samedi 17 janvier 2015

Le Roi transparent de Rosa Montero

Le Roi transparent de Rosa Montero

Fiche détaillée

 Auteur > Rosa Montero
Editeur > Métailié
Genre > roman historique, fantasy
Date de parution > 2005 pour l'édition originale , 2012 pour la présente édition
Titre original > Historia del rey transparente
Format > ePub
Poids du fichier > 1,42 Mo (468 pages)
Traduction > de l'espagnol par Myriam Chirousse (2008)

auteur

 Rosa Montero 

Rosa Montero est née à Madrid et a étudié la psychologie et le journalisme. Elle travaille depuis 1976 au journal El Pais, dont elle a dirigé le supplément hebdomadaire avant d'y tenir une chronique. Elle a remporté différents prix littéraires et publié de nombreux romans, des essais et des biographies.
Elle est très connue et respectée en Espagne. Ses livres, en particulier La Folle du logis, sont des best-sellers.
La Fille du cannibale a reçu en Espagne le prestigieux Prix Primavera en 1997 et s'est vendu à des centaines de milliers d'exemplaires.

 

 quatrieme de couverture

Lorsque pour échapper au viol et à la mort la jeune Léola revêt l'armure d'un chevalier tué, elle ne sait pas qu'elle va dorénavant devoir vivre comme un homme et apprendre à se battre. Nynève la rousse, la guérisseuse, la sorcière, devient son guide et l'aide à grandir et à faire sa route de femme indépendante dans ce Moyen Âge réel et fantasmé qui permet au talent de conteuse de Rosa Montero de nous montrer, en l'espace d'une vie, un siècle qui marque l'ouverture du Moyen Âge vers la Renaissance. Léola va apprendre à penser et à écrire, fréquenter la cour d'Aliénor d'Aquitaine, voir la corruption de l'Église et le fanatisme de l'Inquisition, admirer la lutte des Cathares, découvrir les pouvoirs de l'imagination et rêver du roi Arthur tout en évitant soigneusement la malédiction du Roi Transparent. Le grand talent de Rosa Montero est de savoir tenir le lecteur prisonnier de son histoire tout en l'amenant à s'interroger sur un siècle turbulent et déroutant peut-être à l'image du nôtre. Émouvant et épique, original et puissant, ce roman a la force irrésistible des histoires que le lecteur a du mal à abandonner.

première phrase

" Je suis femme et j'écris."

avis personnel

Ce roman mêle habilement récit féérique et faits historiques, légende arthurienne et persécutions contre les cathares...

Pourtant, le début de l'histoire ne laissait à aucun moment présager une telle orientation. Léola, jeune paysanne de 15 ans, a vu le seigneur d'Aubenac, à la suite d'une bataille meurtrière, recruter son père, son frère Antoine et son amoureux Jacques pour poursuivre la guerre contre son ennemi.
Pour se protéger de la soldatesque, elle revêt l'armure d'un chevalier décédé. De rencontres en rencontres, Léola va s'initier tour à tour au maniement des armes, à l'écriture et la lecture, à l'éducation des nobles dames de ce temps.
Mais sa rencontre la plus importante reste celle avec Nynève, personnage mystérieux qui prétend être la Viviane de la légende et avoir connu la cour du roi Arthur ; elle dévoile même la vérité sur "le vieux Myrddin" (Merlin) qui n'était qu'"un menteur et un truand, mais (...) aussi un barde extraordinaire, un conteur magnifique." (page 145)
Nous ne saurons jamais vraiment la vérité au sujet de Nynève. Est-elle folle ? Mythomane ? ou la fée de la légende ?
En tout cas, elle ne quittera plus notre héroïne jusqu'à la fin du livre, se déguisera comme elle en homme pour lui servir d'écuyer (et surtout des conseils avisés que Léola ne suivra pas toujours)...

Le corps de Léola, qui a choisi de mener une vie d'homme, est marqué en conséquences : "J’ai perdu deux doigts à la main gauche, le petit doigt et l’annulaire, tranchés par la hache d’un énergumène, et j’ai le corps déchiré par les cicatrices des blessures que Nynève a recousues avec une habileté miraculeuse." (page 196)

Bien que le récit, par certains épisodes, fleurette souvent avec le merveilleux, on n'en est pas moins ancré dans l'Histoire du XIIème-XIIIème siècle. En effet, l'auteure nous livre des informations intéressantes sur les pratiques de ce temps, comme l'apposition de la signature des peintres ou sculpteurs sur leurs œuvres à partir du XIIème siècle (page 162/3), et aborde différents thèmes cruciaux de cette période, comme la naissance de la sainte Inquisition avec l'ordre des dominicains, la persécution des cathares, la  pratique de la fin'amor où les dames éprouvent l'amour de leurs prétendants par des défis cruels condamnant parfois ces chevaliers au ridicule ou à la mort (page174/5)

Rosa Montero nous brosse le portrait d'un XIIème siècle finalement très féminin avec les figures fictives de Léola et Nynève, de la Dame blanche qui se transforme en Dame noire, celles historiques d'Aliénor, Héloïse et des Parfaites. Or, la liberté de ces femmes est de plus en plus menacée par la montée de l'obscurantisme et du fanatisme, et le comté de Toulouse, dernière terre de refuge contre ces forces rétrogrades, n'y résiste pas longtemps.

Les repères temporels sont de deux sortes : l'âge de l'héroïne que l'on suit de ses 15 ans à ses 40 ans et les événements historiques mais ceux-ci sont trompeurs car, comme nous le signifie l'auteure à la fin de l'ouvrage, nous avons affaire ici à une achronie c'est-à-dire que les dates des événements historiques ne sont pas respectées afin de les faire tenir dans la période de 25 ans couverte par l'histoire.
Ainsi, les figures historiques évoquées ou rencontrées n'ont pas pu être toutes contemporaines de l'héroïne : Abélard (1079-1142), Héloïse (1092-1162),  Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), Richard Coeur de Lion (1157-1199), Simon de Montfort (1164-1218), ni les événements qui la touchent : la croisade des Albigeois (1209-1229), la croisade des enfants (1212), le siège de Montségur (1244).

Et là, vous vous demandez sûrement à quoi peut bien faire référence le titre du livre ? Tout simplement, à une légende du Moyen-Âge qui provoque la mort de celui qui la raconte. D'étape en étape, l'histoire dure plus longtemps, et se précise, tout comme le dessin d'Avalon que peint Nynève sur les murs de leurs maisons successives, mais pour aucune de ces deux énigmes nous n'aurons le mot de la fin.

D'ailleurs, en parlant de la fin, celle-ci est ouverte mais je ne peux en dire plus sous peine de vous gâcher la surprise...

Concernant, l'édition numérique, j'ai rencontré un problème de mise en page avec la partie narrative qui suit la partie dialoguée sans saut à la ligne, ce qui m'a un peu gênée dans ma lecture en m'obligeant souvent à revenir en arrière.

Pour conclure, un livre passionnant qui fourmille d'informations très intéressantes sur le Moyen-Âge. Il reprend certains des thèmes et des codes des chansons de geste de cette époque, et c'était vraiment captivant. De plus, d'ordinaire, je n'aime pas trop le mélange des genres fantasy/historique mais là, je dois avouer que chaque élément s'intègre vraiment bien à l'intrigue. Je déplore toutefois quelques facilités narratives comme les retrouvailles avec Jacques (page 332) ou le sauvetage de Léola par Léon le forgeron.

Appréciation :

note : 4 sur 5

extrait

 ”Dans le silence émouvant de la cérémonie, je me suis souvenue du monde raffiné de la reine Aliénor et à quel point m’avaient émue ces merveilleux paladins du Grand Tournoi de Poitiers, ces guerriers courtisans dans lesquels je voyais la plus haute représentation de la noblesse. Mais la véritable noblesse, maintenant je le sais, c’est ça. C’est marcher toute sa vie d’un pas juste, d’un pas qui  sort du cœur. C’est que nos actes soient en harmonie avec nos pensées, même si le prix en est élevé. Et n’imposer ces pensées à personne, et rester modeste et compatissant dans notre grandeur. Mon vieil ami le saint Chevalier avait raison : nos derniers jours sur Terre sont le moment de la grande vérité. Une fin honorable confère dignité et signification à toute une existence.
(page 406-407)

divers

Challenge Légende arthurienne

Ma 8ème participation au challenge d'Auudrey.

Challenge "Mythologies du monde " proposé par Myrtille

Ma 29ème participation au challenge de Myrtille - légende arthurienne revisitée

Challenge Histoire

Ma 42ème participation au challenge de Lynnae - siège de Montségur

Challenge Moyen Âge

Ma 7ème participation au challenge d'Hérisson -

Challenge "Virée européenne" organisé par BouQuiNeTTe

Ma 6è participation au challenge de BouQuiNeTTe - séjour en Espagne
D'autres billets sur l'Espagne : ♦ delphinema09 ♦ Ichmagbücher ♦ Julie86 ♦ Salhuna ♦ mistigris ♦ Sharon ♦

le tour du monde en 8 ans

Ce billet est ma 15è participation au challenge d'Helran - cette escale compte pour l'Espagne

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babelio

vendredi 9 janvier 2015

In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

In these words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

 Merci à
babelio

et aux éditions  

In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

pour ce partenariat !

fiche

  Scenario > Narcissus
Dessin > Jun Togai
Editeur > Taifu Comics
Collection > Shiro Detective Catastrophe
Série > In These Words
Genre > Thriller, yaoi
Date de parution > 2012 pour l'édition originale, 2014 pour la présente édition
Nombre de pages > 240
Traduction > par Aude Merchiers

 auteur
(sources : Wikipédia)

Jo Chen , née à Taipei le 4 juillet 1976 et émigrée aux États-Unis fin 1994, est une dessinatrice et scénariste de comics, surtout connue pour ses couvertures peintes très détaillées. Elle est aussi connue sous le nom de plume de TogaQ, et conne sous le nom de Jun Togai dans l'industrie de la bande dessinée japonaise.
Travaillant professionnellement dans l'industrie asiatique de la bande dessinée depuis l'âge de 14 ans, elle a commencé sa carrière américaine avec les illustrations de la mini-série Racer X, faisant partie de la série Speed Racer publiée par Wildstorm/D.C. Comics in 2000.
Elle assoit ensuite sa réputation en produisant les illustrations intérieures et les couvertures pour plusieurs titres, incluant Darkminds: Macropolis, Battle of the Planets, Robotech, Fight For Tomorrow, Taskmaster, The Demon,Thor, et Batman & Robin. Elle est cependant devenue plus connue des lecteurs américains en tant qu'artiste de couverture des Fugitifs et de plusieurs comics Dark Horse tirés des séries télévisées de Joss Whedon : Buffy contre les vampires, saisons huit et neuf, un comic sur Angel, Serenity: Those Left Behind n° 2, Serenity: Float Out et Serenity: Better Days.
Dans d'autres média, Chen a aussi produit des illustrations de packaging pour le jeu vidéo Fable et ses suites, et des couvertures pour PlayStation: The Official Magazine.

Sous le pseudonyme de TogaQ, elle et Kichiku Neko (alias Narcissus) ont créé la série de manga doujinshi yaoi In These Words, qui a été ensuite publiée par l'éditeur japonais Libre Publishing et sérialisée dans l'anthologie de bande dessinée yaoi Be x Boy Gold.
- Twitter et site officiel de Jun Togai -
- Twitter de Narcissus -
- GuiltPleasure -

quatrieme de couverture

Katsuya Asano est un profileur pour la police de Tokyo, qui nuit après nuit fait le même cauchemar : un homme dont il ne voit pas le visage le retient prisonnier et le torture tout en lui murmurant à l'oreille qu'il l'aime.
Chargé d'obtenir les aveux d'un tueur en série, il voit la frontière entre rêve et réalité s'effondrer brutalement...

avis personnel

 C'est le premier manga que je lis (même si j'ai Berserk et Cesare dans ma bibliothèque ; j'avais commencé à lire le Berserk il y a 2-3 ans mais le fait de devoir lire à l'envers m'avait quelque peu perturbée et , déstabilisée, j'avais abandonné ma lecture ! ^^)...

Aussi, quand Babelio a organisé sa Masse critique BD et manga le 10 décembre dernier, ce sont la couverture, somptueuse, et le résumé, intrigant, qui m'ont décidé à postuler pour ce titre...

Et je dois dire qu'après lecture, je n'ai pas regretté mon choix !

 ”Ça doit être intéressant comme travail, de s'infiltrer dans les esprits les plus dérangés.
(Prologue)

Même si je n'y connais pas grand chose en manga, j'ai noté l'originalité du prologue qui commence par du texte, comme un roman. La partie purement manga débute d'entrée de jeu par un cauchemar où le héros, Katsuya Asano, docteur en psychiatrie, est violé et torturé par un homme dont on ne voit pas le visage. Ce cauchemar semble être provoqué par le dossier qu'il est en train d'étudier sur un tueur en série, qui, en 3 ans, a tué, lacéré puis dépecé 12 victimes mâles qui n'ont, malgré le caractère sado-masochiste du crime, subi aucune agression sexuelle. Il est chargé par le commissaire Kizaki d'obtenir du meurtrier des aveux sur sa culpabilité puis envoyé sur le lieu de détention, une maison sécurisée coupée du monde extérieur et gardée par un inspecteur chevronné, Takashi Iwamoto.
Or, les face-à-face successifs entre le profileur et le serial-killer se révèlent de plus en plus déroutants, Shinohara semblant prendre progressivement le contrôle des interrogatoires tout en se livrant sur son analyste à un jeu de séduction aussi malsain que déplacé. Plus le temps passe, et plus ce huis-clos s'avère oppressant, aussi bien pour Katsuya que pour le lecteur, qui se demande, au fil des cauchemars récurrents du héros, où se termine le rêve et où commence la réalité. Les auteures jouent à merveille sur cette frontière trouble, en alternant les séquences de cauchemar et les confrontations, et en suggérant combien certaines situations paraissent anormalement familières au profileur.
Notre sentiment d'angoisse et d'insécurité va ainsi crescendo jusqu'au rebondissement final !

Côté dessin, j'avais un peur au début que le duo ne présente des traits un peu trop androgynes, mais sans être d'une virilité renversante, ils sont tout à fait acceptables selon mes critères. En tout cas, j'ai trouvé que l'expression des visages se mariait très bien aux émotions des personnages, la peur et le désarroi pour Katsuya, la perversité pour Shinohara dont le regard me faisait parfois froid dans le dos.

Malgré tout, j'émettrai quelques réserves : j'ai trouvé l'histoire de la planque invraisemblable, même si je comprends que pour les besoins de l'histoire, les auteures aient eu besoin d'isoler le petit groupe ; en outre, la post-face où elles déclarent mettre davantage l'accent sur une histoire d'amour dans le tome 2 m'a quelque peu inquiétée, car vu les circonstances je ne vois pas comment ce genre de sentiments pourraient naître d'actes de viols et de torture répétés...

Pour conclure, un thriller psychologique plutôt haletant et bien exploité qui donne envie de connaître la suite, histoire de ne pas laisser nos questions en suspens. La progression narrative est vraiment efficace tout comme le découpage très cinématographique, le lecteur se sentant envahi par un sentiment d'angoisse et d'oppression. Je dois avouer que la paranoïa m'a parfois rattrapée vis-à-vis de certains personnages secondaires dont les motivations me semblaient louches. Je lirai la suite avec grand plaisir tout en espérant que les auteures ne gâchent pas le potentiel de cette histoire en tombant dans un sentimentalisme de mauvais aloi...
Par contre, ce manga n'est pas à mettre entre toutes les mains, car les thèmes abordés sont vraiment durs, et certaines scènes glauques ! Évidemment, les scènes érotiques, vu leur nature, n'ont rien d'excitant, et même si les corps sont superbes, elles sont véritablement glaçantes...

 ”Un de mes amis m'a dit un jour que les hommes sont naturellement plus enclins à montrer leur amour par des actes plutôt que par des mots.
(page 21)

Je remercie les Taifu comics ainsi que Babelio pour ce partenariat !

Appréciation :

note : 4 sur 5

Mes autres avis sur la trilogie : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦

extrait

In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus   In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

divers

 Rendez-vous : le premier mardi chez Stephie c'est permis...

 Ma 13ème participation au RV de Stephie.

In These Words, tome 1 de Jun Togai & Narcissus

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samedi 3 janvier 2015

Piégés ! de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 14

Piégés ! de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 14

fiche

  Scenario > Robert Kirkman
Dessin > Charlie Adlard
Trames et niveaux de gris > Cliff Rathburn
Editeur > Delcourt
Série > Walking Dead
Genre > Comics, Horreur
Date de parution > 2011 pour l'édition originale, 2011 pour la présente édition
Titre original > No Way Out
Nombre de planches > 132
Traduction > de l'américain par Edmond Tourriol

 auteur

Robert Kirkman   
Robert Kirkman est un jeune mais prolifique auteur. Il se fait connaître avec la série Battle Pope qu’il publie lui-même au sein de la structure éditoriale qu’il a créé, Funk-O-Tron. Il est repéré par Image Comics qui publie BRIT et Invincible. Les films de George Romero lui inspirent différents scénarii de comics basés sur des histoires de zombies, dont The Walking Dead. Il puise dans ses souvenirs de jeunesse pour le scénario de sa série Invincible. Les aventures de ces superhéros adolescents sont un immense succès et deviennent l’un des fleurons de l’éditeur Image Comics.
Texte et photo © Delcourt
- Site de l'auteur -

 

Charlie Adlard

 Né en 1966 à Shrewsbury (Angleterre), Charlie Adlard part dans le Kent pour étudier aux Beaux-Arts de Maidstone. Après un bref passage à Londres pour devenir une rock star, il rentre chez lui pour se remettre au dessin, domaine dans lequel il sera très vite remarqué. Il dessine pour de nombreux éditeurs : Mars Attack et X-Files chez Topps, X-Men Hellfire Club, Storms et Muties chez Marvel, Batman/Scarface, Green Arrow/Lantern, Batman and Superman chez DC, The Walking Dead chez Image,… En janvier 2009, c’est aux Éditions Soleil que paraît sa première collaboration avec un scénariste français, Mathieu Missoffe, en dessinant le cinquième one shot de la collection «Terres Secrètes», Corpus hermeticum : Le Souffle du Wendigo.
Texte et photo © Soleil 
- site du dessinateur -

 

quatrieme de couverture

  LE MONDE TEL QUE NOUS LE CONNAISSONS
A DISPARU.
DEFINITIVEMENT 

 Aux portes de Washington, Rick et ses compagnons intègrent une communauté visiblement épargnée par l’apparition de zombie. Ce retour au calme et à une vie presque normale ne se fait pas sans heurts et révèle au grand jour les difficultés d’adaptation du groupe de survivants.
Après de longs mois passés sur la route, nos héros entrevoient l'espoir de reprendre une vie normale. En sont-ils enocre capables ? Une étape décisive !

 Œuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. En effet, au-delà des scènes où apparaît la menace des morts-vivants, les auteurs nous entraînent dans un récit où la survie est l'affaire de tous les instants, et où la moindre erreur peut s'avérer fatale...

avis personnel

 Après le cliffhanger du dernier tome, je pensais que nos rescapés auraient  rapidement affaire à la horde de zombies attirée par la fusillade, mais Kirkman, avec sadisme, laisse savamment monter la tension en alternant les scènes de la vie quotidienne et celles où un groupe mené par Abraham tente de nettoyer les vagues successives de rôdeurs.  Or, ces opérations s'avèrent de plus en plus dangereuses, mais surtout inefficaces quand le groupe d'intervention se retrouve soudain submergé.

 ”Carl : Hé, P'pa ?
Rick : Ouais ?
Carl : J'ai peur... Mais ça se voit pas, hein ?
Rick : Non. Carrément pas, fils.
Carl : Ouais. Je ferai un bon chef, un jour. Comme toi.
(page 39)


Les habitants d'Alexandria sont désormais encerclés par des zombies de plus en plus nombreux et de plus en plus pressants, et la question lancinante que le lecteur se pose porte sur la durée de résistance des murs, dont certains semblent bien près de céder.

”Abe : Bougez-vous ! 'Faut pas qu'ils nous dépassent !
Aaron : On perd du terrain !
Eric : Il y en a beaucoup trop !
Holly : Rosita et Eugene sont partis chercher les autres ! 'Faut juste tenir encore un peu ! Quand ils seront tous là... on les tuera plus vite qu'ils ne rentrent !
Abe : Putain ! Putain ! PUTAIN !
Rosita, arrivant en renfort : T'excite pas, beau gosse, c'est mauvais pour ton petit coeur.
(page 79/80)

J'ai tremblé plus d'une fois pour la vie de nos survivants, que ce soit lors des opérations de nettoyage ou celle destinée à ravitailler Andrea isolée dans sa tour de guet. Mais Kirkman brouille les pistes, suggère la fin prématurée de certains piliers du groupe alors que la mort en frappe d'autres.

Pour la première fois de puis longtemps, les zombies occupent le premier plan. Et quand on ne les voit pas à l'image, on les sent de plus en plus menaçants, comme tapis dans l'ombre prêts à se jeter sur nos rescapés pour les boulotter.

Bref, un tome plein d'action, qui me fait penser au tome 8 pour son intensité et le sentiment d'angoisse et d'oppression qui ne quitte jamais le lecteur.

A la fin, une lueur d'espoir apparaît lorsque Rick déclare savoir désormais comment survivre à une horde et la gérer...

Cette fois, la citation met à l'honneur Morgan, tombé à son champ... ^^

”Tu es un bon garçon. Tu dois le rester... Et ne va pas croire le contraire. Tu t'intéresses aux gens. On oublie vite... de s'intéresser aux autres. On se concentre sur ses besoins... On oublie les autres. Si c'est nécessaire pour survivre, ça peut te coûter des petits bouts de ton âme.
(Morgan à Carl, page 90)

Bilan de ce tome :
5 morts de la communauté d'Alexandria et 1 pour la bande à Rick

 Appréciation :

 note : 4 sur 5

 Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦ tome 6 ♦ tome 7 ♦ tome 8 ♦ tome 9 ♦ tome 10 ♦ tome 11 ♦ tome 12 ♦ tome 13 ♦  tome 14 ♦ tome 15 ♦ tome 16 ♦  tome 17 ♦ tome 18 ♦

extrait

 Piégés ! de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 14   Piégés ! de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 14

divers

 
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (3/12)

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vendredi 2 janvier 2015

[Top Ten Tuesay] Le Top Ten des livres lus en 2014 (16)

rendez-vous top ten tuesay

What is it ?

Tout simplement un rendez-vous hebdomadaire pour lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

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Le sujet de la semaine est le suivant :

Le Top Ten des livres lus en 2014 :

Bon, cela faisait 7 mois que je n'avais pas participé au TTT, par manque d'inspiration, par manque de temps, mais le thème de cette semaine me permet de faire un petit bilan rapide de lecture ...

 Cela a été très difficile de se limiter à 10 livres, j'en aurais bien ajouté 4-5, malheureusement il a fallu trancher...

(cliquer sur la couverture pour accéder aux chroniques...)

Sinouhé l'égyptien      La chronique de Travnik  Emma Une vie de souffrance  Le félin géant  Ma mère la terre, mon père le ciel de Sue Harrsion - La trilogie des Sculpteurs d'ivoire, tome 1 

 Persuasion  Moll Flanders

Et vous, quels livres vous ont marqués en 2013 ?

Le sujet de la semaine prochaine est :

Les 10 livres achetés en 2014 que vous vouliez absolument lire mais que vous n'avez pas encore lus.