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jeudi 5 mars 2015

Les Lumières du bayou d'Anne Rossi - Les Yeux de tempête, épisode 2

Les Lumières du Bayou d'Anne Rossi - Les Yeux de tempête, épisode 2

Fiche détaillée

Auteur > Anne Rossi
Editeur > Laska
Genre > romance historique M/M, nouvelle
Date de parution > 2014
Format > ePub
Poids du fichier > 2,66 Mo (40 pages)

auteur
(sources : éditions Laska)

Anne Rossi 

 
Anne Rossi est née entre lac et montagne, l’année où Supertramp chantait Dreamer. Elle est restée toute sa vie une rêveuse, convaincue que les plus beaux voyages s’effectuaient entre les pages d’un livre. Grande lectrice en français, anglais et espagnol, c’est dans sa langue maternelle qu’elle écrit.   
Retrouvez les mondes imaginaires d’Anne Rossi sur son blog.

 

quatrieme de couverture

Ioen a quitté un poste enviable de capitaine de navire pour suivre Guillaume dans le Nouveau Monde. Hélas, La Nouvelle-Orléans n’est pas le paradis escompté, mais un repaire de trafiquants et de magouilleurs. Désespérant de trouver un emploi honnête, Ioen accepte de guerre lasse de mener une cargaison secrète, de nuit, à travers le bayou.

Au contraire de son compagnon, Guillaume s’épanouit à La Nouvelle-Orléans. Cependant, depuis quelques jours, des rumeurs annoncent des troubles dans la ville… Entre la proposition de son ami indien de passer quelque temps au vert, et Ioen qui s’obstine à honorer son engagement, Guillaume doit faire un choix, et vite !

première phrase

"Ioen tourna le dos à la Place d'Armes noire de monde."

avis personnel

Nous avions laissé Guillaume et Ioen à Fort Royal, où le beau capitaine corsaire s'était finalement décidé à abandonner ses rêves de carrière par amour pour le jeune homme.
Nous les retrouvons 3 mois plus tard à La Nouvelle-Orléans dont l'ambiance délétère semble déteindre sur leurs relations amoureuses. Ioen et Guillaume ne s'entendent plus qu'au lit, frustrés de ne pas se sentir compris par l'autre. Ioen, profondément honnête, ne trouve pas à employer ses compétences dans une mission qui ne serait pas illégale, et Guillaume, de son côté, supporte de plus en plus mal les reproches muets de son amant sur sa manière insouciante de vivre, quand il triche au jeu ou utilise ses charmes afin d'obtenir des réductions sur leurs dépenses.
Si bien que lors d'une énième dispute, les deux amants décident de se séparer momentanément !
 
J'ai pris beaucoup de plaisir à  retrouver nos deux héros. Cet épisode met davantage l'accent sur leurs relations de couple, sur leurs difficultés à vivre ensemble et à accepter leurs deux natures si différentes.
Si Ioen apparaît toujours aussi parfait à mes yeux (mais peut-être ne suis-je pas très objective !^^), Guillaume m'a parfois tapé sur les nerfs avec son égoïsme et sa frivolité... En tout cas, leurs sentiments respectifs sont bien rendus.
L'auteure nous offre en outre un tableau exotique très immersif de la Nouvelle-Orléans à ses balbutiements, et retranscrit à merveille son atmosphère moite et interlope.
Par contre, j'ai moins été convaincue par le passage de la course-poursuite de Guillaume avec son sloop, qui a peut-être manqué de développement pour paraître plus crédible ; je regrette également que la fin arrive aussi abruptement, nous laissant sur notre faim.

Pour conclure, de délicieuses retrouvailles avec Guillaume et Ioen qui me donnent envie de connaître la suite, malgré une fin un peu expéditive et quelques facilités narratives...

Appréciation :

note : 3 sur 5

Mes autres billets sur la saga : épisode 1

extrait

Ioen répéta lentement le nom. Il n’avait fait qu’entrevoir le métis deux ou trois fois. Un homme jeune aux allures d’aventurier. Un sentiment de malaise lui tordit l’estomac. Et si… ? Il n’avait jamais été doué pour deviner qui partageait ou pas ses préférences, une des raisons pour lesquelles il avait toujours privilégié les partenaires tarifés. Guillaume était plus intuitif. Il lui avait plusieurs fois parlé de l’ami qui l’aidait à comprendre les dessous de La Nouvelle-Orléans. Aurait-il dû se méfier ?   
« Oui, poursuivit Guillaume, inconscient de son trouble. Il part se ravitailler dans le haut pays. Je me disais que ça nous ferait du bien de changer d’air.   
— Pour celui du haut pays ? Il n’y a que des sauvages et des moustiques, là-bas !   
— Mais tu n’es jamais content, à la fin ! »   
L’explosion fit vibrer les murs. Ioen posa ses mains à plat sur le lit. Il ne voulait pas partir dans le haut pays, loin de la mer. Ni se disputer continuellement avec Guillaume. Ce n’était pas ce qu’il avait envisagé lorsqu’il l’avait rejoint, à Fort-Royal. En fait, il n’avait pas réfléchi, alors. Il avait agi sur un coup de tête, le seul et unique de sa carrière. On voyait où ça l’avait mené.   
« Écoute, commença-t-il, avec l’impression de creuser sa propre tombe. Nous avons manifestement des objectifs différents, dans l’immédiat. Peut-être devrions-nous… suivre chacun notre chemin. Cela nous permettrait de… de prendre du recul.   
— Du recul, laissa tomber Guillaume, méprisant. C’est bon pour les lâches. Moi, j’avance. Avec ou sans toi. »   
Comme à Fort-Royal… Guillaume était parti sans se retourner. Sûr de ses choix. C’était lui, Ioen, qui lui avait couru après. Et même maintenant, il ne parvenait pas à se dire qu’il avait fait une erreur. Ni à prononcer des mots définitifs.
(page 21-22)

divers

 

 Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 15ème participation au RV de Stephie.

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babelio

jeudi 5 février 2015

L'Homme de la Sierra de Pauline Libersart

L'Homme de la Sierra de Pauline Libersart

Fiche détaillée

Auteur > Pauline Libersart
Editeur > Láska
Genre > romance érotique, western
Date de parution > 2013
Format > ePub
Poids du fichier > 3,21Mo (177 pages)

auteur

 
Pauline Libersart a toujours été passionnée de lecture. Adolescente plutôt timide, sa meilleure amie s’appelait « carte de bibliothèque municipale ». Elle a ensuite entamé des études sérieuses pour trouver un travail tout aussi sérieux. Ce qui n’a jamais empêché une partie de son cerveau de continuer à tricoter des scénarios.
Sa bibliographie : Pour un instant de vérité (16 juillet 2013), Pour un instant d'incompréhension (10 décembre 2013), L'Homme de la sierra (10 décembre 2013), Amelia la Scandaleuse (7 avril 2014), Dans la ligne de tir (26 mai 2014), la trilogie Le Club des A (à partir d'octobre 2014).
site de l'auteure -
blog de l'auteure -
sa Page Facebook -

quatrieme de couverture

Amélie est une héritière du Sud, élevée pour être une véritable dame. Hélas, la guerre civile a tout détruit sur son passage : sa maison, sa fortune et surtout, sa famille. Tentant de rejoindre un oncle et une tante installés dans l’Ouest, elle se retrouve seule et sans argent au cœur de la Sierra Nevada. Un rancher taciturne lui offre alors sa protection, mais il y a un prix…
Dallas vit seul sur ses terres, tel un paria. Quand le hasard met sur son chemin la jolie Amélie, il saisit sa chance d’obtenir un peu de compagnie. Il est loin de réaliser qu’il a affaire à une demoiselle de la bonne société… Lui qui est plus habitué aux bêtes qu’aux humains, comment réussira-t-il à la séduire, pas seulement pour une nuit, mais pour la vie ?

première phrase

 "La nuit tombait déjà sur la sierra, et Amélie dut se résigner à camper."

avis personnel

Malgré mes deux expériences malheureuses avec la romance western, j'ai retenté ma chance, mais cette fois avec une auteure française, et je ne dirai qu'un mot : Halleluiah ! Hosanna aux plus hauts des cieux ! (ouais je sais ça fait 7 mots mais j'ai du mal à réprimer ma joie !! ^^) car la malédiction qui frappait mon goût pour les beaux cow-boys a été vaincue et mon petit cœur de midinette comblé !

Or donc, Pauline Libersart nous embarque aux côtés de son héroïne, Amélie Beaumont, jeune aristocrate de Charleston que la Guerre de Sécession a jetée, elle et sa mère Marguerite sur la route de l'Ouest afin de rejoindre les seuls membres restants de la famille, à Sacramento. Malheureusement, un accident de diligence lui enlève sa mère, et Amélie se retrouve seule, sans argent et sans escorte pour continuer son voyage. Or, traverser la moitié d'un état tout en évitant les bandits, les indiens et les bêtes sauvages s'avère extrêmement risqué... si bien qu'elle se voit contrainte d'accepter l'offre de Dallas, un cow-boy qui l'a déjà sauvée une fois des avances grossières d'un rustaud : sa protection contre l'obtention de ses faveurs...

Oui, je sais, assenée comme cela, cette proposition semble des plus sordides, mais contre toute attente, l'auteure évite habilement les chausse-trappes d'un tel postulat de départ. Elle prend en effet le temps de nous décrire les sentiments des deux protagonistes, la barrière sociale qui les oppose, le contexte de l'époque si peu favorable aux femmes...si bien que leurs choix, parfois choquants à nos yeux, semblent en parfaite cohérence avec leur situation respective...

Car même si la décision d'Amélie de s'en remettre à Dallas pourrait s'apparenter à de la "prostitution", la position des femmes de l'aristocratie de l'époque n'en est pas si éloignée que cela, condamnées à des mariages non choisis et à l'accomplissement de leurs devoirs conjugaux:

« Pour faire son « devoir conjugal », lui avait assené [sa mère], il suffisait d’éteindre la lumière et de ne pas bouger. Ce n’était, après tout, qu’un moment désagréable à passer, et le seul moyen d’avoir des enfants...
(page 23)

De même, Amélie surprend, au temps de leur vie protégée, une conversation de sa mère avec ses amies sur l'attitude que doit adopter une femme lors des rapports :

 « Le mieux, c’est de ne pas bouger pendant qu’ils font leur affaire… »
À l’époque, elle n’avait pas compris ce qu’elle voulait dire…

La jeune femme se déshabilla, plia ses vêtements et enfila sa chemise de nuit, mais il lui fut impossible de retrouver son bonnet de dentelles. Elle démêla lentement et soigneusement ses cheveux, refit sa natte et se coucha, décidée à faire semblant de dormir quand il rentrerait. Ce stratagème l’arrêterait peut-être. Autrement, s’il se comportait comme la veille, sans la brutaliser, elle était sûre d’être capable de rester immobile pendant qu’il lui ferait subir ça et de le supporter. Tellement d’autres femmes l’avaient fait avant elle...
(page 47)

Amélie a reçu une éducation rigide, et même si, face aux épreuves qui l'ont durement touchée, elle a su renoncer à ses privilèges et au carcan de son éducation pour s'adapter à sa nouvelle vie, le choc des cultures avec Dallas est bien réel et déstabilisant, surtout dans leurs rapports homme/femme.

L'auteure alterne les points de vue entre Amélie et Dallas, ce qui nous permet de pénétrer au plus profond de leurs pensées, et met en valeur l'abîme d'incompréhension et de préjugés qui menace constamment de les séparer.

D'autant que la vision qu'a Amélie de Dallas n'est guère favorable puisqu'elle le décrit au début comme un "cowboy mutique, un être grossier et sans éducation." (page 24)

Ajoutez à cela des difficultés de communication, aggravée par la nature excessivement silencieuse du jeune homme (Amélie ne saura rien de Dallas jusqu'à la presque fin...) auquel elle doit arracher quelques rares informations, et le sentiment de honte qu'elle éprouve face à la perte de sa respectabilité, qui la ferait rejeter par les siens.

On ressent à travers l'écriture de Pauline Libersart toutes les émotions, tous les doutes, toutes les souffrances qui étreignent nos deux héros.
Dallas éprouve un complexe d'infériorité, ce qui le rend parfois soupçonneux sur les motivations d'Amélie, qui doute de son côté de la sincérité de son cow-boy ! Comme vous pouvez le constater, cela n'était pas gagné d'avance entre eux deux (même si, romance oblige, on sait comment cela va finir ! ^^)...

En outre, les deux héros sont terriblement attachants.

Amélie est une jeune femme déterminée et courageuse. Contrairement à sa mère, inadaptée aux réalités de la vie, elle a su faire front au chaos que la Guerre de Sécession a laissé dans leur vie et prendre en main sa destinée.

Dallas, lui, est un homme désespérément solitaire, dont l'histoire personnelle est particulièrement poignante. Ses origines le rendent peu sûr de lui face à la belle sudiste raffinée, et il souffre du dégoût et du rejet qu'elle semble afficher à son égard. Difficile de ne pas craquer pour cet homme avide de tendresse mais qui ne sait comment exprimer ses sentiments...

On suit donc la progression de leurs sentiments avec beaucoup d'intérêt.

Malgré mon ressenti très globalement positif, j'aurais quelques réserves à émettre : vers la fin, les scènes de sexe s'enchaînent un peu trop, même si on comprend qu'elles symbolisent l'évolution de leurs sentiments et de leurs relations... De même, j'ai été déçue par une des révélations de Dallas concernant son rôle dans le sauvetage de la diligence, révélation inutile selon moi au récit et entachant la vision favorable que l'on a de lui en le rendant un peu manipulateur...

Pour conclure, une délicieuse romance qui prend le temps d'installer l'histoire et de fouiller la psychologie des deux héros avec beaucoup de sensibilité. De plus, les scènes de sexe ne sont jamais vulgaires, et savent éviter, malgré le contrat passé entre Amélie et Dallas, tout malaise au lecteur. J'ai appris que l'auteure allait donner une suite à cette histoire, et je la lirai sans aucun doute possible....

Appréciation :

note : 4 sur 5

extrait

 Un craquement plus fort que les autres la fit sursauter, et elle se redressa brusquement. Elle avait dû s’assoupir… Le feu était presque mort. Inquiète, elle saisit le scalpel qu’elle avait toujours au fond de sa poche. Une bien piètre arme...
Une ombre inquiétante et silencieuse se détacha lentement de l’obscurité. Un ours ? Tremblante de peur, la jeune femme se rencogna contre la paroi. Un nouveau craquement la fit tressaillir. La bête approchait…   
Reste calme, tu sais te défendre, s’encouragea-t-elle silencieusement même si elle avait pleinement conscience de la réalité de ses forces et de ses chances.
L’ombre grandit et, à la faible lumière de la lune, elle identifia la forme d’un stetson. Elle reconnut alors le cliquetis des éperons avant de voir ses bottes éculées lorsque l’homme avança jusque dans le faible halo du feu. Il était revêtu d’un épais et probablement très chaud manteau de cuir et de fourrures, qui lui donnait cette allure large et étrange. Il tirait son cheval par la bride et, attachées au pommeau de la selle, elle entrevit des longes qui tiraient ce qui devaient être deux mules, encore en partie dissimulées par les arbres.   
Un homme, et pas un ours… Ce n’était pas beaucoup plus rassurant pour une femme seule. 
Tétanisée, Amélie ne dit pas un mot — et lui non plus. Avec des gestes calmes, il alla attacher son appaloosa près du poney indien d’Amélie. Il le dessella tranquillement puis, sans rien demander, ôta également la selle du petit cheval pie. Le cowboy les bouchonna efficacement avant de s’éloigner pour s’occuper des mules de la même façon.   
La jeune femme n’osait pas dire un mot, retenant son souffle et serrant toujours son arme entre ses doigts gourds.    Lorsque l’homme ramassa sa selle et s’approcha d’elle, elle se raidit. Elle avait beau se raisonner, s’exhorter au calme, ses dents se mirent à claquer, cette fois pas seulement de froid. Sans lui demander la permission, il posa sa selle juste à côté d’elle. Ensuite, il prit la couverture qui y était attachée et la lui tendit silencieusement. Étonnée, Amélie la prit gauchement, puis, se décidant brusquement, s’enroula dedans.   
« Merci », chuchota-t-elle.   
Elle eut l’impression que le cowboy haussait les épaules. Il se détourna, toujours silencieux, et s’agenouilla pour remettre une bonne quantité de bois dans le feu, lentement, méthodiquement. Les flammes s’élevèrent rapidement, vives, et la jeune femme sentit une vague de chaleur venir jusqu’à elle et réchauffer ses joues. L’homme se redressa et passa dans la lumière. C’est à ce moment qu’elle le reconnut.
(pages 8-9)

divers

 Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 14ème participation au RV de Stephie.

Challenge "50 états 50 billets" organisé par Sofynet
Ma 12ème participation au challenge de Sofynet - nuitée en Californie

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dimanche 4 mai 2014

Les Yeux de tempête d'Anne Rossi - Les Yeux de tempête, épisode 1

Les Yeux de tempête d'Anne Rossi - Les Yeux de tempête, tome 1

Fiche détaillée

Auteur > Anne Rossi
Editeur > Laska
Genre > romance historique M/M, nouvelle
Date de parution > 2013
Format > ePub
Poids du fichier > 2,68 Mo (35 pages)

auteur
(sources : éditions Laska)

Anne Rossi 

 
Anne Rossi est née entre lac et montagne, l’année où Supertramp chantait Dreamer. Elle est restée toute sa vie une rêveuse, convaincue que les plus beaux voyages s’effectuaient entre les pages d’un livre. Grande lectrice en français, anglais et espagnol, c’est dans sa langue maternelle qu’elle écrit.   
Retrouvez les mondes imaginaires d’Anne Rossi sur son blog.

 

quatrieme de couverture

Ioen Le Hir, corsaire de son état et capitaine de la Salicorne, doit prendre à bord le fils de son armateur. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’idée de jouer les gouvernantes ne l’enchante guère ! Mais il n’avait pas imaginé le pire : que son irritation se change en trouble lorsqu’il découvre le jeune homme blond en question…

Contraint d’embarquer dans une expédition censée « faire de lui un homme », Guillaume Guyader ne se trouve cependant pas à plaindre. Au moins, prendre le large lui permettra d’oublier le destin tout tracé qui l’attend sur la terre ferme, ainsi que le secret qui le pousse à fuir. Quoique… rien n’est moins sûr depuis qu’il a croisé la tempête dans les yeux de son nouveau capitaine.

première phrase

"Accoudé au bastingage de sa bien-aimée Salicorne, Ioen Le Hir contemplait avec une impatience croissante le port grouillant d’activité de Saint-Malo."

avis personnel

 Comme je l'ai avoué il y a peu, depuis toute petite, j'adore les histoires de pirates et de corsaires se déroulant dans les Caraïbes au XVIIè siècle ! Même que j'ai traînant dans mon appartement plein de romans, d'essais, de films qui traitent de ce sujet...
Si bien qu'hier soir, lorsque je me suis rendu compte que je n'avais rien lu pour mon rendez-vous mensuel avec Stephie. et que j'allais devoir me désister pour la deuxième fois consécutive, je me suis exclamée avec une horreur mêlée de panique : "que le grand cric me croque et me fasse avaler ma barbe !"
Mais je me suis vite rassérénée en me souvenant que j'avais dans ma liseuse une nouvelle traitant de beaux corsaires et du vent du grand large...
Franchement c'eût été dommage de passer à côté de ce double plaisir !
Et quand je parle double plaisir , je ne vous mens pas, puisque l'histoire s'attache aux aventures maritimes (et amoureuses) d'un capitaine corsaire, "grand, large d’épaules, le visage bruni par la vie au grand air" et du fils de l'armateur, contraint par son père de participer à cette expédition afin d'être guéri de certaines pratiques fort mal vues à l'époque...

Cette nouvelle sans prétention a joué son rôle à merveille : celui de la distraction et du dépaysement !
Le contexte de cette histoire de marins et d'amour interdit est retranscrit de manière réaliste, et les deux héros sont attachants... dommage que les personnages et l'intrigue ne soient pas davantage approfondis.
Vous me direz que c'est le principe même de la nouvelle, d'être courte et d'aller à l'essentiel. Oui, mais le style de l'auteure est si agréable que l'on aurait aimé s'attarder davantage à bord de la Salicorne, en compagnie d'Ioen et de Guillaume...
J'aurais aimé en apprendre davantage sur le passé du charismatique capitaine, ses origines obscures et son ascension professionnelle.
J'aurais aimé que les combats navals soient plus détaillés...
Ainsi que la vie à bord...
J'aurais aimé descendre à terre m'encanailler dans les tavernes en avalant quelques bouteilles de rhum... Yohoho ! ♫

Concernant la romance en elle-même, l'histoire est plutôt bien amenée, on sent bien le désarroi des deux hommes face au désir  - secret (eh oui, à cette époque, mieux valait cacher son orientation sexuelle) - qu'ils éprouvent l'un pour l'autre et à la progression de leurs sentiments (même si en une trentaine de pages, ces scènes ne soient pas plus développées) ! Idem pour les scènes de sexe : elles sont pudiques et juste suggérées, mais cela ne m'a pas dérangée vu que j'ai assez d'imagination pour combler les blancs-seings...

Pour conclure, une bonne petite nouvelle bien écrite et bien immersive mais qui me laisse sur ma faim ! Mais comme j'ai appris qu'il y avait une suite, je me laisserais sûrement tenter par l'aventure...

Appréciation :

note : 3 sur 5

extrait

Le coup de poing le prit par surprise. Il partit en arrière, heurta le bastingage de la tête. Portant la main à son visage, il sentit un liquide chaud lui couler le long du menton, et retira ses doigts poissés de sang. Il commença à se relever lentement, sans quitter des yeux son adversaire. Celui-ci allait vite comprendre son erreur.   
« Perrec, ne frappe pas la marchandise. Guyader, Perrec est mon second. Obéissez-lui sans discuter. » 
   Les poings de Guillaume se contractèrent lentement. Marchandise !? Oui, bien sûr, son père avait dû payer son passage. Payer pour se débarrasser de lui. Avait-il précisé qu’il ne devait rien lui arriver pendant le trajet ? Que se passerait-il s’il frappait la grosse brute ou mieux, le capitaine ? Il décida de ne pas tenter le diable et, sans répondre, se dirigea vers le cordage responsable de ses ennuis. Il n’avait aucune idée de la manière dont manier ce grand serpent de chanvre. Peut-être que s’il l’emmêlait suffisamment, on lui ficherait la paix avec les corvées ? Ou peut-être bien qu’il recevrait le fouet pour son incompétence. Ses épaules se contractèrent involontairement à cette idée. La douleur ne l’effrayait pas, mais il ne supporterait jamais une telle humiliation. Une main rouge aux ongles rongés se posa près de la sienne.
    « Attends, je vais te montrer. » 
(page 11-12)

divers

 

Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 10ème participation au RV de Stephie.
D'autres billets inavouables :  Stephie ♦ Mylène ♦ Liliba ♦ L'irrégulière ♦ Sophie ♦ Jérôme ♦ Leiloona ♦ Noukette ♦ Sabine ♦ Martine

E-challenge : passons au numérique organisé par Hedyuigirl

Ma 11è participation au challenge d'Hedyuigirl (10/19-31)

 

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