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mardi 19 novembre 2019

Myth de Sylvain Cordurié & Giovanni Lorusso - Orcs & Gobelins, tome 2



Scenario
:  Sylvain Cordurié
Dessin : Giovanni Lorusso
Couleur : Digikore Studios
Editeur : Soleil
Saga : Orcs & Gobelins, tome 2
Genre : Fantasy
Date de parution : janvier 2018
Nombre de planches : 52

Quatrième de couverture :

Myth est un gobelin. Mais pas n'importe quel gobelin. C'est un voleur aussi adroit que grande gueule, avec une liste d'ennemis longue comme le bras. Ce qui lui vaut d'être continuellement en cavale. Alors qu'il vient de s'acquitter d'un travail pour une riche épouse de Scarande, il se voit contraint de fuir encore. Les mercenaires lancés à sa poursuite n'ont en fait pour mission que tester ses compétences. Myth se retrouve vite confronté à leur employeur, qui veut l'engager pour voler un joyau à un vieil elfe noir, au cœur même de la cité de Slurce. 

Mon avis :

Je voulais commencer évidemment par le tome 1 mais il avait mystérieusement disparu de ma médiathèque alors qu'il figurait bien en rayon dans la base de données (un coup de Myth, sans doute, qui tenait à ce que je commence la saga par ses aventures !^^). Du coup, j'ai quand même emprunté les tomes 2 à 5...

Or donc, Myth est un hardi voleur. Il vole tout : des bijoux aux bijoux de famille ornés de bijoux (vivivi... ne manque plus à cet inventaire que l'olisbos en or massif de Mamie Zinzin !^^)...
Son nouvel employeur est du genre mystérieux, entièrement vêtu de noir, ganté et masqué de même, mais sa perversité et ses manières tordues le désignent clairement comme un elfe noir (riez pas, mais j'ai cru jusqu'au bout qu'il s'agissait de notre bon vieux Gaw'yn d'autant que la commande du mystérieux employeur porte sur un joyau d'âme qui, on le sait depuis le tome 15 d'Elfes, permet, allié à la fleur de thnen, de guérir la dégénérescence qui affecte les elfes noirs...).
Bref, Myth a besoin de complices pour remplir à bien cette commande suicidaire et il se tourne vers trois autres gobelins avec lesquels il s'est déjà allié par le passé pour commettre ses forfaits...
Et quand t'as Myth pour ami, crois-moi que t'as pas besoin d'ennemis ! Car en plus d'être un voleur, Myth est également un assassin, doublé d'une raclure de bidet vicieuse et opportuniste ! Il mériterait d'être un elfe noir, tiens !
En tout cas, ça m'a fait plaisir de retrouver la citadelle de Slurce, qui est tellement inaccessible que les elfes noirs sont obligés de se faire livrer en vivres et autres marchandises...
L'aventure est enlevée et trépidante d'autant qu'elle est racontée du point de vue de notre affreux jojo qui se montre sans filtre et d'une désarmante franchise...

D'autres avis : Livraddict ♦ Babelio ♦ Booknode ♦



Parutions :
Saison 1 :
Tome 1, oct. 2017 > Turuk (scénario > Jean-Luc Istin ; dessin > Diogo Saito)
Tome 2, janvier 2018 > Myth  (scénario > Sylvain Cordurié ; dessin > Giaovanni Lorusso)
Tome 3, avril 2018 > Gri'im (scénario > Nicolas Jarry ; dessin > Stéphane Créty)
Tome 4, août 2018 > Sa'ar (scénario > Nicolas Jarry ; dessin > Paolo Deplano & Bojan Vukic)
Tome 5, oct. 2018 > La Poisse (scénario > Oliver Peru ; dessin > Stefano Martino)

mercredi 30 octobre 2019

La Reine des Sylvains de Nicolas Jarry & Gianluca Maconi & Olivier Héban - Elfes, tome 12



Scenario
:  Nicolas Jarry
Dessin : Gianluca Maconi 
Couleur : Olivier Héban
Editeur : Soleil
Saga : Elfes, tome 12
Genre : Fantasy
Date de parution : décembre 2015
Nombre de planches : 52

Quatrième de couverture :

Ora, une jeune elfe élevée par des Orks est devenue une guerrière et veut prouver à tous qu'elle est digne du clan. Elle décide alors de se venger de celle qui a tué ses parents et l'a chassée de sa forêt : Eliseii, la reine des Elfes. Mais la tuer condamnerait les Sylvains à une mort certaine, car partout autour d'eux, les Hommes meurent sous les crocs de monstres venus du Nord...

Mon avis :

Ce tome prend place après les tomes 7 et  11.

Dans le tome 7, la reine Elissei, transformée en espèce de monstre à sève volant, avait été obligée de s'exiler au sein de la forêt car elle avait transgressé les lois de son peuple en utilisant la magie du crystal vert et en invoquant les golems pour vaincre les mercenaires yrlanais.

Azewën, le patriarche d'une puissante famille d'elfes sylvains, avait tenté de tuer la reine qu'il considérait désormais comme une sorcière. Ce tome commence quand deux membres de ce clan échappés au massacre, un elfe et sa fille, font une halte au cœur des gorges volcaniques du Margh, au sud de la forêt de Duhann, épuisés par leur fuite. Le père meurt et la petite fille, Sibyl, est recueillie par une bande d'Orks dont le chef, après avoir renoncé à la becqueter, a décidé d'en faire cadeau à sa femme, déprimée par le départ de leur fils aîné sur le continent. Rebaptisée Ora, la petite "delfe" est élevée comme une ork jusqu'à devenir leur meilleure guerrière. Bien qu'elle soit éduquée à la dure, elle est sincèrement aimée et farouchement protégée par ses parents, ses oncles et ses frères orks. La présence de ces Orks  apporte une note complètement rafraîchissante tant leur humour est irrésistible ! La famille adoptive de Sibyl est en plus extrêmement attachante et laisse espérer qu'une alliance soit possible avec les Elfes et les humains pour contrecarrer la menace "pesteuse".
Quatorze années se sont passées et Ora, ayant choisi comme vœu de guerrier de retrouver et tuer les assassins de son père biologique, quitte son clan pour se rendre en forêt de Duhann. Mais, avec ses manières et son odeur d'Ork, pourra-t-elle approcher et duper son ancien peuple ?

Entre temps, l'arc narratif des Sylvains a été rattrapé par celui des Goules, dont l'une finit par accoster sur l'île dans un bateau à la dérive, contaminant les habitants et semant le désespoir.

Si j'ai été complètement happée par les 2/3 de la BD, je dois dire que j'ai été un peu moins convaincue par la bataille finale qui ressemblait un peu à celle du tome 7. Mais dans l'ensemble, ce tome 12 est un excellent cru... (j'ai hâte de retrouver d'autres orks dans les prochains opus... vivivi)

D'autres avis : Livraddict ♦ Babelio ♦ Booknode ♦

jeudi 19 septembre 2019

Le Crystal des Elfes sylvain de Jarry, Maconi & Héban - Elfes, tome 7


Scenario : Nicolas Jarry
Dessin : Gianluca Maconi
Couleur : Olivier Héban
Editeur : Soleil Productions
Saga : Elfes, tome 7
Genre : Fantasy
Date de parution : août 2014
Nombre de planches : 52

Quatrième de couverture :

Après le sacrifice de la princesse Llali et d'Yfass qui permit aux Hommes et aux Elfes de vaincre les Orks, les rois des archipels unirent leurs forces et repoussèrent l'alliance au plus profond de la forêt, mettant leur royaume à feu et à sang.

Aujourd'hui est venu le temps de la reconquête...

Mon avis :

Après une pause de... hum... quatre ans et demi, j'ai décidé de reprendre la lecture de cette saga passionnante. J'avoue que c'est la sortie de la saga dérivée Orcs & Gobelins en 2017 qui m'a finalement donné envie de replonger dedans (que voulez-vous, j'ai toujours adoré l'humour spécial de l'ork nécromancien Nerrom...^^).
Bref, ce tome se déroule 32 ans après les événements du tome 2. On retrouve le roi Elian, le frère de la défunte princesse Llali, et la reine des elfes sylvains Eliseii, la mère d'Yfass. Malgré leur victoire sur les Orks, elfes et feljs ont été obligés de trouver refuge dans la forêt suite aux assauts des rois des archipels. La cité d'Eysine a été entièrement détruite et ne subsistent plus que deux tours ainsi que l'arbre né du cadavre d'Yfass. Les Sylvains, après ce désastre, ont décidé de renouer avec leur ancienne tradition de former des druides humains. Et ce, malgré la haine tenace et l'opposition farouche de Solyss, le fils du maître de chasse.
Malheureusement, la reconquête qu'elfes et feljs viennent de lancer est contrecarrée par l'attaque surprise de mercenaires yrlanais, stipendiés par les rois des archipels !

Le tome 2 faisait parti de mes préférés de la 1ère saison, et si la lecture de sa suite est plaisante, j'en sors finalement un peu déçue : j'ai l'impression que cette quête est un peu une redite du tome 1 ; elle m'a semblé par moment un peu brouillonne ; et les dessins m'ont moins convaincue cette fois-ci (j'ai plusieurs fois confondu Solyss avec un autre elfe lors de la réunion des Sages). Par contre, j'ai adoré découvrir qui se cachait derrière le loup. Et le statut de gros bâtards des Sages est ici confirmé. Vivivi...

D'autres avis : Livraddict ♦ Babelio ♦ Booknode ♦





samedi 6 février 2016

Les Aigles de Rome, Livre I d'Enrico Marini

Les Aigles de Rome, Livre I d'Enrico Marini

La pourpre et l'or - Murena - de Dufaux et Delaby

 Scenario & Dessin > Enrico Marini
Couleur > Enrico Marini
Editeur > Dargaud
Série > Les Aigles de Rome
Genre > Peplum
Date de parution > 2007
Nombre de planches > 56

auteur

Enrico MariniEnrico Marini, de nationalité italienne, est né le 13 août 1969 en Suisse dans la région de Bâle. Tout au long de son enfance c'est pour son plaisir qu'il dessinera et créera des bandes dessinées. Poussé par ses amis, vers l'âge de 14 ans il se décidera enfin à participer à certains concours. Durant quatre années (de 1987 à 1991) il étudiera le graphisme à l'Ecole des Beaux-Arts de Bâle. Son trait est alors influencé par les Manga, son admiration se porte sur Hermann, Moebius et Otomo. Sa carrière débute réellement en 1987 au Festival de la Bande Dessinée de Sierre dans le cadre du concours des nouveaux talents. En effet, Cuno Affolter (journaliste suisse, organisateur notamment de plusieurs expositions à la Foire de Francfort ou au Festival de Sierre), admiratif devant les planches déjà très abouties de ce jeune dessinateur, le présente à une nouvelle maison d'édition : Alpen Publishers. Ces derniers décident alors de confier à Marini le dessin d'un scénario de Marelle intitulé La Colombe de la Place rouge. Ses dessins commenceront par être publiés dans " La Tribune de Genève ". Face au succès remporté, naîtra le premier tome de la série Un Dossier d'Olivier Varèse. Trois tomes d'Olivier Varèse suivront entre janvier 1992 et mai 1993. Puis c'est Georges Pop, journaliste de la Radio Suisse Romande, qui sera le scénariste du dernier épisode de cette première série Le Parfum du Magnolia. En 1992, Thierry Smolderen propose à Marini de changer d'univers. Leurs regards se tournent alors vers Gipsy, un vrai héros de chair et de sang, avec des défauts et un passé, mélange de cynisme, de force grossière et de sensibilité dissimulée. De par sa rencontre avec Stephen Desberg, Marini concrétise un rêve d'enfant - dessiner un western. L'Etoile du Désert, révèle, à travers un nouveau style, le talent incontestable de deux sommités de la bande dessinée.

Photo © Philippe Descroix
Texte © Dargaud

La pourpre et l'or - Murena - de Dufaux et Delaby

743 urbe condita (11 avant J.C)

« De tous les peuples de l'Empire, les Germains sont les plus braves » aurait pu déclarer Drusus, à qui a été confiée la délicate mission de soumettre les irréductibles barbares de Germania. Le combat terminé, le Prince Sigmar « offre » son fils Ermanamer en otage aux Romains. César confie l'éducation de ce jeune barbare chevelu au fidèle Titus Valerius Falco, qui a justement un fils du même âge, Marcus, qui lui aussi aurait bien besoin d'une éducation digne de ce nom. Entraînement complet et discipline de fer : les deux jeunes garçons affrontent ensemble les terribles épreuves auxquelles les soumet leur entraîneur, ancien légionnaire. Au fil de ces expériences éprouvantes, le jeune Romain insolent et le Germain au sang chaud transforment leur haine réciproque en profonde amitié. Surtout quand ils découvrent ensemble les charmes irrésistibles de la gent féminine...La pourpre et l'or - Murena - de Dufaux et Delaby

Je devais normalement lire pour la session de Livra'deux pour pal'Addict  Pompéi de Robert Harris, mais ne le retrouvant pas dans ma bibliothèque, je me suis rabattue sur cette BD de Marini, qui se déroule également dans la Rome antique. Et je dois dire que j'ai passé un excellent moment en compagnie des deux adolescents turbulents du récit.

Titus Valerius Falco est un instructeur romain ayant combattu aux côtés de Germanicus et contribué à la défaite des Chérusques, qui doivent, en gage de leur bonne foi, livrer en otages des fils de chefs. Quelques années plus tard, il se voit confier par l'empereur l'éducation et l'instruction militaire d'un prince germain, Ermanamer, du même âge que son fils Marcus, issu d'un mariage imposé avec une princesse barbare. Ermananer reçoit la citoyenneté romaine et un nouveau nom, Gaïus Julius Arminius. Or, sa cohabitation avec l'héritier de Falco ne se déroule pas sans heurt ni horions, et les deux adolescents reçoivent régulièrement des corrections pour leur indiscipline. Face à l'autorité, la cruauté et la dureté implacable de Falco se forme un rapprochement entre les deux trublions. Leur amitié se construit autour d'une rivalité qui devient une complicité virile.
J'ai beaucoup ri de l'insolence des deux compères qui font tourner leur précepteur et leur instructeur en bourrique, et qui se provoquent beaucoup au début de leur rencontre.
J'ai beaucoup aimé également les personnages secondaires de Volcanus, l'ancien centurion-gladiateur et d'Ataï, le nouvel esclave sarmate.
Certains lecteurs ont été rebutés par le langage grossier, voire ordurier, des deux adolescents, personnellement cela ne m'a pas dérangée, je dirais même que cela découle du désir de transgression et de provocation propre à leur âge. Par contre, il est vrai que les dialogues sont d'une grande simplicité et manquent peut-être de profondeur.

D'une manière générale, j'ai trouvé le contexte historique bien exploité et plutôt respecté, même si, puisque l'histoire se déroule dans la Rome antique, nous avons droit aux passages obligés de scènes de sexe un peu orgiaques (même si je devine qu'elles ne sont peut-être pas aussi gratuites qu'elles en ont l'air en suggérant que la rivalité des deux frères de sang pourrait se déplacer sur le terrain de la jalousie amoureuse).

Par contre, il n'y a rien à reprocher aux illustrations qui sont tout simplement somptueuses et très soignées, avec un travail des couleurs magnifique.

Pour conclure, un tome d'introduction très agréable à lire, et même si l'intrigue est assez convenue, elle n'en reste pas moins très prenante, avec, parmi toute cette violence, des moments légers appréciables.

 Appréciation :

note : 4 sur 5

Mes autres avis sur la série : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦

La pourpre et l'or - Murena - de Dufaux et Delaby

 Les Aigles de Rome, Livre I d'Enrico Marini

La pourpre et l'or - Murena - de Dufaux et Delaby

Au coeur de la Rome antique

Ma 21è participation au challenge de Soukee.
 

Challenge Histoire

Ma 58è participation au challenge de Lynnae.

Livra'deux pour pal'Addict
Ma 11ème participation, cette fois avec Angeldechue  ;

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jeudi 9 mai 2013

La Métamorphose de Lucius de Manara

La métamorphose de Lucius de Manara 

Fiche détaillée

Scenario > Milo Manara
Dessin > Milo Manara
Couleur > Milo Manara
Editeur > Les Humanoïdes Associés
Genre > Adaptation, Erotisme
Date de parution > 2007 (1999 pour la 1ère édition)
Nombre de planches > 56
Traduction > de l'italien par Valérie Milano

auteur

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1Né en 1945, Manara est d'abord venu à la bande dessinée pour des raisons alimentaires. En 1968, il finance ses études d'architecture à Venise avec ses premières planches professionnelles — des récits érotiques. Il abandonne son métier d'assistant de sculpteur et publie Genius, pour les éditions Vanio. Viennent ensuite les aventures de Jolanda, femme pirate. Mais très vite, il entame avec Le roi des singes une oeuvre personnelle, aussitôt remarquée par les éditions Casterman, pour qui il crée le personnage de Giuseppe Bergman, suivi trois ans plus tard de Jour de colère, puis de Rêver peut-être. C'est en 1987 que Hugo Pratt devient son scénariste, avec qui il publie Un été indien, et plus récemment El Gaucho. En 1990, il met en image Voyage à Tulum, puis en 1996 le de son autre maître, Fellini. C'est début 98 que paraît Revoir les étoiles, la toute dernière aventure de Giuseppe Bergman.Aujourd'hui, Milo Manara continue une production régulière d'histoires érotiques aux éditions Albin Michel (rééditées par Drugstore) mais il participe également à des projets plus originaux, comme l'illustration de portfolios divers ou encore la série Borgia avec le scénariste Alejandro Jodorowsky.
- son site -

quatrieme de couverture

 Voici comment l'auteur latin du IIe siècle, Apulée,
raconte dans L'Âne d'or la transformation de son narrateur, Lucius, qui croyait pouvoir devenir oiseau : " En un clin d'œil, je me mets nu, et je plonge mes deux mains dans la boîte. Je les remplis de pommade, et je me frotte de la tête aux pieds. Puis me voilà battant l'air de mes bras, pour imiter les mouvements d'un oiseau ; mais de duvet point, de plumes pas davantage ; ce que j'ai de poil s'épaissit, et me couvre tout le corps. Ma douce peau devient cuir. A rues pieds, à mes mains, les cinq doigts se confondent et s'enferment en un sabot ; du bas de l'échine il me sort une longue queue, ma face s'allonge, nia bouche se fend, mes narines d'écartent, et mes lèvres deviennent pendantes ; mes oreilles se dressent dans une proportion démesurée. Plus de moyen d'embrasser ma Photis ; mais certaine partie (et c'était toute ma consolation) avait singulièrement gagné au change. " Ce grand texte classique fournit à Milo Manara un support poétique, fourmillant de légendes, de mythes, de fantaisie et de volupté, dans lesquels il reconnaît avec La Métamorphose de Lucius l'écho de sa propre inspiration. Sur cette toile de fond latine, un passionnant dialogue entre deux tempéraments que dix-huit siècles séparent.

avis personnel

La lecture de la série BD Borgia m'avait donné envie de découvrir l'univers de Manara dont le dessin m'avait subjuguée et ayant appris que ce dessinateur avait adapté l'oeuvre d'Apulée L'Âne d'or (que, soit dit entre nous, je viens juste de lire), je me suis dit :"Tiens, pourquoi ne pas mélanger ces deux plaisirs et offrir ainsi ma 1ère participation au rendez-vous mensuel de Stephie ?"

Je m'attelais donc à la tâche, le coeur battant et les mains moites comme lors de mon premier rendez-vous amoureux... 😅

Et franchement, l'expérience a été plus enthousiasmante que prévu...

J'ai retrouvé dans cette BD le soin du détail que j'avais tant apprécié avec Les Borgia. Les dessins sont extrêmement recherchés, tant dans les décors que dans les costumes. Les coiffures des femmes par exemple sont magnifiques et très soignées, offrant un échaffaudage complexe de mèches et de boucles; et que dire de la trogne outrageusement maquillée de la vieille putain, saisissante de réalisme, le tout faisant penser au Satyricon de Fellini !
Au niveau des couleurs, Manara nous expose à nouveau tout l'étendu de son talent : il utilise la technique du lavis dans un dégradé somptueux de blanc, de noir, de rose et de violet !

Mais au fait, de quoi traite cette BD ?
Comme dit plus haut, La Métamorphose de Lucius est une adaptation d'un roman écrit il y a 1900 ans, où le héros éponyme se retrouve malencontreusement transformé en âne en punition de sa curiosité et de son obsession pour la magie. Et c'est sous cette forme qu'il va affronter maintes aventures érotiques éprouvantes, en passant de maître en maître, tous plus débauchés les uns que les autres...
Comme c'est un condensé du roman d'Apulée, on ressent parfois l'inconsistance du scenario et l'on regrette que la BD ne contienne pas le double de planches afin d'étoffer l'intrigue...
De plus, certains faits du roman initial sont déformés, quand d'autres sont absents !
Quoiqu'il en soit, les pensées du malheureux Lucius transformé en âne m'ont bien fait rire...

Et là, vous êtes sûrement en train de vous dire, c'est bien beau tout ça, les couleurs somptueuses, la finesse des dessins, la reconstitution soignée de la Rome antique, l'absence d'intrigue, toussa, toussa, mais quand est-ce qu'on parle de seske ?
Justement, lecteurs chéris, j'y viens mais n'oubliez pas que c'est la curiosité qui perdit Lucius ! 😤
Auparavant, une devinette : que vous inspire mon commentaire à propos de l'absence d'intrigue, hein ?!? 
NOUS Y VOILA !
 Manara s'inspire donc allégrement du cadre de la Rome décadente pour nous offrir une débauche de scènes d'orgies, de fessées, de sodomie, de flagellation, de zoophilie même... oui oui oui, vous avez bien lu, mais gardez en mémoire que le malheureux Lucius a été transformé en âne avec tout l'attirail adéquat (et je ne parle pas forcément de ses oreilles... 😜), ce qui excite bien des convoitises féminines ! Magie du dessinateur, à aucun moment l'une de ces scènes qui auraient pu être dérangeantes n'est vulgaire tant le crayon de l'auteur sait se faire élégant (d'ailleurs, pour la fameuse scène bestiale, une bulle judicieusement placée ménage notre pudeur malmenée).

Manara sait dessiner comme personne les jolies jeunes filles nues, dans des poses lascives et suggestives...
Mais il y en a pour tous les goûts, rassurez-vous, car Lucius apparaît lui-même plusieurs fois dans le plus simple appareil et franchement, j'ai envie de m'écrier :"Par le phallus de Priape, non, par les nichons de Vénus, non plus, par tous les dieux de l'érotisme réunis, la maman de Lucius l'a réussi de partout son fiston !!"

C'est sur cette note enthousiaste que s'achève mon premier billet du premier mardi du mois...😎
Rendez-vous dans quatre semaines ! 

Appréciation :

note : 3 sur 5

extrait

La Métamorphose de Lucius de Manara    La Métamorphose de Lucius de Manara

La Métamorphose de Lucius de Manara   La Métamorphose de Lucius de Manara

 

La Métamorphose de Lucius de Manara

divers

Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

Ma 1ère participation au RV de Stephie.
D'autres billets : Stephie ♦ Marion ♦ Lilalune ♦ ...

La pourpre et l'or - Murena T1 - de Dufaux et Delaby

Ce billet est ma 8è participation au challenge de Soukee. 

Challenge "L'Odyssée grecque"

Challenge "L'Odyssée grecque" : 2/100

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lundi 6 mai 2013

L'Honneur des Elfes sylvains de Jarry, Maconi & Saïto - Elfes, tome 2

L'Honneur des Elfes sylvains de Jarry, Maconi & Saïto - Elfes, tome 2

 

Fiche détaillée

Scenario > Nicolas Jarry
Dessin > Gianluca Maconi
Couleur > Saïto
Editeur > Soleil Productions
Série > Elfes, tome 2
Genre > Fantasy
Date de parution > mai 2013
Nombre de planches > 54

auteur
(sources : BDThèque, Soleilprod & Manga news)

Nicolas Jarry  Nicolas Jarry est né le 19 juin 1976 à Rosny-sous-bois. Passionné par l’écriture et par la Fantasy traditionnelle, il est remarqué comme romancier grâce aux éditions Mnémos qui publient ses « Chroniques d’un guerrier Sînamm ». Lors de sa participation au Festival du Film Fantastique, Nicolas fait la connaissance de Jean-Luc Istin. Cette rencontre aboutira à son premier scénario de bande dessinée, « Les Brumes d'Asceltis ». Nicolas Jarry n'allait pas s'arrêter en si bon chemin… Ainsi, est né le premier tome des « Chroniques de Magon » aux éditions Delcourt. Grâce à un style fluide, ses personnages deviennent rapidement attachants. Paraîtront ensuite « Maxime Murène » chez Delcourt, « Les Contes de Brocéliande » et « La Rose et la Croix » aux éditions Soleil. 

 Gianluca Maconi

Dessinateur de la série de fantasy ELYA - Les Brumes d’Asceltis, Gianluca Maconi dessine plus vite que son ombre des univers de fantasy qui n’ont plus aucun secrets pour lui.

- son blog -

 

Saïto   

Diogo Saïto, brésilien, est né à Pilar do Sul, illustrateur, dessinateur et professeur, il a commencé sa carrière artistique en 1999 par l'enseignement de la peinture sur toile. Aujourd'hui, il vit à Sao Paulo, travaille comme illustrateur indépendant et professeur de dessin. Il a illustré plusieurs campagnes publicitaires, couvertures de livres, des jeux, des livres et des bandes dessinées.
- site officiel -

 

 

quatrieme de couverture

Les Elfes sylvains se sont retirés du monde et préservent jalousement leur indépendance et leurs lieux sacrés. Quiconque pénètre sur leur territoire devient une proie...
Eysine, Cité-Etat de l'Est, a toujours vécu dans le respect des anciennes lois liant les Elfes et les Hommes. Pourtant, quand une puissante armée de mercenaires Ork assiège le royaume, Llali, la fille du roi de la cité, décide de rappeler aux Elfes le traité qui autrefois liait leurs deux races.

Ce récit est celui de deux peuples qui ont oublié leur passé commun...
Il est celui d'un Elfe et d'une femme qui portent en eux le pouvoir de faire renaître ce passé.

avis personnel

 Je rappelle le concept de cette série : pour chaque tome, une histoire, un peuple elfique, un scénariste et un dessinateur différents.
Pour ce tome, c'est Nicolas Jarry et Gianluca Maconi qui s'y collent...

Je dois avouer que j'ai une première fois abandonné cette BD au bout de deux planches, mais quand je l'ai reprise quelques jours plus tard, je ne l'ai plus lâchée jusqu'à la fin tant l'histoire se révèle captivante et surprenante, servie par des dessins que j'ai eu du mal à apprivoiser mais que j'ai finalement adorés !
Une place très importante est laissée aux dialogues, donnant une réelle profondeur à l'histoire.

Il y a des décennies et des décennies de cela, Feljs (c'est le nom donné aux hommes par les Sylvains) et elfes vivaient en paix et en harmonie, respectant la nature et les ressources qu'elle prodiguait. Mais après le massacre des druides, des hommes sages dotés des pouvoirs magiques enseignés par les elfes et qui maintenaient l'équilibre à la fois entre les deux peuples mais également entre les hommes et la nature, les hommes ont commencé à exploiter cette dernière au-delà de leurs besoins, oubliant les préceptes sacrés des druides, trahissant régulièrement leurs accords avec les elfes au gré de leurs intérêts.

Les liens entre les deux peuples se sont ainsi distendus, chacun vivant de son côté.
Mais l'équilibre de la nature n'a jamais été autant en danger qu'en ces temps troublés. En effet, la cité des archipels, formée de marchands cupides et avides de toujours plus de richesses, prend peu à peu le contrôle de cette partie du monde, en soudoyant les conseillers de certains rois, ou en lançant des mercenaires orks contre la cité d'Eysine. Llali, contre l'avis de son père, décide de se rendre auprès des Sylvains pour leur rappeler leurs anciens traités et solliciter leur secours militaire.
Elle est sauvée d'une patrouille d'orks par le Sylvain Yfass, qui décide de l'aider à réveiller en elle les dons de druidesse qu'elle n'avait jamais soupçonnés.
Mais leur chemin est semé d'embûches. Qui a envoyé contre elle pour la supprimer les Corrompus ? Pourquoi les Sylvains éprouvent-ils une haine aussi tenace envers les humains ? La Cité d'Eysine résistera-t-elle aux assauts des orks ?

Jarry et Maconi nous offrent ici une magnifique fable écologiste, à la trame complexe et passionnante, où les apparences peuvent se révéler mortellement trompeuses...
De plus, les deux jeunes héros, Llali l'humaine et Yfass l'elfe, sont très attachants dans leur foi indéfectible en leurs idéaux.
Et cerise sur le gâteau : apparaissent dans ce tome pour la première fois et de manière succincte les nains et les fameux elfes noirs dont le dernier tome leur sera entièrement consacré.

Bref, la réussite de cette série se confirme, et je continuerai à la suivre !

Appréciation :

note : 5 sur 5

L'Honneur des Elfes sylvains de Jarry, Maconi & Saïto - Elfes, tome 2

- Elfes : le dossier -


Parutions :
Tome 1, février 2013 > Le Crystal des Elfes bleus  (scénario > Jean-Luc Istin ; dessin > Kyko Duarte)
Tome 2, mai 2013 > L’Honneur des Elfes sylvains  (scénario > Nicolas Jarry ; dessin > Gianluca Maconi)
Tome 3, août 2013 > Elfes blancs, coeur noir (scénario > Olivier Péru ; dessin > Stéphane Bileau)
Tome 4, oct. 2013 > L’Élu des demi-elfes (scénario > Corbeyran ; dessin > Jean-Paul Bordier)
Tome 5, janvier 2014 > La dynastie des Elfes noirs (scénario > Marc Hadrien ; dessin > Ma Yi)


Bande annonce de Elfes Tome 2 par SoleilProductions

extrait

 L'Honneur des Elfes sylvains de Jarry, Maconi & Saïto - Elfes, tome 2     L'Honneur des Elfes sylvains de Jarry, Maconi & Saïto - Elfes, tome 2

divers

 

La pourpre et l'or - Murena T1 - de Dufaux et Delaby

Ma 20ème participation au challenge de Miyuki - Yfass, le Sylvain fait un parfait prince charmant.

 

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