Lah'saa et sa horde de goule siègent au pied de la citadelle de Slurce. Soit les Elfes noirs l'acceptent comme leur souveraine, soit elle les détruit tous.
Mais une autre armée approche, dirigée par Tenashep l'Elfe blanc, Redwin le guerrier Nain, Aamnon le seigneur Elfe bleu et Gal l'Yrlanais. Et on raconte même qu'il y aurait un mage parmi eux...
Mon avis :
Ce tome prend place immédiatement après les tomes 11 et 15.
On sent que l'on arrive à la fin de l'arc consacré à Lah'saa car tous les personnages qui ont survécu aux tomes précédents (et pas seulement ceux du duo Istin/Duarte) sont ici présents , à part Gaw'yn qui fuit le plus loin possible de Slurce et donc de la cible des armées coalisées. Car la flotte des elfes blancs, que l'on avait vu quitter ses îles à la fin du tome 13 pour prendre part pour la première fois aux événements secouant les terres d'Arran, a été rejointe par des navires yrlanais, lombards et tarasconais, et se dirige vers Slurce dans le but d'abattre définitivement la nécromancienne censée avoir été affaiblie par le sacrifice de Fall. La bataille va se jouer en fait sur deux fronts totalement opposés : Slurce et Aspen, (là où repose le squelette de Lah'saa).
Par l'intermédiaire de Lanawyn, on apprend enfin les motivations réelles de Lah'saa... qui diffèrent totalement de la version colportée par le mage Slovtan depuis des millénaires. Il existait en fait une quatrième race d'elfes, celle des Elfes Rouges, qui habitait la citadelle d'Oroboria sise au milieu des volcans et qui a été décimée en punition du crime de son père.
Mais rien ne se termine totalement avec la défaite finale de Lah'saa car plusieurs problèmes sont laissés en suspens :
* la promesse faite à Lah'saa par Lanawyn de faire renaître les Rouges
* la malédiction qui pèse sur les Elfes noirs
* le bébé de Fall et Tenashep l'Elfe blanc qui a semble-t-il des pouvoirs puissants sur les Goules
* l'errance des Semi-Elfes...
Concernant les dessins, ils sont toujours aussi beaux, servis par des couleurs sombres qui soulignent la nature désespéré de ce dernier assaut pour la liberté !
Gaw'yn et Dyfeline fuient Scarande lorsque leur navire est attaqué par des barbares nordiques commandés par une semi-elfe noire. S'ils ne meurent pas déchiquetés, ils grossiront les rangs de l'armée de goules qui part conquérir les empires de Sud pour Lah'saa. Dyfeline est infectée, Gaw'yn conclut un pacte pour tenter de guérir son aimée.
Tandis que la semi-elfe noire marche sur Majinorr, un autre danger guette Gaw'yn : son ancien mentor et son plus fidèle ennemi sont sur ses traces pour se venger. Mais les plans de Lah'saa la nécromancienne changent, et c'est vers Slurce, sanctuaire des elfes noirs, que l'armée de goules fait mouvement...
Mon avis :
Ce tome prend place immédiatement après le tome 10 ainsi que le tome 14.
Je ne sais pas si c'est parce que Gaw'yn fait partie de mes chouchoux mais ce tome-là est l'un de mes préférés de la saga. Et non, ce n'est pas à cause de l'histoire d'amour entre Gaw'yn et Dyfeline car à vrai dire, je m'en moque un peu beaucoup passionnément (pour tout avouer, je ne l'ai jamais trouvé crédible, et je n'ai jamais compris pourquoi Gaw'yn tombait amoureux de cette jolie petite écervelée en plus de trouver la rédemption par l'amour assez convenu comme thème mais bon, je kiffe Gaw'yn autant que les Orcs et ça me rend faible... très faible...😅).
Par contre,je trouve très intéressantes les nouvelles informations que nous récoltons sur les goules et les elfes noirs ; non seulement elles sont porteuses d'espoir mais elles proposent également de nouvelles pistes à explorer pour les scénaristes. /!\Spoiler :1°/le capitaine Lp'hen est une semi elfe noir (apparemment, c'est un cas extrêmement rare et peut-être que cette découverte jouera un rôle important par la suite) 2°/ la dégénérescence qui affecte les goules est de même nature que celle qui touche les elfes noirs 3°/ un remède existe à l'état de goule mais pas facile à rassembler (la fleur de thnen liée à un joyau d'âme) et donc, peut-être que la mutation génétique qui pèse sur les elfes noirs est elle aussi guérissable/!\
Et pour finir,j'ai adoré partir à l'aventure sur les océans et dans la jungle (ça m'a rappelé certaines nouvelles avec Conan le Barbare et j'ai savouré cette madeleine de Proust - eh oui, Conan aussi, je le kiffe grave !)
A noter que Popescu a remplacé Ma Yi au dessin et je trouve qu'il s'en sort plutôt pas mal même si Ma Yi apportait une touche originale et extrêmement élégante à l'épopée de ce peuple.
Dans la cité-état semi-elfe de Trein ErMadenn, le haut conseil refuse catégoriquement de commercer avec les Hommes, leur vouant une haine et une rancœur sans limite. Urghain, l'un des plus importants conseillers de la ville est contre cette politique, et alors qu'il est pris à parti par des partisans du haut conseil, il tue accidentellement l'un d'eux.
Condamné par ses pairs à « la fosse », il est miraculeusement sauvé par un mystérieux inconnu. Ce dernier a capturé une Goule et fait savoir à Urghain et ses amis que l'invasion est imminente ne laissant que peu d'espoir aux Semi-Elfes.
Mon avis :
Ce tome prend place sûrement après le tome 13.
En me rendant compte que ce tome allait être entièrement consacré à la cité légendaire des semi-elfes, Trein ErMadenn (dont nous avions eu un aperçu à ses débuts à la fin du tome 4), c'est l'enthousiasme qui a prévalu. Enfin, j'allais voir de quelle manière était gérée la vie en communauté chez ce peuple mal aimé et persécuté. Après ce que l'on imagine des décennies d'existence (peut-être même des siècles - difficile d'en avoir conscience avec l'échelle intemporelle des elfes), la société semi-elfe n'a pas forcément évolué dans le bon sens mais s'est éloignée des préceptes de l'élu en se repliant sur elle-même voire en se radicalisant, incapable d'oublier les humiliations que leur ont infligées les humains par le passé...
Alors que le danger se rapproche, les Semi-Elfes se débattent dans des conflits vains et s'enlisent dans les magouilles politiciennes... Et leurs ennemis vont sans vergogne profiter de cette faille pour détruire leur cité et les punir de l'embargo qu'ils font peser sur les marchandises humaines !
Dans ce tome, les Goules passent au second plan, et ça n'était pas pour me déplaire. En effet, depuis quelques tomes, leur avancée conquérante s'opère un peu toujours sur le même schéma : une citadelle réputée imprenable se fait finalement cueillir à cause de la trahison d'un humain ou d'un sang-mêlé.
Par contre, je suis frustrée de ne toujours pas connaître l'emplacement exact de Trein ErMadenn !! /!\SpoilerMais peut-être n'était-ce pas important puisque les Semi-Elfes survivants sont à nouveau poussés vers l'exode.../!\
Côté dessins, j'ai beaucoup apprécié le coup de crayon du nouveau dessinateur : les Semi-Elfes offrent une palette très variée de traits et de gabarits, très bien appropriés à leur nature (et en plus, je ne confondais pas les personnages entre eux comme il m'arrive parfois dans d'autres tomes de la saga)...
Lah'saa et ses légions de morts sèment la désolation et le chaos partout où elles passent. Aucun seigneur, aucune armée, aucun mur ne semblent pouvoir arrêter la nécromancienne Elfe noire... jusqu'à ce que Fall et son dragon se dressent sur sa route.
Il est temps pour les plus anciennes et puissantes créatures du monde de s'affronter. Le champ de bataille les attend, qui de l'elfe blanc ou de l'elfe noire y mourra ?
Mon avis :
Ce tome prend place 10 ans après le tome 8 et peu après après le tome 11.
Fall est vraiment un elfe maudit : plus il s'applique à faire le bien et plus le mal se renforce et gagne du terrain.
Pourquoi s'est-il mêlé de retrouver la dépouille de la nécromancienne ? La magie qui retient dans les entrailles du sanctuaire vert les reliques de Lah'saa, les empêchant de remonter à la surface, perd en puissance au fil des siècles et la nécromancienne n'a qu'à attendre que cette magie s'épuise définitivement pour prendre possession d'un corps. Fall, en compagnie de sa compagne Tenashep et du frère de celle-ci Jonesh, deux elfes blancs de haute lignée, tentent de les retrouver avant que la nécromancienne ne revienne à la vie mais celle-ci est bien plus puissante que ne le pense Fall, toujours aveuglé par son orgueil. A croire qu'il n'apprend jamais rien de ses erreurs passées...
On sent qu'on est arrivé à la croisée des chemins : les protagonistes du tome 11 (l'Yrlanais Gal, le nain Redwin, le seigneur des elfes bleus Aamnon) se joignent à Fall et les deux elfes blancs pour rejoindre la citadelle d'Adelessen, réputée imprenable et s'opposer à Lah'saa. On en apprend plus sur le passé de la nécromancienne et le pouvoir des différents crystaux que possède chaque peuple elfe, le plus puissant étant celui appartenant aux elfes blancs et caché en un endroit surprenant. Lah'saa, emprisonnée depuis des millénaires, a eu le temps de tisser sa toile aux multiples ramifications et berne elfes et humains... Quand on croit qu'on l'a affaiblie, elle a déjà semé une graine de chaos ailleurs...
Bref, un tome intéressant, qui laisse malgré tout un infime soupçon d'espoir, même si les sauts dans le temps pourraient perdre un peu le lecteur...
Ora, une jeune elfe élevée par des Orks est devenue une guerrière et veut prouver à tous qu'elle est digne du clan. Elle décide alors de se venger de celle qui a tué ses parents et l'a chassée de sa forêt : Eliseii, la reine des Elfes. Mais la tuer condamnerait les Sylvains à une mort certaine, car partout autour d'eux, les Hommes meurent sous les crocs de monstres venus du Nord...
Mon avis :
Ce tome prend place après les tomes 7 et 11.
Dans le tome 7, la reine Elissei, transformée en espèce de monstre à sève volant, avait été obligée de s'exiler au sein de la forêt car elle avait transgressé les lois de son peuple en utilisant la magie du crystal vert et en invoquant les golems pour vaincre les mercenaires yrlanais.
Azewën, le patriarche d'une puissante famille d'elfes sylvains, avait tenté de tuer la reine qu'il considérait désormais comme une sorcière. Ce tome commence quand deux membres de ce clan échappés au massacre, un elfe et sa fille, font une halte au cœur des gorges volcaniques du Margh, au sud de la forêt de Duhann, épuisés par leur fuite. Le père meurt et la petite fille, Sibyl, est recueillie par une bande d'Orks dont le chef, après avoir renoncé à la becqueter, a décidé d'en faire cadeau à sa femme, déprimée par le départ de leur fils aîné sur le continent. Rebaptisée Ora, la petite "delfe" est élevée comme une ork jusqu'à devenir leur meilleure guerrière. Bien qu'elle soit éduquée à la dure, elle est sincèrement aimée et farouchement protégée par ses parents, ses oncles et ses frères orks. La présence de ces Orks apporte une note complètement rafraîchissante tant leur humour est irrésistible ! La famille adoptive de Sibyl est en plus extrêmement attachante et laisse espérer qu'une alliance soit possible avec les Elfes et les humains pour contrecarrer la menace "pesteuse".
Quatorze années se sont passées et Ora, ayant choisi comme vœu de guerrier de retrouver et tuer les assassins de son père biologique, quitte son clan pour se rendre en forêt de Duhann. Mais, avec ses manières et son odeur d'Ork, pourra-t-elle approcher et duper son ancien peuple ?
Entre temps, l'arc narratif des Sylvains a été rattrapé par celui des Goules, dont l'une finit par accoster sur l'île dans un bateau à la dérive, contaminant les habitants et semant le désespoir.
Si j'ai été complètement happée par les 2/3 de la BD, je dois dire quej'ai été un peu moins convaincue par la bataille finale qui ressemblait un peu à celle du tome 7. Mais dans l'ensemble, ce tome 12 est un excellent cru... (j'ai hâte de retrouver d'autres orks dans les prochains opus... vivivi)
Kastennroc est une forteresse légendaire et imprenable. Les Elfes bleus et les Yrlanais tentent d’y piéger l’Elfe noire Lah’saa qui cherche, forte d’une armée de goules de cent mille têtes, à envahir les terres d’Arran. L’armée des Elfes bénéficie du pouvoir du crystal bleu et d’un des plus puissants guerriers d’Arran : Redwin le nain. La guerre embrase Kastennroc et nul ne sait qui en sortira vainqueur.
Mon avis :
Ce tome prend place immédiatement après les tomes 6 & 9.
Petite rétrospective du tome 6 : Lah'saa, elfe noire très ancienne initiée à la nécromancie, provoqua une grande guerre afin de conquérir toutes les terres d'Arran. Le salut vint du mage Slovtan qui la brûla et plaça ses os dans un coffre qu'il enterra dans le sanctuaire vert. Mais Leonan, en ouvrant le coffre, réveilla la conscience de la nécromancienne qui prit possession de son esprit, déterminée à réaliser ses anciennes ambitions. Son but ? Rejoindre la citadelle de Slurce en asservissant ou dévorant tout le monde sur son passage, sans oublier de prendre possession du corps de Lanawyn pour contrôler le pouvoir du crystal bleu.
Seuls Turin, Lanawyn, Laewyn, une sœur des sens, Athe'non, le chasseur émérite et l'ork Nerromsont revenus vivants de leur mission en Borduria. Le roi des Elfes bleus décide de s'allier aux Yrlanais pour attirer Lah'saa et sa horde à la citadelle de Kastennroc réputée imprenable et en finir une bonne fois pour toutes avec elle. Lanawyn aimerait conclure une alliance avec les Orks mais la réputation de ces derniers et leurs conflits passés avec les humains rend la chose complètement inenvisageable (peut-être une piste pour les futurs tomes ?!?).
Une déconvenue les attend à Kastennroc : la citadelle n'est plus que le pâle reflet de sa splendeur d'antan et certaines parties du mur d'enceinte ou des tours de guet menacent de s'effondrer. Il leur faut donc remettre les défenses en état de supporter un siège. Or, Lah'saa arrive plus vite que prévu... Et pour noircir encore plus le tableau : les autres peuples humains ont refusé de répondre à l'appel à l'aide du roi yrlanais.
Entre temps, Turin s'est absenté pour ramener un guerrier de légende et ainsi remonter le moral des troupes : il s'agit du nain Redwin de la Forge (dont le tome 1 de la saga dérivée Nains lui est consacré). Je ne vais pas être très originale mais ce tome m'a fait penser à la bataille du gouffre de Helm du Seigneur des Anneaux... Si dans l'ensemble, la lecture fut plaisante, je dois avouer que j'ai trouvé ce tome moins bon que les deux précédents du duo Istin/Duarte (par contre, les dessins sont toujours autant fabuleux). J'ai même parfois subi quelque baisse d'intérêt, qui s'est relancé à la découverte de l'existence d'un traître (j'ai été hyper choquée de connaître son identité ! o_O) et à la vue des trois dernières vignettes qui sont vraiment très intrigantes, stupéfiantes, hallucinantes (par le marteau de Redwin, mais qu'est-ce que c'est c'est que ce bordel, hein ?!?) !
Gawyn a quitté la forteresse de Slurce où il a reçu l'enseignement destiné à faire de lui un vrai Elfe noir : un tueur implacable et sans pitié.
Sa première mission, dans la cité de Scarande, est d'assassiner l'ensemble de la famille héritière du trône. Il s'infiltre donc comme précepteur afin de mieux observer sa cible, et il trouve un moyen ingénieux de mener sa mission à bien. Pourtant, malgré sa détermination, les choses ne vont pas se passer comme il l'avait prévu. La présence de la jolie Dyfelyne le trouble plus qu'il ne l'aurait imaginé, et il est confronté aux contradictions de sa nature. Est-il si noir que ça ?
Mon avis :
Ce tome prend place immédiatement après le tome 5.
Gaw'yn a dû quitter précipitamment la citadelle de Slurce après avoir découvert le secret de la nature des elfes noirs et avoir été obligé de tuer le puissant mester Thur'yn transformé en murth'n thun. Son mentor mester Varh'yn, après l'avoir consacré ar'thnen, l'a envoyé remplir à Scarande un contrat à sa place : tuer toute la famille Su Glementes qui doit succéder au régent de la cité. C'est son contact Scupulaude le Hurleur (dont le vrai nom est celui de l'elfe noir Scup'yn) qui va terminer sa formation inachevée (la fuite de Gaw'yn l'a en effet empêché de suivre et valider son module "comment s'intégrer parmi les humains"😁) et tenter de lui trouver une couverture qu'il ne grillera pas en quelques secondes. Or, à son grand désespoir, Gaw'yn ne possède aucun de ses talents artistiques. Ni ceux de mester Varh'yn, connu sous le nom de "Varhlom, le fabuleux poète qui fait vibrer les cœurs de Gandoria jusqu'au lointain Nodrënn !".
Mais Gaw'yn est le spécialiste de l'adaptation et il saisit dès qu'elle se présente l'opportunité d'approcher sa cible. Après plusieurs jours passés aux côtés de la famille condamnée, il trouve rapidement le moyen de l'éliminer mais tout ne se passe pas exactement comme il l'avait prévu, et de prédateur, il devient la proie. Gaw'yn était pourtant l'apprenti le plus prometteur de la citadelle, mais apparemment pas aussi impitoyable ni vicieux que le pensaient ses instructeurs.
C'était un tome très intéressant à lire de par les informations que nous récoltons sur la vie d'assassin qui est très très loin d'être une sinécure : l'elfe noir doit se trouver un nom d'emprunt et une couverture pour se fondre parmi les humains ; il ne doit jamais se laisser déconcentrer (même à la vue d'affriolantes danseuses à la cuisse légère, n'est-ce pas Ga'wyn ?) ; il ne doit jamais laisser sa provision de fleur de thnen s'épuiser (or, elle est pratiquement introuvable en terre d'Arran) ; les autres races d'elfes connaissent la nature sombre des elfes noirs mais leur honte de cousiner avec eux les retient de les dénoncer...
En outre, les dessins sont toujours aussi somptueux : mention spécial à la cité de Scarande d'une beauté à couper le souffle et aux traits élégants des elfes noirs (les défauts de proportion ajoutant étrangement à leur charme).
Bref, j'ai adoré... et l'humour est également très présent malgré la noirceur de la thématique !
Fah-Laën l'équarisseur et sa fiancée Mei-Hood vivent et travaillent dans le ghetto semi-elfe de Cadanla. Ce matin-là, par crainte d'une épidémie, une quarantaine est décrétée par les autorités de la ville et l'abattoir est fermé. C'est à Fah-Laën que revient la lourde tâche d'abattre toutes les bêtes contaminées afin d'enrayer la contagion.
Pendant ce temps-là, au nord sur la faille du Nodrënn, d'inquiétants vaisseaux accostent, libérant une marée de goules affamées. La horde déferle bientôt sur la cité, se livrant à un véritable carnage. La situation semble désespérée mais Fah-Laën, enfermé dans l'abattoir, a un plan pour défendre Cadanla...
Mon avis :
Ce tome prend place immédiatement après le tome 6.
Fah-Laën, un équarrisseur semi-elfe, en est le narrateur... et comment dire ? Nous savons d'entrée de jeu que la bataille de Calenda a été perdue. Les premières vignettes nous montrent des cadavres d'animaux éventrés dont les tripes se répandent sur le sol, mais nous n'y prenons pas forcément garde, pensant que c'est lié au métier de Fah-Laën. Malheureusement, les deuxième et troisième planches lèvent toute ambiguïté en dévoilant la cité en ruines et en feu, et les corbeaux se repaissant de cadavres humains.
Le récit de Fah-Laën commence quelques jours avant la catastrophe où une mystérieuse épizootie s'est déclarée dans le ghetto semi-elfe, devant d'urgence être circonscrite. Cette menace compromet gravement ses projets matrimoniaux avec la belle Mei-Hood, enceinte de leur premier enfant et qui l'a préféré au frère humain du régent. D'ailleurs, après la naissance de l'enfant, elle aimerait rejoindre la cité fondée par Nah-Taal et Borh-Naha (tome 4) où ceux de sa race ne sont plus l'objet du mépris ou de l'ostracisme des autres peuples, qui n'hésitent pas ici à les sacrifier pour sauver leur propre vie.
Mais très vite, une seconde menace, plus dangereuse encore que la première, va obliger les humains à unir leurs forces avec ceux qu'ils considèrent comme des sous-êtres...
Même si nous connaissons déjà la fin, nous ne pouvons nous empêcher d'espérer que quelques survivants échappent à cette attaque cauchemardesque. Malgré la ruse du semi-elfe, les goules semblent inarrêtables, de par leur nombre déjà, mais également de par le pouvoir magique animant leur meneur, un troll des glaces qui détient le fameux reliquaire évoqué dans les tomes précédents.
Qui, mais qui sera en mesure de mettre un terme à leur avancée inexorable ?!?
Concernant le dessin, j'ai beaucoup aimé l'architecture de la ville et ses décors que j'ai trouvé très immersifs.
Fall vit retiré du monde, seul avec son dragon blanc. La colère née en lui ne s'éteint pas, il ne supporte plus de voir les Hommes détruire tout ce qu'ils touchent. Sa haine pour eux ne fait que grandir, elle l'éloigne de sa nature d’Elfe et le pousse à s’attaquer à ceux qui méritent son courroux. Dans le sang, lui et sa bête sont devenus des monstres de contes pour enfants, de sombres créatures affublées d'un surnom , celui de la Dernière Ombre.
Mais malgré cette terrible renommée, il est des Hommes, des Nains et des Orks pour qui l'Elfe et le dragon représentent un trophée sans prix. Et ceux-là sont prêts à tout pour avoir leur tête au bout d'une pique... Il est temps pour le chasseur d'être chassé.
Mon avis :
Ce tome prend place 500 ans avant le tome 1.
Les parties textes sont écrites en vers, sûrement pour souligner la dimension de conte qui entoure la figure légendaire de Fall et de son dragon dont l'existence paraît invraisemblable à beaucoup d'humains.
Alors qu'a fait Fall depuis le désastre du tome 3 ? Il a tué beaucoup, beaucoup d'hommes (essentiellement des méchants !). Mais pas que... Inlassablement,il parcourt le monde en guise de rédemption pour rassembler dans une sorte de sanctuaire vert protégé par la magie les créatures traquées par les hommes et en voie de disparition, telles que des centaures, des griffons, des tigres à dents de sabre, etc.
Mais la quiétude de l'endroit connaît ses derniers instants car un groupe d'hommes et de nains, mené par la cruelle et vindicative Halleran qui n'a pas hésité à solliciter l'aide d'Orks et de l'elfe pisteur Lukren, s'est lancé à la poursuite de Fall et de son dragon.
Lukren nous apprend que dans ce sanctuaire sont cachées les reliques de Lah'saa (qui ont été évoquées dans le tome 6 ; d'ailleurs, nous retrouvons ici la statue gigantesque représentant un elfe et au pied de laquelle ont été enterrées ces fameuses reliques). L'histoire de cette traque, inversée par rapport au tome 3, est en elle-même passionnante, d'autant que s'y glisse une note humoristique avec la présence de trois petits Gobelins assoiffés d'aventures, mais j'ai également beaucoup aimé retrouver en filigrane la trame générale de cette saga avec les différents clins d'œil s'y référant.
Après le sacrifice de la princesse Llali et d'Yfass qui permit aux Hommes et aux Elfes de vaincre les Orks, les rois des archipels unirent leurs forces et repoussèrent l'alliance au plus profond de la forêt, mettant leur royaume à feu et à sang.
Aujourd'hui est venu le temps de la reconquête...
Mon avis :
Après une pause de... hum... quatre ans et demi, j'ai décidé de reprendre la lecture de cette saga passionnante. J'avoue que c'est la sortie de la saga dérivée Orcs & Gobelins en 2017 qui m'a finalement donné envie de replonger dedans (que voulez-vous, j'ai toujours adoré l'humour spécial de l'ork nécromancien Nerrom...^^).
Bref, ce tome se déroule 32 ans après les événements du tome 2. On retrouve le roi Elian, le frère de la défunte princesse Llali, et la reine des elfes sylvains Eliseii, la mère d'Yfass. Malgré leur victoire sur les Orks, elfes et feljs ont été obligés de trouver refuge dans la forêt suite aux assauts des rois des archipels. La cité d'Eysine a été entièrement détruite et ne subsistent plus que deux tours ainsi que l'arbre né du cadavre d'Yfass. Les Sylvains, après ce désastre, ont décidé de renouer avec leur ancienne tradition de former des druides humains. Et ce, malgré la haine tenace et l'opposition farouche de Solyss, le fils du maître de chasse.
Malheureusement, la reconquête qu'elfes et feljs viennent de lancer est contrecarrée par l'attaque surprise de mercenaires yrlanais, stipendiés par les rois des archipels !
Le tome 2 faisait parti de mes préférés de la 1ère saison, et si la lecture de sa suite est plaisante, j'en sors finalement un peu déçue : j'ai l'impression que cette quête est un peu une redite du tome 1 ; elle m'a semblé par moment un peu brouillonne ; et les dessins m'ont moins convaincue cette fois-ci (j'ai plusieurs fois confondu Solyss avec un autre elfe lors de la réunion des Sages). Par contre, j'ai adoré découvrir qui se cachait derrière le loup. Et le statut de gros bâtards des Sages est ici confirmé. Vivivi...
Scenario > Jean-Luc Istin Dessin > Kyko Duarte Couleur > Saïto Editeur > Soleil Productions Série > Elfes, tome 1 Genre > Fantasy Date de parution > février 2013 Nombre de planches > 52
(sources : Evene & Bedethèque)
Né à Pontivy en 1970, Jean-Luc Istin s’inscrit après le bac à l’école de notariat à Paris où il étudie pendant une année. Il réalise rapidement que ce n’est pas sa voie et décide de se réorienter. Il entre alors à l’EPPREP, où il suit, cette fois, des études d’expression visuelle. A 22 ans, il est déjà l’auteur de nombreux scénarios. En 1999, il participe à un fanzine intitulé Avenir. A cette époque, il concrétise deux de ses projets : Aquilon et Arthur Pendragon. Egalement dessinateur, Jean-Luc participe à la création d'une nouvelle série de collectifs sur le thème des contes et légendes celtiques : Les Contes du Korrigan. Pour Soleil, il se lance avec Dim D. sur un projet ambitieux dans la pure tradition de l'heroic fantasy mais traité graphiquement de façon novatrice : ainsi naît Le Seigneur d'ombre. Avec Eric Lambert, il crée une deuxième et grande série, Merlin, qu’il nourrit régulièrement. Très prolifique dans l’heroic fantasy, Jean-Luc Istin, avec plus d’une quinzaine d’album et la réédition en 2006 de la série de science-fiction Aleph initiée avec Dim D. conjuguée au développement des Brumes d’Asceltis, avec Nicolas Jarry, rappelle une nouvelle fois qu’il est à même de proposer à ses lecteurs des aventures trépidantes. - blog officiel -
Kyko Duarte est né en 1975 à Málaga, en Espagne. Cet autodidacte réalise ses premiers contrats dans le domaine de la publicité pour des télévisions locales. En 1997, il rencontre son inséparable partenaire, Miki, et travaillent ensemble dans le dessin de presse et d'humour. Depuis 1999, le quotidien de sa ville a publié plus de deux mille de ses dessins. De Sang Froid sera sa première BD en album. - blog -officiel -
Diogo Saïto, brésilien, est né à Pilar do Sul, illustrateur, dessinateur et professeur, il a commencé sa carrière artistique en 1999 par l'enseignement de la peinture sur toile. Aujourd'hui, il vit à Sao Paulo, travaille comme illustrateur indépendant et professeur de dessin. Il a illustré plusieurs campagnes publicitaires, couvertures de livres, des jeux, des livres et des bandes dessinées. - site officiel -
Alors que les jours s'amenuisent et que les nuits s'allongent, quelque chose dont le régent d'Aspen ignore la nature s'est éveillée. Lentement, il se distille dans l'air comme une sensation qui refroidit et raidit l'échine des plus braves. On tue les hommes. On retrouve leurs cadavres aux lueurs de l'aube. Étrangement, ce sont les plus solides guerriers qui trépassent en premier. Puis leurs cadavres disparaissent... Les gens d'Aspen ont peur. Le régent implore l'aide d'Aamnon, le roi des Elfes bleus du Nord qui répond à sa requête. Une mission est envoyée dans le Nordrenn, une enquête menée par Lanawyn et Turin...
Suite au succès de cette saga-concept, une 2ème saison a lieu (qui sera suivi apparemment d'un 3è - et ultime ?- cycle), selon le même principe : des tomes indépendants consacrés à une race d'elfe dans le même ordre de parution que le 1er opus. Nous retrouvons donc l'Elfe bleue Lanawyn, peu de temps après la fin du tome 1. Le roi des Elfes bleus du Nord, Aamnon, appelé à l'aide par le régent d'Aspen, envoie en Borduria une seconde mission, la première ayant mystérieusement disparu. Lanawyn, pour constituer son équipe, recourt à de vieilles connaissances, comme l'humain Turin (apparemment cher à son cœur) et l'ork nécromancien Nerrom, dont l'humour m'avait beaucoup plu dans le tome 1, mais également à de nouvelles figures, toutes de sa race cette fois, telles que Laewyn, une sœur des sens, Athé'non et Valamen, un couple de chasseurs émérites, Oriann, un puissant guerrier, et Tunnga, un marin des mers du Sud.
Comme dans le tome 1, nous avons droit à une enquête aussi classique qu'efficace, d'autant que l'intrigue s'enrichit non seulement de reliquats du tome 1 mais également de nouvelles données très inquiétantes pour le reste de l'univers elfique... Par exemple, le pouvoir du Crystal des Elfes bleus semble être passé en partie en Lanawyn !
En tout cas,la construction narrative rend le récit captivant, la peur s'insinuant insidieusement dans le cœur du lecteur et des protagonistes au fur et à mesure de leur avancée dans le Nodrënn, le tout mis en valeur par un découpage dynamique et des illustrations magnifiques. J'avoue que je suis restée cramponnée au livre tout le temps de ma lecture, d'autant que la fin ouvre de nouvelles perspectives en mettant au jour une menace, momentanément contenue certes, mais prête à s'étendre au reste du monde elfique... Je me demande comment les autres races vont être touchées dans les tomes suivants !
J'ai également apprécié les interventions de Nerrom, qui, en plus d'être caustiques, nous en apprennent davantage sur les orks, dont les ethnies et l'organisation paraissent aussi variés que ceux de leurs ennemis elfes - quelle ironie ! ^^. Les elfes noirs sont à nouveau évoqués quand Nerrom et Laewyn comparent les pratiques magiques des orks et des Corrompus...
Bref, une suite passionnante, qui amorce un fil rouge avec les autres races...
Petit classement dans l'ordre de mes préférences :
Saison 2 : Tome 6, juin 2014 > La Mission des Elfes bleus(scénario > Jean-Luc Istin ; dessin > Kyko Duarte) Tome 7, août 2014 > Le Crystal des Elfes sylvains(scénario > Nicolas Jarry ; dessin > Gianluca Maconi) Tome 8, oct. 2014 > La Dernière Ombre (scénario > Olivier Péru ; dessin > Stéphane Bileau) Tome 9, janvier 2015 > Le Siège de Cadanla (scénario > Corbeyran ; dessin > Gwendal Lemercier) Tome 10, mars 2015 > Elfe noir, coeur sombre (scénario > Marc Hadrien ; dessin > Ma Yi)
Challenge ABC 2015 Littératures de l'Imaginaire de Ptitetrolle - 2/26
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (9/12)