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mardi 3 janvier 2017

Avis de tempête d'Angéla Morelli


 "Au cours des quarante-deux dernières minutes, Candice avait cru quatre-vingt-quatre fois sa dernière heure arrivée, soit deux fois par minute."
 
Lorsqu’elle débarque au Québec pour les vacances de février, Candice fait immédiatement deux constats très inquiétants. Premièrement, il fait froid. Très, très froid. Ce qu’elle était loin de s’imaginer quand elle a préparé ses valises (comment ça sa petite doudoune ne va pas suffire ?). Deuxièmement, sa cousine n’est pas là, et impossible de la joindre. Alors, quand l’aéroport annonce sa fermeture imminente et qu’un charmant inconnu à l’accent aussi improbable que sa coupe de cheveux lui propose de lui servir de taxi, Candice accepte... 

 Après L'amour est dans le pré, et Mêlée à deux, c'est la troisième romance que je lis de l'auteure. On y retrouve avec plaisir les ingrédients habituels, à savoir fraîcheur, légèreté, et une sacrée dose d'humour. Eh bien, malgré ces qualités évidentes, je n'ai cette fois pas tout à fait accroché à l'histoire ! Et pourtant, la thématique de cette nouvelle était en elle-même une promesse de douce félicité... Pensez ! le Québec fait parti de mes destinations de rêve. En outre, je craque absolument pour l'accent si sexy et si plein de peps de nos cousins outre-atlantique.
Je pourrais avancer comme argument à la décharge de l'auteure que le format étriqué de la nouvelle l'a empêché de développer suffisamment ses personnages (effectivement, Candice et Martin manquent un peu d'épaisseur), or, dans Mêlée à deux, elle avait parfaitement réussi à planter le décor et le contexte de son histoire, et à esquisser un portrait fort convaincant de ses protagonistes. Mais ici, la mayonnaise ne prend pas. Candice et Martin sont pourtant très attachants, mais j'ai trouvé les dialogues un peu faiblards par moment, voire mièvres, et l'enchaînement  de certaines situations peu crédible.

Malgré tout, il y a de fort bons moments : les quiproquos linguistiques, l'art cocasse de l'héroïne de se mettre dans des situations embarrassantes lui enlevant toute dignité, le talent de l'auteure de décrire très joliment la scène du premier baiser... et du suivant aussi !!

Pour conclure, une histoire qui me laisse un peu frustrée. J'aurais bien aimé qu'elle soit plus longue d'une dizaine ou d'une vingtaine de pages, ce qui aurait eu l'avantage  de rendre plus vraisemblable la progression de la relation entre Martin et Candice...
Angéla MorelliAngéla Morelli est née sur les rives verdoyantes de la Garonne, qu'elle a quittées il y a longtemps pour les brumes de la capitale. Professeur de Lettres le jour et traductrice la nuit (oui, c'est une super héroïne), elle est tombée dans la marmite de la romance en succombant, un soir d'inadvertance, au charme ténébreux de Joffrey de Peyrac. Quand elle a compris qu'elle n'épouserait jamais Rhett Butler, et en attendant de rencontrer enfin Ryan Gosling, elle a décidé d'écrire des romances dans lesquelles elle pourrait donner libre cours à son penchant pour les hommes intelligents et sexy. Elle se plaît dans le genre de la romance contemporaine urbaine dans laquelle humour et amour forment un cocktail détonant !
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vendredi 23 octobre 2015

Mêlée à deux d'Angéla Morelli - 100% Sexy Rugby

  "Une main chaude et puissante se pose sur ma cheville, me clouant au lit."


 7 rugbymen. 15 jours. Une maison.

Lorsqu’elle a quitté Paris pour s’installer à Montauban afin d’aider sa tante Mila à tenir une maison d’hôte, Eugénie espérait y trouver le calme. Le calme, le soleil, des champs de maïs à gogo et des légumes du potager 100 % bio. Et même si, avec ses piercings, ses T-shirts Gandalf et ses cheveux roses, Eugénie sait qu’elle a plus l’air d’une geekette que d’un chef trois étoiles, elle est une vraie mordue de cuisine. La maison d’hôte lui semble l’endroit rêvé pour exercer sa passion en toute tranquillité. Enfin ça, c’était avant que sa tante lui annonce un petit changement de programme. « Petit » comme sept armoires à glace. Car Mila a accepté de recevoir en catastrophe la moitié d’une équipe de rugby. Oui, oui, de RUGBY. En toute simplicité. Cerise sur la croustade ? Eugénie va devoir partager SA chambre avec l’un des musclors.
Après L'amour est dans le foin, c'est la deuxième romance que je lis de l'auteure. On y retrouve la même fraîcheur et la même légèreté, alliée à un humour irrésistible.
Eugénie, que la présence du sublime Rodrigue rend excessivement maladroite, va se retrouver dans des situations de plus en plus gênantes, le summum étant atteint avec le lapin qu'elle tient à la main (sorti tout droit de son chapeau ? que nenni, plutôt du tiroir de sa table de chevet... si ma phrase vous intrigue, rendez-vous directement à la page 28 de la nouvelle...).
J'ai adoré le sens de la réplique qui tue de Mister Beau Gosse et de la meilleure amie d'Eugénie, Kassy, qui s'ingénient chacun de leur côté à la pousser dans ses derniers retranchements pour qu'elle mette fin à "vingt-trois mois et dix-huit jours" d'abstinence (page 18).
Bien que ce soit une nouvelle, j'ai beaucoup aimé qu'Angéla Morelli prenne le temps de planter le décor et le contexte, ce qui fait que l'on se sent vraiment immergés dans l'histoire. De même, j'ai apprécié sa manière d'esquisser le portrait de ses personnages, petite touche par petite touche, ce qui les rend vivants et attachants.
Par contre, je trouve que le rapprochement entre les deux protagonistes se fait un peu trop rapidement mais la faute en revient au format étriqué de la nouvelle qui ne permet pas un développement satisfaisant.
Par ailleurs, si j'ai aimé la personnalité de geekette de l'héroïne et ses jurons tolkiens, je dois avouer que je me suis sentie parfois larguée à côté de certaines références (à part L'Homme de Rio et Cabrel et Tolkien of course- comment ça, c'est parce que je suis vieille ?!?^^). Alors au fait, c'est qui ce Dean Winchester ?
En tout cas, encore heureux que mon geek de fils est fan de The big bang theory, sinon je serais également passée à côté de "Bazinga !"...

Pour conclure, une petite nouvelle très drôle avec une héroïne délicieusement spontanée et maladroite. Rodrigue (je suis fan de son prénom !!!) est spirituel à souhait, loin du cliché sur les sportifs ramollis du bulbe (je parle du bulbe de son hémisphère nord, hein, parce que celui de l'hémisphère sud est tout sauf mou...^^)

  

Angéla MorelliAngéla Morelli est née sur les rives verdoyantes de la Garonne, qu'elle a quittées il y a longtemps pour les brumes de la capitale. Professeur de Lettres le jour et traductrice la nuit (oui, c'est une super héroïne), elle est tombée dans la marmite de la romance en succombant, un soir d'inadvertance, au charme ténébreux de Joffrey de Peyrac. Quand elle a compris qu'elle n'épouserait jamais Rhett Butler, et en attendant de rencontrer enfin Ryan Gosling, elle a décidé d'écrire des romances dans lesquelles elle pourrait donner libre cours à son penchant pour les hommes intelligents et sexy. Elle se plaît dans le genre de la romance contemporaine urbaine dans laquelle humour et amour forment un cocktail détonant !
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 Ma 21ème participation au RV de Stephie.
Challenge 100% Sexy Rugby
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”J’ai pivoté, sex-toy en main. Rodrigue se tenait dans l’encadrement de la porte et mon cœur a manqué un battement en le voyant : il était aussi sublime que tout à l'heure. Son regard s'est posé sur le rabbit, que je n'avais pas lâché et que je brandissais comme une épée.
- Hum. Intéressant votre... euh, a-t-il commenté en souriant à demi, une lueur moqueuse au fond des yeux.
- Oh ! ça ? (J'ai baissé les yeux sur le rabbit comme si je le voyais pour la première fois.) C'est... c'est mon batteur à œufs, ai-je répondu avec une désinvolture feinte. Je l'ai cherché tout l'après-midi. Qui aurait cru que je l'aurais rangé dans ma chambre, hein ?
J'ai fourré l'objet du délit dans mon sac de voyage en essayant d'avoir l'air digne, mais je sentais mes joues me brûler. Voilà qu'après m'avoir ramassée dans les tomates, Rodrigue me surprenait un gode à la main. Le 5 août était sûrement la fête des Eugénie, sainte patronne des humiliées.
(page 28-29)

jeudi 2 avril 2015

L'amour est dans le foin d'Angéla Morelli



 "- Rhaaaa, mais c'est pas vrai !"

 

Mais qu’est-ce qui lui a pris d’accepter ce plan foireux ? Et pire encore : pourquoi a-t-elle fait ce stupide pari avec ses copines ? Résultat, voilà que Louise est :

1) bloquée au fin fond de la campagne (celle avec de la vraie boue et des vraies bêtes) dans la maison d’une-amie-d’une-amie pour un long, un interminable mois de « vacances »

2) condamnée à une abstinence forcée (fichu, fichu pari ! et fichues copines !)

Pour une parisienne pure souche qui ne vit que pour son travail et ne connaît pas le sens du mot « repos », ce séjour s’annonce plutôt douloureux. Jusqu’à ce que deux spécimens locaux viennent troubler ses bonnes résolutions vertueuses. D’un côté, Joffrey, bel apiculteur au sourire canaille. De l’autre, Arnaud, artisan en charge des travaux de la grange, dont les manières rustres et la bougonnerie n’ont d’égal que le pouvoir ensorcelant de ses muscles. Et elle qui pensait se trouver à mille lieues de toute tentation...
 C'est en flânant sur le site Harlequin pour chercher une future lecture pour le rendez-vous coquin de Stephie que je suis tombée par hasard sur cette couverture acidulée et ce titre intrigant ! Enfin une jolie couverture loin de celles kitchissimes qui fleurissent habituellement dans les romances... Et puis, L'amour est dans le foin est une invitation à nous y rouler, non, dans le foin ?
En tout cas, ça m'a rappelé mon adolescence où je partais souvent avec une amie dans la maison de campagne de ses parents, perdue au fin fonds des Ardennes ; nous baguenaudions joyeusement dans les prés, où nous nous amusions à poursuivre les vaches et à nous rouler sous les barbelés pour  accéder aux prés (et accessoirement dans les bouses de vache !^^)... Mais je m'égare et revenons à nos moutons bovidés !
Or donc, comme la quatrième de couverture l'indique, l'héroïne, Louise, a décidé de se mettre au vert pour faire le point sur sa vie débridée et lui faire prendre un tournant à 180 degrés !
Au début du 1er chapitre, je dois avouer que j'ai eu un peur en comprenant qu'un tome précédent - que je n'ai pas lu - existait, et en redoutant être poursuivie par la malédiction des cowboys me faisant tout lire dans le désordre : les héros allaient-ils également faire l'amour à dos de bêtes ? le mâle alpha comprendrait-il mieux ses vaches que les femmes, à l'instar du jeune beatnik de la vidéo suivante ?
 Mais très vite, j'ai été rassurée : non seulement, l'humour qui parsème ce roman ne semble pas artificiel ni poussif, contrairement à la saga des Hell's Eight, mais l'héroïne est loin du cliché de la gourdasse sans cervelle, en dépit de sa carnation de blonde et les préjugés misogynes de l'un des deux mâles de l'histoire, le renfrogné et néanmoins très sexy Arnaud. En outre, cette suite peut sans mal se lire séparément du tome 1 sans que l'on se sente perdue...
Or donc, Louise prend de plein fouet le choc des cultures, et a du mal à s'adapter à la vie tranquille de la campagne picarde (d'ailleurs, dès que j'ai su la destination géographique, la chanson des VRP sur La Picardie s'est invitée durant ma lecture, ponctuant les moments forts) :
♫ Bienvenue en Picardie
Des vacances toujours réussies
Venez respirer le grand air
Derrière la centrale nucléaire

Bienvenue en Picardie
La Cote d'Azur à moitié prix
Plus de place dans le camping
Il faut dormir sur le parking ♪
Je vous conseille vivement d'écouter cette chanson, surtout le solo de xylophone qui est transcendant !
Bref, pour en revenir à Louise et ses mésaventures campagnardes, la Parisienne se sent trèèèès rapidement en manque de civilisation, en manque de sexe, mais pire que tout en manque de pollution... Et pour couronner le tout, son 1er contact avec les autochtones se fait avec un apiculteur plus que charmant, répondant au doux nom de Joffrey, et dont le physique avantageux compromet sérieusement ses bonnes et louables résolutions d'abstinence sexuelle. D'ailleurs, ses copines elles-mêmes ouvrent des paris sur le temps qu'elle mettra avant de craquer pour des galipettes dans la grange...
On sent que l'auteure aime ses personnages. Qu'ils soient principaux comme secondaires, elle en parle avec beaucoup de tendresse, même si j'aurais aimé qu'elle s'attarde davantage sur leur vécu et que la fin soit plus développée. Malgré tout, j'ai lu ce livre d'une traite et avec beaucoup de plaisir. C'était léger, drôle, rafraîchissant, et ça me donnerait presque l'envie de me mettre au vert moi aussi.
Concernant l'édition, des coquilles se sont glissées à deux endroits (page 3 et page 100), rendant la compréhension de certains mots difficiles.


”Joffrey était grand, plutôt large d’épaules, et il avait un sourire à tomber par terre. Elle n’avait pas pu voir ses yeux, dissimulés derrière des lunettes de soleil, mais la ligne de sa mâchoire, qui disparaissait sous une barbe de trois jours mal entretenue, avait provoqué une faiblesse certaine dans ses genoux.
Ce n’est pas ma faute, tenta-t-elle de se persuader. C’est mon cerveau reptilien qui me joue des tours et qui me dit : « Accouple-toi, procrée, sa mâchoire a les bonnes proportions, il ne te décevra pas et te fera de beaux bébés ! »
Non, elle avait un pari à tenir. Et surtout à gagner. Elle s’était juré d’arrêter de coucher avec n’importe qui et elle espérait être suffisamment forte pour tenir bon malgré la tentation.Sauf que là, ce n’était pas n’importe qui, lui murmurait de nouveau son cerveau. C’était Joffrey. Il conduisait une espèce de Jeep. Il élevait des abeilles. C’était un aventurier de la campagne, presque Indiana Jones. Peut-être qu’il avait un fouet quelque part, dans sa grange.(page 13)
Angéla MorelliAngéla Morelli est née sur les rives verdoyantes de la Garonne, qu'elle a quittées il y a longtemps pour les brumes de la capitale. Professeur de Lettres le jour et traductrice la nuit (oui, c'est une super héroïne), elle est tombée dans la marmite de la romance en succombant, un soir d'inadvertance, au charme ténébreux de Joffrey de Peyrac. Quand elle a compris qu'elle n'épouserait jamais Rhett Butler, et en attendant de rencontrer enfin Ryan Gosling, elle a décidé d'écrire des romances dans lesquelles elle pourrait donner libre cours à son penchant pour les hommes intelligents et sexy. Elle se plaît dans le genre de la romance contemporaine urbaine dans laquelle humour et amour forment un cocktail détonant !
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 Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...
 Ma 16ème participation au RV de Stephie.
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