vendredi 10 juillet 2026

Rébellion de Cynthia Harrod-Eagles – Les saisons d'Ashmore Castle, tome 3

Il semblait irradier, stature imposante dans la modeste pièce, un personnage extraordinairement réel et charnel, d'une présence tellement plus forte que toutes les autres personnes de sa connaissance. 



Parution V.O : 2023
Titre V.O : The Affairs of Ashmore Castle
Parution V.F : 15 octobre 2025
Traduction : Frédéric Grellier
Editions : Hachette
Collection : La Belle Etoile
Genre : Saga familiale et historique
Pages : 412
Prix : 22,90 euros


Quatrième de couverture:

Angleterre, 1903. Giles, le duc de Stainton, fuyant les contraintes de la vie à Ashmore, est reparti en Egypte pour achever ses fouilles, laissant derrière lui son épouse Kitty et son jeune fils. Kitty tente de reprendre les rênes du domaine et d’imposer son autorité à la famille, tâche presque impossible tant chacun dissimule des secrets.
Rachel et Alice, les jeunes sœurs du duc poursuivent des amours clandestines et son frère Richard s’est lancé dans les affaires. A cela s’ajoute une affaire criminelle qui rompt la confiance parmi les domestiques.
Kitty aura-t-elle la force suffisante pour prendre enfin sa place de duchesse, pour maintenir la Maison à flot et empêcher son mariage de se déliter ?

Mon avis :

En Egypte, un personnage rencontré lors du 1er tome refait surface, menaçant peut-être le couple formé par Kitty et Giles : il s'agit de la jeune et belle Italienne Giulia dont la complicité avec son mari avait fortement blessé la jeune Anglaise timide et peu sûre d'elle. Par bonheur, Minnie Antrobus, la femme d'un riche Américain passionné d'archéologie, le met face à ses responsabilités vis-à-vis de Giulia et son comportement ambigu qui encourage la jeune fille. Et comme si la situation n'était pas assez critique, voilà que le sage Giles se met à faire des rêves "érotiques" (autant que peuvent l'être des rêves à cette époque !^^) sans jamais voir le visage de la femme. Qui est-elle ? Nina ou Giulia ? Je n'ose espérer que ce soit Kitty...

Justement, en parlant de Kitty... Celle-ci, restée en Angleterre avec son bébé, se transforme lentement mais sûrement. Suite à l'absence prolongée de son époux, elle envisage de s'occuper elle-même de la gestion des confitures Harvey (son héritage) et de suivre pour cela une formation. Mais n'est-ce pas plutôt la simple rêverie d'une femme qui s'ennuie ? Par contre, ses projets horticoles avancent à grands pas et l'aident à prendre confiance en elle !

L'auteure délaisse un peu Alice (snif) mais passe plus de temps en compagnie de Richard, qui se découvre des prédispositions pour la gestion du domaine et de l'inspiration pour l'améliorer de manière moderne. Lui aussi, en l'absence de son frère qui l'a chargé de s'occuper du domaine à sa place, se transforme peu à peu en un homme plus responsable et occupé à de saines activités ! Et ça fait plaisir à voir !

Par contre, mon antipathie à l'égard de Hook, de la mère et  de la soeur aîné de Giles, n'a cessé de grandir.
Je n'en peux vraiment plus du valet de pied, qui ressemble en outre trop au Barrow de Downtown Abbey (que je ne pouvais pas non plus saquer...), surtout quand il postule à un certain emploi !
Quant à Maud et Linda, je les trouve détestables au possible ! Elles sont totalement autocentrées et manquent de l'empathie la plus élémentaire (je pense plus particulièrement à la mort d'un certain personnage...)
La matriarche se montre menaçante à plusieurs reprises :

  • à sa fille Rachel : "Tu ne dois pas avoir de penchant pour un jeune homme sans mon autorisation. Suis-je claire ?" Comme si on contrôlait ses sentiments ! 😮‍💨
  • à sa fille Linda : "Conduis-toi dignement sinon je te ferai enfermer comme déséquilibrée" 🫣
  • pour le comique de la réflexion :"... un titre anglais ne manquait jamais d'impressionner les aristocrates européens" Really, Maud ? 😅
Mais quelle jubilation quand Giles, de retour de ses fouilles archéologiques, s'oppose à sa mère au sujet de l'emploi de Moss, la menaçant de l'envoyer dans la maison douairière ! 😁🤭
C'est bien l'un des seuls moments où le comte remonte un peu dans notre estime, sans rattraper vraiment son attitude phallocentrique : les deux fois où Giles a éprouvé réellement du désir pour sa femme, c'est quand elle lui tient tête ! Lors de leur voyage de noces au moment où elle exige de lui d'être traitée avec respect puis quand elle s'oppose avec force à sa décision de se débarrasser de Moss malade. Ma petite Kitty, tu sais désormais ce qu'il te reste à faire... 😤



 
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