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dimanche 10 mai 2015

L'architecte du sultan d'Elif Shafak

L'architecte du sultan d'Elif Shafak

 Merci à
babelio

et aux éditions  

L'architecte du sultan d'Elif Shafak

pour ce partenariat !

Fiche détaillée

  Auteur > Elif Shafak
Editeur > Flammarion
Collection > Littérature étrangère
Genre > historique
Date de parution > 2014 pour l'édition originale , 2015 pour la présente édition
Titre original > The Architect's Apprentice
Nombre de pages > 458
Traduction > de l'anglais (Turquie) par Dominique Goy-Blanquet

auteur

Elif ShafakElif Şafak, ou Elif Shafak, née le 25 octobre 1971 à Strasbourg de parents turcs, est une écrivaine turque. Femme écrivain primée et best-seller en Turquie, Şafak écrit ses romans aussi bien en turc qu'en anglais. La critique note qu’elle mêle en permanence avec talent les traditions romanesques occidentale et orientale, donnant naissance à une œuvre à la fois « locale » et universelle. Féministe engagée, cosmopolite, humaniste et profondément imprégnée par le soufisme et la culture ottomane, Şafak défie ainsi par son écriture toute forme de bigoterie et de xénophobie.
Diplômée en relations internationales de la Middle East Technical University d'Ankara, elle est aussi titulaire d'un master en genre et études féminines dont le mémoire portait sur la circulaire Compréhension des derviches hétérodoxes de l'islam. Elle a soutenu sa thèse en sciences politiques sur l'Analyse de la modernité turque à travers les discours des masculinités [titre exact : Male Gender Roles in Turkish Culture and Turkey's Modernization.]
En 1998, elle obtient pour son premier roman, Pinhan, le Prix Mevlana récompensant les œuvres littéraires mystiques en Turquie. Son second roman, Şehrin Aynaları, entremêle les mysticismes du Judaïsme et de l'Islam dans une Méditerranée historique du XVIIè siècle. Mahrem confirme par la suite le succès de Şafak, lui valant ainsi le Prix des écrivains turcs en 2000.
Son roman Bonbon Palace est un best-seller en Turquie. Elle publie ensuite Med-Cezir, un ouvrage rassemblant des essais sur le genre, la sexualité, les enfermements mentaux et la littérature.
The Saint Of Incipient Insanities est le premier roman que Şafak écrit en anglais. Elle y raconte les vies d'immigrants musulmans à Boston et visite le sentiment d'exclusion que ceux-ci peuvent ressentir aux États-Unis. Lorsqu'elle y met la touche finale en 2002, Şafak est chargée de cours au Mount Holyoke College (dans le Massachusetts) auprès de la chaire de Women's Studies.
Elle enseigne ensuite à l'université du Michigan dans la discipline “Gender and Women's Studies”. L'année suivante, elle devient professeur à temps plein au département des Études du Proche-Orient à l'université d'Arizona.
Son second roman en anglais, La bâtarde d'Istanbul, best-seller en Turquie en 2006, raconte l'histoire de deux familles, l'une turque, l'autre arménienne, à travers le regard des femmes. Le roman lui vaut d'être poursuivie en justice en vertu de l'article 301 du Code pénal turc1,2 (intitulé « Humiliation de l'identité turque, de la République, des institutions ou organes d'État »). Le procès se conclut par un non-lieu.

quatrieme de couverture

Istanbul, XVIe siècle. Le jeune Jahan débarque dans cette ville inconnue avec pour seul compagnon un magnifique éléphant blanc qu'il est chargé d'offrir au sultan Soliman le Magnifique.
En chemin, il rencontrera des courtisans trompeurs et des faux amis, des gitans, des dompteurs d'animaux ainsi que la belle et espiègle Mihrimah. Il attirera bientôt l'attention de l'architecte royal, Sinan : une rencontre fortuite qui va changer le cours de son existence.
Au cœur de l'Empire ottoman, quand Istanbul était le centre grouillant de la civilisation, L'architecte du sultan est un conte magique où l'on découvre le destin extraordinaire d'un garçon aux origines modestes qui se verra élevé au plus haut rang de la cour.

première phrase

"De tous les êtres que Dieu a créés et Shaitan dévoyés, seuls quelques-uns ont su découvrir le Centre de l'Univers - là où n'existe ni bien ni mal, ni passé ni futur, ni Moi ni Toi, ni guerre ni raison de guerroyer, seulement une mer infinie de calme."

avis personnel

Quand Babelio m'a proposé cette Masse critique, j'étais sur le point de refuser (vu que depuis mars j'ai de grosses baisses de motivation), mais la très jolie couverture et la 4è de couverture m'ont finalement fait changer d'avis, et je ne le regrette absolument pas !

Or donc, le prologue fait intervenir un vieillard, le narrateur de l'histoire, arrivé à la fin de sa vie, en 1632 en Inde, et qui se remémore ses anciens compagnons de vie à Istanbul. Il a enfoui sous une de ses pierres un secret. Quel est-il ? Bien évidemment, nous ne le saurons qu'à la fin du roman...

Le 1er chapitre fait un bon en arrière de 60 ans, Sinan, l'architecte en chef de l'empire ottoman, âgé de 85 ans, est appelé en pleine nuit auprès du sultan, Mourad III, qui lui montre les corps sans vie de ses 4 frères assassinés pour lesquels il lui commandite une mosquée.

Puis nouveau bond dans le passé, sous le règne de Soliman, cette fois. Nous assistons à l'arrivée rocambolesque de Jahan et de son éléphant blanc, don du shah indien pour le sultan. Nous nous rendons compte au fil de notre lecture que ce jeune homme débrouillard est en fait le narrateur du prologue, et que ses mensonges successifs vont le conduire à faire des rencontres surprenantes, et parfois le mettre dans des situations délicates, en conditionnant toujours son destin.

L'auteure nous invite à une plongée fascinante et multi-sensorielle dans cet Istanbul du XVIème siècle : ville cosmopolite où se côtoient pacifiquement 72 tribus 1/2, toutes de confession différente, ville de premier plan pour l'importance donnée au développement culturel et artistique, le narrateur nous fait visiter les chantiers (mosquées, ponts, palais, aqueducs...), entrer dans les librairies ou l'Observatoire d'Istanbul... On voyage en Italie pour rencontrer Michel-Ange... On s'occupe des animaux de la ménagerie...

Bref, le dépaysement est au rendez-vous, et on apprend une foultitude de choses très intéressantes sur l'architecture ou les superstitions quotidiennes. Ainsi, Sinan laisse délibérément sur les monuments qu'il construit un défaut, visible uniquement pour l'œil expérimenté, car seul Dieu est parfait !
Pour ce qui est des superstitions, il est important d'entrer dans une maison en posant d'abord le pied droit à l'intérieur. Le boulanger grec du quartier fait le meilleur pain de la ville mais mieux vaut ne pas en manger car "ils font un signe de croix sur chaque miche. Une bouchée et tu deviens comme eux." (page 39).

En outre, on rencontre une multitude de personnages, certains très attachants, d'autres intrigants : Sinan, bien sûr, un homme bon et humble, ses apprentis, Nikola, doux et timide, Davoud, sérieux mais impatient, Youssouf, muet et secret, le chef des gitans Balaban truculent et généreux qui sauve la vie de Jahan à plusieurs reprises, la princesse Mirhimah espiègle et délaissée... Mais surtout Chota, l'éléphant, qui partage avec son cornac improvisé une amitié aussi profonde que touchante.

Par contre, arrivée aux trois quarts du livre environ, j'ai ressenti une légère baisse d'intérêt, ayant un peu perdu de vue le secret annoncé par le prologue ainsi que mes repères temporels. Malgré l'indéniable talent de conteur de l'auteure, je n'ai pas été très convaincue par l'explication finale des différents mystères qui jalonnent l'histoire : j'ai trouvé qu'Elif Sharaf cédait à quelques facilités narratives et que les coïncidences étaient un peu trop grosses pour être crédibles !

Malgré ces quelques réserves, j'ai dévoré presque entièrement ce roman foisonnant, généreux et immersif. Et je remercie Babelio et les éditions Flammarion pour cette belle découverte !

Appréciation :

note : 4 sur 5

extrait

”Une heure plus tard, ils arrivaient au chantier, Jahan tirant Chota par ses rênes, les Gitans dans leur chariot chantant gaiement.
«Où étais-tu passé ? demanda Sinan, dont le regard allait de l'éléphant aux Gitans.
- Nous avons eu un accident en route. Ces hommes nous ont sauvé, dit Jahan.
- Est-ce que cet animal est ivre ? » dit Sinan en voyant l'éléphant tituber. Il se tourna vers les Gitans. «Eux aussi ?»
L'histoire du tonneau le fit glousser de rire. «Je ne peux pas laisser une bête sôule bâtir une sainte mosquée. Va-t-en et reviens quand il sera dégrisé.
- Oui, maître, dit Jahan, la gorge sèche. Tu es mécontent de moi ? »
Sinan soupira. «Tu as le don de t'accrocher à la vie. C'est une bonne chose. Mais la curiosité pourrait devenir un désavantage si elle n'est pas contrôlée. Nous allons devoir augmenter ton instruction.
(page 146/147)

divers

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L'architecte du sultan d'Elif Shafak

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samedi 19 juillet 2014

Ida Brandt de Herman Bang

Ida Brandt de Herman Bang

Fiche détaillée

  Auteur > Herman Bang
Editeur > Phébus
Collection > Littérature étrangère
Genre > Classique
Date de parution > 1896 pour l'édition originale , 2013 pour la présente édition
Préface > Jens Christian Grøndahl
Titre original > Ludvigsbakke
Nombre de pages > 319
Traduction > du danois par Elena Balzamo

auteur
(sources : Wikipédia)

Herman Bang
Herman Joachim Bang
est un écrivain et journaliste danois, né le 20 avril 1857 à Als, Jutland, mort le 29 janvier 1912 (à 54 ans) à Ogden, Utah.

Fils de pasteur presbytérien, Herman Bang fut très tôt orphelin de mère. Toute sa vie, il en ressentit une certaine frustration qui transparaîtra dans son œuvre et notamment dans son premier roman Haabløse slægter (Familles sans espoir) écrit en 1880 et qui lui valut un procès pour atteinte aux bonnes mœurs.
Herman Bang fut également journaliste littéraire dont les articles paraîtront dans divers recueils, les premiers ont été édités alors qu'il avait à peine 20 ans.
La deuxième moitié des années 1880 le vit séjourner à l'étranger (Berlin, Vienne, Prague) d'où il écrivit de nombreux articles pour la presse danoise. Ces années furent les plus prolifiques d'Herman Bang : Haabløse Slægter (Familles sans espoir), 1880 ; Excentriske Noveller (Nouvelles excentriques), 1885 ; Ved Vejen (Au bord de la route), 1886 ; Stuk (Stuc), 1887 ; Under Aaget (Sous le joug), 1890 ; Ti Aar (Dix ans), 1891 ; Mikaël, 1904 ; De uden Fædreland (Les Sans-Patrie), 1906.
Influencé dans ses premiers romans par le naturalisme français, il évoluera ensuite vers l'impressionnisme. Ses œuvres décrivent des existences manquées ou malheureuses. Homosexuel, refoulé par les codes moraux de l'époque, ses sentiments transparaissent dans les relations hétérosexuelles de ses personnages. Il est considéré comme l'un des maîtres de la littérature danoise en ce qui concerne les descriptions de portraits psychologiques féminins.
Il est mort aux États-Unis où il s'était rendu pour une tournée de conférences.
Il fut plusieurs fois adapté au cinéma.

quatrieme de couverture

Ida Brandt est de ces jeunes filles que l’on met facilement de côté. De celles, dociles, qui savent se faire oublier. Elle possède pourtant l’élégance de sa classe et la générosité de cœur des honnêtes gens. Enfant, déjà, sa gentillesse intriguait, mais devenue adulte, son dévouement paraît quasi suspect. Trop altruiste pour être acceptée par la bourgeoisie danoise à laquelle elle appartient, trop riche pour ses collègues infirmières, Ida Brandt peine à trouver sa place dans la société. Jusqu’à l’amour fou, celui qui dépasse les préjugés, qui laisse la beauté parler… mais n’est-il pas seulement le fruit de sa naïveté ?
Un roman intense, publié en 1896, par lequel Herman Bang affirmait vouloir « exprimer par les mots la douleur de ceux qui ne se plaignent jamais », et dont Jens Christian Grøndahl salue l’éternelle modernité.

première phrase

"Le garçon de salle était venu chercher les trois malades réquisitionnés à la cave à provisions."

avis personnel

Ida et Karl se connaissent depuis l'enfance, leurs pères respectifs étant M. Brandt , le régisseur du domaine «Ludvigsbakke» (qui est le titre original du roman) et M. von Eichbaum, le propriétaire, conseiller d'Etat de son emploi.
A la mort de son père, Ida est obligée de quitter le domaine avec sa mère pour s'installer dans la petite ville de Horsens, mais elle retrouve Karl quelques années plus tard à l'hôpital de Copenhague où la jeune fille travaille en tant qu'infirmière et où le jeune homme vient d'être embauché comme comptable.
Inévitablement, Ida tombe amoureuse de ce séduisant mais paresseux jeune homme, qui s'est fait recaler à tous ses examens et mène une vie dissolue. Elle lui prête de l'argent pour payer ses dettes, l'invite au restaurant. Bien que la jeune fille soit riche, son statut social la place toujours dans un rôle de domestique aux yeux des bourgeois qu'elle fréquente.
Les von Eichbaum ont beau connaître des problèmes financiers qui les poussent à vendre leur domaine campagnard, la mère de Karl s'échine à sauvegarder les apparences... et elle a d'autres projets pour son fils qui vit toujours sous son toit.

 Je dois avouer que les débuts de lecture furent difficiles : on a l'impression de se noyer sous la multitude des noms des personnages dont la consonance, de surcroît, ne nous est pas habituelle, d'autant que la narration a l'air décousue.
La longue lettre qu'Olivia Franck, l'amie d'Ida, lui écrit au 1er chapitre en égrenant leurs souvenirs est d'un profond ennui.
Autant que le flash-back qui suit et qui fait défiler une farandole de personnages, certains extrêmement bavards :
M. Brandt, le régisseur ; Marianne, sa femme, d'origine paysanne ; Schrøder, la gouvernante ; Mme Morgensen, la femme du pharmacien ; Mme Muus, la coquette épouse de l'huissier ; Sørensen, le receveur municipal ; Mme Lund, la femme du garde-chasse ; et toutes les collègues d'Ida... c'en est étourdissant et l'on se perd parmi tous ces visages et toutes ces paroles...


Mais curieusement, le charme finit par agir.
C'est sûrement dû au fait que c'est un roman sensoriel où l'auteur n'explique pas ni ne décrit vraiment ce qui se passe mais montre les gestes, le regard, le ton, les paroles, laissant le lecteur s'en imprégner pour mieux deviner.


La vie d'Ida s'est toujours partagée idylliquement entre le domaine «Ludvigsbakke» et l'hôpital de Copenhague, deux endroits qu'elle chérit mais qui apparaissent opposés, entre la douceur des souvenirs évoqués pour le 1er en contraste  avec l'agitation liée à son travail avec les malades et les cris des patients pour le 2ème. Or, Ida rêve d'un 3ème refuge : un appartement qu'elle louerait pour Karl et elle afin de faciliter leurs rencontres. Malheureusement, Karl fuit toute discussion à ce sujet ; pire même, il échappe progressivement à la jeune fille pour se mettre à fréquenter assidûment Kate Mourier, la fille d'un négociant enrichi, belle et hautaine, et qui a des vues sur lui.
Karl s'avère médiocre, opportuniste et lâche, Ida n'ayant jamais été pour lui qu'un moyen de satisfaire ses besoins financiers et charnels. Car dans ce Danemark de la fin du XIXème siècle, les clivages sociaux ne peuvent être dépassés. La scène finale du livre est à ce titre glaçante : lors d'un dîner chez Mme von Eichbaum, Ida est reléguée en bout de table, traitée avec une condescendance amicale, sollicitée pour passer les plats ; d'ailleurs, elle finit dans la cuisine à laver les tasses. Elle subit cette humiliation sans se plaindre, mais transformée physiquement "comme si la robe jaune était soudain devenue trop ample, comme si le corps paré de ce vêtement était dépourvu de vie, comme si les cheveux frisés au-dessus du front étroit n'étaient qu'un postiche..." (page 310).
Ida est une déclassée sociale, trop riche pour être acceptée par ses collègues infirmières à l'hôpital, pas assez bien née pour être acceptée dans la société bourgeoise de Karl et de sa mère, mais "Une de ces rares personnes qui connaissent leur place", selon la phrase cruelle et définitive de Mme von Eichbaum (page 310).

Ida Brandt est aussi un roman sur la condition féminine, où les femmes célibataires n'ont pas un statut par elles-même, et doivent travailler ou se marier pour exister.

C'est aussi un roman sur l'opposition entre deux types de caractère : ceux qui se laissent manipuler et ceux qui manipulent. Ainsi, Ida se classe dans la 1ère catégorie. Enfant discrète et dévouée, elle a grandi entre un père tendre et une mère autoritaire ; elle est ensuite étouffée par sa mère devenue veuve et impotente dont elle accepte sans broncher le comportement tyrannique ; plus tard, elle se dévoue corps et âmes à l'homme qu'elle aime jusqu'à mettre sa réputation et sa fortune en danger, puis assiste impuissante à son abandon progressif sans jamais oser s'y opposer ! Modèle d'abnégation et de modestie, elle subit son destin d'un bout à l'autre du livre...

Le roman a une fin ouverte. Il est difficile de savoir si Ida réussit à surmonter la trahison de Karl grâce à son travail ou si elle se termine par un suicide.

Pour conclure, j'ai été ravie de découvrir ce roman, même si mes craintes du début m'avaient laissé envisager le pire. Le lecteur se sent progressivement captivé par la peinture de cette bourgeoisie oisive et vaine, guidée par ses préjugés de caste, que soulignent des dialogues abondants et superficiels. On se sent profondément touché par l'impuissance et la douleur muettes d'Ida, bien mal récompensée de son altruisme et de sa gentillesse.

Appréciation :

note : 4 sur 5

extrait

 ” Entre temps, Karl, qui regardait Ida avec insistance, sans réussir à capter son regard, effleura, comme par hasard, sa joue avec l'extrémité de sa cravache, doucement, presque imperceptiblement. Elle leva les yeux vers lui, un regard bref, rapide comme un éclair...(...)
... Ce beau sourire qu'elle avait lorsqu'elle avait levé le regard vers ce grand dadais...
Ida avait regagné sa chambre. Elle avait salué le portier et échangé quelques mots avec Joséphine croisée dans l'escalier - ces derniers temps, ses jupes froufroutaient particulièrement fort -, et, une fois dans sa mansarde, elle se dépêcha de fermer la fenêtre. Elle était toujours sous l'emprise de cette unique sensation : le bout de la cravache de Karl lui effleurant délicatement la joue...
(page 239-240-241)

divers

 

Challenge "Un classique par mois"

Le  2ème classique du mois de juillet pour le challenge organisé par Stephie.

Challenge "Virée européenne" organisé par BouQuiNeTTe

Ma 2è participation au challenge de BouQuiNeTTe - séjour au Danemark
D'autres billets sur le Danemark :  Salhuna ♦ Ichmagbücher ♦ Helran ♦ livraline : 1ère lecture + 2è lecture ♦ Vashta Nerada ♦ delphinema09 ♦ mamzellefrog ♦ Julie 86 ♦ Sharon ♦ Nnyl ♦ Vepug ♦ ... ♦

le tour du monde en 8 ans

Ce billet est ma 12è participation au challenge d'Helran - cette escale compte pour le Danemark

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