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vendredi 16 juin 2017

Sang d'Ombre, intégrale de Nathy



Merci à
et à
Lune écarlate
pour ce partenariat !
"Angelyne regardait le paysage défiler, le front appuyé sur la vitre du TGV l'emmenant vers sa nouvelle vie."
 
La vie d'Angelyne, jeune humaine née au sein d'un clan d'Ichoriens, verse dans les affres de l'horreur le jour où Thomas refait surface. Sauvée in extremis par Cathal, un Chevalier-Vampire, sa réhabilitation s'annonce lente et douloureuse, d'autant que Swann, le procureur et si particulier frère du prince Edern, la poussera dans ses derniers retranchements. Lui-même brisé et blasé par sa trop longue vie et ses capacités hors du commun, Swann réussira-t-il à surmonter ses redoutables dépendances et son mal de vivre pour mener à bien la mission délicate que son aîné lui confie ? Ce roman sombre et poignant vous emmènera dans les méandres de l’âme de deux êtres torturés que la vie n’a pas épargnés.

En bonus, le spinn-off : Kiss me deadly. Après des années d’absence, Swann, l’enfant terrible de la fratrie princière des Ichoriens, refait surface. En ce début des années 80, l’artiste qu’est le vampire ne pouvait que plonger corps et âme dans le bouillonnement de l’époque punk. Les jeunes se défoncent au rythme de guitares saturées, de mélodies abruptes des Sex Pistols, d’Iggy Pop ou des Clash. L’Immortel exprime à sa manière très personnelle le feu de la rébellion qui lui coule dans les veines. Attention, public averti, certaines scènes peuvent choquer les plus sensibles.

Public averti 18 ans +
Les notes du début du livre m'avaient paru très prometteuses sur la richesse de l'univers imaginé par l'auteure, mais je dois dire que je suis ressortie assez mitigée de ma lecture. Je trouve que le potentiel de l'histoire n'est pas assez exploité, que l'intrigue manque de développement, malgré les quelques cinq cents pages qui nous sont offertes. D'après ce que j'ai compris, Sang d'Ombre fait intervenir les personnages d'un autre roman, Dark-Side, tel que Cathal qui y tient le rôle principal. Je me suis demandée tout au long de ma lecture si l'univers avait été davantage creusé dans Dark-Side et que de ce fait, l'auteure avait choisi de passer sous silence dans ce roman certaines explications. Personnellement, même si cette histoire peut être lue indépendamment, j'avoue que je me suis sentie parfois un peu perdue par le manque d'informations. Et c'est dommage, car l'univers est bien pensé dans l'ensemble.
Ici, nous suivons la rencontre entre l'humaine Angelyne et le prince des vampires, Swann, être profondément tourmenté et craint par les siens pour sa cruauté et son caractère aussi instable qu'imprévisible. Je reviendrai plus loin sur les atouts indéniables de ces deux personnages, mais auparavant, je vais mentionner les points qui m'ont gênée.

Tout d'abord, je trouve que l'on entre trop rapidement dans le vif du sujet, à savoir le kidnapping d'Angelyne et les viols et tortures à répétition qu'elle subit durant de longs mois. J'aurais préféré que l'auteure nous prépare à cette longue descente aux enfers en nous exposant davantage l'histoire du clan d'Angie, la présentation de ses membres et leurs interactions, ce qui nous aurait éviter cette impression d'assister à une surenchère un peu gratuite d'actes barbares !
En outre, après la libération d'Angie,  je n'ai pas toujours compris la réaction des personnages, qui  manquent parfois de subtilité ou de cohérence au vu du traumatisme subi par l'héroïne. Par exemple, l'épisode  de l'étiquette très stricte des vampires : Angie, refusant de la respecter car elle induit un attouchement qu'elle ne supporte plus, s'attire immédiatement des paroles et une attitude violentes de la part de Swann, nous apparaissant totalement inappropriées au vu des circonstances, mais également à cause du peu d'explications données sur ces règles de bienséance. Peut-être est-ce pour mieux souligner le caractère totalement imprévisible de Swann, mais je n'ai guère été convaincue par ce procédé. La brutalité de ce personnage le rend très vite antipathique . Ses réactions sont sûrement dues à sa nature, mais d'une manière générale, elles sont mal intégrées au récit par manque de développement, apparaissant de ce fait peu naturelles.
Autre exemple :  Swann, pour se faire pardonner, impose une pratique sexuelle sado-masochiste à Angie, alors qu'il connaît les traumatismes qu'elle a subis. Même en connaissant la noirceur de son passé, son comportement reste incompréhensible, voire choquant. On pressent qu'il est alors sous l'emprise de sa part sombre, mais l'enchaînement des scènes est trop maladroit pour être convaincant.

Il y a néanmoins plusieurs points positifs : le fait que Swann échappe aux clichés sur les vampires qui fleurissent dans certaines sagas littéraires ou télévisuelles, dépeints comme prétendument cruels mais qui se révèlent au final désespérément mièvres. Ici, la cruauté de Swann est bien réelle, et il n'en dérogera que rarement. Même quand il est animé des meilleures intentions, ses démons le rattrapent souvent, le faisant déraper. Malgré les réserves que j'ai émises à son encontre, Swann n'en est pas moins un personnage fascinant, entouré de mystères. Des débuts de réponses nous sont peu à peu dévoilés sur ses moments d'égarement. D'ailleurs, ses premières confidences donnent lieu à un passage très beau...
De même, le personnage d'Angie est très convaincant : contrairement à d'autres romances que j'ai lues où l'héroïne ayant subi viols et tortures se remet rapidement et de manière totalement invraisemblable de ses traumatismes ; là, Angie met des mois, voire des années à se reconstruire. La plupart du temps, ses réactions ne sont pas en contradiction avec son vécu. On comprend sa souffrance, ses doutes et son rejet vis-à-vis de tout ce qui lui rappelle son agresseur. Malgré tout, l'une de ses réactions va nous faire tiquer ; on comprend sa fuite pourtant mais elle est si peu expliquée et si abrupte que l'on a du mal à y croire. De plus, nous n'apprendrons que vers la fin les motivations secrètes qui la poussent à entretenir une relation avec Swann : cela aurait davantage eu de force si le lecteur l'avait su dès le début, car les réactions de la jeune femme n'auraient pas semblé si incohérentes par moment, gâchant de ce fait un peu la lecture.

La difficulté de leurs relations est un des autres points positifs du roman : Swann ne devient pas un gentil vampire par la magie de l'amour, sa noirceur intrinsèque le pousse à faire souffrir la femme aimée. Mais Angie est suffisamment équilibrée pour refuser cette relation malsaine !

Concernant l'édition et l'écriture, des fautes récurrentes de conjugaison, de grammaire ou d'orthographe, des coquilles, des redondances ou doublons, viennent alourdir la lecture, ainsi que quelques tournures de phrases maladroites. Parfois, le choix de certain mot est incohérent avec la situation, faisant passer les personnages pour inconséquents.

Pour conclure, une lecture en demi-teinte. Je regrette certains choix narratifs de l'auteure, le manque de développement de certaines scènes gâchant le potentiel de personnages pourtant forts et profonds. Dommage que certaines explications ne passent que par les dialogues auxquels est trop fait la part belle, au détriment de l'approfondissement de l'intrigue...Malheureusement, aux bons moments succèdent de mauvais, donnant parfois des scènes ou des dialogues assez gênants, frôlant le ridicule. Mais Swann et Angie resteront des personnages inoubliables...

Je remercie Livraddict et les éditions Lune-Ecarlate pour ce partenariat !
(sources : éditions Lune Ecarlate)

Nathy (née en 19667 et également connue sous le nom de Lunathyque) est graphiste/illustratrice et auteur.
Après des études d'Arts Plastiques, des emplois dans le métier du livre, elle a fini par joindre sa passion pour les images avec sa vie professionnelle en devenant graphiste professionnelle.
L'écriture est longtemps restée une envie inassouvie après avoir cessé d'écrire à l'adolescence. Elle a écrit une première nouvelle, ensuite ce fut les filles du forum The Dark Moon qui l'ont remotivée et soutenue dans cette aventure vers l'édition.
C'est ainsi que sont nées les histoires des Chroniques d'Invictus Tenebrae et qu'Anamorphose a trouvé un éditeur : Rebelle Éditions.

- sa page Facebook -
- son blog -


https://parthenia27.blogspot.fr/2016/12/challenge-de-l-organise-par-amaruel-5e_25.html
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par Amarüel (8/24)

Lune écarlate
http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html
 https://www.babelio.com/livres/Haney-La-Main-droite-dAmon/49980

https://booknode.com/l_enchanteur_015479

vendredi 31 juillet 2015

Le Lapin Blanc de Céline Mancellon - Alice Royale, tome 1

Fiche détaillée

Auteur > Céline Mancellon
Editeur > Sharon Kena
Genre > romance, bit-lit
Date de parution > 2012
Format > ePub
Poids du fichier > 3,85 Mo (116 pages)

auteur
(sources : Babelio)

Céline Mancellon  Céline Mancellon née le 31 juillet 1977, après avoir été bercée dans l'univers de L'Égypte ancienne, la Mythologie et les romans Arthuriens, elle écrit sa première nouvelle à l'âge de 10 ans, basée sur la découverte du tombeau de Ramsès II.
Au collège, sa lecture prend un tout autre tournant en découvrant les œuvres fascinantes de Stephen King à qui elle voue une admiration sans bornes.
Elle lira aussi Dracula de Bram Stoker et Frankenstein de Mary Shelley, le début d'un fabuleux déclic.
Ce n'est que bien des années plus tard, qu'elle plonge dans le monde de la Bit-Lit et de la romance paranormale.
De cela naîtra plusieurs projets.
Céline aime partir à l'aventure du mélange des genres, son style peut varier d'une œuvre à l'autre, autant de défis qu'elle aime relever.
Bit-lit, comédie romantique, dystopie, thriller... Autant de mondes qu'elle prend plaisir à visiter pour nourrir le sien.

quatrieme de couverture

Section paranormale des forces de l'ordre de Lauriennas.

Suite à un étrange e-mail, Alice Royale, enquêtrice fraîchement libérée du Centre des Êtres Clonés, se rend dans une discothèque où Humains et Vampires se côtoient. Sa nature l'a dotée de facultés psi lui permettant l'immunité contre les attaques psychiques des créatures aux dents longues. Mais à peine a-t-elle accepté la mission qu'une autre se présente à elle... et son partenariat avec l'inspecteur Villard, spécimen masculin un brin chatouilleux et susceptible, risque fort de perturber la petite vie tranquille qu'elle menait jusque-là.

première phrase

 " Était-ce une mauvaise blague ?"

avis personnel

 C'est le premier livre de bit-lit que je lis, mais le deuxième de Céline Mancellon, après Pomme d'Eden. J'avais bien aimé l'humour et la légèreté de l'auteure alliés à des thèmes intéressants, même si j'avais déploré quelque facilité narrative et un certain manque de profondeur. Alors, verdict pour celui-ci ? Eh bien, j'y retrouve  les mêmes qualités et les mêmes défauts que dans son autre roman...

Mais commençons par le commencement !

Alice Royale est une jeune clonée, "détectée au C.E.C (Centre des Êtres Clonés) comme médium sensitive, clairvoyante avec un don de précognition !" (page 6), -  rien que ça - et dont la seule raison de vivre est de servir la société des humains du mieux qu'elle peut ! Nous apprendrons d'ailleurs plus loin avec une stupéfaction révoltée que les clones sont stérilisés (ce qui donne au récit un petit côté dystopique plutôt intéressant). Les Clonés sont donc rigoureusement encadrés, éduqués par un tuteur dont la personnalité les influence (ainsi, Alice a écopé d'une tutrice très stricte, qui lui donne son goût pour les tailleurs et les chignons sévères...)

Bref, Alice, employée comme enquêtrice à la section paranormale - et décriée - des forces de l'ordre de Lauriennas, partage son bureau avec Meredith Hanson, une spécialiste humaine des vampires, et Bertrand Tompart, spécialiste tout aussi humain des métamorphes.

 Un jour, elle reçoit un e-mail étrange l'invitant à suivre le Lapin Blanc... Il s'agit en fait d'une invitation à se rendre à une discothèque tenue par deux vampires, les sulfureux et sexy jumeaux Corus et Julius Mephistom, qui ont donné le nom de Lapin Blanc à leur boîte de nuit gothique. Les deux propriétaires s'inquiètent de la disparition de leur associé, un démon appelé Sorath.

Quelques heures plus tard, Alice est tirée du lit par l'inspecteur Russell Villard qui l'entraîne sur une scène de crime où gît le cadavre d'une vampire fraîchement transformée, désormais vidée de son sang et à laquelle on a arraché le cœur ! Or, il s'avère que le corps a été retrouvé à proximité du Lapin Blanc. Ces deux affaires sont-elles liées ?

C'est ce qu'Alice va s'appliquer à démontrer, malgré l'hostilité de son nouveau partenaire Russell Villard qui ne cache pas son dégoût pour les Clonés et malgré les avances insistantes de Julius Mephistom, excité par le défi que constitue l'immunisation de la jeune femme contre le pouvoir psychique des vampires !

Et pour corser le tout, elle est obligée de faire appel aux services du démon Beleth, un Hunter particulièrement puissant possédant pas moins de quatre-vingt-cinq légions de démons, roi en sa dimension, et qui tombe également sous son charme....

J'ai beaucoup aimé l'univers décrit par Céline Mancellon : les vampires se régénèrent "dans l'acte sexuel ou dans l’absorption de sang" (page 13), les démons, sexy en diable dans leurs longs manteaux de cuir, chevauchent d'énormes motos noires (métaphore sexuelle ?^^), je regrette juste que cet univers et ses personnages ne soient pas davantage décrits ni les détails développés, ce qui nous donne parfois l'impression de survoler l'histoire.

J'ai trouvé l'héroïne très attachante : elle se montre d'une franchise parfois déroutante, mais fait preuve d'une telle inexpérience en matière sentimentale que certaines de ses réactions apparaissent totalement décalées, donnant une dimension cocasse au récit.

Et Beleth, franchement, quel démon au charme dévastateur !!! Difficile, à l'instar de l'héroïne, de rester insensible à son sex-appeal !

Concernant, les références à l'œuvre de Lewis Carroll, n'ayant pas lu le livre, je ne pourrais vous éclairer sur ce point, à part pour le prénom de l'héroïne ainsi que le nom de la discothèque, et les titres des chapitres qui reprennent des références à certaines scènes d'Alice au pays des merveilles...

Pour conclure, une lecture agréable, parfaite pour cette période estivale, mais dont le potentiel a été un peu gâché à mes yeux par le manque de détails. J'aurais aimé que l'auteure fouille davantage son univers et la psychologie des personnages pour leur donner plus d'épaisseur et de profondeur, si bien qu'en ayant lu ce livre il y a 3 semaines, je dois avouer que j'avais oublié le cliffhanger de fin en écrivant ce billet.

De plus, attention aux fautes de conjugaison : je suis tombée sur une qui m'a particulièrement fait saigner les yeux !

Appréciation :

note : 3 sur 5

extrait

 Russel garda un silence tendu pendant un peu plus de la moitié du chemin nous menant à mon appartement.
–    Vous ne les trouvez pas attirants ? dit-il, brusquement.
–    Qui donc ? Les vampires ?
L’inspecteur grogna un « oui ». Je remarquais qu’un muscle de sa mâchoire tressautait sporadiquement.
–    Je suis immunisée contre leur pouvoir attractif.
Villard s’humecta les lèvres.
–    Ce n’était pas le sens de ma question. J'aimerais savoir si, malgré votre immunité, vous les trouviez séduisants.
–    C’est difficile à dire, je n’ai jamais été attirée par un homme.
Russel respecta un peu trop brutalement, à mon goût, l'arrêt au feu rouge.
–  Vous n’avez jamais eu envie d’un… vous n’avez jamais été attirée par un homme ? Même récemment ?
Serait-ce de la déception un brin ulcéré dans la voix du policier ?

–    Définissez l’attirance selon vos propres critères Russel, c’est trop subjectif et inconnu pour moi.
Villard se racla la gorge. Décidément, dès que nous abordions l’aspect émotionnel ou relationnel, le tic nerveux de l’inspecteur surgissait instantanément.
–    Eh bien, lorsque vous trouvez une personne attrayante, que… que… vous avez envie de la voir souvent. Qu’être avec elle vous est agréable, voire même trop. Que vous avez envie de… – là, Russel agita désespérément une main dans les airs – de…
–    De… ? l’encourageais-je.
–    De la toucher… de l’embrasser.
La voix de l’inspecteur était descendue d’une octave.
–    Oh.
Le policier me jeta un regard aigu.
–    Que veut dire ce « oh » ? Oui… non ?
Je pris le temps de méditer sur l'interrogation soulevée par l'inspecteur. Peu d’hommes évoluaient dans ma sphère sociale. Du moins, statistiquement parlant, afin de me faire une idée précise sur le sujet. Je trouvais Russel séduisant, j’appréciais cet aspect d’homme viril rassurant. Et d’après Meredith, j’étais même sous le charme de son côté râleur. J’aimais être avec lui, discuter avec lui, puis si je creusais plus loin dans mes réactions lorsque nous étions ensemble, on pouvait considérer que je le trouvais attirant. Avais-je envie de l’embrasser ? Le seul baiser échangé se trouvait être celui avec Julius Mephistom. Maigre outil de comparaison... L’expérience serait comment avec Russel ?
–    Alice, ce suspense va me tuer.
–    Je suis désolée, je réfléchissais à la question.
(page 54-55)

 

divers

 Livra'deux pour pal'Addict
Ma 9ème participation, cette fois avec Bountyfrei ;


Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (17/24) 

Challenge "Mythologies du monde " proposé par Myrtille

Ma 31ème participation au challenge de Myrtille - thème du vampire et du démon revisité

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