”J'aime la délicatesse, et pour moi l'éclat et la beauté du soleil, c'est l'amour. (SAPPHO)
Parution : avril 2025
Genre : Anthologie (extrait de poésie, roman, correspondance)
Pages : 160
Partenariat
Quatrième de couverture:
"L'imaginaire des femmes est inépuisable, comme la musique, la peinture,
l'écriture : leurs coulées de fantasmes sont inouïes." Hélène Cixous
De la poétesse grecque Sappho aux lettres d'Héloïse à Abélard, des femmes
troubadours du Moyen Âge aux œuvres de Colette, de George Sand à Marguerite
Yourcenar ou à Monique Wittig se raconte une approche plurielle et sensible du
désir féminin qui affirme sa puissance.
Car les femmes ont toujours écrit, mais ont très longtemps été cantonnées à
des marges, par manque de moyens, d'accès aux études, de possibilité de
reconnaissance – par manque d'une "chambre à soi", comme dirait Virginia
Woolf. C`est sur les traces de ces femmes qui ont donné voix et corps au désir
que nous convie cette anthologie.
Avis :
Parmi toutes ces femmes, j'en connaissais 6 de noms et 6 pour les avoir lues.
Par contre, Sulpicia, Dame Castelloza, Monique Wittig, Claude Pujade-Renaud
et Héloïse Desrivières m'étaient totalement inconnues...
Avant chaque extrait, Géraldine Puccini nous dresse une courte
biographie
de ces femmes de lettre expliquant l'époque dans laquelle s'inscrivent leurs
textes.
Plus on s'éloigne de notre temps, et plus
les femmes ont été invisibilisées ou silenciées
à travers l'histoire et la littérature, si bien que ne nous sont parvenus que
quelques fragments des poèmes écrits par les femmes de l'antiquité. A noter
également qu'elles n'ont normalement pas accès à l'éducation, ce qui n'en rend
que plus remarquable leur engagement littéraire.
Or, même avec les conquêtes du féminisme,
la question du désir féminin reste un sujet tabou... jusqu'à il y a peu, en fait. Il faut beaucoup de courage aux femmes pour
oser écrire sur ce thème et défier ainsi les conventions sociales.
”Mais avoir fauté me plaît, me composer un visage par souci de ma
réputation me répugne; j'ai été à un homme digne de moi comme j'étais
digne de lui : qu'on le dise.
(SULPICIA)
Je me sens donc d'autant plus dépitée de ne pas avoir apprécié ma lecture
autant que je l'aurais espéré, même si celle-ci n'a pas été désagréable.
Peut-être est-ce dû à mes problèmes de vue accentués par le choix de la
couleur et de la taille de la police d'écriture ? Ou peut-être au fait que je
n'ai pas réussi à me projeter (les courts extraits ne m'ont pas donné le temps de m'imprégner vraiment
des écrits) ?
Mais j'ai trouvé très intéressant de découvrir le contexte historique de
chaque texte qui entrave la liberté d'expression de ces autrices. Et puis, la
lecture de certains extraits m'a donné envie de découvrir plus en profondeur
ces écrivaines que je ne connaissais pas.
En tout cas, l'amour et la passion sont universels, quelque soit l'époque ou
la société.
Je remercie Babelio et les éditions First pour cette découverte !

