samedi 25 juillet 2026

Parcelles d’histoire. Paris au Moyen Âge de Hélène Noizet



Editions : Presses universitaires de Vincennes (PUV)
Parution : 12 mars 2026
Genre : Essai historique
Pages : 
48
Partenariat

Quatrième de couverture :

Comment le Moyen Âge a dessiné la forme de la ville de Paris ? Les églises, la trame des rues, les lotissements, la poésie urbaine montrent comment les pratiques des habitants médiévaux ont durablement structuré l’espace urbain parisien.

Que reste-t-il du Moyen Âge dans la forme de la ville de Paris ? Malgré les apparences, presque tout: car les immeubles haussmanniens et les toits en zinc ne sont que la surcouche récente d’un espace urbain profondément structuré à l’époque médiévale. En croisant les plans, les textes et les vestiges archéologiques du 9e s. au 14e s., cette étude met en valeur les éléments moteurs de la fabrique urbaine, tels que les polarités ecclésiastiques, l’armature viaire, les lotissements, ce dont témoigne la déambulation du poète Guillot de Paris vers 1300.


Mon avis :

La quatrième de couverture résume parfaitement le contenu de ce livre qui n'a pas pour vocation de vulgariser les connaissances à ce sujet mais s'adresse essentiellement aux étudiants et chercheurs. Il est tiré du mémoire inédit d'une habilitation à diriger des recherches. C'est donc très pointu et assez aride, les démonstrations de l'auteure reposant sur des méthodes scientifiques, statistiques et cartographiques très poussées. 

Malgré tout, j'ai apprécié certains passages : le tableau 1 de la page 31 qui compare les spécificités entre chanoines et moines par rapport à l'urbanisation, l'origine possible de la dénomination de la rue des Rosiers qui faisait partie du lotissement cédé au début du 13ème siècle aux Templiers qui cultivaient... des rosiers !, l'annexe 2 qui liste les établissements de soins et d'assistance parisiens du 12ème siècle au 15ème siècle (les 4 léproseries sont extra muros, bien sûr !) et puis cette dernière partie portant sur un poème de Guillot qui écrit vers 1300 Le Dit des rues à Paris énumérant 300 rues en 554 vers et qui coorobore les résultats des recherches de l'historienne.
J'ai beaucoup aimé également l'idée de l'auteure de vouloir sonoriser la récitation de ce poème pour reconstituer les bruits qu'on entendait dans les rues au Moyen-Âge, comme Mylène Pardoen l'a fait pour le Paris du 18ème siècle.

Par contre, j'ai un peu tiqué quand elle mentionne Richer, moine à St Remi de Reims en écrivant Remi avec un accent aigu (on a en fait gardé jusqu'à nos jours l'usage du Moyen-Âge de l'écrire sans accent; d'ailleurs, on le prononce Reumi). Bref, c'est anecdotique mais ça m'a crispée...

Merci à Babelio et aux éditions PUV pour ce partenariat !

D'autres avis : BabelioBooknodeLivraddict

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