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mercredi 17 mai 2017

Le Highlander de D. Lygg - Les Gardiens de l'Ordre Sacré, tome 1

Merci à
http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html
et à
Editions Hélène Jacob
pour ce partenariat !
"Le jeune Alastar, inquiet, regardait sa nourrice alimenter le feu de tourbe servant à réchauffer la petite pièce par cette froide nuit d’automne."
 
Île de Skye, Écosse, XIVe siècle.

Le jeune Alastar ne le sait pas encore, mais son destin est déjà en marche. Il fera de lui un gardien de l’Ordre Sacré du Temple : ce corps d’élite composé de redoutables guerriers et créé pour veiller sur la frontière entre les deux mondes et leurs peuples.

Mais avant de devenir un immortel, il sera un enfant pétri de rêves de gloire, un adolescent ambitieux et désireux de faire ses preuves, un jeune guerrier prometteur, mais aussi un homme que l’amour d’un être d’exception changera à jamais. Une vie faite d’honneur, d’amitié et d’amour, mais également de combats, de pertes et de sacrifices… jusqu’à sa mystérieuse résurrection.

Plongez dans le passé de l’énigmatique gardien de la trilogie « Entre II Mondes ». Et découvrez comment tout a commencé...
Ayant trouvé le résumé alléchant, j'avais malgré tout hésité à participer à ce partenariat car la référence à ce highlander immortel me faisait craindre une trop grande ressemblance avec le fameux film de 1986, vous savez, celui où il ne doit en rester qu'un, mais j'ai bien fait de passer outre cette première impression car l'intrigue n'a absolument rien à voir avec le film éponyme !

Je me suis par ailleurs rendu compte après lecture que cette saga était en fait un spin-off avec la première trilogie Entre II Mondes écrite par l'auteure mais cela ne m'a pas du tout gênée dans la compréhension de l'histoire.

Or donc, ce premier tome est divisé en deux parties : la première se déroule à la fin du XIVème siècle, dans les Highlands et s'attache au troisième fils du seigneur Angus MacKinnon, Alastar qui reçoit une éducation de guerrier en compagnie de ses cousins, Connor et Dugald, et de ses amis Urain et MagnusOn est littéralement plongée au cœur de cette Ecosse médiévale où la rivalité entre les clans est prégnante, déchaînant une violence dont sont victimes les populations, et surtout les femmes. 
Malgré une écriture parfois maladroite, je me suis sentie vraiment immergée à cette époque troublée. On sent que l'auteure s'est documentée, et elle mêle habilement personnages, mais aussi événements, historiques et fictifs à son intrigue

La seconde partie se déroule deux siècles après les premiers faits dans un univers qui se révèle être de fantasy. La transition se fait tout en douceur et naturellement. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé découvrir cet univers, et les intrigues mortifères qui le menacent, comme elles ont douloureusement frappé les Highlands d'Alastar. On ne peut s'empêcher de trouver ce parallèle inquiétant et l'on tremble pour ces nouveaux personnages. C'est d'ailleurs dommage que l'auteure ne nous fasse pas découvrir plus en profondeur cet univers fascinant et je déplore que tout s'enchaîne un peu trop rapidement pour la résolution de cette machination. Enfin, ce que l'on croit être la résolution, car la toute fin se termine sur un cliffhanger que l'on n'avait pas du tout anticipé.

Pour conclure, une histoire d'amour bouleversante et une plongée captivante  au cœur des Highlands historiques , avec des personnages super attachants. Dommage que la seconde partie qui voit apparaître de nouveaux personnages ne soit trop survolée nous les faisant apparaître un peu trop distants.

Je remercie Livraddict et les éditions Hélène Jacob pour ce partenariat !

(sources : éditions Hélène Jacob)

D. Lygg est auteur de romans fantastique/fantasy.
Elle publie en 2013, aux éditions Hélène Jacob, le premier tome de sa trilogie Entre II Mondes : Réminiscences. Suivront Le Passage et La Guerre.
Encouragée par ses lecteurs, elle réitère l'expérience en se lançant dans l'écriture d'une seconde saga ayant pour héros les gardiens de l'Ordre Sacré, personnages issus de l'univers Entre II Mondes.
- sa page Facebook -
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- l'univers Entre II Mondes -

 
Ma 78ème participation au challenge de Lynnae - évocation de Jon Mor qui conteste le droit de son frère aîné de succéder à leur père

Challenge Moyen-Âge par hérisson
Ma 21ème participation au challenge d'Hérisson -


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Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par Amarüel (7/24)

Editions Hélène Jacob

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lundi 10 avril 2017

Sorcha de Mallaig de Diane Lacombe - Mallaig, tome 3


"Je levai les yeux de ma broderie et vis que ma mère s'était assoupie dans son fauteuil."
Ecosse, 1437. Sorcha , fille d'un laird du clan MacNèil de Mallaig, tombé en disgrâce, se languit dans un couvent austère et loin du monde. Son seul recours : sa correspondance avec Baltair MacNèil, héritier de Mallaig, jeune homme de son clan qu'elle n'a jamais rencontré. Mais le jour même où Baltair arrive pour enfin la ramener à Mallaig, Sorcha, ne supportant plus son isolement, a pris la fuite ! Même si Baltair, sous le charme de la jeune fille, réussit à la retrouver, quelle sera la place de Sorcha à Mallaig où circulent des révélations infâmes sur ses origines ?

Nous retrouvons avec un immense plaisir les personnages du tome 2 douze ans après les faits. Sauf que cette fois, les héros de la Châtelaine de Mallaig passent au second plan pour laisser la place à la génération suivante, et le moins que l'on puisse dire, c'est que leurs successeurs leur donnent bien du fil à retordre.
Ceit, désormais âgée de 19 ans, se cherche avec rage un mari, sans se soucier de sa réputation, mais sa laideur et sa surdité éloignent d'elle tout prétendant. La petite fille timide et affectueuse du tome 2 a bien changé, devenant une jeune fille ingrate, arrogante et souvent insupportable.
Baltair le Jeune, le fils aîné de Gunelle et Iain, a 12 ans au début du roman. Il a l'insouciance et l'inconséquence de son âge, du coup, il paraît moins flamboyant que l'illustre ancêtre dont il porte le nom et que j'avais tant aimé dans les tomes précédents. J'avoue que je me suis sentie un peu déstabilisée au début de trouver Baltair le Jeune aussi nigaud (voire légèrement agaçant), comparé à son père et son grand-père qui, dès leur première apparition, en avaient imposé par leur prestance et leur assurance. Puis, j'ai finalement adhéré au parti pris de l'auteure qui ne fait pas du jeune Baltair un héros parfait, mais un adolescent comme tous les autres, qui commet des erreurs et apprend d'elles. L'histoire se déroulant sur six années, on voit le jeune garçon grandir pour devenir un jeune homme droit et pétri d'esprit chevaleresque. Je dois dire que, passée la première impression d'agacement, ses réflexions d'adolescent un peu crétin me faisaient beaucoup sourire -  et lever les yeux au ciel aussi. Au bout du compte, j'ai apprécié que Diane Lacombe rende les réactions de Baltair appropriées à un jeune de son âge, toujours persuadé d'être aussi expérimenté et talentueux que ses aînés ! Et puis au fil du temps, le charme finit par agir et l'on se prend d'affection pour ce jeune chien fou.
Finella, l'ancienne servante de Beathag, est passée au service des Lennox. En effet, le lieutenant est devenu un laird et le premier conseiller de Iain en s'installant sur le domaine de l'oncle félon, à Morar. Il est obligé de mettre sa fille Sorcha et sa femme Angusina MacDonnel à l'abri dans un couvent, situé sur l'île d'Iona, après qu'un de ses beaux-frères, Eachan, apparemment complice de l'assassinat contre le roi d'Ecosse Jacques Ier, a trouvé refuge dans leur manoir.

L'histoire est racontée du point de vue de Sorcha, qui , étant extérieure au château,  nous apporte une vision rafraîchissante des gens de Mallaig. C'est une enfant de 10 ans au début du récit, nous n'avons donc que des informations parcellaires sur la vie à Mallaig, les décisions du chef de clan et les événements en Ecosse. Les informations se font encore plus rares quand elle est recluse dans le couvent d'Iona mais la correspondance qu'elle entretient en secret avec le jeune Baltair et le passage de la narration à la 3ème personne nous permettent de ne pas rester complètement ignorants des faits. 
J'ai beaucoup aimé l'apprentissage de Sorcha au couvent sur les simples, sa rencontre avec le peu conventionnel frère Gabriel et la touchante amitié qui en découle. Sorcha, délaissée par une mère rongée par un terrible secret, se rapproche également d'Etta, une vieille servante du couvent qui s'avère être la mère de l'inénarrable Colm, le sauveur de Baltair. 
Colm est ivrogne, tricheur, joueur et boîteux mais il me faisait souvent hurler de rire. Son espièglerie, son esprit malicieux en ont fait mon personnage favori de ce tome 3.

Pour conclure, une relecture délicieuse qui clôt agréablement la trilogie malgré quelque facilité narrative (je pense particulièrement à l'épisode de Baltair citant le nom de Sorcha sur le parvis d'une église de campagne). Cette fois, l'auteure s'éloigne de la trame des tome 1 et 2, même si l'histoire d'amour reste prévisible. Mais notre intérêt pour les gens de Mallaig est ici renouvelé, peut-être également du fait que nous ne restons pas au château mais voyageons à travers l'Ecosse, d'abord sur l'île d'Iona puis à Edimbourg. Le dépaysement est toujours au rendez-vous...

Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ [saga terminée]
J'ai tenté de reconstituer un petit arbre généalogique selon les informations de ce tome (cliquez sur l'image pour l'agrandir):
















(sources : Wikipédia)
Diane Lacombe
Diane Lacombe
 est une écrivaine québécoise née à Trois-Rivières en 1953.
Elle est la deuxième d'une famille de cinq filles et la mère de deux garçons. À 22 ans, elle s'installe à Montréal et y travaille comme journaliste à la pige pendant une dizaine d'années. Elle trouve ensuite un emploi de conseillère à la Commission de la construction, au service de communication. Elle occupe ce travail pendant 15 ans.
En mars 2000, elle prend un congé sans solde de six mois. Elle consacre ses jours de pluie à l'écriture d'un roman historique, qu'elle intitule Mallaig. Elle met le résultat en page et en imprime une centaine de copie pour ses proches. La réponse enthousiaste de ces derniers la convainc d'envoyer le manuscrit aux maisons d'éditions.
VLB éditeur manifeste son intérêt à l'été 2001, et publie l'ouvrage sous le titre La châtelaine de Mallaig en mars 2002. Le livre est immédiatement un succès et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Il fait une percée exceptionnelle de 110 000 copies en France. Des traductions en tchèque et en espagnol ont été publiées, et une traduction en allemand a suivi.
Au printemps 2003, Diane Lacombe a quitté son métier de conseillère en communication pour se consacrer entièrement à l'écriture. Elle a depuis publié 5 autres romans et un recueil de nouvelles, Sorcha de Mallaig (2004), L'hermine de Mallaig (2005), Nouvelles de Mallaig (2007), Gunni le Gauche (2006), Moïrane (2008), Pierre et Renée - Un destin en Nouvelle-France (2011).
site de l'auteure -
 
Ma 72ème participation au challenge de Lynnae -
Ma 74ème participation au challenge de Lynnae - le roman débute avec l'assassinat du roi d'Ecosse
Challenge Moyen-Âge par hérisson
Ma 19ème participation au challenge d'Hérisson -
https://parthenia27.blogspot.fr/2017/01/challenge-un-genre-par-mois-2017_8.html
Challenge Un genre par mois organisé par Iluze (3/12)
https://parthenia27.blogspot.fr/2016/12/challenge-des-12-themes-organise-par.html
Challenge organisé par A-Little-Bit-Dramatic (3/12)
http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html

 babelio

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jeudi 18 août 2016

Le diable s'habille en tartan de Teresa Medeiros

Le diable s'habille en tartan de Teresa Medeiros
"- Oh, regardez-moi cette petite ! Elle en tremble de joie."
Auteur > Teresa Medeiros
Editeur > Milady
Collection > Pemberley
Genre > romance historique
Date de parution > 2010 pour l'édition originale, 2015 pour la présente édition
Titre original > The devil wears plaid
Format > ePub
Poids du fichier > 599 Ko (432 pages)
Traduction > de l'anglais (USA)  par Sébastien Baert
Emmaline Marlowe est sur le point d’épouser le puissant chef du clan Hepburn afin de sauver sa famille de la ruine, quand Jamie Sinclair l’enlève. Ennemi juré de Hepburn, le ravisseur d’Emma est tout l’inverse de son fiancé : beau, viril, audacieux…
Jamie s’attend à tomber sur une Anglaise timorée, pas sur une beauté troublante au caractère bien trempé. Les deux jeunes gens ne peuvent se permettre d’oublier qu’ils sont ennemis, pourtant leur attirance va troubler les règles du jeu.
J'ai été très heureuse quand ma binômette Cassie (dont vous pouvez d'ailleurs lire l'avis ici) m'a proposé de lire Le diable s'habille en tartan en LC, en priant pour que ce ne soit pas trop la Bérézina, car les romances anglo-saxonnes et moi sommes comme qui dirait, à de rares exceptions près, assez incompatibles... Mais comme Cassie accepte de son côté sans broncher mes dézingages en règle, je n'étais pas non plus très stressée par la possibilité d'une déception !

Je dois dire que le début m'a fait un peu peur, et ce pour plusieurs raisons :
-  je n'aime pas qu'un livre commence par un dialogue
-  je n'aime pas que l'époque où est censée se dérouler l'histoire ne soit clairement identifiée.

Au vu de la 4è de couverture, je pensais que l'histoire se déroulait entre le XIVème  et le XVIè siècle, voire le XVIIè siècle, mais il s'avère que les personnages évoluent vraisemblablement au début du XIXè siècle. Sachez cependant que nous ne connaîtrons jamais la date exacte malgré quelques indices temporels égrenés de ci,de là. Ce qui a été un peu gênant au début car je ne cessais de me poser quelques questions hautement existentielles : mince, les jeunes filles de l'époque étaient-elles déjà niaises au point de rêver au prince charmant ? que diable vient foutre un dentier en faïence de Wedgwood à cette époque ?!? ^^  Ouh là là, mais ne serait-ce pas là un premier indice temporel ? Wikipédia étant mon ami, je découvre que la manufacture de Wedgwood a été fondée en 1759... Une autre piste est donnée dans la presque foulée avec certains des cadeaux par son promis à Emma et qui porte sur les livres de William Blake (Chants de l'innocence) et de Fanny Burney. Hop hop hop, direction le web qui nous apprend que le livre du premier auteur est paru en 1789 et le dernier roman de la deuxième en 1814.
Le troisième indice temporel est donné avec la mention du Quarante-Cinq et du Bonnie Prince Charlie, donc en 1745 soit moins d'un siècle où est censée se dérouler l'intrigue... (Un siècle, ça fait un peu large comme mesure...). Nous apprenons que les héros vivent au Siècle des lumières qui prend fin en Ecosse vers 1800. Enfin le dernier repère temporel est donné avec les mentions des peintres Gainsborough et Reynolds qui ont vécu au XVIIIè siècle, dit du siècle précédent selon l'un des protagonistes...
Comme vous le constatez avec cette longue digression, cette absence de repère temporel m'a aussi bien obsédée que dérangée (à moins que ce soit le contraire...^^)... En tant que lectrice, je me suis sentie dans la peau de Sherlock Holmes à force de tenter de déduire l'époque de l'action, et j'en ai éprouvé de la frustration...

Heureusement, le soulagement m'a assez rapidement envahie quand j'ai constaté que l'auteure prenait son temps pour poser ses personnages et j'ai finalement pu me laisser happer par l'histoire. L'évolution des relations entre Jamie et Emma se fait de manière cohérente, on comprend tout à fait leurs réactions, leurs réticences et leur mépris face à leurs motivations supposées qui se transforme peu à peu en admiration.  Jamie apparaît comme un hors-la-loi mystérieux et suprêmement viril, et l'héroïne n'est même pas agaçante !! Au contraire, Emma fait preuve à la fois d'une naïveté désarmante et d'une force de caractère impressionnante, ce qui donne parfois un côté décalé et cocasse à leurs propos ! J'ai beaucoup aimé leurs joutes verbales, le sens de la répartie très mordant de l'héroïne auquel répondait avec beaucoup d'à-propos Jamie qui ne se laissait que rarement démonter. D'ordinaire ce genre de dialogue finit par tourner à une surenchère lassante, comme dans d'autres romances que j'ai pu lire, mais pas ici... Ça s'accélère ensuite un peu entre eux mais toujours de façon vraisemblable, et les pensées d'Emma sur la dure condition des femmes sont vraiment touchantes...

Même si les personnages secondaires ne sont pas beaucoup développés, on a le temps de s'attacher à eux. J'ai particulièrement aimé les hommes de Jamie qui sont irrésistiblement attendrissants !

  J'ai également bien aimé les descriptions de l'auteur sur le décor, le paysage, toute cette ambiance mélancolique qui s'en dégage. Le fait que l'histoire se déroule essentiellement en une sorte de huis-clos (Jamie, ses hommes et sa captive fuient dans les montagnes) accentue cette impression, cette sensation de communion avec la nature.
En plus, même si le contexte historique est pratiquement inexistant,  les normes sociales sont peu ou prou respectées (enfin rien de choquant ou d'incohérent à mes yeux !!^^)...

 L'histoire possédait donc d'indéniables atouts pour me plaire... jusqu'à ce que j'arrive au fameux passage situé à la moitié du livre environ, où Jamie demande à sa partenaire :"Jouis pour moi"... alors qu'il est en train de la déflorer ?!!!? arghhh... pourquoi tant de haine ? pourquoi ce craquage complet de l'auteure alors qu'elle se débrouillait si bien jusqu'alors ? pourquoi, hein ?!? autant vous dire que cette phrase m'a fait débander illico (si je puis dire) et fait perdre au roman plusieurs bons points....

Pour conclure, une romance très agréable à lire mais gâchée par le tic anglo-saxon de la jouissance sur commande (j'en suis blasée !). Les personnages sont cohérents d'un bout à l'autre par rapport à leur personnalité et leur vécu (et ça change agréablement des autres romances anglo-saxonnes). Certains passages sont écrits de manière très drôle, et le comique de répétition clôt de manière jubilatoire l'histoire...

Appréciation :
[Emma] jeta un rapide coup d'œil au cimetière par les grands vitraux étroits. De gros nuages anthracite menaçaient la vallée. On se serait plutôt cru au cœur de l'hiver qu'à la mi-avril. Les branches squelettiques des chênes et des ormes étaient encore nues. Des pierres tombales étaient plantées à demi effacées par les incessants assauts du vent et de la pluie. Emma se demanda combien, parmi les malheureuses qui reposaient à présent six pieds sous terre, avaient jadis été de jeunes mariées comme elle, des femmes débordant d'espoir et de rêves, trop vite condamnées par des choix que d'autres avaient faits pour elles, et par l'inexorable marche du temps.
(sources : Milady)
Le diable s'habille en tartan de Teresa Medeiros
Teresa Medeiros est l’une des auteures les plus appréciées de la fiction romantique. Elle figure dans tous les classements américains de best-sellers, dont le New York Times, USA Today et Publishers Weekly. Ses romans ont été vendus à plus de sept millions d’exemplaires, et publiés dans près de vingt langues. Elle vit avec son mari dans le Kentucky.


Meurtres sur le Palatin de Cristina Rodríguez - Une enquête de Kaeso le prétorien, tome 2
Challenge organisé par ZinaLicorne - thème 2 : un livre avec titre original genre

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dimanche 24 juillet 2016

La Châtelaine de Mallaig de Diane Lacombe - Mallaig, tome 2

La Châtelaine de Mallaig de Diane Lacombe - Mallaig, tome 2
Auteur > Diane Lacombe
Editeur >France Loisirs
Collection > Passionnément
Série > Mallaig
Genre > roman historique
Date de parution > 2002 pour l'édition originale, 2004 pour la présente édition
Nombre de pages > 499
"Il avait plu pendant presque tout le trajet de la vallée de la Dee aux côtes ouest des îles, vers Mallaig."
Écosse, 1424.  Gunelle Keith, fille d'un commerçant prospère, est donnée en mariage à Iain MacNèil, fils du chef de clan MacNèil à Mallaig. Exilée en pleine terre sauvage des Highlands, cette jeune femme cultivée se heurte à l'accueil glacial d'un futur époux fruste dont elle ne connaît même pas la langue. Loin des siens, aux prises avec ses nouvelles responsabilités de châtelaine, elle devra faire face au rejet d'un mari volage, à la jalousie de sa belle-soeur et aux rudes conditions de vie du château. Par son courage et son talent, Gunelle  gagnera peu à peu l'estime de la cour et même cell du roi d'Ecosse. Mais saura-t-elle apprivoiser Iain et lui donner l'amour qu'il n'a jamais connu ?

J'avais lu ce livre lors de mes lointaines années étudiantes et cela avait été un véritable coup de cœur, qui m'avait poussée à le relire durant la même période toujours avec un plaisir renouvelé. Cette fois, de longues années se sont écoulées, et même si le charme est toujours présent, je suis un peu plus sensible à ses défauts, et lui ai même préféré L'Hermine alors que jusqu'ici La Châtelaine avait été mon préféré de la trilogie, juste avant Sorcha ! J'ai plus ressenti cette fois-ci l'aspect "romance" du récit, ainsi que la mièvrerie de certains passages (ça m'a presque choquée à vrai dire d'observer un tel écart entre le ressenti de mes toutes premières lectures et celle-ci !).

Pour en revenir à l'histoire, celle-ci narre le voyage de la jeune Gunelle Keith vers les Highlands pour y être mariée au fils farouche et volage du seigneur Baltair MacNèil. Les informations qu'elle a glanées en chemin sur ce fameux Iain sont effectivement bien peu engageantes. D'ailleurs, le fiancé a fui son arrivée et ne se présente à elle que quelques jours plus tard pour lui opposer un accueil glacial et méprisant. En plus d'affronter l'hostilité déclarée de son futur époux, Gunelle doit faire face au déchirement qu'elle ressent d'être séparée des siens, dans un pays dont elle ne comprend ni la langue ni les coutumes. Par chance, Tòmas, le jeune cousin d'Iain, lui facilite les choses à Mallaig en lui apprenant le gaëlique et en lui faisant visiter le bourg et le château. Or, ces longues heures passées ensemble vont faire naître entre eux des  sentiments bien doux, que goûte fort peu le fiancé malgré ses propres infidélités, et provoquer la violence de ce dernier...

J'ai été très heureuse de retrouver certains personnages du tome 1 (qui est paru, je le rappelle, après le tome 2) : j'avais adoré le personnage de Baltair qui, malgré les 34 ans séparant les deux histoires, a conservé toute sa prestance et sa bienveillance. Depuis la mort de sa femme Lite, l'héroïne de L'Hermine, une chape de plomb s'est abattue sur le château et ses habitants, faisant perdre les bienfaits apportés par les améliorations de la défunte châtelaine. La bibliothèque, le jardin, l'école du bourg ont ainsi été délaissés. En outre, le vieux seigneur doit faire face au caractère rebelle de Iain qui se désintéresse des affaires du clan et  se querelle souvent avec lui.

On retrouve également avec plaisir Anna Chattan, la touchante veuve de Tadèus Fair devenue à la fin du tome 1 la nourrice d'Alasdair, le fils aîné mort en tournoi, et celle de Iain, qu'elle est la seule à aimer inconditionnellement. Elle est désormais l'intendante du château et sera une alliée sûre pour la nouvelle châtelaine. Struan, le neveu au destin poignant, fait quelques rares apparitions, même si elles ne sont pas forcément à son avantage. Et bien sûr,  la sœur et le frère survivant de Baltair sont toujours au cœur de l'intrigue...

Iain MacNèil, le nourrisson indésiré du tome 1, est devenu un guerrier redouté, fier de son illettrisme et en perpétuelle rébellion contre son père. Un parfum de scandale l'entoure depuis qu'il est devenu l'amant de la veuve de son frère, la sulfureuse Beathag MacDougall. Sa réputation souffre en outre du soupçon de fratricide qui pèse sur lui. Comme on le voit, le lecteur a d'abord de lui une image fort peu flatteuse, d'autant plus qu'il a un comportement offensant vis-à-vis de sa fiancée qu'il malmène pour la pousser à rompre leur promesse d'épousailles. Mais progressivement, on apprend à mieux le connaître et comprendre son attitude. Car Iain est le fils mal-aimé de la famille, rejeté par une mère qui a toujours encouragé la rivalité entre lui et son frère Alasdair pour lequel elle n'a jamais caché sa préférence. Il n'a jamais reçu d'amour de la part de cette mère dénaturée, seulement son mépris et ses moqueries, et pour finir son reniement. Iain MacNèil est donc un homme détruit moralement, persuadé qu'il est indigne d'amour.

Lui et sa fiancée, révoltés par ce mariage arrangé, ont bien du mal à s'estimer. Il faut dire qu'ils ne partagent pas du tout les mêmes centres d'intérêts. Gunelle arrive avec son expérience de couventine et ses préjugés sur les Highlanders, faisant douter Iain sur ses capacités à assumer ses futures responsabilités de châtelaine. En outre, la jeune fille se sent écrasée par l'ombre de la défunte châtelaine dont les actions avaient contribué à faire briller le nom des MacNèil dans les Highlands. J'ai beaucoup aimé Gunelle. Elle fait preuve de détermination et de courage. Mais elle n'est pas une héroïne omnisciente et omnipotente : elle connaît des moments de doute et de découragement profond, ce qui la rend attachante. On ressent parfaitement son désarroi et son sentiment de solitude face à cette région étrangère et rude, et l'hostilité palpable de son fiancé.

J'ai bien aimé la progression des sentiments des deux époux, qui s'apprivoisent peu à peu, même si l'évolution de Iain paraît parfois un peu trop facile, passant du guerrier fruste et violent à un époux cultivé et attentionné. Dommage  que des accents mièvres viennent à certains moments gâcher l'ensemble, car les face-à-face entre les deux époux sont vraiment captivants.

Si lors de cette relecture, la place trop grande faite à la romance m'a un peu déçue, j'ai par contre été enchantée par les descriptions immersives de l'auteure sur les paysages et la vie quotidienne des habitants de Mallaig qui donnent beaucoup d'authenticité au récit. Bizarrement, dans mes souvenirs, l'auteure mettait davantage l'accent sur la partie historique mais j'ai été surprise de constater qu'elle est finalement moins présente que pour le tome 1. Comme A-Little-Bit-Dramatic, j'ai tiqué sur l'oncle Carmichael, évêque d'Orléans.

Pour conclure, une relecture fort agréable bien que je sois moins indulgente vis-à-vis de ses quelques défauts. L'histoire d'amour de Gunelle et de Iain est touchante, même si elle n'échappe pas aux clichés inhérents à la romance, mais les deux personnages sont si bien développés que l'on passe outre cette trame un peu trop classique. Par contre, j'ai vraiment du mal à me faire à l'alternance des points de vue à la première et troisième personne.

 Appréciation :
Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3[saga terminée]
J'ai tenté de reconstituer un petit arbre généalogique selon les informations de ce tome (cliquez sur l'image pour l'agrandir):
La Châtelaine de Mallaig de Diane Lacombe - Mallaig, tome 2

Cette dernière remarque de ma part était imprudente, mais elle m’avait échappé. Il me saisit violemment par les épaules qu’il serra à me faire mal. Son regard perçant me fouillait l’âme.
« Je vois, rétorqua-t-il d’une voix rageuse. Vous allez maintenant me dire clairement lequel de nous deux vous auriez pris pour mari si on vous en avait donné le choix. Moi ou lui ? »
La même frayeur face à sa violence que celle que j’avais éprouvée sur les remparts s’empara de moi, à la différence que je ne pouvais pas fuir. Je gémis de douleur. Il me broyait littéralement les épaules par la seule force de ses mains. Avec horreur, je l’entendis me déclarer qu’il me lâcherait quand il aurait obtenu une réponse. Je fermais les yeux pour retenir les larmes que je sentais monter et lui répondis dans un souffle : « Lui… » 
(page 164)
(sources : Wikipédia)
Diane Lacombe
Diane Lacombe
 est une écrivaine québécoise née à Trois-Rivières en 1953.
Elle est la deuxième d'une famille de cinq filles et la mère de deux garçons. À 22 ans, elle s'installe à Montréal et y travaille comme journaliste à la pige pendant une dizaine d'années. Elle trouve ensuite un emploi de conseillère à la Commission de la construction, au service de communication. Elle occupe ce travail pendant 15 ans.
En mars 2000, elle prend un congé sans solde de six mois. Elle consacre ses jours de pluie à l'écriture d'un roman historique, qu'elle intitule Mallaig. Elle met le résultat en page et en imprime une centaine de copie pour ses proches. La réponse enthousiaste de ces derniers la convainc d'envoyer le manuscrit aux maisons d'éditions.
VLB éditeur manifeste son intérêt à l'été 2001, et publie l'ouvrage sous le titre La châtelaine de Mallaig en mars 2002. Le livre est immédiatement un succès et se vend à plus de 400 000 exemplaires. Il fait une percée exceptionnelle de 110 000 copies en France. Des traductions en tchèque et en espagnol ont été publiées, et une traduction en allemand a suivi.
Au printemps 2003, Diane Lacombe a quitté son métier de conseillère en communication pour se consacrer entièrement à l'écriture. Elle a depuis publié 5 autres romans et un recueil de nouvelles, Sorcha de Mallaig (2004), L'hermine de Mallaig (2005), Nouvelles de Mallaig (2007), Gunni le Gauche (2006), Moïrane (2008), Pierre et Renée - Un destin en Nouvelle-France (2011).
site de l'auteure -
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La rue au Moyen Âge de Jean-Pierre Leguay
Ma 14ème participation au challenge d'Hérisson -
Challenge organisé par Iluze (7/12)


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