Scenario : Isabelle Dethan
Dessin : Isabelle Dethan
Couleur : Isabelle Dethan
Genre : BD historique, biographie romancée
Date de parution : 2025
Editeur : Dargaud
Nombre de planches : 204
"Rien n'est plus aisé à faire qu'un mauvais livre, si ce n'est une mauvaise critique." VOLTAIRE


Auteur > Anne Rice
Editeur > Pocket
Genre > roman fantastique
Date de parution > 1989 aux USA, 1992 pour la présente édition
Titre original > The Mommy or Ranses the Damned
Nombre de pages > 382
Traduction > de l'américain par Jacques Guiod
(sources : Pocket)
Née en 1941 à La Nouvelle-Orléans, Anne Rice commence à écrire au milieu des années soixante-dix ce qu'elle pense être « une courte nouvelle sur le thème du vampirisme ». Le premier volume des Chroniques des vampires, Entretien avec un vampire deviendra un livre culte, adapté au cinéma par Neil Jordan en 1994 avec Tom Cruise, Brad Pitt et Kirsten Dunst. Le deuxième tome, Lestat, le vampire, a été un best-seller dans le monde entier. Reine du fantastique moderne qu'elle a révolutionné en lui apportant sensualité et démesure, elle passe au roman historique avec La voix des anges, superbe histoire de castrats à Venise, et à l'érotisme avec Les infortunes de la Belle au bois dormant. Revenue à ses chers vampires avec La reine des damnés (adapté au cinéma en 2002 par Michael Rymer), Le voleur de corps, Memnoch le démon et Armand le vampire, elle se consacre bientôt àLa saga des sorcières, amorcée avec Le lien maléfique, poursuivie dans L'heure des sorcières et Taltos. Dans son dernier ouvrage, Merrick, la rencontre tant attendue des personnages des deux séries a enfin lieu.
Il fut autrefois le plus grand de tous les pharaons. Mais, ayant bu l'Élixir de Vie, il est aujourd'hui devenu Ramsès le Damné. Ressuscité dans l'Angleterre de 1914, il se cache sous l'identité du Dr Reginald Ramsey, spécialiste en égyptologie, et ne tarde pas à s'éprendre de Julie, fille de l'archéologue Lawrence Startford, qui a découvert son tombeau.
Mais un amour vieux de plusieurs millénaires ne cesse de le hanter et va le pousser à commettre un acte qui menace ses amis mortels du plus terrifiant des dangers.
"Les flashes des appareils photo l'éblouirent un instant."
J'ai toujours été impressionnée par La Momie, film de 1932 que me racontait ma mère sur l'amour qu'Imhotep, ramené à la vie par accident, portait à la fille de l'archéologue et qu'il prenait pour la réincarnation de sa défunte bien-aimée. Aussi, quand je suis tombée sur ce roman écrit par Anne Rice, n'ai-je pas pu résister à la tentation en espérant retrouver les mêmes émotions !
L'intrigue reprend grosso-modo le postulat du film de Karl Freund. Un archéologue ramène par accident Ramsès le Maudit à la vie. La momie, toujours emmaillotée, est ramenée à Londres pour y être exposée dans la demeure de son découvreur. Mais Julie, la fille de l'archéologue, va se retrouver au cœur d'intrigues familiales visant à s'accaparer une partie de sa fortune, et précipiter, sans le vouloir, le processus de résurrection du grand pharaon...
J'ai adoré la première partie se déroulant dans le tombeau de Ramsès, puis en Angleterre.
Anne Rice sait distiller une ambiance légèrement angoissante en décrivant par quelques allusions de ci de là le lent réveil de Ramsès le Maudit, et c'est d'autant plus jubilatoire que le lecteur est le seul à deviner ce qui se passe avec la momie.
Et Ramsès, une fois qu'il est ramené à la vie, produit une forte impression sur le lecteur la lectrice tant il dégage de charisme et d'assurance ! Jusqu'à ce qu'il retrouve la trace de son amour perdu, en fait. Ce qui nous amène à la deuxième partie du roman qui se passe en Égypte, et plus précisément à Alexandrie. Ramsès, qui a pris l'identité du Dr Reginald Ramsey pour donner le change aux Anglais, fait ce voyage en compagnie de Julie Stratford pour dire adieu à son passé. D'autres Anglais les accompagnent, poussés par des motivations différentes et pas forcément avouables...
Lord Rutherford dans l'espoir de mettre la main sur l'élixir de vie.
Son fils Alex parce qu'il est le fiancé de Julie.
Henry Stratford en sa qualité de cousin mais pour contrecarrer en fait les desseins de Ramsès...
Bref, le destin de ce petit monde va très vite bousculer dans le drame quand Ramsès, sur un coup de tête inconséquent, ramène Cléopâtre à la vie. Or le long sommeil de la célèbre pharaonne semble avoir laissé sur sa raison et son corps des séquelles aussi terribles qu'irréversibles...
Si j'ai bien aimé le début de cette 2ème partie, je lui ai ensuite trouvé quelques longueurs, accentuées par le caractère de plus en plus rocambolesque de cette course contre la montre pour éliminer la menace constituée par Cléopâtre...
Pour conclure, une intrigue prenante et haletante, qui, malgré quelques longueurs, nous tient en haleine d'un bout à l'autre du livre. Le retour à la vie de Ramsès est vraiment marquant et constitue le point fort de l'histoire. Par contre, ce livre est davantage à ranger dans la catégorie "Fantastique" que dans la catégorie "Terreur". En outre, la fin me laisse un peu sur ma faim, si je puis dire, car elle suggère une suite qui n'a jamais été écrite.
Mais l'ambiance de ce début de XXème siècle est très bien retranscrite, et la question philosophique posée par l'immortalité est abordée de manière satisfaisante.
En un mot, j'ai adoré !
Appréciation :
”C'était la momie qu'Elliott était venu voir. Et les curieux s'étaient un peu dispersés. Il prit un verre de vin, se leva et oublia sa hanche douloureuse pour se diriger vers le cercueil.
Il contempla à nouveau le visage avec sa bouche bien dessinée et son menton décidé. Un homme dans la force de l'âge. Des cheveux apparaissaient sous les bandelettes tendues.
Il leva son verre pour le saluer.
«Ramsès», murmura-t-il en s'approchant davantage. Il se mit alors à lui parler latin : «Bienvenue à Londres. Sais-tu où se trouve cette ville ?» Il ne put s'empêcher de sourire. Voilà qu'il parlait latin à une momie. Puis il cita quelques phrases de César relatives à sa conquête de l'Angleterre. «Voilà où tu te trouves, grand roi.» Il s'essaya au grec, mais y renonça très vite et revint au latin. «J'espère que tu aimes mieux que moi ce pays.»
Un bruissement soudain se fit entendre. D'où provenait-il ? Il l'avait entendu très distinctement en dépit du brouhaha incessant des conversations. On eût dit qu'il émanait du cercueil dressé devant lui.
Une fois encore, il admira le visage. Puis les bras et les mains, emprisonnés sous le lin pourri. L'étoffe salie était déchirée à hauteur des poignets croisés et révélait une partie des vêtements. La momie était en train de se détériorer, de petits parasites avaient dû s'en emparer. Il fallait prendre des mesures.
Il regarda les pieds de la momie. C'était vraiment inquiétant. Un petit tas de poussière était en train de se former sous la main droite, à l'endroit où les bandelettes étaient vraiment détériorées.
«Seigneur, Julie doit se dépêcher de remettre tout cela au musée», murmura-t-il. Puis il entendit à nouveau ce bruissement. Il fallait s'occuper très vite de cette momie. Dieu sait ce que l'humidité londonienne pouvait bien lui faire.
(page 65)
Ma 12ème participation au challenge de Soukee -
Ma 55ème participation au challenge de Lynnae -
Challenge ABC 2015 Littératures de l'Imaginaire de Ptitetrolle - 8/26
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (19/24)
Auteur > Christian Jacq
Editeur > Le Grand Livre du Mois
Genre > Historique
Date de parution > 1992
Nombre de pages > 453
(sources : Wikipédia)
Christian Jacq, né à Paris le 28 avril 1947, est un écrivain de langue française vivant en Suisse. Outre sous son vrai nom il aussi écrit sous plusieurs pseudonymes (Christopher Carter, J. B. Livingstone et Célestin Valois).
Parallèlement à sa carrière d'universitaire en archéologie et égyptologie, Christian Jacq publie des romans historiques, dont le cadre se situe dans l'Égypte antique, mais aussi des romans policiers « contemporains ».
Il se prend de passion pour l'Égypte ancienne dès l'âge de treize ans, à la lecture des trois volumes de l'Histoire de la civilisation de l'Égypte ancienne de Jacques Pirenne.
Marié très jeune, à 17 ans, son voyage de noces le conduit naturellement en Égypte, sur le site de l'antique Memphis. Son premier essai, naturellement consacré à l'Égypte, paraît dès la fin des années 1960, tandis qu'il se lance dans des études d'archéologie et d'égyptologie, qui seront couronnées par un doctorat de IIIè cycle sur Le voyage dans l'autre monde selon l'Égypte ancienne à la Sorbonne.
A 21 ans, il signe son premier livre, un essai sur les liens entre l'Égypte ancienne et le Moyen âge.
Il sera un temps collaborateur de la radio France Culture, coproduisant par exemple certaines émissions de la série les Chemins de la connaissance.
Parallèlement, il est pendant quelques années, directeur de l'Institut Ramsès, qui publie des transcriptions de textes égyptiens et vise à l'édification d'un fonds photographique sur l'Égypte.
Outre ses essais consacrés à l'Égypte, mais aussi à quelques domaines moins connus (héraldique, gnose), il mène une carrière parallèle d'auteur de romans policiers (sous plusieurs pseudonymes, Christopher Carter, J. B. Livingstone et Célestin Valois ) puis d'auteur de romans historiques (sous son vrai nom), il a écrit 150 livres et en a vendu 35 millions dans 30 pays.
Depuis 2000 il vit à Blonay (Suisse).
Un jeune peintre animalier désargenté, qui se transplante en Egypte et devient, à dix-huit ans, archéologue... Un lord milliardaire, épris de voyages et d'aventures... Quelle occasion pouvait bien réunir ces deux êtres, aux antipodes l'un de l'autre ?
Non pas une occasion, mais un pharaon au masque d'or qui, depuis des millénaires, reposait dans les ténèbres d'un tombeau inviolé, au cœur de la Vallée des rois, site étrange et grandiose où la vie est inséparable de la mort et où les hommes, ici plus qu'ailleurs, ne cessent de rêver...
Carter l'archéologue et Carnarvon le mécène vont tomber amoureux de l'Egypte et de la Vallée, arracher Toutankhamon à l'oubli, malgré la guerre, malgré les jalousies, malgré les ambitieux, les envieux. C'est l'Affaire Toutankhamon.
Une affaire qui exacerbe les passions, déchaîne les convoitises et se place entre roman policier, roman d'aventures et roman de mœurs. Toutankhamon, lui, ne se contente pas d'une résurrection qui doit tout à Carter et à Carnarvon. Environné de malédiction, il devient la grande vedette de l'actualité et l'objet de toutes les convoitises.
L'Affaire Toutankhamon : un demi-siècle de drames, de folies, au long d'épisodes plus hallucinants et plus vrais les uns que les autres. La dimension d'une légende épique où rayonnent l'amour, la soif d'absolu, l'or et l'éternité. Christian Jacq traite cette histoire unique avec la rigueur d'un grand historien et l'inspiration d'un visionnaire.
Le pharaon Toutankhamon est très célèbre de nos jours, grâce à la découverte de sa tombe, inviolée depuis plus de 2000 ans et aux trésors dont elle regorgeait, mais à l'époque où se situe le récit, il était considéré comme un obscur roitelet par les archéologues... Ce roman traite donc de cette découverte, mais surtout des longues années qui l'ont précédée, mettant ainsi l'accent sur la détermination et la foi sans faille de Howard Carter, archéologue aussi obscur au début que le pharaon oublié, et qui ne renoncera jamais au rêve qui occupera toute sa vie, malgré le risque de trouver une petite tombe sans intérêt déjà pillée.
L'auteur alterne dans la 1ère partie les chapitres entre Howard Carter, jeune peintre animalier engagé à 17 ans par Percy Newberry, jeune égyptologue qui l'emmène avec lui en Égypte où il gravit progressivement les échelons au musée des antiquités, et ceux où le vicomte Porchester, futur lord Carnarvon, mène une vie aventureuse à travers le monde, passant d'une nouvelle lubie à une autre (navigation, voiture de course, photographie...), jusqu'à leur rencontre déterminante.
J'ai beaucoup aimé le début du récit, qui est parsemé de touches d'humour sonnant très british ; par contre, à la longue, j'ai trouvé la mécanique des démêlés de Carter avec l'administration égyptienne assez répétitive, et parfois lassante ; en effet, l'archéologue ne cesse d'être aux buttes à l'hostilité conjuguée des politiques égyptiens, du directeur du service Antiquités égyptiennes et des pillards, voire de certains touristes, son caractère intransigeant et droit l'aidant à accroître sa liste d'ennemis de manière exponentielle.
Malgré tout, c'était vraiment très intéressant de découvrir les pratiques archéologiques de l'époque, les connaissances des égyptologues et leur méthodologie, parfois appuyée par la superstition. En effet, comme les fouilles se révèlent infructueuses, Lord Carnarvon fait appel à des voyants pour localiser la sépulture et débloquer ainsi la situation. Tout ceci en vain, bien évidemment.
C'était également très intéressant de découvrir l'influence française à l'institution des Antiquités égyptiennes depuis sa création alors même que le pays n'était plus sous domination française depuis plusieurs décennies mais sous protectorat anglais.
On assiste également aux velléités d'indépendance de l'Égypte face à l'Angleterre, et les graves troubles que cela engendre, ayant une répercussion sur les fouilles entreprises par Carter et les accords passés avec Lord Carnarvon qui y engloutit une partie de sa fortune...
Bref, un livre passionnant qui nous permet de suivre toutes les étapes d'une fouille archéologique, où différents spécialistes et chercheurs aux domaines variés sont nécessaires pour la mener à bien. En outre, certaines descriptions de l'auteur sur la Vallée des Rois sont très joliment évocatrices et dépeignent à merveille l'engouement et l'émerveillement que l'on peut ressentir à contempler un tel décor. Par contre, je n'ai pas du tout été convaincue par les deux histoires d'amour de Carter, les trouvant même inutiles à l'histoire.
Je remercie Biblio87 de m'avoir poussé à sortir ce roman de sa PAL !
Appréciation :
”Percy E. Newberry sortit de la poche de sa veste une liasse de livres sterling et l'offrit à Son Excellence qui se confondit en remerciements, ouvrit un coffre mural et y rangea avec soin le pécule. La porte refermée, il condescendit à délivrer les autorisations.
Le Nubien apporta du café truc ; pendant la dégustation, force banalités furent échangées. Au sortir de cette entrevue, Howard manifesta sa fureur.
- C'est de la corruption !
- Un cérémonial, Howard.
- Jamais je ne céderai à un pareil chantage.
- En Europe, la corruption se dissimule sous le manteau de la politique et de la justice ; ici, c'est une institution. Chaque chose a son prix ; encore faut-il connaître le bon. Sinon, tu passeras pour un imbécile et tu perdras la face, c'est-_dire tout.
Un rire sarcastique anima la poitrine du professeur.
- En considération du trésor que tu vas découvrir, je n'ai pas payé cher.
(page 20)
Ma 8ème participation, cette fois avec MiniMalou & Biblio87 ;
Ma 49ème participation au challenge de Lynnae - découverte de la sépulture de Toutankhamon
Ma 11ème participation au challenge de Soukee -