt
Collection > Conquistador
Série > Sur les terres d'Horus
Genre > BD historique, aventure
Date de parution > 2005
Nombre de planches > 46
(sources : Wikipédia)
Isabelle Dethan est une dessinatrice et scénariste de bandes dessinées née en 1967 à Bègles. Elle a remporté l'Alph'Art Avenir au festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 1992.
Son premier récit est publié en Allemagne, dans la revue Schwermetall.
Après des études de lettres modernes couronnées par une maîtrise et par un CAPES de documentation, elle s'aperçoit qu'il y a quelque chose à tenter en tant qu'auteur de bandes dessinées : elle aime le dessin et l'Histoire, et le festival d'Angoulême organise un concours pour les auteurs amateurs. Elle gagne l'Alph 'Art avenir en 1992 ; les éditeurs, encore dubitatifs six mois avant, lui sourient enfin : c'est le début d'une carrière. Ses premières séries, Mémoire de sable et Le Roi Cyclope, qu'elle réalise en tant qu'auteur complet, se déroulent dans un monde parallèle, mais sur les conseils de son compagnon, Mazan, elle se lance dans l'aventure historique avec Sur les terres d'Horus, en 2000. Khéti, fils du Nil, série destinée à un plus jeune public voit le jour en 2006, en collaboration avec Mazan au dessin.
Isabelle Dethan scénarise aussi Le Rêve de pierres ( éd. Vents d'Ouest) pour Daphné Collignon, et Le Tombeau d'Alexandre (éd. Delcourt) avec Julien Maffre aux pinceaux : le XIXe siècle, aventureux et orientalisant (toutes ses dernières séries portent sur l'Égypte !), Isabelle Dethan fait aussi dans la veine intimiste : Tante Henriette, Ingrid, ou encore Eva aux mains bleues, explorent de diverses façons les souvenirs d'enfance...
Trois mois après les événements tragiques survenus au harem, le prince Khâemouaset renoue avec ses activités favorites veiller au bon état des monuments anciens du royaume et travailler à leur restauration. Alors qu'il explore un site funéraire abandonné dans le désert depuis de nombreuses années, des bédouins venus piller les sépultures enlèvent Meresankh, son fils Kheti, et le prince Hori.
Khâemouaset se lance à leur poursuite, aidé par son frère, le général Ramessou, chargé par Pharaon de trouver une issue diplomatique - et discrète - à cet enlèvement. Cette dangereuse quête les emmènera aux confins du royaume d'Egypte, dans la grande et légendaire Babylone...
Lors des funérailles de Tiasatré, la princesse Moutnedjemet, l'épouse de Khaemouaset, demande à Meresankh, que les rumeurs donnent pour maîtresse du prince, de quitter le cortège par respect pour elle.
Quelques jours plus tard, Kha, accompagné de son assistante Mery, ainsi que de Hori et Kheti, leurs fils respectifs, part dans le désert inspecter des tombes dans le but de les restaurer.
Kha et Mery jouent toujours au chat et à la souris mais Mery semble près de céder à l'amour du prince, touchée par la constance de ses sentiments (7 mois se sont écoulés depuis la mort d'Imeni).
Alors que Kha est entré seul dans la chambre funéraire pour y exécuter les rites d'apaisement, le campement est attaqué par des pillards bédouins, qui tuent les gardes et enlèvent Mery, son jeune fils Kheti, le prince Hori et les autres serviteurs...
Sans attendre les ordres du palais, Kha se lance sur la piste encore fraîches des ravisseurs !
Ramsès, ennuyé par l'initiative, irresponsable selon lui, de son fils, envoie Ramessou, le prince héritier, en qualité de diplomate à la cour de Babylone. Mission délicate s'il en est, car personne ne doit savoir qu'une dame noble ni qu'un prince royal risquent d'être vendus comme esclaves.
De son côté, Henout-Mi-Ré, la Grande Epouse-fille de Ramsès, envoie son espion Cobra (qui avait déjà apporté son aide dans le tome 2) prêter main forte à ses deux frères.
J'ai adoré ce tome, différent des autres car, d'une part, il nous éloigne de la belle et sensuelle Egypte pour nous entraîner dans l'étrangère et somptueuse Babylone, d'autre part, nous quittons le monde des enquêtes policières pour une aventure de traque et de diplomatie.
C'était palpitant de voir les personnages évoluer non seulement dans leurs sentiments mais également dans un environnement étranger où la protection de pharaon ne s'étend pas, les rendant tous vulnérables.
Encore une fois, les couleurs servent à merveille l'histoire : à dominante ocre, jaune et verte pour dépeindre les paysages égyptiens bordés par le Nil ou le désert, chatoyantes et colorées pour les vêtements ou les monuments babyloniens.
Bref, un vrai régal...
Appréciation :
Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦ tome 6 ♦ tome 7 ♦ tome 8 ♦ [série terminée]
Ma 6ème participation au challenge de Soukee -
Ma 21ème participation au challenge de Lynnae - Khaemouaset et Hori, fils et petit-fils de Ramsès II apparaissent dans cette BD.
mardi 15 octobre 2013
Mansfield Park de Jane Austen
Auteur > Jane Austen
Editeur > bibebook
Genre > roman classique
Date de parution > 1814 pour l'édition originale , 2013 pour la présente édition
Titre original > Mansfield Park
Format > ePub
Poids du fichier > 625 Kb (435 pages)
Traduction > de l'anglais par ???
(sources : Evene)
Née en 1775 au sein d'une famille appartenant à la bourgeoisie provinciale, Jane Austen a utilisé la cruauté du verbe et de sa langue subtilement pendue pour décrire le mode de vie de ses contemporains à travers ce qui semble être des histoires d’amour so british. La jeune Jane grandit dans une famille de pasteurs, entourée de huit frères et soeurs. Bien que vivant modestement, George et Cassandra Austen initient leurs enfants à l'amour de la lecture et la connaissance des arts. Dès l'âge de 11 ans, Jane écrit. Son éducation ainsi que celle de sa soeur Cassandra, dont elle restera très proche jusqu'à sa mort, se fera principalement dans le domaine familial. Elle se met à l'écriture de parodies sentimentales avant de se consacrer aux romans Northanger Abbey, Raison et sentiment et Orgueil et préjugés entre 1795 et 1798. En 1801, la famille Austen s'installe à Bath et quatre ans plus tard, le père de Jane décède : l'auteur ne se mariera pas, tout comme sa soeur Cassandra, et consacrera sa vie à l'éducation de ses neveux et nièces. Raison et sentiment, Orgueil et préjugés et Mansfield Park sont publiés successivement en 1811, 1813 et 1814. Elle laisse derrière elle un roman inachevé, Sanditon, emportée par la phtisie à l'âge de 41 ans (1817). L'auteur ne connut pas le succès en son temps et ne fut redécouvert qu'à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, son talent de peintre des moeurs et de la province anglaise font d'elle un des auteurs pré-victoriens les plus connus et des plus mordants.
(sources : Archipoche)
Issue d'une famille miséreuse, Fanny Price est âgée de dix ans quand elle est adoptée par son oncle maternel, Sir Thomas Bertram, qui va prendre en charge son éducation. Accueillie dans le domaine de Mansfield Park, Fanny est élevée avec ses cousins et cousines qui, à l'exception d'Edmund, la traitent avec indifférence ou mépris.
La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des années en un amour qu'elle garde secret. Quand un bon parti se déclare, Fanny n'a de choix qu'entre un mariage de raison et un retour à sa condition première...
"Il y a de cela à peu près trente ans, Mlle Maria Ward d’Huntingdon, n’ayant pour toute fortune que sept cents livres, eut la chance de conquérir le cœur de Sir Thomas Bertram de Mansfield Park, dans le comté de Northampton."
| Title Page (facing) |
Mansfield Park est le 3ème livre que je lis de Jane Austen après Orgueil et Préjugés et Northanger Abbey, et autant le dire tout de suite, j'éprouve un sentiment à la fois mitigé et paradoxal au sortir de ma lecture.
Mitigé parce que j'ai été surprise de constater que l'ironie de l'auteure était dans ce livre à peine perceptible, à part pour certains passages, si bien que je me demande si la traduction et l'édition n'ont pas un peu trahi l'esprit de l'auteure. De plus j'ai trouvé que certains passages traînaient en longueur.
Paradoxal, parce que malgré ces réserves (et d'autres que je développerai plus loin), je n'ai pas réussi à lâcher le livre avant la fin...
| In vain were the well-meant condescensions of Sir Thomas. (ch. 2) |
Avant de débuter ma chronique, je voudrais revenir sur l'édition et la traduction qui ont vraiment gâché ma lecture. Le roman est rempli de coquilles et d'erreurs de mise en page (par exemple, les dialogues sont parfois mélangés ou mal découpés si bien que l'on ne sait parfois qui parle et qui répond... les prénoms sont généralement laissés en anglais, puis tout à coup traduits en français ; certains mots comme "easter" ne sont pas traduits !). La traduction, quant à elle, ne m'a guère convaincue et j'ai eu l'impression qu'elle était d'une qualité médiocre, impression renforcée par le fait que le style de l'auteure me semblait totalement différent de ce que j'en avais lu auparavant...
| While Fanny cut the roses. (ch. 7) |
Bref, passons maintenant à l'histoire elle-même.
Je ne répéterai pas la 4ème de couverture. Comme dans ses autres romans, l'auteure met en scène des jeunes gens en âge de se marier mais dont le désir est contrarié par des événements imprévus ou une trop grande différence sociale.
Ici, c'est l'arrivée dans le voisinage de Mansfield Park de Mary et Henry Crawford, deux jeunes Londoniens aussi séduisants que corrompus qui va bouleverser la vie des Bertram.
| Conducted by Mr. Crawford to the top of the room. (ch. 28) |
D'ordinaire, j'adore que l'on me brosse le quotidien de cette noblesse et de cette bourgeoisie du XIXème siècle, si riche en enseignements, et si j'ai adoré les chapitres relatant l'aventure théâtrale, le voyage des jeunes gens à Sotherton ou celui de Fanny à Portsmouth dans sa famille miséreuse, j'ai par contre parfois trouvé le temps long entre ces différentes scènes.
Peut-être que ce sentiment d'ennui est lié à la personnalité des deux jeunes héros, Fanny Price et Edmond Bertram, que j'ai trouvés parfaitement insipides, mous et passifs...
| “No, no, no!” she cried, hiding her face . (ch. 31) |
Encore heureux que les personnages secondaires brossés par Jane Austen sont plus savoureux.
Mrs Norris est une mégère parfaitement odieuse et méchante, dont la fausse générosité et la radinerie sont tournés en ridicule.
Sir Bertram est dépeint comme un personnage rigide et autoritaire au début, mais ce protrait sévère est ensuite adouci par l'expression de sa bonté, certes un peu maladroite parfois.
Sa femme, lady Bertram, est tellement indolente et préoccupée par ses toutous que ses rares interventions prennent une tournure comique.
Mary Crawford et son frère Henry sont deux personnages fascinants dont la vivacité et l'esprit apparaissent suspects aux yeux de Fanny qui n'est sensible qu'à leurs défauts. /!\Attention spoiler/!\ D'ailleurs, je suis déçue que cette dernière ne soit pas finalement tombée amoureuse de Henry dont j'avais trouvé le changement de comportement intéressant (même si le vil séducteur sauvé par l'amour fait un peu cliché, c'est le dénouement que j'aurais préféré !). D'autant que la soudaine volte-face amoureuse d'Edmond apparaît vraiment peu crédible, surtout après avoir soupiré pendant plusieurs centaines de pages sur la beauté, l'intelligence, la gentillesse, la vivacité d'esprit, la bonté de Miss Crawford dont il est à ne pas douter éperdument amoureux et dont il rebat les qualités auprès d'une Fanny étouffée de jalousie.../!\Fin du spoiler/!\
| “Good, gentle Fanny!” (ch. 36) |
J'ai été déçue par une fin un peu trop expéditive ainsi que par la ressemblance de certaines scènes avec les quelques rebondissements scandaleux d'Orgueil et Préjugés. De plus, le caractère moralisateur de Fanny, dépeinte comme une femme bien docile et bien soumise, m'a vraiment dérangée : j'ai ressenti plus fortement que dans d'autres romans du XIXème siècle le décalage entre les normes sociales de ce siècle et le nôtre...
Car je trouve les personnages des Crawford bien plus intéressants, bien plus vivants, mieux exploités finalement, que les personnages principaux. Dommage que leur moralité, leur trop grande liberté les fassent apparaître comme des êtres méprisables...
| Fanny was obliged to introduce him. (ch. 41) |
Pour conclure, un roman que j'ai lu d'une traite et dont j'ai savouré certains passages même si je trouve que l'intrigue aurait gagnée à être resserrée et que certains choix de l'auteure gâchent un peu l'intérêt de l'histoire.
Malgré ces quelques réserves, ma découverte de cette oeuvre dense aurait été plus appréciée si elle n'avait été desservie par une traduction et une édition de médiocre qualité.
Appréciation :
Crédit images : C.E. Brock illustrations
page 39 :
"Son frère n'était pas beau, non, quand elles le virent la première fois ; il était absolument laid, noir et laid, mais il était un gentleman et avait un air agréable. La seconde rencontre le fit paraître moins laid ; certes, il n'était pas beau mais son allure était parfaite et ses dents fort belles, et puis il était si bien bâti qu'on oubliait qu'il était laid. Après la troisième entrevue, lors d'un dîner au presbytère, plus personne n'osa dire qu'il l'était. En réalité, c'était le plus agréable jeune homme que les deux soeurs aient jamais rencontré et l'une n'aimait pas moins sa présence que l'autre. Les fiançailles de Mlle Bertram en faisaient en quelque sorte la propriété de Julia, ce qu'elle n'ignorait nullement. Avant qu'il n'ait passé une semaine à Mansfield, elle était prête à en tomber amoureuse.
Les sentiments de Maria étaient plus confus et plus mélangés. Elle préférait ne pas chercher à les comprendre. Il ne pouvait y avoir aucun mal à ce qu'elle aimât la société d'un homme agréable. Tout le monde connaissait sa situation, et M. Crawford savait ce qu'il faisait. M. Crawford ne désirait pas du tout être en danger. Les demoiselles Bertram étaient des plus plaisantes et tâchaient de plaire, et il fit comme elles, sans aucune arrière-pensée derrière la tête. Il ne désirait pas les voir mourir d'amour, mais avec les sentiments et le caractère qui auraient dû le faire sentir et le faire juger plus exactement, il se permit de grandes libertés sur ces points."
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