mercredi 19 mars 2014

[Rendez-vous] Héros ou couple inoubliable (5)

Héros ou couple inoubliable

Cassie56 nous propose ce rendez-vous hebdomadaire pour parler d’un héros ou d’une héroïne ou d’un couple qui nous a marqué (en alternance d’une semaine sur l’autre), récemment ou de façon plus ancienne et de répondre à 3 questions :

♦ Pourquoi cette personne ou ce couple ? ♦
♦ Est-ce le personnage (ou le couple) principal ? ♦
♦ Quel aspect particulier du personnage ou de la relation vous l’a fait aimer ? ♦

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Aujourd'hui, j'ai décidé de mettre à l'honneur Logain Ablar, l'un des personnages de la saga La Roue du Temps de Robert Jordan.

Logain Ablar
image©ReddEra

Pourquoi cette personne ?

J'aime bien sa nature mélancolique et ambivalente.

Est-ce le personnage principal ?

Logain n'est pas un personnage principal, mais de par sa capacité à canaliser le saidin, il devient un enjeu stratégique pour les différents protagonistes, puis l'un des lieutenants du Dragon Réincarné.

Quel aspect particulier du personnage vous l’a fait aimer ?

Tout d'abord, c'est un personnage charismatique. Alors qu'il est emprisonné par les Aes Sedaï en tant que Faux Dragon et promené enchaîné à travers les rues, Rand, l'un des personnages principaux, est frappé par sa prestance royale.

Ensuite, c'est un héros désenchanté : neutralisé par les Aes Sedaï, il cesse d'être un danger pour le monde mais perd de ce fait tout intérêt pour la vie et commence par se laisser mourir. Même une fois qu'il sera guéri de cette malédiction, une tristesse indicible continuera de l'habiter.

Par ailleurs, comme tous les hommes sachant canaliser, il est condamné à sombrer dans la folie, et le fait de ne pas savoir quand cet événement surviendra renforce l'aspect tragique du personnage.

Pour finir, la description qui est donnée de Logan est à la fois très séduisante et inquiétante :
"C'était un homme de haute taille en tunique de soie bleue, avec une épée au côté, ses cheveux bouclés tombant sur de larges épaules, beau garçon à l'expression mélancolique en dépit d'un certain durcissement des traits comme si le malheur l'avait profondément marqué." (Tome 9, page 84)
"Sauf le poids de sensations et d'émotions, l'essence même de Logain Ablar, qui pesait perpétuellement au fond de son esprit, une impression constante de méfiance contrôlée, de muscles toujours à la limite de la crispation. Un loup en chasse devait ressentir la même chose." (Tome 19, page 41)
Difficile de ne pas succomber, n'est-ce pas ?
D'ailleurs, deux Aes Sedaï appartenant à l'Ajah rouge, celle qui méprise et déteste le plus les hommes sachant canaliser, n'ont pas résisté à son charme ravageur...

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D'autres héros inoubliables :

♦ le seigneur Ycare chez Cassie ♦

dimanche 16 mars 2014

Brissot, le roman d'un révolutionnaire de Michel Auboin

Brissot, le roman d'un révolutionnaire de Michel Auboin

 Merci à

babelio

et aux éditions  du

cherche midi
pour ce partenariat !

 

Fiche détaillée

Auteur > Michel Auboin
Editeur > Le Cherche Midi
Collection > Romans
Genre > Roman historique
Date de parution > 2014
Nombre de pages > 263

auteur

Michel Aubouin est préfet des îles Wallis-et-Futuna. Déjà auteur de plusieurs ouvrages sur l’administration ou l’histoire de la Beauce, il signe, avec Brissot, le roman d'un révolutionnaire, son premier roman.

quatrieme de couverture

Jacques-Pierre Brissot (1754-1793) a exercé une influence importante sur la marche de la Révolution française. Moraliste formé à l'école de Jean-Jacques Rousseau, il possède toutes les vertus qu'il prêche dans ses écrits. Son désintéressement et son austère simplicité étaient faits pour honorer cette République qu'il se glorifiait d'avoir aidé à fonder. Mais il trouva sur son chemin Robespierre et la Terreur.

Dans ce roman qui restitue brillamment le Paris et les luttes révolutionnaires, Michel Aubouin brosse le portrait d'une personnalité attachante.

première phrase

"Les trois charrettes des condamnés sont apparues à midi."

avis personnel

Il fut une époque où je lisais tout ce qui me tombait sous la main dès l'instant que cela parlait de la Révolution française, si bien que c'est tout naturellement que j'ai choisi ce livre lors de la Masse critique organisée par Babelio le 24 janvier.

Je me faisais donc une joie de lire ce roman (d'autant que mes connaissances portent davantage sur les Jacobins que les sur Girondins), malheureusement, malgré un début prometteur, je n'ai pas du tout accroché à l'histoire...

Le récit est rapporté à la 1ère personne du singulier et pourtant, nous ne saurons pratiquement rien sur le narrateur... à part son âge (35 ans), le même que Brissot ou Chauveau-Lagarde, qu'il est allé au même collège qu'eux, qu'il fait parti de leur cercle politique, qu'il est originaire de Chartres et que la santé de son père est déclinante. Nous ne saurons jamais son nom ni sa profession (excepté que son père veut qu'il soit homme de loi).
Le narrateur est un témoin plus spectateur qu'acteur, il se contente de rapporter les événements sans que l'on ait l'impression qu'il inter-agisse avec eux, ou alors de manière très artificielle (je m'expliquerai sur ce point plus loin), il ne nous fait jamais part de ses émotions ou de ses pensées.
D'une façon générale, tous les personnages manquent terriblement de caractérisation si bien que l'on ne s'attache à aucun.

De plus, j'ai trouvé que les différents procédés utilisés par l'auteur pour nous donner les informations sur les personnages ou les événements sonnaient faux :
♦ les renseignements biographiques sur Brissot nous sont donnés par lui-même à travers un monologue qui expose une partie de sa vie sur 9 pages d'affilée, ce qui est tout sauf naturel (page 35 à page 46) ;
♦ page 182, le narrateur est arrêté dans la rue par un homme qui lui est inconnu : il s'agit d'Ange Pitou, un contre-révolutionnaire qui lui confie les projets de ses amis, ce qui est totalement invraisemblable dans ce contexte de la Terreur !
♦ page 189, Marceau, qui a toujours ignoré le narrateur, se met soudainement à lui raconter la bataille contre les Prussiens en un long monologue ;
♦ page 219, le narrateur, allié des brissotins, assiste comme par hasard à une réunion des massacreurs de septembre qui complotent contre ses amis... sans que cela ne vienne troubler sa petite vie bien réglée.

En outre, mieux vaut avoir de bonnes connaissances sur l'époque car une quantité de personnages historiques sont cités sans aucune note explicative.
Ainsi, Louise de Kéralio, Bernardin de St Pierre, Chauveau-Lagarde, Choderlos de Laclos, Bailly, le duc d'Orléans, Mme de Genlis, La Fayette, Clavière, Robespierre, Sieyès, Marceau, Pétion, Marat, Mirabeau, Beaumarchais s'invitent entre ces pages, certains très fugacement ; il aurait été intéressant d'avoir un index, succinctement biographique, en fin d'ouvrage, pour que l'on puisse les situer par rapport à l'intrigue.

Pour en finir avec mes réserves, l'absence de chapitre s'avère assez gênante, d'autant que certains paragraphes commencent abruptement, sans transition avec le précédent, donnant ainsi l'impression de sauter du coq à l'âne...

Pour conclure, une lecture décevante de ce livre qui ressemble plus à un compte-rendu linéaire des événements qu'à un roman. Les personnages manquent cruellement de relief, l'intrigue est inexistante et peu développée ; et les procédés narratifs pour introduire certains personnages ou situations sont maladroits et artificiels malgré quelques jolis passages descriptifs. Et c'est ce qui a finalement manqué le plus à cet ouvrage qui s'est focalisé sur une écriture essentiellement narrative au détriment des descriptions. C'est vraiment dommage car l'époque révolutionnaire se prêtait à un récit plus fiévreux et vivant. Peut-être l'auteur aurait dû se tourner vers un essai...

En tout cas, je remercie Babelio et les éditions du Cherche-Midi pour ce partenariat.

Appréciation :

note : 2 sur 5
 

extrait

 page 256/257 :
"... Elle a serré plus fort mon bras. Nous avons continué d'avancer. Le taillis paraissait plus dense. Aux ronces avaient succédé les fougères, dont les ombrelles dentelées pliaient sous nos pas dans un froissement de soie. Une souche récente, un peu à l'écart, nous invitait au repos. L'endroit état désert et hors de la vue d'un improbable voyageur. Un écureuil, dérangé dans sa tâche, s'est arrêté un instant, nous a fixés d'un oeil curieux et a détalé derrière un frêne. Emira a laissé glisser le fichu de ses épaules, s'est assise sur le tronc, en choisissant l'endroit où avait poussé la mousse la plus épaisse, et elle a allongé les jambes dans un étirement qui avait la grâce d'un geste d'enfant. Je me suis installé à ses pieds, dans l'herbe."

divers

Défi "Le siècle des Lumières"

Challenge "Le siècle des Lumières" (1/36)

Challenge "On rêvait Révolution" organisé par Dakness Turns Me On

Challenge "On rêvait Révolution" organisé par Darkness Turns Me On - (1/16)

La pourpre et l'or - Murena T1 - de Dufaux et Delaby

Ma 25ème participation au challenge de Lynnae -

 

cherche midi

babelio

 

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mardi 11 mars 2014

[Top Ten Tuesday] Les 10 livres favoris de X genres (vous choisissez le genre) (11)

rendez-vous top ten tuesay

 What is it ?

 Tout simplement un rendez-vous hebdomadaire pour lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

 Le sujet de la semaine est le suivant :

 Les 10 livres favoris de genre Classique  :

J'aurai encore pu choisir la Fantasy ou le roman historique car ce sont également les genres que je lis le plus avec le Classique, mais c'est cette dernière catégorie qui m'a finalement procuré les émotions les plus intenses...

     Les Liaisons dangereuses   Au Bonheur des dames     Wuthering Heights   Les Chouans   93   Cyrano de Bergerac   La Petite Fadette   Le portrait de Dorian Gray   La Princesse de Clèves   L'Iliade d'Homère

La liste ne fut pas assez longue car j'aurais aimé rajouté : Ivanhoé, La Métamorphose, Le banquet de Platon, Les 3 Mousquetaires, Orgueil et Préjugés, Lysistrata, le théâtre de Molière, de Marivaux, de Corneille ou de Racine, les recueils de poésie de Verlaine, Rimbaud ou Musset, La religieuse, Histoire amoureuse des Gaules, Les Lettres de Mme de Sévigné, Anna Karénine... bref, j'en oublie sûrement...

Et vous, dans quel genre se comptent vos lectures favorites ?

Le sujet de la semaine prochaine est :

Les 10 livres à lire ce printemps (ma PAL de printemps).

 

mardi 4 mars 2014

Teleny d'Oscar Wilde

Teleny d'Oscar Wilde

Fiche détaillée

Auteur > Oscar Wilde
Editeur > Dominique Leroy
Collection > L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France
Genre > érotisme, classique
Date de parution > 1893 dans l'édition originale, 2000 dans la présente édition
Titre original > Teleny or The reverse of the medal
Format > ePub
Poids du fichier > 260 Kb (148 pages)
Traduction > de l'anglais  par ???

auteur
(sources : Evene)

Oscar Wilde 
Né en 1854 dans la bourgeoisie irlandaise et protestante de Dublin d'un chirurgien réputé et d'une femme de lettres engagée dans la lutte irlandaise, Oscar Wilde, , fait de brillantes études à l'université d'Oxford.
Suite à sa rencontre avec John Ruskin, porte-parole du mouvement "esthète", il adhère à ce courant artistique qui prône la recherche du "beau", sans préoccupation morale ou sociale. Rédacteur en chef du magazine The Woman's World, il prend fait et cause pour le féminisme. Installé à Londres, il choque la société mondaine par ses extravagances, son cynisme et ses pièces de théâtre sont souvent interdites de représentation. Mais c'est son roman, Le Portrait de Dorian Gray, qui lui assure le succès.
A l'heure où l'homosexualité est punie par la loi, la relation passionnée qu'il entretient avec Lord Alfred Douglas le conduit à purger deux années de travaux forcés. A sa sortie, c'est un homme brisé qui rejoint son amant en Italie. Il meurt dans le dénuement à Paris où il est enterré au Père Lachaise en 1900.
Oscar Wilde reste une figure majeure de la littérature dont l’atmosphère singulière continue de provoquer l’admiration.

quatrieme de couverture

L’œuvre maudite d’Oscar Wilde… Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray , autobiographique et sulfureux, d’un érotisme cru et d’un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragique de René Teleny et Camille Des Grieux.
Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes.
Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant.
Publié pour la première fois à Londres en 1893 à 200 exemplaires, Teleny fut édité en français en 1934, à 300 exemplaires (Enfer de la Bibliothèque nationale, cote 1233), et attribué à Oscar Wilde dès 1958 par Maurice Girodias, puis par son biographe H. Montgomery Hyde en 1975, dont les plus récentes conclusions sont rassemblées dans « l’enquête littéraire » qui ouvre la présente édition.

première phrase

"Dès les premiers jours de mon arrivée à Nice, l’hiver dernier, j’avais croisé plusieurs fois sur la Promenade un jeune homme brun, maigre, un peu voûté, au teint pâli, aux yeux — de beaux yeux bleus — cerclés de noir, aux traits fins mais vieillis et émaciés par un mal profond qui semblait à la fois physique et moral. Il déambulait péniblement, et tout dans son aspect accusait les ravages de l’impitoyable tuberculose, cette affection terrible dont tant de gens viennent en vain demander la guérison au chaud soleil de la Riviera. Il était seul à Nice et paraissait en proie à une incurable mélancolie."

avis personnel

 Avant de parler du livre en lui-même, il me faut dire quelques mots sur l'auteur présumé. La paternité de l'ouvrage est attribuée par quelques spécialistes à Oscar Wilde, tandis que d'autres pensent qu'il s'agit d'une écriture en collaboration avec plusieurs de ses amis. N'étant pas une spécialiste de l'auteur irlandais, je me garderai bien de trancher... 😅

Pour en revenir à l'intrigue, celle-ci relate l'histoire d'amour tourmentée entre le jeune et riche Camille Des Grieux et le très recherché pianiste hongrois René Teleny.
Dans un premier temps, Camille va tenter de lutter contre ses sentiments, déchiré entre sa passion dévorante pour un homme et son désir de respectabilité, car dans cette société victorienne, l'homosexualité est très sévèrement punie par la loi.
Cependant, son obsession finit toujours par le ramener à Teleny, qu'il se met à suivre secrètement après ses récitals pour découvrir avec douleur que le talentueux musicien partage ses nuits aussi bien avec des femmes que des hommes... Comme une espèce d'échange télépathique s'est noué entre Camille et René dès leur première rencontre, le malheureux Anglais assiste en pensée aux ébats du Hongrois !
Dévasté par la jalousie, il pense mettre fin à ses jours mais en est empêché in extremis par Teleny. Commence alors pour eux une vie de volupté aussi inassouvissable que dangereuse jusqu'au drame final...

De tous les romans érotiques que j'ai lus jusqu'ici, c'est celui que j'ai le plus apprécié.
Non seulement les personnages sont bien développés mais le récit offre également un témoignage culturel poignant sur la stigmatisation de l'homosexualité et la souffrance mentale et émotionnelle qui en découle.
Certes, les scènes de sexe, très explicites et très détaillées, abondent (d'ailleurs, certaines métaphores sexuelles m'ont bien fait sourire ! ^^), mais ce livre ne se résume pas à ça, car nous avons droit à des passages plus psychologiques où l'hypocrisie de la société est dénoncée et où le droit à l'amour et au bonheur est revendiqué, quelque soit le sexe de son partenaire !
D'ailleurs, le texte décrit avec une précision très évocatrice l'amour homosexuel de Teleny et Des Grieux, émotion pure et actes sexuels mêlés, ce qui fait que l'on se sent extrêmement touché par leur relation...
"Nous nous aspirions de nouveau dans un baiser plus ardent, si possible, que le premier.  Oh ! le souvenir de ce baiser me brûle encore les lèvres.  Un baiser, c’est quelque chose de plus que le premier contact charnel de deux corps : c’est l’exhalation de deux âmes enamourées. Mais le baiser criminel longtemps retenu, longtemps désiré, est plus sensuel encore ; c’est le fruit défendu, c’est un tison ardent qui enflamme le sang." (page 83-84)

C'est donc très visuel. C'est également écrit d'une manière très sophistiquée et très raffinée, parfois en totale contradiction avec la violence de certaines scènes (dont quelques-unes ne sont pas dénuées d'humour même dans le drame comme celle du bordel ou de la partie fine entre hommes, et dont une autre, portant sur un viol, est elle, par contre, particulièrement glauque), mais ce contraste souligne davantage l'hypocrisie de cette société victorienne pour qui seule compte la sauvegarde des apparences, conduisant au suicide les personnes ayant osé défier les conventions ou victimes des mâles dominants...

On retrouve dans ce texte beaucoup de références mythologiques, liées à l'Antiquité ou bibliques ainsi que des allusions littéraires classiques.
Ainsi, Antinoüs et Hadrien apparaissent dans une vision commune à Camille et René tandis que ce dernier joue du piano, préfigurant la fin tragique de leur histoire : "... Après vint l’Égypte, puis surgirent Antinoüs et Hadrien. Vous étiez l’empereur, j’étais l’esclave...  Il ajouta plaisamment, parlant presque pour lui seul :  — Qui sait ? Peut-être mourrais-je pour vous, un jour, comme Antinoüs pour son maître.  Et ses traits prirent l’expression douce et résignée que l’on voit sur les statues antiques des demi- dieux." (page 23-24)
Même le patronyme de Camille, renvoyant aux héros du Manon Lescaut de l'abbé Prévost, laisse planer une atmosphère tragique...

Pour conclure, une très belle découverte d'une sorte de manifeste homosexuel avant l'heure, à l'érotisme très cru mais servi par une très belle plume  qui magnifie une vision de l'amour tragiquement passionnée...

Appréciation :

note : 4 sur 5

extrait

page 61-62 :
"La rue était déserte. Seuls quelques passants attardés se hâtaient de rentrer chez eux. Embusqué au   coin de la rue, je ne perdais rien des mouvements des deux jeunes gens.
Je crus un moment qu’ils allaient se séparer, car je vis Bryancourt tendre les mains et saisir celles de Teleny. J’en fus tout heureux. Après tout, me disais-je, j’ai mal jugé Bryancourt ; pourquoi m’imaginer que tous les hommes et toutes les femmes sont amoureux de ce pianiste ? 
Ma joie fut de courte durée ; la scène qui suivit me bouleversa : Bryancourt attira sur lui Teleny et... leurs lèvres s’unirent dans un long baiser, un baiser qui pour moi fut fiel et absinthe ; puis, après un échange de quelques paroles, la porte s’ouvrit et ils disparurent dans la maison. 
Des larmes de rage, d’angoisse, de dépit jaillirent de mes yeux, je grinçais des dents, je mordais mes lèvres jusqu’au sang ; je m’élançai comme un fou sur la porte close, je la frappai du poing. Des pas s’approchèrent, je m’enfuis. J’errai dans les rues jusqu’à l’aube ; alors, harassé, fourbu au moral et au physique, je regagnai ma demeure. Le lendemain, je pris encore une fois la ferme résolution de ne plus jamais retourner aux concerts de Teleny, de ne plus le suivre, de l’oublier.  J’aurais même quitté la ville, si je n’avais pas cru avoir trouvé un moyen de me délivrer de cet horrible amour.
"

 divers

Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 9ème participation au RV de Stephie.
D'autres billets inavouables :  Stephie ♦ Sabariscon ♦ Lasardine ♦ Mylène ♦ Liliba ♦ Laurie ♦ L'irrégulière ♦ Leiloona ♦ Sarah ♦

Challenge "Un classique par mois"

Le  classique du mois de mars pour le challenge organisé par Stephie.

E-challenge : passons au numérique organisé par Hedyuigirl

Ma 8è participation au challenge d'Hedyuigirl (8/19-31)

le tour du monde en 8 ans

Ce billet est ma 10è participation au challenge d'Helran; cette escale compte pour l'Irlande


 

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dimanche 2 mars 2014

[Top Ten Tuesday] Les 10 auteurs populaires dont vous n'avez encore jamais lu de livres (10)

rendez-vous top ten tuesay

 

What is it ?

 

Tout simplement un rendez-vous hebdomadaire pour lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

 

Le sujet de la semaine est le suivant :

 

Les 10 auteurs populaires dont vous n'avez encore jamais lu de livre  :

Je pense que cette semaine je réussirai à remplir la liste. C'est parti...

Terry Pratchett >
j'adore la fantasy, il est un maître dans ce genre, mais je dois avouer que cette lacune ne fait pas partie de mes priorités de lecture...
Stieg Larsson >
Il est dans ma PAL, j'ai déjà visionné la série et le film adaptés de sa saga Millenium, ne me manque plus que le temps de me pencher dessus sérieusement...
Pierre Bottero >
malgré le fait que j'en entende beaucoup de bien, je n'ai pas encore trouvé l'occasion de découvrir son univers, mais un jour, pourquoi pas ?
J.K. Rowling >
je ne suis pas attirée par cette saga...
Sire Cédric >
peut-être un jour...
Marc Levy >
je ne suis pas du tout attirée par ses livres...
Stephenie Meyer >
je ne suis pas du tout attirée par ses livres... en outre, j'ai détesté l'adaptation cinématographique (opus 2)
Robin Hobb >
peut-être un jour...
L.J. Smith >
je ne suis pas du tout attirée par ses livres... en plus, il paraît que les personnages n'ont presque rien à voir avec ceux de l'adapatation TV
E.L. James >
je ne suis pas du tout mais alors pas du tout du tout attirée par ses livres...

Et vous, quels auteurs populaires n'avez-vous toujours pas découvert ?

 

Le sujet de la semaine prochaine est :

Les 10 livres favoris de X genres (vous choisissez le genre)

 

 

mercredi 26 février 2014

astuces pour qu'une image s'allume au passage de la souris

astuce donnée par stormalo :

(ce qui est en vert est un ajout facultatif, pour info)

/* image opaque */
img {

-moz-transition: opacity 0.4s linear 0s;
-webkit-transition: opacity 0.4s linear 0s;
transition: opacity 0.4s linear 0s;
opacity: 0.5;
}
/* image claire */
img:hover {
-moz-transition: opacity 0.4s linear 0s;
-webkit-transition: opacity 0.4s linear 0s;
transition: opacity 0.4s linear 0s;
opacity: 1;
}

mardi 25 février 2014

Texte autour de l'image

astuce donnée par Stormalo :

Pour une image placée à gauche du texte avec un écart de 15 pixels:
mettre style="float: left; margin: 15px" entre img ou src

Exemple: pour afficher l'image de photo1 a gauche du texte avec 15 pixels de marge
<p><img style="float: left; margin: 15px;" src="URL Photo1" alt="" /></a></p>