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vendredi 29 mai 2015

L'Héritier de Pierre Pevel - Haut-Royaume, tome 2

L'Héritier de Pierre Pevel - Haut-Royaume, tome 2

 Fiche détaillée

Auteur > Pierre Pevel
Editeur > Bragelonne
Genre > Fantasy
Date de parution > 2014
Format > ePub
Poids du fichier > 1,98 Mo (488 pages)

auteur

Pierre Pevel, né en 1968, est l’un des fleurons de la Fantasy française. Il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2002, le prix Imaginales 2005 et le David Gemmell Morningstar Award en 2010, pour le tome 1 de la trilogie Les Lames du Cardinal, traduite dans une dizaine de langues, y compris en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

quatrieme de couverture

Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d Onyx, garante de l'autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s'accomplir.

première phrase

"Ce jour serait celui des obsèques d’un héros."

avis personnel

 Le tome 2 débute au printemps 1548, six mois après les funérailles de Lorn Askariàn.
Une nouvelle crise frappe le Haut-Royaume suite au refus de la Dame d'Arcane de prêter allégeance à la reine Celyane et de payer plus d'impôts. Alan, qui a pris la tête de la Garde d'Onyx, est déterminé à maintenir la paix en organisant les négociations de la dernière chance entre Oriale et Arcante...

De son côté, Allissia peine à se remettre de la mort de Lorn jusqu'à ce que sa mère lui annonce le projet de mariage avec le duc Erian d’Ansgarn, prévu cet automne.

Si dans le 1er tome, l'intrigue tournait autour de la cession d'Angborn à  l'Yrgaärd, l'ennemi héréditaire, cette fois, elle se déroule dans un climat de tensions et de rebellions : l'Irélice, l'Alguéra qui soutient la Spada contre le duc de Sarme, l'Andor,  l'Argor...
Une autre poche de rébellion (pas dirigée contre Haut-Royaume cette fois mais contre les tentatives de conquête de l'Yrgaärd) est évoquée avec à sa tête Dol Valerh "le chef des insurgés qui luttaient dans le Veild contre les armées de l’Hydre Noire. Situé à l’ouest du Vestfald, le Veild était une province sauvage occupée par l’Yrgaärd" (page 282)

 Même les plus vertueuses des guerres commencent et s’achèvent dans le crime.
(page 259)

La géopolitique est, comme on le voit, plus complexe que jamais, rendue encore plus compliquée par l'absence de carte, d'autant que les personnages se déplacent beaucoup d'une région à une autre.
Nos connaissances sur les différents territoires s'enrichissent, même si cela reste assez flou : on apprend ainsi que l'Imélorie est constituée principalement de cinq nations, le Haut-Royaume, le Vestfald, le Valmir, l'Alguéra et l'Yrgaärd. Mais il manque un petit dossier plus précis sur cet univers car l'on se sent parfois perdu. Un petit dossier ainsi qu'un petit récapitulatif des personnages en début de roman car ces derniers foisonnent et qu'il est difficile de s'y retrouver, d'autant que l'auteur passe assez rapidement sur eux.

On retrouve donc des personnages importants du tome 1 :   Alan, la reine Célyane et son premier ministre Estévéris, le duc de Feln, Reik Vahrd, le loyal forgeron et sa fille Naé, Enzio, l'ami d'enfance de Lorn et le frère de son ancienne fiancée, le Prince Yrdel, fils aîné du roi né d'un premier lit et premier dans l'ordre de succession, mais menacé par les manigances de la reine qui tente de le perdre dans l'opinion publique, (bref, tous ceux qui ne sont pas morts dans le tome précédent, quoi !^^).

L'accent est également mis sur des personnages qui n'avaient été que survolés dans le 1er tome : Allissia, son énigmatique amie Eylinn de Feln qui entretient des rapports glauques avec son propre père le duc de Feln, Meryll qui appartient à un ordre de courtisanes de haute volée ("Les Lys étaient renommées autant pour leur beauté que pour leur intelligence, leur culture et leurs talents d’alcôve. Discrètes et zélées, elles formaient un ordre de courtisanes d’élite qui servaient également de messagères et d’espionnes, d’intermédiaires, de négociatrices dans toutes sortes d’affaires publiques ou privée" (page 193)) tandis que d'autres ne font qu'une brève et néanmoins remarquable apparition car essentielle pour la suite de l'intrigue : Mairenn, Cadfeld, Sibellus...

De nouveaux protagonistes entrent en scène : les frères-chevaliers des Saints-Auspices avec Yarl,  Lukas de Gatlis, le fils de Teogen d'Argor et l'amant de la dame d'Arcante, Brendan Forland, le futur beau-frère d'Alissia, Asranyr un prêtre d’Elvant’ih qui sert l'Obscure, la confrérie des Ardaths ehn Os’vhehir qui louent leurs services d'assassins à prix d'or et plus particulièrement Théas, Jall, le frère aîné d'Alan, aussi machiavélique que sa mère, prêtre fanatique du Dragon-Roi et prêt à tout pour étendre ce culte au détriment du culte officiel du Dragon Blanc...

La religion est d'ailleurs davantage abordée dans ce tome que dans le précédent, même si nous ne sommes guère plus avancés sur le mystère de la religion pratiquée à ses débuts par la garde d'Onyx (mais nous pressentons pour la suite une révélation perturbante !^^)...

 Il y a deux manières de croire aux miracles. Après qu’ils s’accomplissent. Ou afin qu’ils s’accomplissent.
(page 418)

/!\Attention spoiler/!\ La fin de la 1ère partie se termine sur un coup de théâtre, même si je me doutais que Lorn n'était pas mort dans l'incendie de la Tour noire. De nouvelles marques, inquiétantes, sont apparues sur le corps de Lorn. Mais plus inquiétant encore est son comportement : sous l'emprise de l'Obscure, Lorn commet un viol, des meurtres gratuits, et se laisse plus facilement qu'avant aller à sa nouvelle nature, même s'il ne garde aucun souvenir de ses actes après coup... En tout cas, l'Obscure le protège contre la mort à maintes reprises.
Lorn apparaît encore plus torturé et plus ambigu que dans le tome précédent, allant jusqu'à trahir Allissia, la femme de sa vie, ainsi que le Haut-Royaume.
Un passage m'a fait sourire à un moment, où, possédé par l'Obscure, il s'exprime comme Gollum : "Tu nous as cloué par les mains à un banc. Tu as posé un baiser sur nos lèvres. Puis tu nous as abandonné dans un brasier. Tu voulais nous faire souffrir. Et nous avons souffert.
"(page 311) On se dit que la santé mentale de Lorn a atteint un seuil critique et qu'il vit à plusieurs dans sa tête !! ^^
/!\Fin du spoiler/!\

Concernant la construction narrative du roman, la 2e partie reprend au début de la première mais dans une autre région du royaume et selon le point de vue d'un autre personnage... J'ai d'ailleurs apprécié penser que la vyverne décrite précédemment était peut-être celle enfourchée par le personnage de cette partie-là ?
Bref, on retrouve également ce procédé de retour en arrière avec l'assemblée des ir'kans dont la scène de la première partie est entièrement décrite de la même façon dans la deuxième mais selon la connaissance qu'a le Septième Gardien de la situation réelle, nous apportant ainsi des éléments supplémentaires...

Certains détails nous sont donnés, qui pourraient influencer le choix et le destin de certains protagonistes :
♦ la prophétie liée au Chevalier à l'Épée et au Prince noir
♦ la légende liée la maladie du haut-roi : "Cette lente agonie, on la disait due au Grand Mal. Selon une légende rapportée dans les Chroniques, il frappait les rois ayant commis une faute terrible. Un crime odieux. Ou un sacrilège entravant l’accomplissement du Destin. Or cette faute, quelle qu’elle soit, rejaillissait sur le Haut-Royaume." (page 131)
♦ la légende liée à l'Épée des Rois, qui "était l’épée du premier Haut-Roi et de ses successeurs. Le dernier à l’avoir portée était un aïeul d’Erklant II, l’actuel Haut-Roi. Il l’avait brisée à la bataille de Mont Tiernàs, juste avant d’être tué par le prince-dragon." (page 163) et dont la possession pourrait faire basculer l'histoire
♦ le secret sur la mère de Lorn, Selenia Askarìn, guerrière aussi belle que fière, fille d’un roi vaincu, et entourant la conception de Lorn

Fait effrayant, on voit agir l'Obscure agir en dehors de Dalroth avec l'entremise d'un prêtre d’Elvant’ih, et se propager momentanément sur une partie du monde.

 Mille coups d’aiguille peuvent tuer un lion. Et cent peuvent le rendre fou.
(page 231)

 Dans le tome 1, l'intrigue tournait autour de la rétrocession de l'Angborn à l'Yrgaärd, ici elle se focalise surtout sur le siège d'Arcante. Les trahisons, complots, faux-semblants sont plus que jamais à l'ordre du jour, mis en évidence par la série de tentatives d'assassinat qui menacent certains personnages, sans que le lecteur en connaisse forcément les motivations... En tout cas, les ramifications des factions en présence sont de plus en plus compliquées. Certaines alliances se nouent ou se dénouent, parfois dans la trahison, tandis que certains personnages que tout semblait éloigner se rapprochent... En outre, des différends sérieux apparaissent entre Yrdel et Alan dont le côté sombre se révèle de plus en plus, préparant le terrain à cette fameuse Guerre des Trois Princes relatées par les Chroniques...
Pour conclure, même si l'intrigue est toujours haletante, la magie a moins opéré pour moi dans ce tome-là que dans le précédent. Je regrette que l'auteur ne se soit pas davantage attardé sur le vécu et la psychologie de ses personnages, si bien que l'on a du mal à s'attacher à eux. On a parfois l'impression qu'il survole un peu cet univers foisonnant si bien que les enjeux et certains rebondissements paraissent parfois surfaits. Mais la lecture a été toutefois plus que plaisante, et je lirai la suite avec beaucoup d'intérêt...

Appréciation :

note : 3 sur 5

Mes autres avis sur la sagatome 1 ♦ tome 2 ♦

extrait

  Souriant en coin, le prince-dragon tourna lentement autour de Lorn, obligeant les soldats qui encadraient le prisonnier à respectueusement reculer. Il était grand et large d’épaules, ses longs cheveux roux tombant sur les épaulières de son armure noire. Il impressionnait par sa stature et sa prestance, mais surtout grâce à l’aura que lui conférait l’Obscure – une aura maléfique aussi effrayante que fascinante.
(page 428)

divers

Lecture commune

Lecture commune organisée par Cassie.
D'autres billets :  Cassie

  
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (14/24)

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samedi 28 février 2015

Le Chevalier de Pierre Pevel - Haut-Royaume, tome 1

Le Chevalier de Pierre Pevel - Haut-Royaume, tome 1

 Fiche détaillée

Auteur > Pierre Pevel
Editeur > Bragelonne
Genre > Fantasy
Date de parution > 2013
Format > ePub
Poids du fichier > 849 Ko (510 pages)

auteur

Pierre Pevel, né en 1968, est l’un des fleurons de la Fantasy française. Il a obtenu le Grand Prix de l’Imaginaire en 2002, le prix Imaginales 2005 et le David Gemmell Morningstar Award en 2010, pour le tome 1 de la trilogie Les Lames du Cardinal, traduite dans une dizaine de langues, y compris en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

quatrieme de couverture

Le Haut-Royaume connaît son heure la plus sombre. Le roi est affaibli et la rébellion gronde aux frontières du territoire. En dernier recours, le souverain libère Lorn, qui croupit depuis trois ans dans les geôles infernales de Dalroth. L’ancien prisonnier est nommé chevalier du Trône d’Onyx, chargé de protéger l’autorité royale. Héros valeureux et juste, Lorn est une figure d’espoir pour le peuple, décidé à le suivre jusqu’au bout. Mais Lorn est résolu à mener à bien une tout autre mission, plus personnelle et au goût de sang : retrouver ceux qui l’ont maintenu en captivité… et leur faire payer le prix de la trahison.

première phrase

"Une lune cendre s’était levée sur la capitale des duchés de Sarme et Vallence."

avis personnel

Cela fait de longs mois que j'entends parler de Pierre Pevel, auteur français de fantasy, mais jusqu'ici je n'avais encore rien lu de lui malgré les avis élogieux trouvés sur la blogosphère. Et c'est une lecture commune organisée par ma partenaire de Destockage de PAL en duo, Cassie, qui m'a poussée à franchir le pas. Je la remercie d'ailleurs d'avoir choisi ce livre car ce fut une délicieuse découverte et je l'ai dévoré avec beaucoup de gourmandise.

Le prologue nous présente Lorn Askariàn, chevalier appartenant à la Garde royale et promis à un prestigieux avenir. Malgré ses origines de petite noblesse, il est fiancé à Alissia de Laurens, la soeur d'Elenzio dont le père n'est rien moins que le parrain d'Alderán, le deuxième fils du Haut-Roi.  Il a grandi en compagnie d'Elenzio (Enzio) et Alderán (Alan) qui sont devenus de véritables amis. D'ailleurs, le prologue sert à montrer les liens profonds qui les unissent quand Lorn sauve d'une mort dégradante le prince.

Dalroth, en l’extirpant de ses profondeurs imprégnées par l’Obscure, avait accouché de lui.
(page 478)

Trois ans plus tard, la situation du jeune chevalier est devenue désespérée. Accusé à tort de trahison, il a été enfermé, après un procès à huit-clos, dans l'inexpugnable forteresse de Dalroth qu'un mal étrange ronge sous la forme de l'Obscure, en brisant la volonté des prisonniers et en altérant leur santé mentale.
Gracié tout aussi mystérieusement qu'il a été condamné (en tout cas, à ce stade du récit), Lorn est arraché à sa prison par le prince Alan puis conduit à la Citadelle, forteresse reculée où se terre le Haut-Roi. Celui-ci, affaibli par la maladie, lui confie la mission de reformer la Garde d'Onyx, créée et dissolue par Erklant Ier, le premier roi de la dynastie, et lui confère le titre prestigieux de Premier Chevalier du Royaume, qui est le représentant direct du Roi, et a préséance sur tous, y compris la reine et ses conseillers...

Or, Lorn, que son séjour à Dalroth a profondément métamorphosé, aussi bien physiquement que moralement, est victime de crises violentes provoquées par l'Obscure, ainsi que d'une traque incessante dont on ne sait si elle vise à l'éliminer, à le neutraliser ou à le convertir à la cause du commanditaire...

Un homme n’est jamais que la somme de ses peurs et de son courage, chevalier.
(page 204)

Au début, l'intrigue semble assez simple : un homme, injustement accusé, est réhabilité après 3 années de détention éprouvante et désire faire la lumière sur ce qui s'est réellement passé pour se venger des coupables. Puis, au fur et à mesure que l'on avance dans notre lecture, certaines de nos certitudes vacillent. Et si l'auteur nous manipulait ?
Car nous avons affaire à un véritable imbroglio politique où plusieurs factions, dont il est difficile de démêler les véritables motivations, oeuvrent dans l'ombre pour s'accaparer le pouvoir ou restituer sa grandeur au Haut-Royaume :
♦ la reine Célyane et son premier ministre Estévéris
♦ le duc de Feln
♦ l'Assemblée des Ir’kans, gardiens de la volonté du Destin
Serk’Arn, le Dragon de la Destruction, dieu asservi par un sortilège, désirant conclure un pacte avec l'un des protagonistes
les opposants à la cession d'Angborn

Car tout tourne autour des négociations devant céder cette région, durement conquise par l'actuel Roi pour protéger les frontières du Haut-Royaume, à  l'Yrgaärd, l'ennemi héréditaire qui voue un culte au Grand Dragon Noir.
Ce sont ces négociations,  antérieures de quelques années aux événements présents, qui ont précipité la chute de Lorn.

Dans la quatrième partie, les révélations et les coups de théâtre s'enchaînent jusqu'au cliffhanger final, laissant comprendre au lecteur combien les apparences peuvent se révéler trompeuses...

Après la cupidité, il n’est de laisse plus courte et plus solide que la vanité.
(page 252)

L'auteur a construit un univers riche et complexe aussi bien au niveau du bestiaire (nous rencontrons des vyvernes, montures ailées dont a besoin un des comploteurs de l'histoire pour s'opposer aux Dragons noirs et fomenter sa révolte, les dracs blancs, êtres reptiliens servant d'émissaires aux Ir'kans, les enfants du Dragon noir dont la description est fascinante) que de la religion, qui conserve une bonne part de mystères.

Concernant les personnages, ceux-ci abondent, si bien que parfois l'on se perd un peu parmi tous ces noms, mais certains sortent du lot et se révèlent attachants ou intrigants : Reik Vahrd , le loyal forgeron et sa fille Naé, une rebelle idéaliste, Cael Dorsiàn,  un opposant à la cession d'Angborn et un rival de Lorn, le Prince Yrdel, fils aîné du roi né d'un premier lit et premier dans l'ordre de succession, mais effacé et menacé par des manigances de cour, Eylinn de Feln, l'énigmatique amie intime d'Alyssia, Daril, le jeune écuyer futé et maladroit, et bien sûr le Prince Alan, jeune homme fragile et vulnérable.

Personnellement, j'ai beaucoup aimé Lorn Askariàn, la manière dont sont décrites l'altération de son caractère et les séquelles laissées par l'Obscure. Profondément métamorphosé, il est devenu un être cynique, froid, impitoyable et manipulateur, dont on ne sait trop quels intérêts il sert ni quel but il poursuit. C'est cet aspect ambivalent et énigmatique qui le rend aussi intéressant, d'autant que ses véritables origines sont entourées de secrets et que certains aveux sur lui le rendent inquiétant.

Pour conclure une intrigue haletante, où l'auteur fait savamment monter la tension en ne nous livrant que parcimonieusement certaines clés de l'intrigue. Trahisons, complots, faux-semblants s'entremêlent, faisant se perdre le lecteur en conjectures au gré des révélations toujours plus surprenantes. D'autant que la manière dont Lorn vainc le prince-dragon ne laisse rien présager de bon pour la suite...

Seul bémol :  l'absence d'une carte pour visualiser les différents royaumes !

Appréciation :

La chambre des Dames de Jeanne Bourin

Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2

extrait

La reine sentit un émoi trouble l’envahir lorsque Laedras, après l’avoir saluée, se redressa et posa sur elle le regard hypnotique de ses yeux reptiliens. Un homme se détacha du groupe des prêtres et s’avança, le bas de sa robe frôlant l’épais tapis dans un silence seulement troublé par la respiration sifflante des lézards de guerre. Il attendit, puis traduisit en imélorien commun le discours que le prince-dragon fit en haut-yrgaärdien, une langue qui ne se parlait plus que dans le palais de l’Hydre Noire. Mélodieuse et scandée, elle dérivait du draconique et semblait être dédiée aux incantations.     
Lorn n’écouta pas le prince-dragon, pas plus qu’il n’écouta la réponse de la reine. Leurs déclarations auraient tout aussi bien pu ne pas être traduites. Quiconque avait assisté à la réception d’un ambassadeur extraordinaire les avait déjà entendues. De plus, le texte de chaque discours avait été rédigé – et accepté – par avance. Pas une virgule n’était improvisée. Chacun tenait son rôle. Chacun jouait selon un livret finement réglé et longuement négocié.     
Lorn regardait Laedras sans l’entendre, plus curieux que fasciné. Lui aussi rencontrait un prince-dragon pour la première fois, et il se demandait quelle était la part de vérité dans l’apparence humaine que celui-ci avait revêtue. Était-ce sa forme ordinaire, celle qui lui était la plus naturelle ? Ou préférait-il la forme draconique, à savoir celle qu’il arborait lorsqu’il convoquait la puissance de l’Hydre Noire ? Cette puissance émanait de lui comme une aura glaçante. Que devenait-elle, lorsqu’il la libérait ? Selon les Chroniques, des hommes pourtant courageux n’y avaient pas survécu, emportés par l’effroi.
(page 436)

divers

Lecture commune

Lecture commune organisée par Cassie.
D'autres billetsFille-de-lecture ♦ Cassie ♦ erine6

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ABC de l'Imaginaire 2015

Challenge ABC 2015 Littératures de l'Imaginaire de Ptitetrolle - 3/26

  
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