Affichage des articles dont le libellé est Auteur américain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Auteur américain. Afficher tous les articles

lundi 16 décembre 2024

Les loups du millénaire, tome 1 de Sapir A. Englard

Aucune personne saine d’esprit n’osait regarder l’Alpha dans les yeux. Cela ne pouvait signifier que deux choses : Tu défies la dominance de l’Alpha – c’est-à-dire un désir de mort. Ou bien tu invites l’Alpha à faire l’amour.



Parution V.O : 2019 
Titre V.OThe Millennium Wolves, book 1
Parution V.F : 12 avril 2023
Traduction : Anaïs Papillon
Editions : Hugo & Cie
Genre : Romantasy
Pages : 256
Prix : 18 euros
Emprunté et lu en mai 2024

Résumé :  
Sienna, une jeune loup-garou de dix-neuf ans, appartient à la meute de la côte Est. Elle aime peindre, sortir avec ses amies et profiter de la vie ! À un détail près: marquée par un triste souvenir, elle n’arrive pas à faire confiance aux hommes. La cérémonie de la Frénésie approche, pendant laquelle, chaque année, les loups-garous se mettent en couple. Sienna est bien décidée à trouver un partenaire pour la vie et ne compte pas se laisser approcher par n’importe qui. Mais lorsqu’elle rencontre Aiden, l’Alpha de la meute, Sienna a beaucoup plus de mal que prévu à respecter les limites qu’elle s’était fixées. D’autant plus qu’Aiden a besoin d’elle pour réaffirmer son pouvoir depuis que son autorité d’Alpha a été remise en question !

Avis :

Dès la première page, j'ai su que ça n'allait pas le faire. Il y a un manque flagrant de maturité pour l'écriture, le vocabulaire et la construction narrative. C'est cru et vulgaire. Je n'ai pas compté le nombre de fois où le mot "baiser" a été employé mais ça devient lourdingue à la longue... tout aussi lourdingue que les interventions pleines de gênance de la mère de l'héroïne. En parlant de l'héroïne, celle-ci est une véritable girouette, tête-à-claques et j'en passe, totalement immature qui ne cesse de changer d'avis à propos d'Aiden : Je te hais ! Non, je te veux ! Non, sale bâtard ! Si ! Il faut donc attendre la fin du livre pour voir les deux protagonistes enfin niquer. Sauf que je n'ai jamais rien lu d'aussi gênant que cette scène de la nuit de noce. *yeux levés au ciel*
On a l'impression que toutes les scènes de sexe (celles décrivant les ébats de la meute puisque l'héroïne réussira à garder sa virginité intacte jusqu'à sa nuit de noces) ont été écrites par un ado dont les hormones sont en perpétuelle ébullition ou sur ce qu'il pense qu'un roman érotique devrait être, alors qu'il n'a lui-même aucune expérience sur le sujet. 
Il y a un contraste entre la crudité de certains passages et le thème convenu du mariage. Et puis, cette fixette sur la virginité ! *relevée d'yeux au ciel* On a l'impression que l'auteure tentait de redonner un vernis de moralité à son roman truffé de vulgarité et d'appels au sexe...
L'écriture est sans émotion en plus d'être simpliste, on ne s'attache pas aux personnages (qui n'ont en outre aucun charisme). Et puis, la trahison de /!\Attention spoiler/!\  Joseph /!\ Fin du spoiler/!\, quoi ! Elle est expédiée à la va-vite !
Un élément aurait pu éveiller notre intérêt : celui de l'Alpha du millénaire dont l'existence mystérieuse attise notre curiosité. Malheureusement, son apparition tant attendue s'achève sur un simple pschiiit !!
Tout va trop vite à la fin, tout devient trop survolé (alors que ça n'était déjà pas trop dingue dingue dingue hein !) comme si l'auteure avait hâte d'en finir. La seule chose à laquelle j'ai souscrit sans barguigner est ce passage où l'héroïne affirme page 241 : "Je n'étais qu'une adolescente débile qui était tombée dans le panneau."
Bref, j'ai rarement lu un livre aussi claqué au sol avec des dialogues et des phrases ridicules...


"Pourquoi fuir lorsque personne ne vous poursuit ?".
Oui, pourquoi ? Et pourquoi lire ce livre quand personne ne vous y oblige ?
D'autant que j'ai appris plusieurs mois après, que cette saga était comparée à Twilight et 50 nuances de Grey. Je comprends mieux maintenant mon ressenti. Dommage que je ne l'aie pas su plus tôt, cela m'aurait épargné une lecture aussi indigeste et dont je n'ai retiré aucun plaisir. Dieu merci, l'ayant emprunté à ma médiathèque, il n'encombrera donc pas ma bibliothèque...
J'ai donc envie de conclure ce billet  par : Fuyez, pauvres fous !
D'autres avis : BabelioBooknodeLivraddict


mardi 20 août 2024

Les Chroniques du don du loup, tome 1 : Le don du loup d'Anne Rice

Mordant profondément dans l'épaule de l'homme, il arracha d'un même élan le vêtement et la chair ; celle-ci avait un goût généreux, irrésistible, auquel se mêlait la pestilence du mal, du vice, de l'avilissement extrême."



Parution VO : 2012
Titre VO :The Wolf Gift
Traduction : Philippe Mothe
Parution VF dans la présente édition : 2013
Editions : Michel Lafon
Genre : Roman fantastique
Pages : 475
Emprunté



Résumé :

Quand Reuben, 23 ans, est mandaté par le San Francisco Observer pour écrire un article sur la propriété de l’énigmatique Marchent Nideck, celui-ci est loin de se douter que sa vie va en être bouleversée. Dans la grande demeure perchée sur un balcon rocheux surplombant le Pacifique, une irrésistible alchimie s’opère entre Marchent et le jeune homme. Mais leur nuit idyllique tourne au cauchemar quand Reuben est violemment attaqué – et mordu – par une bête sauvage.
Commence alors pour lui un processus de transformation à la fois terrifiant et exaltant. Bientôt, Reuben se découvre des pouvoirs d’homme-loup : un terrible secret qui interroge son identité même et sa nature. Pourquoi a-t-il reçu le don du loup ?


Première phrase :

Reuben était grand, plus d’un mètre quatre-vingt-dix, avec des cheveux bruns bouclés et des yeux bleus renfoncés.


/!\Attention, ce billet contient des spoilers/!\


Avis :

D’Anne Rice, j’avais déjà lu Entretien avec un vampire dans les années 90,  en 2014 et La momie en 2015, mais là, je dois avouer que c’est le roman que j’ai le moins apprécié ! Le style littéraire est pourtant de qualité mais je trouve la structure très déséquilibrée : au début, l’auteure s’attarde beaucoup sur les détails alors que d’autres parties (surtout vers la fin) ne sont pas assez développées. Autant la description des lieux et des paysages est évocatrice, autant celle des personnages et de leurs motivations est bâclée, ce qui leur confère une personnalité assez fade au final.

Je n’ai, par exemple, pas du tout cru à la romance entre Reuben et Marchent, ni ensuite avec Laura, d’autant plus que la première disparaît dans des circonstances aussi tragiques que traumatisantes et que le héros retombe amoureux à peine quelques semaines après ce drame affreux, tout en étant toujours en couple avec une avocate, qui d'ailleurs prend avec beaucoup de philosophie l'annonce de son cocufiage (bon, elle l’a elle-même trompé à deux reprises dans le passé !^^). Les personnages sont pourtant sympathiques mais loin d’être marquants et donc inoubliables. Je trouve que leur psychologie n'a pas été assez travaillée et qu'ils sont presque soumis à leur destinée, sans jamais rien remettre en cause. Par ailleurs, j’attendais beaucoup de la transformation en loup-garou et si la description est très visuelle, tout se passe trop rapidement et trop facilement, tout comme l'acceptation du héros quant à sa nouvelle nature. De plus, la thématique est traitée de manière assez manichéenne : les loups-garous ne s’en prennent qu’à des êtres viles (violeurs et assassins) dont la disparition dans des conditions assez gores (têtes et membres arrachés) est cautionnée sans trop de considérations morales (ou alors d’une manière si survolée qu’elle paraît anecdotique).

En outre, je n’ai pas du tout trouvé crédible la scène de l’”assaut” : tout se règle à nouveau très facilement.

Pour finir, l’épilogue est mal amené : toutes les explications (ou du moins les principales) arrivent lors d’un dîner entre affiliés dont le premier Homme-loup raconte son histoire, donnant un côté assez artificiel à la scène.

Alors, tout n’était pas mauvais : il y avait de bonnes idées (la race d’hominidés qui a évolué sur une île isolée, le fait que la transformation ne soit pas soumise à la pleine lune etc), mais celles-ci ne sont pas assez développées pour qu’on y adhère vraiment. J’aurais également aimé que le héros soit plus tourmenté par ce qui lui arrive, plus inhabile à contrôler sa nouvelle nature.


Dernière phrase :

Enfin, Seigneur, je Te remercie pour le don du loup !



D'autres avis : LivraddictBabelioBooknode

mercredi 16 mai 2018

King Helios, tome 1 de Belinda McBride - Le souverain perdu



"Quiconque sait ce que c'est que le tumulte et l'activité d'une ville commerçante d'Amérique ne reconnaîtrait point, dans le repos qui règnent maintenant dans l'ancien marché de Rhode-Island, une place comptée dans ses jours de prospérité au nombre des ports les plus importants de toute la ligne de nos vastes côtes."

Vaincu et amnésique, le roi Hélios est vendu par ses ennemis pour devenir un prostitué dans un des pires bouges de la galaxie. Lorsque son fidèle second, le capitaine Griffin, le retrouve enfin, il ne se doute pas de la tâche qui l’attend. Non seulement il lui faut rendre la mémoire à son roi, mais aussi résister aux avances de ce dernier qui continue d’obéir à son conditionnement d’esclave sexuel. Et lorsqu’enfin Hélios retrouve ses souvenirs, les problèmes ne disparaissent pas pour autant, car le retour du souverain perdu pourrait bien compromettre les plans de ceux qui avaient profité de son absence.

J'avoue que j'ai acheté ce livre un peu à cause de sa magnifique couverture (oui, cette raison est parfaitement superficielle et je l'assume), mais aussi parce que le premier chapitre lu sur Amazon m'avait paru vraiment engageant avec une histoire se déroulant dans un univers de space-opera intrigant. De plus, j'ai un faible certain pour les histoires traitant de princes déchus et asservis. Malheureusement, si les premiers chapitres ont tenu leurs promesses et m'ont enchantée, les désillusions m'ont progressivement rattrapée...

Plus l'histoire avance et plus elle perd en intensité et en rythme. En outre, il lui manque un univers davantage fouillé : tout n'est qu'effleuré, et c'est dommage car les rares descriptions que nous en avons sont très immersives. Les épisodes clés de l'intrigue se déroulent hors cadre et nous sont délivrées à travers les dialogues des personnages. Je n'aime pas du tout ce procédé narratif qui donne toujours un côté artificiel à l'histoire et une impression de maladresse. Les révélations de trahison paraissent anecdotiques, tombant au détour d'un dialogue comme si l'auteur devait s'en débarrasser au plus vite. En outre, certains épisodes se contredisent à quelques chapitres d'écart
/!\Attention spoiler/!\ à un moment, on apprend que Griffin et Hélios n'ont jamais été amants avant que le capitaine ne le retrouve, puis qu'ils ont fait ménage à trois avec la femme de Griffin et avant la captivité du prince./!\Fin du spoiler
 La fin est précipitée, sans surprise ni véritable retournement de situation.

Concernant la traduction, passé les premiers chapitres, elle m'a beaucoup gênée. Elle a commencé à devenir moins fluide à partir du chapitre cinq environ comme si une autre personne avait pris le relai. Parfois, on avait l'impression que c'était traduit littéralement tant la phrase en français était incompréhensible ou bizarre... Ajoutez à cela des fautes d'orthographe, de grammaire et de conjugaison, gâchant la lecture par leur répétition.

 J'ai lu ce livre en juillet 2017 mais n'ai pas eu le courage d'écrire cette chronique avant aujourd'hui tant la déception l'a emporté sur mon engouement du début...

En bref :

Les + : la première apparition du prince, totalement fascinante ainsi que sa rencontre avec son client ;
Les - : une traduction parfois approximative ; un potentiel gâché ; des fautes de grammaire et de conjugaison en VF

(sources : Goodreads)

Belinda McBride est un auteur primé et classé dans les meilleurs ventes de romance érotique. Elle vit dans le nord de la Californie avec sa famille et des huskies sibériens.
Diplômée de l'
Université d'État de Californie à Chico, elle a réussi à assister à la fameuse fête étudiante sans être une seule fois saoule, arrêtée ou apparaître dans la vidéo des Girls Gone Wild. Ses études ont porté principalement sur l'histoire classique et archivistique, l'anthropologie culturelle et le théâtre.

https://parthenia27.blogspot.fr/2016/11/challenge-litterature-lgbt-2-organise.html 
Ma 6ème participation au challenge de Ichmagbücher -  romance gay

 

Livraddict
 Babelio
Booknode

dimanche 18 mars 2018

Un bon parti de Curtis Sittenfeld


Merci à 
Masse critique
et aux éditions
https://www.lisez.com/presses-de-la-cite/6
pour ce partenariat !
"Bien avant l'arrivée de Chip Bingley à Cincinnati, sa recherche d'une épouse était de notoriété publique."
  
Toutes les mères de famille de Cincinnati sont dans les starting-blocks : Chip Bingley vient de s’installer en ville. Ex-participant d’une émission de téléréalité, il est beau, médecin, riche et CELIBATAIRE. Le parti idéal.
Elizabeth Bennet, de son côté, s'en moque éperdument, d’autant que le jeune homme est toujours accompagné de son collègue, l'insupportable et suffisant Fitzwilliam Darcy. La jeune femmea de toute façon de quoi faire : elle a décidé de redresser les finances familiales malgré la résistance de trois sœurs qui vivent encore au crochet de leurs parents et d’une mère qui soigne ses névroses à coups de shopping en ligne.
Quant à sa sœur aînée, Jane, elle n'a rien trouvé de mieux que de craquer pour le fameux Chip. Et puisque l'attirance semble réciproque, Elizabeth devra encore croiser ce foutu Darcy. Génial.

Quand Babelio m'a proposé cette Masse critique privée, je n'ai pas su résister, et le dieu des livres sait combien je peux me montrer méfiante vis-à-vis des austeneries ! Mais j'étais curieuse de voir évoluer les soeurs Bennet dans notre monde moderne. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçue du voyage ! Cette remarque est à la fois ironique et sincère, car s'il y a du bon dans ce roman, il y a aussi du moins bon, voire du gratiné !

Avant toute chose, il faut savoir que ce roman est un pastiche d'Orgueil et Préjugés, mais un pastiche déjanté, qui va parfois très loin et qui pourrait dérouter les fans de Jane Austen. Les soeurs sont toutes beaucoup plus âgées que dans l'histoire originale et elles ont déjà eu plusieurs aventures sentimentales. En outre, Jane tente de se faire inséminer depuis des années, Elizabeth a une relation avec un homme mariée, Bingley participe à une émission de télé-réalité ! En plus, le pauvre s'appelle Chip ! WTF ! Alors c'est sûr, l'auteure aborde des thématiques de notre époque, et si certaines apportent quelque chose à l'histoire, d'autres sont, je trouve, très mal intégrées à l'intrigue ou mal adaptées à la psychologie des personnages originaux. Par exemple, le fait qu'un des protagonistes soit le candidat d'une émission de télé-réalité pour trouver l'âme-soeur ne me dérange pas en soi mais pourquoi avoir choisi Bingley pour ce rôle ? Cela aurait été plus vraisemblable que ce soit Whickam ou Lydia... En plus, on a du mal à déterminer si Jane et Liz condamnent ce genre de participation car leur posture à cet égard est décrite de façon assez brouillonne.

/!\Attention spoiler/!\Concernant le "plan cul hostile" que Liz propose à Darcy, j'ai bien aimé l'idée, mais que cela a été mal exploité !  Tant qu'à avoir des scènes de baise entre Darcy et Liz, autant envoyer du lourd ! Surtout que lorsque Darcy se rend compte qu'il est amoureux de sa maîtresse, aucune émotion ne se dégage de ces passages, l'écriture restant désastreusement mécanique et plate. /!\Fin du spoiler/!\

Mon ressenti final est assez amer, et c'est bien dommage parce que dans l'ensemble j'ai apprécié la légèreté et la drôlerie du ton. Mais j'ai détesté les cent dernières pages que j'ai trouvées sans intérêt et qui ont tourné à un véritable jeu de massacre. On se croirait avec les Kardashian, c'est pour dire ! J'ai trouvé le traitement de certaines intrigues extrêmement dérangeantes, non pas à cause du thème traité mais à cause de leur invraisemblance par rapport à la psychologie des personnages originaux. De plus, les postures intolérantes de certains protagonistes ne sont jamais vraiment condamnées ou contrebalancées, provoquant un certain malaise chez le lecteur.

En bref :

Les + : un ton léger et drôle ; des situations cocasses et déjantées (mention spéciale à la scène du jeu de société où Lydia et  Kitty font assaut de vulgarité ainsi que celle où Darcy explique ses sentiments par un raisonnement médico-scientifique) ;
Les - : des rôles mal distribués qui ne respectent pas la psychologie des personnages originaux; un  style facile et mécanique ; les motivations des protagonistes parfois confuses ; des fautes d'orthographe dans l'édition française
 "Ses soeurs avaient leurs béguins et leurs amours, leurs comédies et leurs réconciliations, grand bien leur fasse. Mary, elle, avait son paradis."
En 1992, Curtis Sittenfeld n'a que seize ans lorsqu'elle remporte le concours de la meilleure nouvelle organisé par le magazine Seventeen. Et ce n'est que le début d'une longue série de récompenses... Son premier roman, Campus, a rencontré un succès public et critique sans précédent aux États-Unis, tout comme Un bon parti. Cette jeune romancière bourrée de talent est désormais une valeur sûre de la littérature américaine.
https://www.lisez.com/presses-de-la-cite/6

Logo Livraddict
babelio
booknode

mercredi 19 juillet 2017

De Brocéliande en Avalon - Anthologie rassemblée et préfacée par Lucie Chenu (Collectif)


"L'air était si lourd, le ciel si bas, que des nuages pesaient sur mon front et me portaient en un étrange état où plus rien n'avait d'importance ; gris, sans nuance aucune, les jours succédaient aux jours, comme autant de gouttes d'une pluie qui mouillerait en vain le bitume du sol."
  
De la forêt de Brocéliande à l'île sacrée d'Avalon, chevaliers de la Table Ronde et Dames du Lac se réincarnent à notre époque. 
Mais les héros médiévaux sont-ils armés pour notre temps ? 
Avec humour ou nostalgie, avec bruit et fureur épique ou dans la tragédie, de leurs plumes poétiques, neuf parmi les meilleurs écrivains de fantasy font vivre ou revivre à Perceval, Galaad, Arthur et Morgane, Merlin et Viviane, Lancelot et Guenièvre, Owein et Luned, des aventures mythiques, dans des univers modernes, futuristes ou uchroniques.

Les auteurs : Jean Millemann, Adam Roy, Deirdre Laurin, Rachel Tanner, Nathalie Dau, Lionel Davoust, Megan Lindholm (alias Robin Hobb), Pierre Bordage, Léa Silhol.
Je dois avouer que je me suis laissée abuser par la magnifique première de couverture, illustrée par John Howe, et que je n'ai, du coup, pas totalement fait attention à la quatrième de couverture qui spécifiait bien pourtant que ce recueil de nouvelles mettaient en scène les héros du cycle arthurien propulsés à notre époque ! Passés les premiers instants de déconfiture, je me suis dit que cela pourrait être intéressant de découvrir le comportement et la faculté d'adaptation de ces héros de légende au XXIème siècle.

Au final, à part dans quelques nouvelles, je n'ai pas été frappée par l'exploitation de cet aspect anachronique ou décalé. Certaines mettent l'accent sur l'amour contrarié des couples emblématiques de la légende, quant d'autres soulignent les motivations ambigües et pas forcément avouables liées à la Quête. On rencontre tour à tour un Merlin amnésique, un Lancelot traqué comme dangereux "serial-killer", une Morgane astrologue, un Galaad musicien rebelle et désenchanté... On suit une enquête policière, une réconciliation avortée, une association de voisins luttant contre l'expulsion injuste programmée par une multinationale peu scrupuleuse,...

Et la Dame sourit.
- Qu'est le Graal , pour toi ?
- La coupe de tes lèvres, répondit Owein. Le cercle de tes cuisses. Le chaudron de ton ventre, d'où je viens et où je retourne.
(Owein, page 117)

Les nouvelles sont assez variées pour maintenir notre intérêt, même si le thème principal de la réincarnation limitée à notre monde contemporain peut donner à la longue une impression de redondance, d'autant que ce sont souvent les mêmes personnages qui sont évoqués, comme Merlin ou Morgane. Mais le ton employé diffère vraiment d'une nouvelle à l'autre : on passe de l'onirisme à un pastiche complètement déjanté, sans oublier la chronique "ennuyeuse" d'une auteure ayant perdu l'inspiration...
Alors évidemment, certaines nouvelles m'ont moins touchée, voire laissée sur ma faim (parfois le début était confus ou la chute mal amenée gâchant son impact), mais d'une manière générale, j'ai apprécié cette lecture, goûtant la poésie de certains passages ou éclatant de rire suite à certains clins d'œil ou références.


Nouvelle préférée : Lancelot aux enfers
J'adore : L'Île close
J'aime beaucoup : Retour sous l'hêtre, Fort 53 & Locataires découpés

En bref :

Les + : des récits au ton très varié ; des passages très poétiques ou drôles ; une réflexion subtile sur la Quête
Les - : l'aspect anachronique et décalé pas assez exploité ; un contexte parfois confus ; une palette de personnages légendaires réduite aux mêmes
  Où que je sois, quoi que je fasse... la guerre, j'ai l'impression que je n'ai fait que ça tout au long de mes vies."
https://parthenia27.blogspot.fr/2012/10/challenge-legende-arthurienne-propose.html
 Ma 14ème participation au challenge d'Aethelthryth.
https://parthenia27.blogspot.fr/2016/12/challenge-de-l-organise-par-amaruel-5e_25.html
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par Amarüel (9/24)

Challenge "ABC 2017 - Littératures de l'imaginaire..." organisé par Mariejuliet
  Ma 5ème participation au challenge de Mariejuliet -
 
https://parthenia27.blogspot.fr/2017/01/challenge-un-genre-par-mois-2017_8.html
Challenge Un genre par mois organisé par Iluze (7/12)
Livraddict
 Babelio
Booknode



lundi 3 juillet 2017

Montana 1948, tome 1 de Larry Watson

"De l'été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et
les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n'a pu
chasser ni même estomper."

  
«De l'été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n'a pu chasser ni même estomper.»
 Ainsi s'ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusations à l'encontre de l'oncle du garçon, charismatique héros de guerre et médecin respecté. Le père de David, shérif d'une petite ville du Montana, doit alors affronter son frère aîné. Impuissant, David assistera au déchirement des deux frères et découvrira la difficulté d'avoir à choisir entre la loyauté à sa famille et la justice.
Je dois avouer qu'en lisant le titre du roman, je m'attendais à une toute autre histoire, et surtout traitée différemment. Je m'attendais à de grandioses descriptions sur les paysages du Montana, à la chronique sociale d'une petite bourgade d'après-guerre, or, l'intrigue aurait pu se dérouler n'importe où sans que cela change grand chose !
Le récit souffre d'un manque de profondeur. Pourtant, les sujets abordés (la ségrégation raciale, le sentiment d'impunité des élites de la ville, le silence de ceux qui savent) auraient pu donner matière à une histoire plus intense, et surtout plus fouillée, mais celle-ci est sûrement pénalisée par le choix de la narration. En effet, le narrateur raconte ses souvenirs d'enfance, quarante ans après le drame qui l'a marqué à douze ans. On ne connaît donc que ce que les adultes laissent échapper devant l'enfant ou ce que lui-même arrive à entendre. Le lecteur a l'impression de partager le statut de spectateur impuissant du narrateur, et de ce fait, se sent un peu détaché de l'histoire. Pourtant les mots sonnent justes mais le récit est vraiment trop survolé et prévisible. Il faut dire que le roman est court (232 pages écrites en gros caractères), nous donnant l'impression que l'auteur avait finalement peu à nous raconter. Et pourtant, le livre porte sur des thèmes intéressants et intemporels, comme la perte des illusions, le poids des apparences et des secrets familiaux, le dilemme entre son sens du devoir et sa loyauté envers sa famille. Malgré le drame et la découverte de l'horrible vérité, il n'y a pas vraiment de tension ni de suspens. Tout semble inévitable et sans surprise. Et la fin laisse comme un goût incongru avec l'intervention déplacée d'un personnage extérieur à l'histoire et qui n'apporte rien, à part l'occasion d'une fausse bonne répartie définitive... 
Le pire, c'est que je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, la lecture fut même agréable mais l'histoire sera aussi vite oubliée qu'elle a été lue...

En bref :

Les + : un style agréable ; des thèmes intéressants ;
Les - : un récit trop survolé,  prévisible et linéaire ;
 "Un bref instant, je crus que le bois vibrait encore du coup que mon père avait assené."
(sources : France Loisirs)

Larry Watson est né en 1947 à Rugby, dans le Dakota du Nord. Petit-fils et fils de shérif, il rompt avec la tradition familiale et se lance dans l'écriture. Auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles traduits en une dizaine de langues, il a été récompensé par de nombreux prix littéraires. Montana 1948 a, dès sa parution aux Etats-Unis en 1993, été reconnu comme un nouveau classique. Larry Watson vit dans le Wisconsin.
https://parthenia27.blogspot.fr/2016/12/challenge-des-12-themes-organise-par.html
Challenge organisé par A-Little-Bit-Dramatic (6/12)

http://www.livraddict.com/biblio/livre/l-enchanteur-1.html
 babelio
https://booknode.com/l_enchanteur_015479