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dimanche 2 février 2014

Les Refuges de pierre de Jean M. Auel - Les Enfants de la terre, tome 5

Les Refuges de pierre de Jean M. Auel - Les Enfants de la terre, tome 5

Fiche détaillée

 Auteur > Jean M. Auel
Editeur > Le Grand Livre du Mois
Série > Les Enfants de la terre
Genre > roman préhistorique
Date de parution > 2002 aux USA, 2002 en France et pour la présente édition
Titre original > The Shelters of Stone
Nombre de pages > 647
Traduction > de l'américain par Jacques Martinache

auteur
(sources : Evene)

jean m auelNée en 1936 à Chicago, Jean Auel décide à l’âge de 40 ans de quitter ses fonctions dans une entreprise électronique qu’elle ne juge plus assez intéressantes. En attendant de trouver un nouvel emploi, elle se met à écrire une nouvelle dont l’héroine est une femme de la préhistoire. Jean Auel consacre alors son temps à faire des recherches sur cette époque pour laquelle elle se passionne. Ainsi naît Alya, une jeune femme de la tribu des Cro-Magnon, qui au fil de ses aventures, fait revivre tout un pan de la préhistoire.
Le premier livre de la saga, Le Clan de l’Ours des cavernes, publié en 1980, rencontre un très grand succès. A travers Ayla, figure résolument moderne, ce sont les thèmes de la différence, de la place de la femme dans la société et de la relation des hommes avec la nature qui sont abordés dans les six romans, vendus à plus de 45 millions d’exemplaires à travers le monde.
- site dédié -

quatrieme de couverture

Le long voyage d'Ayla et de Jondalar touche à son terme.  Après un long voyage épique à travers l'Europe, les deux héros de la grande saga «Les enfants de la terre»  arrivent à l'emplacement de la Neuvième Caverne, un camp de l'âge de pierre situé dans ce qu'on appellera bien plus tard le Périgord. C'est là que Jondalar retrouve la tribu qui l'a vu naître, et qui se réjouit de son retour.
L'accueil fait à l'étrangère est plus mitigé. Cette femme parle avec un accent curieux et, surtout, elle est suivie par un loup et deux chevaux sur lesquels elle exerce un pouvoir troublant. Mais, si la jeune femme étonne les Zelandonii, ceux-ci la surprennent tout autant par leur façon de vivre dans leurs confortables abris-sous-roche et par la splendeur des peintures dont ils ornent leurs grottes.
Alors qu'elle donne naissance à un enfant très attendu, la jeune femme prend conscience du rôle qu'elle est appelée à jouer dans la destinée des Zelandonii...

première phrase

 "Rassemblés sur la corniche calcaire, les Zelandonii les regardaient approcher."

avis personnel

«Et l'ennui naquit un jour de l'uniformité»...
Si je me permets de citer Houdar de la Motte, c'est un peu pour compenser le néant intersidéral de cette oeuvre dite littéraire ! Franchement, j'ai eu l'impression de tourner en rond avec ce 5è tome, voire de faire du moonwalk (mais sans la satisfaction artistique...) ! Que le temps m'a paru long !  J'avoue que j'ai lu une bonne moitié du livre en diagonale, voire j'ai carrément et à maintes reprises sauté plusieurs pages de suite tant l'intrigue et les dialogues m'ont paru creux et sans intérêt, sans compter le recyclage de passages entiers des tomes précédents... vous comprendrez donc que ce livre constitue à mes yeux une vaste escroquerie littéraire !
A chaque fois qu'Ayla rencontre de nouvelles personnes, nous avons droit à la litanie sans fin des présentations (même avec des personnages qui ne réapparaîtront jamais par la suite), aux mêmes explications sur la manière dont elle a domestiqué ses animaux, ou inventé le propulseur ou eu l'idée des pierres à feu...
De plus, Auel radote encore en de longs monologues parfaitement assommants sur les événements survenus dans les QUATRE tomes précédents... et encore... et encore... et encore... jusqu'à l'écoeurement...
Si elle ne faisait que se répéter d'un tome à l'autre, ce ne serait peut-être pas si intenable, mais elle fait dorénavant pire : elle se répète à l'intérieur même de ce tome ! Et pas une fois, pas deux fois, pas trois fois, non, des dizaines de fois... Par exemple, je n'en pouvais plus d'entendre les Zelandonii entonner le Chant de la Mère à longueur de chapitres...
J'avais envie de hurler au Monde des Esprits : mais achevez-moi, bon sang, vous voyez bien que je souffre !!
Car j'ai souffert, mes amis, par le Grand Mog-Ur oui, j'ai bien souffert... pourtant, les 200 premières pages ne m'avaient pas semblé aussi catastrophiques que ce que je craignais, mais l'illusion s'est vite dissipée, croyez-moi !

Il n' y a aucune intrigue, aucune action, aucune tension dramatique.
Les pistes intéressantes qu'Auel aurait pu exploiter ont soit été abandonnées (par exemple, le projet de troc et de négociation avec les Têtes Plates évoqué page 64) soit eu l'effet d'un pétard mouillé (page 515, plusieurs adversaires du couple ruminent leur vengeance contre lui ! et là, on se dit, chouette, on va avoir enfin un peu d'action, un peu de suspens, un peu de cri, un peu de larmes, un peu de vie, quoi ! eh bien non... page 523, ces ennemis irréductibles tentent juste de s'opposer à l'union de la soeur de Jondalar avec un sang-mêlé rien que pour les enquiquiner... oh vi, ça les enquiquine vachement, hein !!) soit pas du tout abordées (et pourtant, il y aurait eu matière à provoquer un peu d'action, un peu de suspens, un peu de cri, un peu de larmes, un peu de vie, quoi ! si Ayla avait été traitée comme une paria par les Zelandonii en raison de son passé... si le dilemme avait été posé à Jondalar entre son amour pour Ayla et sa loyauté envers son peuple... si le statut élevé de leur couple avait été véritablement remis en question... si Auel ne s'était pas contentée de faire du remplissage... ça aurait eu quand même plus de gueule, hein !)

Et que dire des personnages...
La manie d'Auel de vouloir à tout prix souligner le caractère exceptionnel de son héroïne, la perfection de son comportement en toutes circonstances ( Ayla ne commet jamais de faux pas, elle se tire toujours de situations compliquées avec panache, elle séduit tout le monde en dépit du fait qu'elle ait vécu avec des Têtes Plates qui sont pourtant considérés comme des animaux répugnants, et comme par magie, les Zelandonii oublient les préjugés que l'auteure nous a pourtant rabâchés durant les 3 derniers tomes comme profondément ancrés dans leurs mentalités... on a envie de dire : tout ça pour ça... d'autant que l'on apprend avec stupéfaction à la page 115 que Jondalar a par le passé pris la défense de son cousin au 1/4 Tête Plate... en parfaite incohérence avec les propos qu'il tient dans les volumes précédents...). Bref, Jondalar et Ayla ne sont plus que des caricatures d'eux-mêmes...

Concernant les personnages secondaires, contrairement au 1er tome, aucun n'est développé. Ils n'entrent en scène que pour souligner la perfection de l'héroïne suivant le même schéma barbant : ses interlocuteurs remarquent son accent étrange mais finalement les femmes la trouvent gentille et les hommes irrésistible...

Bref, j'ai eu l'impression de toucher le fond avec ce 5ème tome mais je suis sûre que l'auteure a réussi à trouver une pelle pour creuser encore avec le dernier tome de la saga ! Verdict dans 2 mois...

Appréciation :

note : 0 sur 5

Mes autres avis sur la saga : tome 1tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4

extrait

je passe mon tour...

divers

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samedi 30 novembre 2013

Le Grand Voyage de Jean M. Auel - Les Enfants de la terre, tome 4

Le Grand Voyage de Jean M. Auel - Les Enfants de la terre, tome 4

Fiche détaillée

 Auteur > Jean M. Auel
Editeur > Le Grand Livre du Mois
Série > Les Enfants de la terre
Genre > roman préhistorique
Date de parution > 1990 aux USA, 1991 en France, 1991 pour la présente édition
Titre original > The Plain of Passage
Nombre de pages > 656
Traduction > de l'américain par Alexis Champon

auteur
(sources : Evene)

jean m auelNée en 1936 à Chicago, Jean Auel décide à l’âge de 40 ans de quitter ses fonctions dans une entreprise électronique qu’elle ne juge plus assez intéressantes. En attendant de trouver un nouvel emploi, elle se met à écrire une nouvelle dont l’héroine est une femme de la préhistoire. Jean Auel consacre alors son temps à faire des recherches sur cette époque pour laquelle elle se passionne. Ainsi naît Alya, une jeune femme de la tribu des Cro-Magnon, qui au fil de ses aventures, fait revivre tout un pan de la préhistoire.
Le premier livre de la saga, Le Clan de l’Ours des cavernes, publié en 1980, rencontre un très grand succès. A travers Ayla, figure résolument moderne, ce sont les thèmes de la différence, de la place de la femme dans la société et de la relation des hommes avec la nature qui sont abordés dans les six romans, vendus à plus de 45 millions d’exemplaires à travers le monde.
- site dédié -

quatrieme de couverture

Ayla et Jondalar, son compagnon, poursuivent leur traversée des steppes immenses du continent européen. La femme aux cheveux d'or et le géant blond suscitent le trouble et l'effroi sur leur passage. Les peuples rudes qu'ils rencontrent vivent de la chasse et de la cueillette mais n'ont jamais vu d'animaux domestiques. Or, ce couple étrange se déplace à cheval, en compagnie d'un loup apprivoisé. D'où tient-il donc ses pouvoirs ?
En quête d'un lieu qui deviendrait le foyer de leur amour, Ayla et Jondalar affrontent mille périls et feront maintes découvertes au cours de ce voyage initiatique à travers un monde inconnu, dangereux et grandiose.

première phrase

"A travers la brume poudreuse, la femme aperçut au loin un faible mouvement et se demanda s'il s'agissait du loup qu'elle avait vu gambader quelques instants plus tôt."

avis personnel

Le Grand Voyage de Jean M. Auel - Les Enfants de la terre, tome 4

Bon, certaines de mes craintes se sont confirmées à la lecture de cette suite : Auel ne s'est pas rattrapée et commet les mêmes erreurs que dans le tome précédent, à savoir des redites, des descriptions aussi longues qu'un jour sans pain, et une trop grande présence de scènes sexuelles qui n'apportent rien à l'histoire.
Cinq années se sont écoulées entre la publication du tome 3 et celle du tome 4, si bien que l'auteure se sent obligée de rappeler en de longs passages les événements qui se sont déroulés depuis le début de la saga. De plus, on a encore le droit à d'interminables descriptions sur la faune et la flore comme si l'auteure voulait à tout prix nous démontrer qu'elle s'était documentée; on a également l'impression qu'elle écrit comme si c'était le 1er tome de la série et que le lecteur découvrait cet univers préhistorique. Sincèrement, je n'en pouvais plus !
Et mon moral a fini de sombrer en découvrant l'appétit sexuel insatiable de notre couple fétiche... Je sais que la télé n'existait pas encore mais par le Grand Mog-Ur, un peu de tenue, les enfants !
Ils chassent, ils font l'amour ! Ils traversent une rivière, ils font l'amour ! Ils réparent leurs outils, ils font l'amour ! Et ainsi de suite... Auel réussit même l'exploit d'écrire un passage comique de manière involontaire : Jondalar, toujours anxieux et sur-protecteur dès qu'il s'agit d'Ayla, s'apaise illico quand il peut insinuer son mammouth laineux dans la caverne sacrée de son incroyable compagne ! (désolée pour ce moment d'égarement, je craque !) Jugez vous-mêmes : "Contrairement à son habitude, Ayla restait silencieuse, perdue dans ses souvenirs nostalgiques, mais elle répondit de bonne grâce aux caresses de Jondalar. Le mutisme de sa compagne cessa alors de l'inquiéter." (page 312). Collector, non ?  :)
Ah oui, j''allais oublier l'essentiel : page 174, nous nous rendons compte qu'Ayla et Jondalar viennent d'inventer le 69... S'ils pouvaient seulement apprendre les bienfaits de l'abstinence... ^^

Les 300 premières pages ont donc été une véritable torture pour moi, si bien que j'ai maintes fois survolé les passages répétitifs et/ou assommants. J'ai même abandonné ma lecture plusieurs jours de suite et ne l'ai reprise que parce que j'organisais cette lecture commune.

Mon intérêt s'est relevé quand Jondalar échoue chez les S'Armunai, /!\Attention spoiler/!\tribu où les femmes ont pris le pouvoir, éliminant les opposants mâles et asservissant les autres../!\Fin du spoiler/!\ De même, leur rencontre avec un couple de Têtes Plates a comblé pour un temps ma frustration concernant l'absence d'informations sur la destinée du clan adoptif d'Ayla. J'ai même souri plusieurs fois à certaines remarques humoristiques de Yorga, et à l'humour involontaire de Guban : "Une femme [des Autres] connaissait parfaitement le langage du Clan, et un homme, avec des capacités plus limitées, mais certainement plus utiles puisque c'était un mâle..." (page 596)
Mais sincèrement, ce sont les seuls bons moments de lecture pour moi (avec la légende qui naît chez les différents peuples rencontrés par Ayla et Jondalar quand ils leur apparaissent avec leurs chevaux et leur loup ! ).

En parlant de ces différents peuples, il s'agit de ceux déjà croisés par Jondalar et son frère Thonolan lors de leur Grand Voyage à l'aller (tome 2). Malheureusement, l'arrivée de Jondalar et d'Ayla chez eux est toujours traité selon le même schéma :
♦ ils sont effrayés par les animaux mais reconnaissant Jondalar acceptent de les accueillir
♦ Ayla les fait profiter de son savoir de guérisseuse
♦ Jondalar se demande s'il n'a pas engendré un enfant de son esprit lors de son 1er passage, mais comme par hasard, ses anciennes maîtresses ont toutes quitté leur tribu
♦ Loup s'amuse avec les enfants
♦ chaque peuple est impressionné par leurs inventions
♦ leurs hôtes leur proposent de s'installer définitivement chez eux malgré le passé d'Ayla
♦ ils s'échangent des cadeaux puis se disent adieu

Alors, plus de 600 pages sans véritable intrigue, avec des personnages manichéens sans aucune profondeur et quelques dialogues creux frôlant parfois le ridicule, c'est long, très long, aussi long que ce voyage de retour accompli par Jondalar et Ayla...
Je ne me fais plus d'illusions sur le reste de la saga, mais je me dis : courage, plus que deux livres à lire !!!

Appréciation :

note : 2 sur 5

Mes autres avis sur la saga : tome 1tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 5

extrait

Pas d'extrait cette fois-ci, trop la flemme d'en chercher un qui me plaise...

divers

Lecture commune : Les Enfants de la Terre, tome 1

La 4ème LC que j'organise !
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dimanche 15 septembre 2013

Les Chasseurs de mammouths de Jean M. Auel - Les Enfants de la Terre, tome 3

Les Chasseurs de mammouths de Jean M. Auel - Les Enfants de la Terre, tome 3

 

 Fiche détaillée

 Auteur > Jean M. Auel
Editeur > Le Grand Livre du Mois
Série > Les Enfants de la terre
Genre > roman préhistorique
Date de parution > 1985 aux USA, 1985 en France, 2000 pour la présente édition
Titre original > The Mammoth Hunters
Nombre de pages > 620 (1470)
Préface > Jean-Philippe Rigaud, paléonthologue
Traduction > de l'américain par Renée Tesnière

auteur
(sources : Evene)

jean m auelNée en 1936 à Chicago, Jean Auel décide à l’âge de 40 ans de quitter ses fonctions dans une entreprise électronique qu’elle ne juge plus assez intéressantes. En attendant de trouver un nouvel emploi, elle se met à écrire une nouvelle dont l’héroine est une femme de la préhistoire. Jean Auel consacre alors son temps à faire des recherches sur cette époque pour laquelle elle se passionne. Ainsi naît Alya, une jeune femme de la tribu des Cro-Magnon, qui au fil de ses aventures, fait revivre tout un pan de la préhistoire.
Le premier livre de la saga, Le Clan de l’Ours des cavernes, publié en 1980, rencontre un très grand succès. A travers Ayla, figure résolument moderne, ce sont les thèmes de la différence, de la place de la femme dans la société et de la relation des hommes avec la nature qui sont abordés dans les six romans, vendus à plus de 45 millions d’exemplaires à travers le monde.
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quatrieme de couverture(sources : Presses de la Cité)

Au cours de leur périple, Ayla et son compagnon Jondalar font la connaissance des Mamutoï, un peuple de chasseurs de mammouths. Grâce à ses talents de guérisseuse, mais aussi à son étonnante familiarité avec les animaux, la jeune Cro-Magnon gagne rapidement la confiance et l’admiration de la tribu, qui accueille le couple avec chaleur.
La situation se complique cependant lorsque Ranec, un artiste du clan, invite Ayla à venir admirer les statuettes en ivoire qu’il a sculptées pour honorer la « Grande Mère », figure suprême de la religion des Mamutoï. Enfant noir adopté par les Mamutoï, Ranec est un séducteur né, et est loin de laisser Ayla indifférente. Dévoré par une jalousie féroce, un sentiment considéré comme un vice ignoble, Jondalar sombre peu à peu dans le désespoir.
Qui de l’artiste ou du chasseur, Ayla choisira-t-elle ? De cette décision difficile dépend tout son avenir.

première phrase

"Tremblante de peur, accrochée à l'homme qui la dominait de sa haute taille, Ayla regardait approcher les inconnus."

avis personnel

Les Chasseurs de mammouths de Jean M. Auel - Les Enfants de la Terre, tome 3

Nous retrouvons Ayla et Jondalar là où nous les avions laissés dans La Vallée des chevaux : ils sont approchés par un groupe de Mamutoï, autrement dit le peuple des chasseurs de mammouths, et il s'avère que Jondalar est apparenté à Talut, "l'Homme-qui-commande" de ce groupe puisque la cousine de ce dernier, Tholie, fut également la seconde compagne de Thonolan, le frère défunt de Jondalar. Ils sont donc invités à passer l'hiver dans leur camp, appelé le Camp du Lion.
Ayla est d'abord réticente à les suivre puis à rester parmi eux : la cohabitation se révèle en effet difficile pour elle, en premier lieu du fait qu'elle a vécu seule pendant 4 ans et que ce peuple-là se montre beaucoup plus bruyant et beaucoup plus querelleur que son peuple d'adoption, mais surtout à cause de ses origines, qui constituent aux yeux des Homo Sapiens une souillure indélébile.

Les Chasseurs de mammouths de Jean M. Auel - Les Enfants de la Terre, tome 3

Ce séjour chez les Mamutoï va également être vécu par Jondalar comme une épreuve douloureuse car le grand homme blond va être confronté à la jalousie lorsque Ranec, le charismatique sculpteur de la tribu, entreprend de séduire Ayla, et à la honte que les Mamutoï, puis son peuple, ne découvrent le passé d'Ayla au sein d'une tribu de Têtes Plates... Ces deux sentiments vont creuser un abîme d'incompréhension et de colère et l'éloigner de la jeune femme.

A travers les yeux d'Ayla, qui, contrairement à ses craintes premières, va être acceptée parmi les Mamutoï qui décident même de l'adopter au sein de leur camp lui donnant une tribu de qui se réclamer, on découvre la vie quotidienne de ces Homo sapiens, la chasse, la fabrication de cuirs , leur différentes techniques pour faire le feu ou tailler des silex, leur religion, leur organisation sociale...
C'est ainsi que l'on apprend  que c'est l'Esprit de l'homme qui  a été créé à partir de l'Esprit de la femme (ça nous change !^^) et que c'est la mère qui transmet un statut prestigieux (ou pas) à ses enfants...
Chaque camp de Mamutoï est commandé par un frère et une soeur, si bien que certains foyers sont parfois obligés d'adopter une femme de grand prestige quand les soeurs viennent à manquer... Nous avons donc affaire à une société profondément matriarcale, ce qui est confirmé lors de la Réunion d'Eté où le Conseil des Soeurs prime sur celui des Frères...

Les Chasseurs de mammouths de Jean M. Auel - Les Enfants de la Terre, tome 3

Bref, dans Le Clan de l'ours des cavernes et dans La Vallée des chevaux, l'abondance des détails sur le climat, les paysages et les moeurs ne m'avaient jamais ennuyée, bien au contraire, mais là, j'avoue que j'ai parfois survolé ces passages, d'autant plus que l'on a l'impression de relire les mêmes d'un livre à l'autre. La magie de la découverte n'opère plus vraiment cette fois. De plus, l'auteure transpose cette foultitude de détails aussi bien sur les descriptions anthropologiques ou matérielles que sur les descriptions des scènes sexuelles.
Je n'ai rien contre les scènes de sexe... à condition qu'elles soient réussies ! Or, dans ce tome, elles sont répétitives et sans surprises, voire ridicules (la palme revenant à Ranec auquel j'avais envie de crier :"Mais ferme-là deux secondes" tant il se montre bavard durant l'acte. Je vous laisse apprécier ses paroles : «Parfaite, absolument parfaite. Voyez plutôt ces seins, pleins et pourtant gracieux (...) - Parfaits, si parfaits, murmura-t-il en passant à l'autre sein. » (page 1130), et je n'en laisse qu'un petit aperçu. Franchement, ça m'a crispée !
Le pire, c'est qu'une grande partie du livre (environ 400 pages) tourne autour du triangle amoureux formé par Jondalar / Ayla / Ranec, et qui ne repose en fait que sur un malentendu du couple.
Le comportement de Jondalar devient incompréhensible : mes sentiments envers lui n'ont cessé d'osciller entre compassion et agacement. J'ai trouvé ses réactions d'homme jaloux complètement immatures, voire pathétiques, alors qu'il aurait suffi pour décanter la crise que Jondalar et Ayla s'expliquent... Surtout que ce problème d'incommunicabilité avait déjà été évoqué dans le tome 2 et semblait révolu ! Franchement, on a parfois l"impression de se retrouver dans un épisode de Sex and the city... pardon, je voulais écrire Silex and the city !
Seul Rydag semble avoir un discours adulte (Jondalar aurait dû s'en inspirer, ce qui nous aurait épargner une bonne partie de ses jérémiades !) :"Font bons signaux, disent mots faux" (page 1265)
Pourtant, certaines des scènes liées à cette crise sont émouvantes : les pleurs de Jondalar se consolant avec Loup, Ayla demandant à Mamut pourqoi Jondalar ne l'aime plus, Jondalar perdant contrôle et la prenant de force (alors qu'elle est consentante)... De plus, on ressent très bien la douleur et la culpabilité du jeune homme... mais sur 400 pages, cela fait un peu long, surtout que ces passages alimentent un faux suspens car on sait très bien qui va finir avec qui !
Et que dire du comportement peu crédible des Mamutoï, qui, bien que connaissant l'attachement profond et sincère de Jondalar et d'Ayla, DECIDENT de ne pas intervenir pour tenter de les aider à surmonter cette épreuve...

Les Chasseurs de mammouths de Jean M. Auel - Les Enfants de la Terre, tome 3

Encore heureux que Frebec et Crozie étaient là pour mettre un peu de piment dans cette histoire qui tirait en longueur.
J'ai également beaucoup aimé les passages avec Rydag, qui sont les plus poignantes du livre, et qui nous ramènent à Durc et au Clan que j'aurais tant aimé retrouver. J'ai d'ailleurs à un moment souhaité qu'Ayla reste au sein des Mamutoï pour la voir mettre son projet à exécution...

Autre point mitigé : j'ai été heureuse de revoir Bébé, mais franchement, je trouve les retrouvailles aussi peu crédibles que ridicules... Auel, qu'as-tu fait à ton livre ?

Pour conclure, une lecture en demi-teinte. C'était intéressant de voir Ayla se confronter aux Autres et les passages avec le petit sang-mêlé étaient poignants. Par contre, je trouve les scènes érotiques trop présentes, inutiles et lassantes à la longue, de même que les atermoiements de Jondalar. Auel aurait dû supprimer certains passages inutiles, en condenser d'autres. De plus, en en faisant trop dans le sensationnel ou la perfection de son héroïne, elle gâche le potentiel de ce tome ainsi que la patience du lecteur...

J'espère qu'elle se rattrapera par la suite...

Appréciation :

note : 2 sur 5

Mes autres avis sur la saga : tome 1tome 2 ♦ tome 4 ♦ tome 5

extrait

page 1450 :
"Au signal d'Ayla, chaque Mamutoï du Camp du Lion ramassa une pierre et la déposa précautionneusement sur le linceul, construisant peu à peu le cairn qui recouvrirait la tombe. Ayla commença alors la cérémonie proprement dite, sans traduire les gestes qu'elle faisait. Elle utilisa les mêmes signes que Creb avait faits sur la tombe d'Iza, et qu'elle avait reproduits pour honorer Creb quand elle l'avait trouvé sous les décombres de la grotte. Elle se lança ainsi dans une danse gestuelle dont l'origine remontait à la nuit des temps, et dont la beauté majestueuse en étonna plus d'un.
Ayla n'employait pas les signes simplifiés qu'elle avait appris à ceux du Camp du Lion, mais ceux plus complexes que chaque position du corps enrichissait de nuances subtiles. De nombreux signes étaient si ésotériques qu'Ayla n'en connaissait pas le sens profond, mais elle utilisait aussi des signes plus courants que le Camp du lion comprenait. Ils s'aperçurent donc que le rituel était destiné à faciliter l'accès à l'autre monde. Mais les autres Mamutoï voyaient seulement une danse gestuelle où les bras et les mains dessinaient des mouvements gracieux qui évoquaient l'amour et la perte, le chagrin et l'espoir mythique de l'au-delà."

divers

Lecture commune : Les Enfants de la Terre, tome 1

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Défi "La guerre du feu"

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