Scenario : Isabelle Dethan
Dessin : Isabelle Dethan
Couleur : Isabelle Dethan
Genre : BD historique, biographie romancée
Date de parution : 2025
Editeur : Dargaud
Nombre de planches : 204
"Rien n'est plus aisé à faire qu'un mauvais livre, si ce n'est une mauvaise critique." VOLTAIRE

Scenario > Jerome Charyn
Dessin > François Boucq
Couleur > François Boucq, Alexandre Boucq
Editeur > Le Lombard
Collection > Signé
Genre > BD historique, fantastique
Date de parution > 2014
Nombre de planches > 80
Jerome Charyn, né le 13 mai 1937 dans le Bronx à New York (États-Unis), est un romancier américain primé. Ayant publié près de 50 œuvres, Charyn s’est bâti au fil du temps une réputation d’écrivain prolifique et imaginatif, abordant les thèmes de la vie américaine réelle et inventée. Michael Chabon le décrit comme étant « l’un des plus importants écrivains de la littérature américaine.”
Le New York Newsday dépeint Charyn comme « un Balzac américain contemporain » et le Los Angeles Times le décrit comme étant « d’entre tous les écrivains américains, absolument unique. »
Il fit ses études au Columbia College. Il fonda la Dutton Review et fut le rédacteur en chef de Fiction. Il a écrit près de 30 romans parmi lesquels la tétralogie de Isaac Sidel.
Pour son roman Darlin' Bill, il a reçu le prix Rosenthal de l'Académie américaine des arts et des lettres. En 1996, il fut fait officier des Arts et des Lettres par le ministre français de la Culture Philippe Douste-Blazy. Il vit à New York après avoir passé quelques années de sa vie à Paris où il a enseigné l'histoire du cinéma et les canons du roman policier à l'université américaine de Paris jusqu'en 2009.
Jerome Charyn apparaît dans un crossover : Des chrétiens et des Maures de Daniel Pennac.
photo©1weezie23
Boucq, de son vrai nom François Boucq, est un auteur de bande dessinée français né à Lille le 28 novembre 1955.
Il présente des dessins au style fouillé, touffu, contrastant avec un humour basé sur l'absurde et la dérision.
Dans sa jeunesse, il se montre peu intéressé par les études, préférant le dessin et les arts martiaux. Pourtant, c'est à l'école et au lycée qu'il rencontre ses futurs scénaristes, Philippe Delan et Stéphane Deleurence. Après un passage aux Beaux-Arts, il part à Paris montrer ses dessins humoristiques au studio d'animation Pink Splash avant de retourner sur Lille. Très vite, il est embauché par Le Point (de 1974 à 1975) puis L'Expansion, Playboy, Le Matin de Paris.
En 1975, il entre dans le monde de la BD grâce à la revue Mormoil avant de travailler à Pilote (où il lance Cornets d'humour, une suite d'histoires courtes scénarisées par Delan) et Fluide glacial (où il crée Rock Mastard et, avec Christin, Les leçons du Professeur Bourremou) de 1977 à 1982 (il y dessine encore ponctuellement depuis). Il connaît ses premiers succès avec ses histoires courtes publiées dans (À suivre) et rassemblées par la suite en albums (Les Pionniers de l'aventure humaine, Point de fuite pour les braves, La pédagogie du trottoir et La dérisoire effervescence des comprimés). En parallèle, il collabore avec le romancier Jerome Charyn (La Femme du magicien [1984] et Bouche du Diable [1989]). Il a également contribué à la revue Science & Vie Junior. Il continue à pratiquer les arts martiaux et est ceinture noire 5edan de kendo. Il a dessiné également les couvertures de nombreux San-Antonio où ses dessins à l'humour décalé et aux couleurs vives font le pendant aux personnages créés par Frédéric Dard.
En 1991, il travaille pour la première fois avec Alejandro Jodorowsky (Face de Lune). Les deux hommes se retrouvent en 1999 pour Le Trésor de l'ombre et en 2001 pour la série Bouncer. Parmi les autres collaborations, notons celles avec Yves Sente (Le Janitor, 2007) et avec Alcante (Colonel Amos [série XIII Mystery], 2011)
Ne désirant pas rester figé sur un seul style, il en changera régulièrement en fonction de ses histoires et de ses collaborateurs.
photo©Selbimay
Emprisonné en même temps que ses parents, c'est à l'âge de sept ans que Pavel découvre l'enfer du goulag. Séparé des siens, il doit apprendre seul les règles qui régissent son univers : la violence permanente et la toute-puissance des chefs de gangs.
Avec les années, Pavel devient peu à peu un combattant redoutable.
Mais c'est son talent pour le dessin qui fera de lui une légende.
J'avais déjà participé à la dernière opération Priceminister La BD fait son festival, et j'avais beaucoup apprécié découvrir de nouvelles BDs par ce biais. Aussi, je n'ai pas hésité à rempiler pour cette session.
Cette fois, j'ai sélectionné Little Tulip de Boucq & Charyn, auteurs que je ne connaissais pas du tout, attirée par la couverture (j'adore les tatouages) et par le thème abordé en quatrième de couverture.
Au début, je dois avouer que j'ai été un peu déroutée par les dessins, plus rugueux que ceux auxquels je suis habituée, mais après un court délai d'adaptation, je les ai trouvés parfaitement adaptés à l'histoire effroyable qui nous est contée.
Le récit débute à New York en 1970. Nous suivons Paul, tatoueur de renom, dans son double emploi : au salon de tatouage dont il est le propriétaire, puis au commissariat où il trace des portraits robots très ressemblants. Car Paul n'est pas un portraitiste ordinaire mais plutôt visionnaire qui transforme les descriptions floues des témoins en une représentation fidèle à la réalité.
”Quand je dessine, je tente de saisir l'esprit qui se trouve dans les formes qui nous entourent. C'est l'esprit qui crée les formes et, comme un miroir, les formes renvoient son image...
Malheureusement, il n'a pas senti sa future agression qui l'envoie directement à l'hôpital. Alité, il se met alors à repenser à son passé douloureux et à l'arrestation arbitraire de ses parents et de lui-même enfant, accusés d'espionnage par la police soviétique dans les année 50. Ils sont alors envoyés dans un goulag, où il est séparé de ses parents et où il accepte l'inacceptable pour l'infime chance de récolter des renseignements sur eux et pouvoir les retrouver...
On assiste à la lente descente aux enfers de Pavel (le nom russe de Paul), qui survit grâce à son talent de dessinateur, transmis par son père... Les auteurs nous dépeignent un univers sombre et cruel, parfois insoutenable, souvent sordide, où seuls les forts réussissent à s'en sortir, au prix d'une inéluctable déshumanisation...
C'est une lecture coup-de-poing, qui prend aux tripes ! Dommage qu'elle ait été gâchée par une fin traitée de manière un peu trop abrupte. Celle-ci a manqué de développement pour que la touche de fantastique s'intègre naturellement à l'intrigue et obtienne l'adhésion du lecteur... Vraiment dommage, car j'ai cru jusqu'au presque bout que cette BD serait un coup de cœur...
Je remercie Priceminister pour cette belle découverte !
Appréciation :
Note : 16/20
Ma 13ème participation au challenge de Sofynet - nuitée dans l'état de New York
Ma 48ème participation au challenge de Lynnae - évocation de Sergueï Eisenstein, réalisateur russe, et des goulags
Scenario > Eric Corbeyran
Dessin > Jean-Paul Bordier
Couleur > Digikore Studios
Editeur > Soleil Productions
Série > Elfes, tome 4
Genre > Fantasy
Date de parution > octobre 2013
Nombre de planches > 54

Né à Marseille en 1964, Corbeyran vit à Bordeaux depuis 1987. Après avoir travaillé comme animateur de centre de v cances puis comme graphiste free-lance dans la publicité, il fait ses premiers pas dans la bd en signant le scénario de l‘album Les Griffes du Marais (Vents d’Ouest), publié en janvier 1990. Voyageur immobile, curieux de tout, avide d’images, de rencontres et d’expériences nouvelles, Corbeyran s’intéresse à (presque) tous les sujets et s’attache à explorer (presque) tous les genres, du polar (Garrigue) à la science fiction (Le Régulateur) en passant par l’aventure (Nelson Lobster), le thriller (Pulsions), l’humour (Kid Korrigan) et l'heroïc fantasy (Weëna). Le succès arrive en 1997 avec Le Chant des Stryges (Delcourt), dessiné par Richard Guérineau, un récit dense, complexe et tentaculaire qui jette une lumière inquiétante sur les origines de l'humanité en même temps qu'il pose les bases du renouveau du thriller fantastique en bande dessinée. En 1999, l'association "BD Boum" lui offre la possibilité d'orchestrer une œuvre collective autour de deux univers très particuliers : la prison et la surdité. 4 recueils de récits courts en noir et blanc donnant la parole aux détenus et aux sourds verront ainsi le jour sous la plume de dessinateurs connus (Margerin, Juillard, Mézières, Cabanes, Larcenet, Davodeau, Baudoin...) et moins connus. Si le fantastique occupe une place de choix dans sa bibliographie, Corbeyran n'hésite cependant pas à s’aventurer sur des terrains plus réalistes avec des récits intimistes et émouvants comme Lie-de-Vin ou Rosangella (Dargaud), dessinés par son complice Olivier Berlion (avec il a réalisé plus d'une vingtaine d'albums). En 2006, les amateurs de feuilletons populaires plébiscitent La Loi des 12 Tables (Delcourt), dessiné par Défali, véritable défi scénaristique et graphique (12 épisodes de 30 pages, regroupés en 6 volumes et réalisés en 12 mois : un record !) et, en 2008, ils saluent l'originalité de l'ambitieux projet Uchronie[s] (Glénat) qui revisite la ville de New-York à travers le prisme de 3 réalités élaborées par Chabbert, Tibery et Défali. Corbeyran a obtenu le prix Jacques Lob pour l'ensemble de son oeuvre en 2005. De nombreuses autres récompenses jalonnent sa carrière : prix du meilleur album jeunesse à Blois (1996), Bulle d'Or du meilleur scénario à Brignais (1997), meilleur album à Chambéry (2000) et à Cognac (2007), prix Interfestival (2000), prix Extrapole (2000), prix des libraires Canal BD (2000), prix Tournesol (2002), prix Jules Verne (2005), Coup de Coeur à Sierre (Suisse), meilleur album étranger à Sobreda (Portugal), et, tout récemment, médaille d'argent de l'International Manga Award (Japon).
Photo © Dargaud
Texte © Glénat
Jean-Paul Bordier est né le 28 Novembre 1984 en Basse-Normandie. Ayant grandi au milieu d'une bande de cinq grands frères et soeurs, ils se sont très vite dépatouillés gentiment du petit frère à l'aide de feuilles, de feutres et de crayons. Depuis ces ustensiles ne l'ont pas quitté!! Il a grandi au milieu des piles d'Astérix, de Picsou magazine et de Tintin. Avec l'âge, il découvre d'autres univers, des auteurs comme Tolkien, Herbert, Miyazaki, Toriyama, Giraud, Loisel, Howe et bien d'autres... Après cinq années d'études en ébénisterie, il se lance enfin dans une formation de trois ans en école d'art à Nantes. Deux semaines après l'examen, Jean-Luc Istin le repère en passant sur son blog et lui propose une collaboration avec Thierry Gloris sur une nouvelle série : «Souvenirs d'un elficologue.» C'est le début d'un travail acharné! Désormais il réside en Bretagne non loin de Rennes, dans sa tanière de hobbit, et garde bien des coups de crayon en réserve pour la suite...
Texte et photo © Soleil
- blog de l'auteur -

Les semi-elfes n’ont ni pays, ni patrie, ni roi, ni unité. Ce sont des bâtards dégénérés, fruits des ébats interdits entre Elfes et Humains. Détestés par les races « pures », ils sont persécutés, chassés, bannis, emprisonnés, lorsqu’ils ne sont pas purement et simplement éliminés à la naissance.
Certains se regroupent en tribus, d'autres vivent éparpillés, tous tentent de survivre dans le monde des Hommes.
Mais les temps changent et le récit d'une ancienne prophétie se fait entendre.
L'annonciation d'une marque, d'un élu, d'un renouveau...
Leur sort semblait scellé, leur destin infortuné.
En réalité, leur histoire ne fait que commencer.

Jih-Biin, le semi-elfe de la couverture, raconte. Il raconte l'histoire de son peuple, sa rencontre avec Nah-Thaal, l'élu de la prophétie promettant à sa race persécutée et éparpillée à travers le monde de se rassembler à l'ère du renouveau derrière une seule bannière pour ne plus former qu'une seule nation.
Nah-Thaal, épaulé de Jih-Biin et de la belle May-Liiss, mène donc depuis des années son peuple à la recherche d'une terre accueillante. La chance semble enfin leur sourire quand l'élu obtient une audience de la reine des elfes sylvains pour négocier leur installation sur les ruines d'une de ses cités, tandis que Jih-Biin est approché par une femme mystérieuse et porteuse d'un secret...
On ressent plus dans ce tome la contrainte inhérente au concept du one-shot et qui ne permet pas à l'intrigue de se développer pleinement, car si l'idée de départ était très intéressante, le scenario était peut-être un peu trop ambitieux pour se satisfaire d'un seul tome, d'où une impression de facilité et de survol...
Certains personnages ou certaines situations sont introduits de manière un peu trop rapide, si bien que leurs actions ou leurs décisions ne semblent pas très crédibles.
Autre déception : nous n'avons ici, contrairement aux autres tomes, aucun repère géographique. Mais peut-être est-ce une volonté du scénariste pour coller au plus près de l'histoire de ce peuple apatride, condamné à l'errance.
Côté illustrations, je les ai trouvées très belles, et le découpage donne du rythme à l'histoire. J'ai particulièrement aimé la diversité des visages, des coiffures et des tatouages tribaux de ces elfes sylvains et demi-elfes.
Pour conclure, une lecture très agréable mais la trame trop riche de l'histoire est desservie par le format étriqué du one-shot. Du coup, les rebondissements, trahisons, faux-semblants et révélations qui parsèment l'histoire semblent un peu artificiels...
Appréciation :
Parutions :
Tome 1, février 2013 > Le Crystal des Elfes bleus (scénario > Jean-Luc Istin ; dessin > Kyko Duarte)
Tome 2, mai 2013 > L’Honneur des Elfes sylvains (scénario > Nicolas Jarry ; dessin > Gianluca Maconi)
Tome 3, août 2013 > Elfes blancs, coeur noir (scénario > Olivier Péru ; dessin > Stéphane Bileau)
Tome 4, oct. 2013 > L’Élu des demi-elfes (scénario > Corbeyran ; dessin > Jean-Paul Bordier)
Tome 5, janvier 2014 > La dynastie des Elfes noirs (scénario > Marc Hadrien ; dessin > Ma Yi)



Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (7/12)