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vendredi 1 avril 2016

Entre les lignes de Portia Da Costa

Entre les lignes de Portia Da Costa

fiche détaillée

 Auteur > Portia Da Costa
Editeur > Milady
Collection > Romantica
Genre > romance contemporaine, érotisme
Date de parution >  2008, 2013 dans la présente édition
Titre original > In to deep
Format > ePub
Poids du fichier > 1,24 Mo (200 pages)
Traduction > de l'anglais par Claire Kreutzberger

auteur

 Portia Da Costa compte à son actif plus de trente romans ainsi qu'une centaine de nouvelles, écrits sous divers pseudonymes. Portia aime créer des personnages sexy et sympathiques pour les confronter à des situations sulfureuses. Elle vit au cœur du West Yorkshire avec son mari. Elle a exercé le métier de bibliothécaire.
- site de l'auteure -

quatrième de couverture

Gwendolyne est bibliothécaire. Sa petite vie tranquille est bouleversée le jour où elle trouve dans sa boîte à idées des lettres anonymes pleines d’évocations sensuelles et de propositions indécentes. Stupéfaite de constater que ces fantasmes s’accordent à merveille aux siens, la jeune femme se lance dans une correspondance torride avec un mystérieux inconnu. Bientôt, les missives érotiques ne suffisent plus. Alors qu'elle rêve de rencontrer son admirateur secret, la bibliothécaire entreprend un jeu érotique avec un professeur d'histoire aux allures d'aventurier qui attise son désir depuis longtemps. Serait-il l'auteur de ces mots troublants ? Elle se plaît en tout cas à l'imaginer...

première phrase

"C'est à peine si j'ose jeter un nouveau coup d'œil."

avis personnel

 La 4ème de couverture avait fortement titillé ma curiosité, et j'étais assez enthousiaste à l'idée de découvrir une correspondance à la fois raffinée et coquine, ainsi que le milieu professionnel de l'héroïne.... Las. Je dois avouer que les premiers chapitres m'ont au contraire fait craindre le pire et ont mis un sérieux coup d'arrêt à mon excitation. En effet, dès la page 4, le protagoniste, Némésis, ordonne à l'héroïne dans sa lettre : "Jouissez pour moi, Gwendolynne." Sérieux, ils n'en ont pas marre les anglo-saxons avec ce genre de demande débile ? C'est vraiment le summum de l'érotisme dans leur jeu sexuel ? Et ça excite vraiment les femmes ? Parce que moi, j'aurais juste envie de baffer mon partenaire ou de m'étrangler dans un rire nerveux...  Nan mais, je t'en foutrais des "Jouissez pour moi" !! Si je veux d'abord...

Et page 8, il part dans un délire peu ragoûtant : "Vos cheveux soyeux ne sont que l'un des nombreux fétiches que j'ai découverts en vous. Trouveriez-vous répugnant que je désire jouir en eux ?"
Ah ben oui quand même, ça l'est un peu, nan ? A croire que Némésis veuille rejouer la scène du film Mary à tout prix !!

Heureusement, cela s'améliore par la suite, mais j'ai été franchement déçue par une entrée en matière aussi peu subtile. J'aurais aimé que les deux correspondants se dévoilent progressivement dans leurs lettres, que les confidences montent crescendo, que les demandes érotiques surviennent dans un délai crédible, mais on entre derechef dans le vif du sujet, et surtout l'héroïne, sans rien connaître de l'identité de son mystérieux correspondant, accepte dès la 1ère lettre le jeu sexuel qu'il lui propose. Quelle femme censée ferait cela ? Surtout qu'ensuite, il lui soumet un défi vraiment dangereux...
Bref, tout va trop vite, on a l'impression de lire des fantasmes d'ado couchés par écrit. Ou alors on a l'impression que l'auteure cède à la mode "littéraire" du moment car page 33 Gwendolynne parle de son amant comme de son maître alors que cela n'est pas du tout justifié par l'intrigue. D'ailleurs, cette réflexion survient comme un poil pubien sur la soupe, j'en ai même sursauté de surprise...

Les points positifs du récit sont le physique de l'héroïne, qui dépare dans les romances habituelles car les formes pulpeuses de la demoiselle ne peuvent entrer que dans un bon 44 (ça nous change agréablement !) et que l'écriture est quand même d'un niveau supérieur aux autres roman du même genre. Dommage que l'auteure n'ait pas su exploiter le thème de son histoire en creusant ses personnages et en respectant une progression narrative crédible car tout s'enchaîne trop vite et les scènes sexuelles présentes à chaque chapitre rendent la lecture lassante à la longue. L'intrigue n'est pas assez développée pour nous convaincre vraiment et les personnages manquent cruellement d'épaisseur malgré des atouts indéniables.

Appréciation :

note : 2 sur 5

divers

Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 24ème participation au RV de Stephie.

Challenge "Les filles de Mrs Bennet" (jusqu'au 31 août 2016)
Challenge organisé par Deedee1310 (8/12)

Virée littéraire européenne 

Ma 6è participation à la 2è édition du challenge de BouQuiNeTTe - séjour en Angleterre
D'autres billets en France : BouQuiNeTTe ♦ missmolko1 ♦ Sharon ♦ Julie ♦ Salhuna ♦

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jeudi 3 octobre 2013

80 Notes de jaune de Vina Jackson - Eighty Days, tome 1

80 Notes de jaune de Vina Jackson - Eighty Days, tome 1 

Fiche détaillée

 Auteur > Vina Jackson
Editeur > Milady
Collection > Romantica
Genre > Erotisme
Date de parution > 2013
Titre original > Eighty days yellow
Format > ePub
Poids du fichier > 295 Kb (234 pages)
Traduction > de l'anglais par Angéla Morelli

auteur

 

80 Notes de jaune de Vina Jackson - Eighty Days, tome 1  Vina Jackson est le pseudonyme de deux écrivains, qui ont travaillé pour la première fois ensemble à la rédaction de "80 notes de jaune".

L’un d’eux est un auteur à succès, l’autre publie ses ouvrages tout en travaillant à La City.

- leur site -

 

quatrieme de couverture

Prisonnière d'une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à interpréter Vivaldi dans le métro londonien. Quand son instrument est détruit, elle reçoit un message d'un admirateur secret. Dominik, séduisant professeur d'université, se propose de lui offrir un violon en échange d'un concert... très privé.
Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu'excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s'abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu'il n'y a pas de plaisir sans souffrance... 

première phrase

"Tout est la faute de Vivaldi."

avis personnel

Avant de commencer ma chronique, une petite précision : je n'ai lu aucune des romances estampillées "mommy porn" et qui fleurissent depuis la sortie de 50 Nuances de Grey, je n'ai donc aucun point de comparaison avec elles ; mon regard sur le genre sera donc totalement vierge... enfin presque car je dois avouer que ma seule expérience livresque dans le monde du SM remonte à mon adolescence avec la lecture de Justine ou les malheurs de la vertu de Sade !
Et pour pousser ma confession jusqu'au bout, au regard de mon inexpérience et de ma jeunesse de l'époque, cela m'avait assez secouée : pensez ! j'étais persuadée lire une oeuvre 80% philosophique 20% érotique pornographique, or la tendance était complètement l'inverse... en tout cas, c'est l'impression qu'il m'en reste quelques lustres plus tard (même si je dois reconnaître que la plume de Sade est d'une très grande qualité littéraire !)...
Bref, tout ça pour dire que j'avais longuement hésité avant de me pencher sur ce roman au vu des chroniques mitigées, voire négatives et pour certaines mêmes traumatisées lues sur la blogosphère.
Mais comme ce que j'en avais lu de Stephie et de L'Irrégulière m'avait intriguée, je me suis dit : soyons folle, jugeons par nous-même !
Et franchement, j'ai eu raison de satisfaire ma curiosité...

Mais commençons par le commencement.

Je ne vais pas répéter la quatrième de couverture mais aller à l'essentiel et relever les points que j'ai appréciés ainsi que les autres.

Tout d'abord, j'ai adoré la manière dont les auteurs ont construit leur histoire, prenant le temps de décrire les personnages dans leur vie quotidienne, leurs introspections, leurs doutes et leurs attentes, leur donnant ainsi une chair et une âme.
Si bien que les choix qu'ils font, mêmes s'ils les marginalisent, paraissent totalement cohérents avec leur psychologie.

En outre, la relation que Summer entretient avec la musique et son violon est très touchante : on peut la définir comme viscérale, voire charnelle, éminemment charnelle même. Cet aspect-là explique les envies inavouables de l'héroïne, enfouies au plus profond d'elles mêmes et qu'elle ne peut exprimer avec Darren, son petit ami psychorigide, maniaque, qui pratique le sexe d'une manière presque clinique...

La perte de son violon va être en quelque sorte l'élément déclencheur de son changement de vie. Elle va renouer avec certaines personnes, en rencontrer des nouvelles qui vont chacune la révéler progressivement à son désir de soumission. Cette exploration de sa sexualité se fait graduellement dans la 1ère partie du livre où légèreté et raffinement se mélangent subtilement.

Par contre, dans la deuxième partie du livre, Summer va aller de plus en plus loin dans la découverte de ses fantasmes, cherchant à atteindre ces moments de frénésie sexuelle jusque dans l'avilissement et l'humiliation. C'est devenu pour elle comme une drogue dont elle est incapable de se passer, repoussant toujours plus loin ses limites. Il y a donc des moments glauques, voire dérangeants, mais qui rendent finalement la réaction d'orgueil de Summer aussi forte, faisant redescendre d'un coup la tension, l'auteure se permettant même un effet comique...

Enfin, j'ai apprécié être surprise par le comportement de deux personnages secondaires, incarnés par des femmes, sur lesquelles je me suis lourdement trompée quant à leurs motivations réelles et leur sincérité.

Passons maintenant à la partie des quelques réserves que j'émettrai.

Tout d'abord, je déplore que le personnage de Dominik soit moins développé que celui de Summer, rendant certaines de ses décisions assez surprenantes : je n'ai pas compris pourquoi il invite Victor à entrer dans leur intimité alors qu'il connaît la réputation sulfureuse, voire dangereuse de son collègue ni comment il se laisse déborder par Charlotte lors d'une de leurs "fêtes" privées ! Ca m'a déçue qu'il se montre aussi inconséquent et passif...

J'aurais également aimé que le personnage de Chris soit un peu plus fouillé car ses rares apparitions paraissent du coup un peu artificielles.

Enfin, vu que ce roman est classé dans la catégorie érotique, j'attendais d'être un minimum émoustillée mais le sujet traité dans le livre a dû me laisser un peu extérieure à l'histoire.

Pour conclure, une lecture rendu plaisante grâce au personnage captivant de Summer dont les états d'âme sont très bien retranscrits. L'être pervers et cruel incarné par Victor pimente également l'histoire, même s'il ne nous inspire qu'horreur et dégoût ! Dommage que Dominik soit un peu sacrifié à mes yeux : j'ai trouvé les chapitres où il est le narrateur assez inégaux, et j'ai parfois eu l'impression que l'auteur faisait du remplissage. Enfin, même si l'écriture reste quelques crans au-dessus des romans du genre, il  manque aux scènes érotiques ce petit quelque chose qui les rendraient délicieusement frémissantes...

Appréciation :

note : 3 sur 5

extrait

 page 27/28 :
"La jeune femme avait toujours les yeux fermés. Elle se balançait doucement d'un pied sur l'autre, en communion avec la mélodie. Elle portait une jupe noire qui lui arrivait aux genoux et un chemisier blanc cassé, un peu victorien, qui brillait sous la lumière artificielle. Le tissu était lâche, et Dominik ne pouvait distinguer les contours de son corps. Il remarqua immédiatement la pâleur d'albâtre de son cou ainsi que l'angle délicat formé par le poignet qui tenait l'archet.
Le violon était une antiquité rapiécée à deux endroits par du ruban adhésif, dont la couleur était à l'unisson de la crinière flamboyante de sa propriétaire.
Dominik demeura immobile pendant cinq bonnes minutes. Le temps avait suspendu son envol. Il ne prêta aucune attention au flot de voyageurs pressés qui regagnaient leur foyer anonyme, fasciné par le brio avec lequel la jeune musicienne interprétait la complexe mélodie, totalement oublieuse de son environnement. Elle ne faisait pas plus cas de son public que de son étui, ouvert à ses pieds, et dont le fond était couvert de pièces, même si, tout le temps que Dominik resta à l'écouter, personne ne lui donna d'argent."

divers

Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 5ème participation au RV de Stephie.
D'autres billets inavouables : Stephie ♦ Noukette ♦ Lasardine ♦ Cristie ♦ L'Irrégulière ♦ Sara ♦ Cécile ♦ Hibana ♦

E-challenge : passons au numérique organisé par Hedyuigirl

Ma 1ère participation au challenge d'Heduyigirl (1/19-31)

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