”Ce fut au tour de Will de rougir. La beauté endormie de James, étendu là tel le Ganymède de la mythologie, rendait inconcevables la cruauté et la destruction qu'il avait fait pleuvoir sur les Stewards. Et pourtant..."
Parution V.O :4 septembre 2022
Parution V.F : 14 novembre 2023
Traduction : Laurence Boischot
Editions : Castelmore
Collection : Bigbang
Illustration : Magdalena Pagowska
Genre : Fantasy jeunes adultes
Pages : 573
Prix : 24,90 euros (édition reliée)
Résumé :
Une nouvelle menace venue du passé se lève, et il ne reste plus qu'une poignée de héros pour la combattre. Poursuivis par des forces obscures, Will et ses alliés doivent quitter la sécurité du Panthéon et se rendre au cœur de l'ancien monde, nouer de nouvelles et dangereuses alliances et révéler les secrets bouleversants du passé.
Mais Will porte en lui un sombre secret, celui de sa véritable identité. Attiré par le beau et mortel James St. Clair, Will est entraîné de plus en plus profondément dans la toile du passé, et se retrouve tenté par les ténèbres qui l'habitent. Alors que l'ancien monde menace de revenir, Will et ses amis peuvent-ils lutter contre leur destin ? Ou bien les vérités qu'ils découvrent vont-elles déchirer leur monde ?
Avis :
La lecture a été plus enthousiasmante pour cette suite mais ça n'est pas encore ça, malheureusement. Pourtant, j'ai lu ce tome 2 presque d'une traite, attendant impatiemment quelque chose qui n'est jamais venue, ou alors, d'une manière qui ne m'a pas entièrement satisfaite. J'ai bien ressenti toute cette tension qui entoure la quête des uns et des autres et leurs tentatives désespérées pour se neutraliser. Je me suis bien passionnée pour cette course-poursuite pour empêcher Sinclair d'arriver à ses fins mais j'ai trouvé qu' il n'y avait pas vraiment de complications, car tout reste un peu en surface. C'était certes haletant mais pas tout à fait convaincant.
En ce qui concerne les personnages, j'ai l'impression au final qu'ils ne se démarquent pas tant que ça les uns des autres, qu'ils pourraient même être interchangeables, alors qu'ils sont censés avoir un rôle et des pouvoirs vraiment bien définis ; c'est gênant de voir leur immense potentiel gâché ainsi...
Et puis, il y a encore des incohérences ou maladresses : la relation Katherine/Will du tome 1 avec ce que nous savons désormais dans ce tome 2 n'entraîne absolument aucune réaction des protagonistes ? Non pas que la thématique me dérange, hein, mais on a l'impression que l'auteure n'assume pas la nature de ce lien. Dans ce cas-là, fallait pas écrire dans la catégorie jeunesse/jeunes adultes, enfin, c'est juste mon avis... Ou alors, nous allons apprendre dans le tome 3 une nouvelle révélation qui viendra annihiler cette révélation-là ?!?
La scène sous le trône de la montagne paraît complètement incohérente alors que nous en aurons l'explication quelques chapitres plus tard, sauf que du coup, ça m'a un peu gâchée la lecture.
L'arrivée abrupte d'un des personnages qui a été séparé du groupe semble un peu sortie de nulle part, lui donnant un côté très artificiel.
Par contre, j'ai beaucoup aimé les allers-retours de Will dans le passé de Sarcean, j'attendais toujours ces passages avec impatience, guettant la clé qui me permettrait de comprendre comment ils en étaient arrivés là et je fonde de grands espoirs dans la révélation finale du dernier tome. Will est un personnage que je trouve finalement attachant. Il m'a davantage touchée dans ce tome que dans le précédent, avec son envie de bien faire et sa peur viscérale d'être identifié (même si cette information est martelée à plusieurs reprises jusqu'à la nausée). C'était captivant de le voir explorer son pouvoir, avec sa crainte constante d'être pris sur le fait. J'ai bien aimé également l'idée de cette armée des morts attendant d'être ressuscitée.
De même l'introduction de Visander comme nouveau personnage donne beaucoup de sel à la mort expéditive de Katherine, personnage insignifiant s'il en est, et dont je m'étais interrogée sur l'intérêt véritable dans le 1er tome. Je trouve que Visander forme un duo irrésistible avec la petite Elizabeth (et pourtant, je n'aime pas du tout les enfants comme personnages principaux hein !). Mais là, Elizabeth, avec son innocence et sa brutale franchise, apporte une bouffée très rafraîchissante. Le duo Philipp/Visander n'est pas en reste non plus. Visander, guerrier coincé dans une autre époque, a bien du mal à s'adapter à sa nouvelle forme et les coutumes de cette société qu'il trouve si barbare, et ce décalage m'a beaucoup fait sourire.
Je finirai par un petit coup d'humeur : je sais qu'il ne faut pas comparer cette trilogie à Prince captif, je le sais, mais l'auteure ne nous aide guère à l'oublier tant James est une copie de Laurent, jusque dans son physique, son comportement, sa posture ou ses mots mêmes. Je n'ai pas pu m'empêcher d'en dresser une liste (non exhaustive) :
page 65 : "Ses paupières alourdies, ses cils blonds qui accrochaient la lueur des bougies, qui poudrait d'or tous ses contours."
page 68 : " — Tu sais, il n'y a que très peu de gens que j'autorise à poser les mains sur moi"
page 71 : "Sa posture alanguie et ses paupières lourdes."
page 155 : "— Timide ?"
page 219 : "— Tu n'aimes pas ça... Tu n'aimes pas du tout tromper ton monde."
page 221 : "— Mais il ignore de quoi je suis capable, moi"
Alors ? N'a-t-on pas l'impression que ces phrases sont tout droit sorties de Prince captif ? Je comprends tout à fait qu'un personnage aussi complexe et fascinant que Laurent soit difficile à quitter mais Pacat aurait au moins pu changer la couleur de ses cheveux (ah ben non, sinon, elle n'aurait pu souligner ses merveilleux cils poudrés d'or...^^)
Pour conclure, un tome plus intéressant que le précédent mais encore desservi par un problème de structuration, amenant quelques incohérences. Et puis malheureusement, au contraire des autres lectrices, je n'ai pas du tout été soufflée par le cliffhanger l'ayant deviné depuis un moment...
Auteur > Elizabeth
Moss Editeur > Milady Collection > Romance Genre > érotisme, romance historique Date de parution >
2013 dans l'édition originale, 2014 dans la présente édition Titre original > Wolf bride Format > ePub Poids du fichier > 431 Ko (233 pages) Traduction > de l'anglais par Laurence Boischot
Dès son plus âge, Elizabeth Moss a toujours su qu'elle serait écrivain. Elle écrit des romances
historiques. Elizabeth est née au sein d'une famille littéraire originaire de
l'Essex (sa mère est Charlotte Lamb, auteure de romans sentimentaux) et vit
désormais dans le sud ouest de l'Angleterre avec son mari et ses cinq
enfants. Elle écrit sous le pseudonyme
de Victoria Lamb d'autres romances historiques et sous celui de Beth Good des romances contemporaines. - site de l'auteure -
Splendeurs et adultère à la cour des Tudors…
Demoiselle d’honneur de la reine Anne Boleyn, Eloise Tyrell espère pouvoir un
jour se marier selon son cœur. Lord Wolf, un soldat endurci, intrigué depuis
l’enfance par Eloise, se présente à la cour du roi Henry VIII avec le projet
de l’épouser. Elle est alors désemparée
de se trouver promise à ce guerrier qu’elle connaît à peine. Mais, d’un seul baiser Wolf éveille en elle un désir qui la terrifie, car la
cour d’Angleterre se trouve plongée au cœur d’un scandale qui montre à Eloise
quel sort funeste attend une femme dont le mari se lasse…
"Les rires cristallins qui émanaient des appartements de la reine
résonnaient dans tout le corridor et jusque dans les jardins."
J'aime beaucoup l'époque des Tudors, même si ces royaux représentants ne
m'inspirent guère une folle sympathie, mais je trouve le contexte historique
extrêmement intéressant avec cette dynastie ambitieuse qui fait de
l'Angleterre une puissance de premier plan... Aussi, la quatrième couverture
de cette saga avait-elle complètement titillé ma curiosité, jusqu'à me pousser
à me procurer ce 1er tome (oui, cette fois, je ne me suis pas trompée,
d'ailleurs, le tome 2 n'est toujours pas paru en français !^^)...
Je dois dire que j'ai été agréablement surprise par le début prometteur
: d'ordinaire, les romances historiques n'en portent que le nom et ne
sont qu'un prétexte pour faire évoluer des personnages à une époque à la
mode, sans souci de réalisme, mais j'ai trouvé que le contexte
historique était ici bien intégré à l'intrigue, avec suffisamment
de détails et un effort au niveau des dialogues pour que l'on se sente
immergé au cœur de cette Renaissance anglaise. L'auteure n'a pas choisi par hasard l'année où débute son histoire puisque
le premier chapitre se situe en janvier 1536, soit quatre mois avant
l'exécution d'Ann Boleyn (je ne pense pas spoiler en parlant de cet événement,
n'est-il pas ?!) !
Eloise est donc depuis deux ans l'une des dames de compagnie de la reine. Elle
est tombée amoureuse d'un jeune noble de la Cour, Simon, qu'elle rencontre en secret, malgré son manque de perspective d'avenir. Les
rêves d'Eloise de l'épouser en dépit de son statut volent en éclat le jour où
son père vient la chercher pour qu'elle épouse le baronWolf, un guerrier endurci et plus vieux qu'elle... Elle se soumet à contre-cœur à
la volonté paternelle et se résigne à respecter les vœux sacrés du mariage
tout en se sentant attirée malgré elle par son fiancé... Hélas, la grande
Histoire la rattrape peu après son mariage quand elle se retrouve éclaboussée
par le scandale qui touche Ann Boleyn et certains de ses familiers...
Malgré les clichés inhérents à toute romance, je plaçais de grands espoirs
dans cette chronique de l'ère Tudor qui commençait sous les meilleurs
auspices. Malheureusement, l'auteure s'est peu à peu laissée aller à la facilité
et aux travers des romances historiques actuelles: comportement des personnages finalement inapproprié pour l'époque,
anachronismes, situations ou dialogues trop modernes, psychologie
invraisemblable, surenchère dans des scènes sexuelles atteignant des sommets
de ridicule...
Le lecteur se rend vite compte que l'héroïne est affligée d'un caractère
immature et indécis, de plus en plus agaçant. Tout au long du roman, nous aurons donc droit à ses volte-faces
incessantes et incohérentes : elle accepte le mariage, puis le refuse, non par désamour mais par
peur que son époux ne partage pas la même passion qu'elle et ne se lasse
de son inexpérience (par contre, que le lecteur se lasse de ses sempiternels
atermoiements, ça, ça ne lui viendrait pas à l'esprit, hein !!) ; or, peu
auparavant, elle était prête à accepter ce mariage juste par confort financier
! Elle aspire à provoquer le désir chez son fiancé, puis s'en alarme "même si elle savait bien que c’était uniquement dans le dessein de
concevoir un héritier. Si elle faisait son devoir et lui donnait un fils
sans tarder, il la laisserait sans doute tranquille." (page 31). Puis plus loin, nouvelle volte-face : si Wolf la désire, cela la
mettrait à l'abri de toute maltraitance.... Oh, puis finalement non, elle doit plaider sa cause pour échapper au mariage
! Tiens, si on fleuretait avec Hugh Beaufort, un ami proche du fiancé pour faire croire à ce dernier qu'il a un rival, et
ce, en totale contradiction avec les précédentes paroles qu'elle a eues
sur son propre sens du devoir et de l'honnêteté ?
En plus de ses tergiversations, Eloise ne nous épargne jamais ses
réactions idiotes à l'égard de Wolf ! Après l'attaque, après le sexe, n'importe quelle occasion lui est
bonne pour adresser à son époux des reproches infondés... Franchement, on
admire la patience dont il fait preuve à son égard ! Et l'on se dit que
l'écervelée ne mérite pas toutes les attentions qu'il lui témoigne ! Enfin,
jusqu'à un certain point, car Wolf se met à avoir un comportement et des exigences outranciers, à
croire que la bêtise de sa femme a fini par déteindre sur lui !
Pour tout avouer, je n'ai presque rien à reprocher à la première partie,
malgré mon agacement sur le caractère indécis de la donzelle, maisla deuxième n'est qu'une succession de scènes grotesques dont l'acmé est atteinte avec la nuit de noces et le séjour des deux
époux dans le pavillon de chasse... Je n'ai alors cessé de ponctuer les scènes
de sexe de "pfff" de plus en plus blasés et consternés... Déjà, la condition qu'il lui impose pour consommer le mariage est
parfaitement ridicule, en totale contradiction avec sa prévenance habituelle :
"Je veux que vous m’imploriez de vous faire l’amour." (page 93) pffff...
Et il ne se contente pas de cette exigence une seule fois, non, mais à chaque
fois qu'il désire faire coulisser son andouillette dans le cresson de sa
femme... pffff... Ça en devient franchement pénible,
en plus d'être ridicule, car la nuit de noces (la nuit de noces véritablement
consommée, hein, mais vous comprendrez en lisant le bouquin !) compte une
bonne trentaine de pages !
On a l'impression que l'auteure s'est ingéniée, avec une constance
déstabilisante, et par-là même admirable, à parfaire, étape par étape,
le ratage des scènes de sexe ! Quand la jeune vierge inexpérimentée
supplie son époux de la déflorer : "Baisez-moi, Wolf, murmura-t-elle, sincère. Je veux sentir votre queue en
moi. Prenez-moi." (page 100). Franchement, ça mérite un
"pffff", non ?
Et quand Wolf a cette intention super glamour :"Il décrivit un cercle du bout de la langue autour de l’un de ses tétons
avant de l’attirer entre ses lèvres et de le sucer avec force, comme s’il
espérait en tirer du lait." (page 97), re- "pffff" n'est-il pas ?
Et là, la phrase incontournable de toute romance érotico-anglo-saxonne qui se
respecte et qui couronne le ratage parfaitement accompli et assumé (ou pas) de
toute scène sexuelle : "C'est cela, Eloise, jouissez pour moi." (page 101), nan mais "pffff", quoi !
Allez, encore une pour la route : "Auriez-vous encore faim, milady ?" (page 114) À votre avis, à quoi fait-il allusion ? et si je vous donne
comme indice : c'est fin, ça se mange sans faim ? toujours pas ? Alors contentez-vous d'un simple "pffff"...
Je clôture tout de même le sujet "scène sexuelle" par celle où il oblige sa
jeune femme à.... une gorge profonde... vivivi, vous avez bien lu, une GORGE
PROFONDE !!! Ubuesquement stupéfiant, non ? Moi qui croyais que cette pratique
sexuelle avait été mise au goût du jour dans un film pornographique éponyme
(ne me demandez pas comment je sais ça, cela fait partie de ma culture G — à
ne pas confondre avec mon point G, hein !!! — désolée, je craque....) Là, ça mérite un bon gros "pfff" d'honneur, hein !!!
Donc voilà, l'histoire avait bien commencé, toute romance qu'elle était, grâce
aux informations estampillées XVIème siècle que l'auteure égrenaient de çi de
là (j'ai bien aimé ses allusions aux contraintes liées au statut de Wolf, ou
les différentes conceptions sur le mariage ainsi que certains dialogues...) Par contre, sa propension à alimenter un faux suspens sur l'incompréhension
mutuelle des deux époux devient extrêmement lassante, d'autant que l'on n'y
croit pas un seul instant : en effet, les signes ostensibles d'hostilité que
se témoignent Eloise et Wolf sonnent complètement faux et donnent un caractère
artificiel à ces scènes. Personne ne croit un seul instant à la haine que Wolf
est supposé porter à sa femme. Les obstacles à leur bonheur conjugal semblent
donc trop surfaits, on a l'impression que l'auteure se force à remplir un
cahier des charges sur ce thème. Moss
n'est en outre pas aidée par son héroïne qui enchaîne les réactions idiotes.
Eloise se pose tout de même à un moment de l'histoire une question on ne peut
plus pertinente : "Pourquoi tenait-elle tant à tout remettre en question ?" (c'est marrant, c'est exactement la question que l'on se pose ! l'héroïne
a quand même mis la moitié du bouquin pour arriver à ce constat...). Malheureusement, ses jérémiades incessantes reprennent de plus belle pour
devenir tout à fait insupportables, provoquant chez nous cette réaction
épidermique :
Nan mais, y'a pas de raison pour qu'Ann Boleyn soit la seule à être punie !!!
Pour conclure,une histoire dont le potentiel a été largement gâché par les choix
narratifs de l'auteure qui multiplie les invraisemblances (et les
dérapages !) afin d'amener des rebondissements auxquels on ne croit pas :
volte-faces incessants des deux personnages principaux, fausse haine, fausse
rivalité, tout finit par sonner faux. Le pire est atteint avec les scènes
sexuelles, qui ne dépareraient pas dans un film pornographique amateur sans
queue ni tête !
Dans tous ces revirements, l'auteure arrive même à se perdre dans les méandres
de sa propre histoire puisqu'au début, elle présente la reine comme une
femme coupable d'adultère, pour faire ensuite porter la responsabilité au roi
(pour le coup on ne peut pas lui en vouloir, car vous ne trouvez pas que ce
mec, tout royal qu'il est, est un porc répugnant ?). Peut-être était-ce
d'ailleurs délibérée de sa part afin de nous montrer l'évolution de son
héroïne, mais l'effet est en tout cas raté !
Appréciation :
Mes autres avis sur la saga : ♦ tome 1 ♦ tome 2 ♦
”Eloise se maudit d’avoir embrassé Simon avec tant de fougue. Il était
impensable que le riche baron souhaite encore l’épouser après avoir
entendu le jeune homme suggérer qu’ils batifolent dans son dos une fois
qu’elle porterait le titre de lady
Wolf. Puis elle saisit tout le sens des
paroles de lord Wolf… — Votre « future
épouse » ? Vous n’envisagez tout de même pas de m’épouser
malgré tout ? demanda-t-elle,
interdite. — Pourquoi pas ? rétorqua
le baron en haussant les épaules. Si j’ai bien compris, votre virginité
est toujours intacte, même si votre honneur est quelque peu terni. À
moins que vous n’ayez menti à ce garçon ? ajouta-t-il avec un
sourire déplaisant. — Non ! lança-t-elle en
relevant le menton. — Bien, donc je ne vois aucune
raison d’annuler ce mariage. J’ai besoin d’un héritier, et votre père
sera ravi que mes finances l’aident à régler ses
dettes. Il s’interrompit un instant et
l’examina d’un œil critique. (page 17)
”Je dois amener Eloise à me considérer comme son seigneur et maître,
vous avez raison sur ce point, reprit-il. En revanche, je refuse de
sacrifier son caractère. Une femme brisée ne saurait faire une bonne
épouse, tout juste une servante. (Wolf à Hugh, page 42)
”Lorsque je rencontrerai ma future épouse, j’espère la reconnaître au
premier coup d’œil. Les Français comparent cela à un coup de
foudre. — Les Français sont des gens
bien fantaisistes, commenta Wolf sèchement, surtout quand ils s’avisent
de composer des vers. Si vous cherchez une épouse un jour, je vous
conseillerais d’oublier la poésie et de préférer la raison. (Hugh et Wolf, page 43)
”Sir John considérait les femmes comme des objets sans opinions ni
sentiments, qui se transmettaient de père à époux et qui n’obtenaient le
droit de s’exprimer et de vivre librement qu’une fois veuves. (page 57)