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vendredi 5 avril 2013

Tout est Vanité de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 4

Tout est Vanité de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 4

Fiche détaillée

Scenario > Alexandro Jodorowsky
Dessin > Milo Manara
Couleur > Milo Manara
Editeur > Drugstore
Série > Borgia, tome 4
Genre > Aventures historiques, Erotisme
Date de parution > 2010
Nombre de planches > 48
Traduction > Jean-Michel Boschet & Marianne Costa

auteur
(source : Evene, BdCasterman et Wikipédia)

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1 Né en 1929, fils d'émigrants russes exilés au Chili, Alexandro Jodorowsky commence sa carrière artistique comme marionnettiste ambulant. Il part pour la France à 24 ans et intègre la compagnie Marcel Marceau. Cinq ans plus tard, il abandonne la troupe pour devenir peintre en bâtiment. Il rencontre Roland Topor et Fernando Arrabal avec qui il crée un anti-mouvement artistique, Panique, visant à dépasser le surréalisme. Puis il repart en Amérique du Sud où il reste dix ans. Là, en plus de la pantomime, il crée le théâtre d'avant-garde de Mexico, et réalise trois films dont El Topo, qui devient le film culte de la génération psychédélique. Il se lance alors dans la bande dessinée. Après L'Etranger avec Manuel Moro, il crée avec Moebius le personnage de John Difool. La série de L’Incal impose Jodorowsky comme l'un des scénaristes les plus originaux et les plus prolifiques. Auteur de plusieurs romans, essais et poèmes, il est aussi mystique. Inventeur du concept de psychomagie, il est le spécialiste incontesté du Tarot de Marseille.
- son site -

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1Né en 1945, Manara est d'abord venu à la bande dessinée pour des raisons alimentaires. En 1968, il finance ses études d'architecture à Venise avec ses premières planches professionnelles — des récits érotiques. Il abandonne son métier d'assistant de sculpteur et publie Genius, pour les éditions Vanio. Viennent ensuite les aventures de Jolanda, femme pirate. Mais très vite, il entame avec Le roi des singes une oeuvre personnelle, aussitôt remarquée par les éditions Casterman, pour qui il crée le personnage de Giuseppe Bergman, suivi trois ans plus tard de Jour de colère, puis de Rêver peut-être. C'est en 1987 que Hugo Pratt devient son scénariste, avec qui il publie Un été indien, et plus récemment El Gaucho. En 1990, il met en image Voyage à Tulum, puis en 1996 le de son autre maître, Fellini. C'est début 98 que paraît Revoir les étoiles, la toute dernière aventure de Giuseppe Bergman.Aujourd'hui, Milo Manara continue une production régulière d'histoires érotiques aux éditions Albin Michel (rééditées par Drugstore) mais il participe également à des projets plus originaux, comme l'illustration de portfolios divers ou encore la série Borgia avec le scénariste Alejandro Jodorowsky.
- son site -

quatrieme de couverture

Rome n'est plus une ville sainte, mais un chaos sans foi ni loi. La mafia Borgia, les premiers parrains de l'histoire, en sont les maîtres.

avis personnel

Après la tentative d'empoisonnement de sa femme, Giovanni Sforza s'enfuit de Pesaro pour chercher refuge auprès de son oncle.
Pendant ce temps, l'expédition de Charles VIII touche à sa fin, mais le roi ne peut savourer sa victoire bien longtemps car il meurt au sommet du Vésuve, emporté par la lave du volcan alors qu'il était en train de forniquer !! (vivivi, vous avez farpaitement lu !😤)

Cette mort permet à César Borgia de réapparaître au grand jour, plus ambitieux que jamais ! Surtout qu'il a reçu les sages enseignements de son philosophe d' hôte Machiavel, qui lui conseille carrément de hâter la mort de son papa de pape (vivivi, on ne faisait pas dans la dentelle en ce temps-là ! 😅) pour prendre sa place sur le trône de St Pierre !
Seulement voilà, Alexandre-Rodrigo a rappelé à ses côté son fils préféré, Juan de Gandie auquel il confie le commandement suprême des Etats de l'église, charge que briguait César qui réagit furieusement à cette annonce ! A cette occasion papa Rodrigo, Juan et César échangent de copieuses insultes que la décence m'empêchent de retranscrire ici. Je ne dirai pas par exemple que César a traité son frère de "maudit pédé", "suceur de bites!" ni que Rodrigo, exaspéré, l'a illico renié en lui disant que "ta putain de mère t'a engendré avec un domestique !", non non non, ni que César a répliqué : "Juan à la tête de ton armée ? Comment pourrait-il gagner : il a des ovaires à la place des couilles ! Vous courez au désastre, paire d'andouilles !" (vous remarquerez que la colère n'empêche pas César de faire des vers ! 😎), ce à quoi Rodrigo et Juan ont répondu de concert : "Crétin ! Insolent! Je vais t'excommunier!" et "Que tes putes te refilent la vérole !" (ce qui n'est quand même pas très gentil gentil...)

Bon alors, autant vous dire tout de suite que les voeux de Juan à l'endroit de César de choper la vérole ont bien vénère le cardinal qui réagit un peu excessivement... Bref, le corps de Juan est donc repéché dans le Tibre, et le pape, malgré son désespoir, décide de se réconcilier avec César au nom de son rêve italien !

Hélas, le deuil continue de frapper cette famille aimante et unie, puisque Lucrèce meurt en accouchant d'un siamois ! Et dans l'indifférence générale,en plus... J'avoue que cet épisode est expédié en 2 planches, l'occasion pour les auteurs de nous montrer en direct live une césarienne ( mais quoi de plus naturel pour la naissance du fils de César ? - désolée pour ce jeu de mots douteux, je craque !)

Or donc, César n'a pas de temps pour les larmes, il a une guerre à mener. Et pour réunir toutes les conditions de succès, il convoque chez lui Léonard de Vinci afin qu'il invente pour lui des armes nouvelles et puissantes. Il lui offre même pour cette commande une fortune colosssale, que Vinci décline. Alors, il lui offre son corps ! En tout cas, un aperçu pour commencer... et franchement, César est super bien gaulé (oui, je sais, il est tout pourri ce jeu de mots 😜) J'avoue que j'ai un peu beaucoup bavé sur son corps de dieu grec... Mais je m'égare... Donc, pour sceller cet accord peu conventionnel, César roule un méga patin à Léonard ! Apparemment, ce baiser a complètement inspiré le génie qui dessine pour son fougueux amant des machines volantes. Et le truc le plus fou, c'est que César, à l'aide de ces machines, remporte des succès foudroyants ! Nom de Zeus ! Qui a donc déchiré le tissu du continuum espace-temps ? Ah non, merde je me trompe de série...

Enfin bref, César fait plier toutes les grands familles d'Italie et les met à sa botte (oui, encore un jeu de mots pourri et j'en suis fière ! 😇).

Mais César devrait savoir que la chute n'est jamais loin du sommet... Déjà, son beau visage est défiguré par la vérole. Ensuite, son père est empoisonné par Della Rovere qui est élu pape. Enfin, ses amis, croyant le mettre en sûreté, l'envoie auprès du roi de Navarre qui le fait transpercer de lances dès sa descente sur les quais...

Et c'est ainsi que se termine le rêve de conquêtes et celui d'une Italie unifiée qu'avait porté la famille Borgia !

D'où le titre de l'album, vous suivez ? 😤

Alors que pouvons-nous en conclure, à part que ce tome m'a inspiré des jeux de mots plus pourris les uns que les autres ?  Tout simplement que c'est l'album de trop...  On a l'impression que les auteurs avaient hâte d'en finir avec la série. Les albums précédents étaient déjà pas mal excessifs dans la description des Borgia et l'usage des rumeurs sur leur compte, mais avec celui-là, on tombe dans l'outrance outrancière ! Ah, je note quand même une différence : les scènes de sexe ont presque disparu pour céder la place à des scènes de torture et de sévices (finalement, je me demande si je ne préférais pas le sexe à gogo !! 😅)
Bref,  les approximations historiques virent au grand n'importe quoi, franchement, j'ai failli m'étrangler de rire tellement certaines scènes étaient surréalistes ! A croire que le scénariste a complètement craqué... ou a écrit sous l'effet de substances psychotropes... (un peu comme moi pour cette chronique !! 😁)

Encore une fois, le dessin de Manara est toujours aussi beau et élégant et sauve la série d'un ratage complet...

Appréciation :

note : 1 sur 5

Mes autres avis sur la série : tome 1tome 2 ♦  tome 3

extrait

 Tout est Vanité de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 4     Tout est Vanité de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 4

 

Tout est Vanité de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 4

divers

Challenge "Borgia" proposé par A-Little-Bit-Dramatic

Ma 4ème participation au challenge d'A-Little-Bit-Dramatic.

La pourpre et l'or - Murena T1 - de Dufaux et Delaby

Ma 9ème participation au challenge de Lynnae.

Le Manoir des Sortilèges de Serge Brussolo

Ce billet est ma 13è participation au challenge de Miyuki. -

Challenge "Je veux du héros !" proposé par Nadège

Ma 2ème participation au challenge de Nadège - César Borgia, parce qu'il a un corps de dieu grec, musclé et tout et tout, et que c'est un condiottere de talent !

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Les Flammes du Bûcher de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 3

Les Flammes du Bûcher de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 3 

Fiche détaillée

Scenario > Alexandro Jodorowsky
Dessin > Milo Manara
Couleur > Milo Manara
Editeur > Drugstore
Série > Borgia, tome 3
Genre > Aventures historiques, Erotisme
Date de parution > 2008
Nombre de planches > 46
Traduction > Jean-Michel Boschet

auteur
(source : Evene, BdCasterman et Wikipédia)

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1 Né en 1929, fils d'émigrants russes exilés au Chili, Alexandro Jodorowsky commence sa carrière artistique comme marionnettiste ambulant. Il part pour la France à 24 ans et intègre la compagnie Marcel Marceau. Cinq ans plus tard, il abandonne la troupe pour devenir peintre en bâtiment. Il rencontre Roland Topor et Fernando Arrabal avec qui il crée un anti-mouvement artistique, Panique, visant à dépasser le surréalisme. Puis il repart en Amérique du Sud où il reste dix ans. Là, en plus de la pantomime, il crée le théâtre d'avant-garde de Mexico, et réalise trois films dont El Topo, qui devient le film culte de la génération psychédélique. Il se lance alors dans la bande dessinée. Après L'Etranger avec Manuel Moro, il crée avec Moebius le personnage de John Difool. La série de L’Incal impose Jodorowsky comme l'un des scénaristes les plus originaux et les plus prolifiques. Auteur de plusieurs romans, essais et poèmes, il est aussi mystique. Inventeur du concept de psychomagie, il est le spécialiste incontesté du Tarot de Marseille.
son site -

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1Né en 1945, Manara est d'abord venu à la bande dessinée pour des raisons alimentaires. En 1968, il finance ses études d'architecture à Venise avec ses premières planches professionnelles — des récits érotiques. Il abandonne son métier d'assistant de sculpteur et publie Genius, pour les éditions Vanio. Viennent ensuite les aventures de Jolanda, femme pirate. Mais très vite, il entame avec Le roi des singes une oeuvre personnelle, aussitôt remarquée par les éditions Casterman, pour qui il crée le personnage de Giuseppe Bergman, suivi trois ans plus tard de Jour de colère, puis de Rêver peut-être. C'est en 1987 que Hugo Pratt devient son scénariste, avec qui il publie Un été indien, et plus récemment El Gaucho. En 1990, il met en image Voyage à Tulum, puis en 1996 le de son autre maître, Fellini. C'est début 98 que paraît Revoir les étoiles, la toute dernière aventure de Giuseppe Bergman.Aujourd'hui, Milo Manara continue une production régulière d'histoires érotiques aux éditions Albin Michel (rééditées par Drugstore) mais il participe également à des projets plus originaux, comme l'illustration de portfolios divers ou encore la série Borgia avec le scénariste Alejandro Jodorowsky.
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quatrieme de couverture

Rome n'est plus une ville sainte, mais un chaos sans foi ni loi. La mafia Borgia, les premiers parrains de l'histoire, en sont les maîtres.

avis personnel

 En 1494, à l'occasion d'un bal masqué donné par le pape pour fêter Pâques, Lucrèce (masquée) devient la maîtresse de son père (masqué), qui, l'ayant promise à Cesar et redoutant les fureurs jalouses de son fils, refuse de donner suite à leurs ébats une fois les masques tombés. Sur les conseils de Lucrèce, il se rabat sur Julia Farnèse qu'il délivre du couvent où il l'avait envoyée dans le premier tome !

A Florence, Savanarole continue à conspuer le pape et organise un bûcher des vanités dans lequel Botticelli lui-même porte une de ses peintures représentant "Trois nymphes tentant de sortir Eros, aussi dénudé qu'elles, du sommeil".
Peu après, semblant donner raison aux diatribes de Savanarole, la peste frappe Rome. La famille Borgia se réfugie en dehors de la Ville éternelle, Lucrèce, enceinte de son frère, auprès de son mari à Pesaro, César à Naples, et Julia accompagne le pape qui se lance dans des pélerinages à travers l'Italie.

Dans le même temps, son vieil ennemi Della Rovere intrigue auprès de Charles VIII pour le faire destituer. Mais l'âme damnée du pape, Micheletto, soudoie l'astrologue de Charles VIII afin qu'il détourne le roi du cardinal Della Rovere.
Lorsque les troupes françaises envahissent la péninsule, Alexandre VI leur oppose une armée... de putains ! Il obtient  que les Etats pontificaux soient épargnés par l'armée française; mais il se voit dans l'obligation  pour récupérer Julia Farnèse, que les Français ont capturée, de l'échanger contre une rançon... et contre son fils César cédé comme otage !
Bien sûr, le rusé César finit par s'échapper. De son côté, Lucrèce se fournit en poison pour se débarrasser de son encombrant et puant mari !

Le nom des Borgia, déjà chargé d'opprobre de leur vivant, continue à l'être looooooongtemps après leur mort; cela en devient même lassant tant les auteurs semblent se complaire dans une débauche d'orgies, de sexe (oui, c'est à peu près la même chose mais je voulais souligner l'omniprésence de scènes coïtales ! ^^) et de crimes crapuleux ! Rodrigo atteint ici des sommets dans l'ignominie et l'abjection ! De plus, les intrigues politiques ne sont pas suffisamment développées à mon goût, c'est dommage car il y des passages qui auraient pu relever mon intérêt pour l'histoire et contrebalancer ainsi l'ambiance assez malsaine et dérangeante de cet opus... si bien que l'on a l'impression de tourner en rond !
Seule consolation, les dessins de Manara sont toujours un régal pour les yeux et rendent d'une certaine manière hommage aux artistes italiens du Quattrocento !

Appréciation :

note : 2 sur 5

Mes autres avis sur la série : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 4

extrait

 Les Flammes du Bûcher de Jodorowsy & Manara - Borgia, tome 3   Les Flammes du Bûcher de Jodorowsy & Manara - Borgia, tome 3

divers

Challenge "Borgia" proposé par A-Little-Bit-Dramatic

Ma 3ème participation au challenge d'A-Little-Bit-Dramatic.

La pourpre et l'or - Murena T1 - de Dufaux et Delaby

Ma 8ème participation au challenge de Lynnae.

Le Manoir des Sortilèges de Serge Brussolo

Ce billet est ma 12è participation au challenge de Miyuki. -

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jeudi 4 avril 2013

Le pouvoir et l'inceste de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 2

 Le pouvoir et l'inceste de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 2

Fiche détaillée

Scenario > Alexandro Jodorowsky
Dessin > Milo Manara
Couleur > Milo Manara
Editeur > Albin Michel
Série > Borgia, tome 2
Genre > Aventures historiques, Erotisme
Date de parution > 2006
Nombre de planches > 54
Traduction > Jean-Michel Boschet

auteur
(source : Evene, BdCasterman et Wikipédia)

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1

Né en 1929, fils d'émigrants russes exilés au Chili, Alexandro Jodorowsky commence sa carrière artistique comme marionnettiste ambulant. Il part pour la France à 24 ans et intègre la compagnie Marcel Marceau. Cinq ans plus tard, il abandonne la troupe pour devenir peintre en bâtiment. Il rencontre Roland Topor et Fernando Arrabal avec qui il crée un anti-mouvement artistique, Panique, visant à dépasser le surréalisme. Puis il repart en Amérique du Sud où il reste dix ans. Là, en plus de la pantomime, il crée le théâtre d'avant-garde de Mexico, et réalise trois films dont El Topo, qui devient le film culte de la génération psychédélique. Il se lance alors dans la bande dessinée. Après L'Etranger avec Manuel Moro, il crée avec Moebius le personnage de John Difool. La série de L’Incal impose Jodorowsky comme l'un des scénaristes les plus originaux et les plus prolifiques. Auteur de plusieurs romans, essais et poèmes, il est aussi mystique. Inventeur du concept de psychomagie, il est le spécialiste incontesté du Tarot de Marseille.
- son site -

Du sang pour le pape de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 1

Né en 1945, Manara est d'abord venu à la bande dessinée pour des raisons alimentaires. En 1968, il finance ses études d'architecture à Venise avec ses premières planches professionnelles — des récits érotiques. Il abandonne son métier d'assistant de sculpteur et publie Genius, pour les éditions Vanio. Viennent ensuite les aventures de Jolanda, femme pirate. Mais très vite, il entame avec Le roi des singes une oeuvre personnelle, aussitôt remarquée par les éditions Casterman, pour qui il crée le personnage de Giuseppe Bergman, suivi trois ans plus tard de Jour de colère, puis de Rêver peut-être. C'est en 1987 que Hugo Pratt devient son scénariste, avec qui il publie Un été indien, et plus récemment El Gaucho. En 1990, il met en image Voyage à Tulum, puis en 1996 le de son autre maître, Fellini. C'est début 98 que paraît Revoir les étoiles, la toute dernière aventure de Giuseppe Bergman.Aujourd'hui, Milo Manara continue une production régulière d'histoires érotiques aux éditions Albin Michel (rééditées par Drugstore) mais il participe également à des projets plus originaux, comme l'illustration de portfolios divers ou encore la série Borgia avec le scénariste Alejandro Jodorowsky.
- son site -

quatrieme de couverture

Rome n'est plus une ville sainte, mais un chaos sans foi ni loi. La mafia Borgia, les premiers parrains de l'histoire, en sont les maîtres.

avis personnel

A peine élu pape sous le nom d'Alexandre VI, Rodrigo Borgia doit faire face au chaos qui règne à Rome. Il ne recule devant aucune machination, aucun meurtre pour rétablir l'ordre.
Mais très vite, les prêches de Savanarole à Florence, toujours plus virulents à son encontre, menacent son autorité et il décide d'arranger le mariage de sa fille avec Giovanni Sforza dont les liens avec la ville de Milan pourraient contrecarrer l'influence du prêtre fanatique.

Rodrigo doit également régler les rivalités qui s'expriment de plus en plus souvent entre Giovanni et Cesar qui aspire à une carrière militaire. C'est l'occasion pour lui de rappeler à ses enfants l'importance de la cohésion d'une famille : "Tout le monde peut arriver à vaincre un Borgia, personne ne peut en vaincre cinq !"

A peine consommé (et ce passage m'a fait sourire car je venais juste de voir sur Canal+ la scène de la série Borgia mais cette fois entre Lucrèce et Alfonso de Naples), le mariage devient obsolète pour les intérêts politiques de Rodrigo quand celui-ci apprend les ambitions italiennes du roi de France. Pour contrer cette invasion, le pape lorgne désormais sur une union avec Naples...

Avant toute chose, je voudrais relever quelques incohérences : Innocent VIII a perdu une lettre dans la première planche et devient Innocent VII; les aînés de la fratrie Borgia, enfants dans le 1er tome, sont devenus adultes dans le 2ème au mépris de toute règle spatio-temporelle ! Et pour finir, les frères Borgia Giovanni et Cesar ont échangé leur couleur de cheveux...


Mais passons à la critique !Le tome 2 va encore plus loin dans la transgression et dans la violence que le premier ! Sisisi, c'est possible ! Les auteurs continuent à grossir le trait sur les Borgia et l'on a droit à des scènes d'écartèlement, d'inceste, de meurtres, de gore... Le sexe est toujours aussi présent mais j'ai trouvé les scènes d'orgie un peu, voire beaucoup ridicules : elles arrivent dans l'histoire sans crier gare comme un poil pubien cheveu sur la soupe ! Malgré ces réserves, l'intrigue, bien que parfois dérangeante, est vraiment prenante !
Et les dessins de Manara sont toujours aussi somptueux !

Mon appréciation :

note : 3 sur 5

Mes autres avis sur la série : tome 1tome 3tome 4

extrait

Le pouvoir et l'inceste de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 2    Le pouvoir et l'inceste de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 2

divers

Challenge "Borgia" proposé par A-Little-Bit-Dramatic

Ma 2ème participation au challenge d'A-Little-Bit-Dramatic.

La pourpre et l'or - Murena T1 - de Dufaux et Delaby

Ma 7ème participation au challenge de Lynnae.

Le Manoir des Sortilèges de Serge Brussolo

Ce billet est ma 11è participation au challenge de Miyuki. -

 

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Le pouvoir et l'inceste de Jodorowsky & Manara - Borgia, tome 2

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