samedi 24 janvier 2015

Il Salaïno de Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, tome 1

Il Salaïno de Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, tome 1

La pourpre et l'or - Murena - de Dufaux et Delaby

 Scenario > Benjamin Lacombe
Dessin > Benjamin Lacombe, Paul Echegoyen
Couleur > Benjamin Lacombe
Editeur > Soleil
Collection > Noctambule
Série > Léonard & Salaï
Genre > historique
Date de parution > 2014
Nombre de pages > 95

auteur
(sources : Wikipédia & La charte des auteurs et illustrateurs jeunesse)

Benjamin LacombeNé en 1982 à Paris, Benjamin Lacombe entre en 2001 à l'École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), où il suit sa formation artistique. Parallèlement à ses études, il travaille en publicité et dans l'animation et signe à 19 ans sa première bande dessinée et quelques autres livres illustré. Son projet de fin d'études, Cerise Griotte, dont il est l'auteur et l'illustrateur, devient son premier livre jeunesse et sort aux éditions du Seuil jeunesse en mars 2006. Il est publié l'année suivante par Walker Books (USA) et est nommé par le prestigieux hebdomadaire Time Magazine comme l'un des 10 meilleurs livres jeunesse de l'année 2007 aux États-Unis.
Depuis, Benjamin Lacombe a écrit et illustré de nombreux livres. Il expose régulièrement son travail. Les thématiques les plus récurrentes qu’aborde Benjamin Lacombe sont l’enfance, la différence, la mélancolie. Des thèmes assez durs, mais qui sont parlant à la fois pour les jeunes et les adultes. Parmi ses inspirations, on compte le préraphaélisme, le quattrocento italien, le primitivisme flamand, mais aussi des artistes plus contemporains comme Tod Browning et son univers « freaks », Tim Burton, Fritz Lang et son film Métropolis. Il utilise pour ses illustrations et ses ouvrages des techniques variées, allant de la gouache à la graphite, en passant par le fer à chaud et la peinture à l’huile, ce qui lui permet d’obtenir des effets différents selon ce qu’il souhaite faire transparaitre dans un ouvrage. Si la plupart des réalisations d’ouvrages de Benjamin Lacombe concerne le secteur jeunesse, il a toutefois publié des livres illustrés adultes, en reprenant notamment les nouvelles des Contes Macabres d’Edgar Allan Poe, mais aussi l’histoire de Notre-Dame de Paris avec le texte intégral de Victor Hugo. De plus, les pièces présentées lors des expositions sont le plus souvent orientées adulte. 
- son blog -
photo©Alyz

Paul Echegoyen est né en 1981. Il grandit dans un village au pied des Pyrénées en rêvant de mondes merveilleux et Paul Echegoyenfantastiques inspirés des films du Studio Ghibli​, qui le nourrissent et l'inspirent. Passionné de dessin, un bac ​scientifique en poche, il suit des cours à l'académie de dessin de Tarbes, ​et en 2003​ s'installe à Paris pour intégrer l'​ESAG Penninghen.
Diplômé d'un master en Arts Graphiques en 2008, il commence à travailler dans l'animation et la publicité en ​tant que graphiste ​freelance. 
En octobre 2011, il publie son premier album jeunesse, et il travaille depuis sur​ ​​d'autres projets ​d'albums ​jeunesse​, ​de bandes dessinées, ainsi que pour la presse.
Il expose​ et vend​ s​es originaux ​en galerie​, notamment avec les galeries​ ​parisiennes ​"Daniel Maghen​"​​ et "Arludik".
Les thématiques qu'il affectionne sont l'écologie, l​a nostalgie de l'enfance et l'imaginaire onirique.
- son blog -
photo©Thesupermat

quatrième de couverture

 Immergez-vous au cœur de ce diptyque, cette évocation romanesque qui présente une autre vision de Léonard de Vinci, de son entourage et de sa vie. Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ?

Cet univers où règne la grâce, remarquable par son ampleur et sa profondeur, résonne à notre époque de façon étonnamment moderne.

Un portrait sensible et fascinant d'un artiste jamais égalé...

avis personnel

 J'ai découvert cette BD sur le blog d'Alison dont l'article m'avait donné très envie de la lire. En effet, les illustrations  utilisées pour éclairer son billet m'avaient vraiment subjuguées, et je me demandais si l'histoire était aussi captivante que les dessins...

Il Salaïno de Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, tome 1
© Echegoyen / Lacombe, Editions Soleil, collection Noctambule, 2014

Le 1er tome couvre 16 années de la vie du peintre, et s'ouvre sur l'année 1490 à Florence où il rencontre pour la 1ère fois Salaï, petit voleur pris la main dans le sac dans son atelier. Vinci, pour se dédommager, l'embauche sans trop savoir quelle tâche lui donner. Les années passant, Salaï devient son modèle... puis son amant...

Il Salaïno de Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, tome 1
© Echegoyen / Lacombe, Editions Soleil, collection Noctambule, 2014

Je savais que Léonard était homosexuel, par contre j'ignorais qu'il avait eu un amant attitré ayant partagé durant 30 ans sa vie... et ses galères... Car la vie d'artiste était aussi précaire que maintenant, soumise aux commandes de riches protecteurs ou aux aléas géo-politiques qui pouvaient les pousser sur la route de l'exil. Ainsi, Léonard et les siens habitent successivement Florence, Mantoue, Venise, Florence, Rome, Florence...

Nous voyons cette vie à travers les yeux de Salaï. Léonard, génie fourmillant sans cesse d'idées, a du mal à honorer ses commandes, s'éparpille, doit composer avec la rivalité d'autres artistes. Quand il ne peint pas ou ne sculpte pas, il expérimente ses inventions (une machine à voler, les écluses vénitiennes).

Bizarrement, le caractère de Vinci n'est pas aussi fouillé qu'on aurait pu l'attendre d'un livre retraçant une partie de sa vie. Mais peut-être est-ce une volonté délibérée des auteurs car ici, l'artiste s'efface derrière ses œuvres, qui sont mises en valeur, ré-interprétées par Lacombe, par des couleurs chatoyantes entre plusieurs planches monochromatiques sépia ou violine d'une très grande douceur.

Dommage donc que l'on ait l'impression d'une narration survolée et trop rapide car les images extrêmement soignées et détaillées sont d'une beauté à couper le souffle. A la fin de l'ouvrage nous est offert un dossier très appréciable qui rassemble quelques explications des auteurs sur leur travail, des croquis et un repère chronologique.

Appréciation : 

note : 4 sur 5

avis

 

Il Salaïno de Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, tome 1
© Echegoyen / Lacombe, Editions Soleil, collection Noctambule, 2014
Il Salaïno de Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, tome 1
© Echegoyen / Lacombe, Editions Soleil, collection Noctambule, 2014

divers

Challenge Histoire

Ma 43ème participation au challenge de Lynnae -

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vendredi 23 janvier 2015

Lecture commune : Haut-Royaume, tome 1 et tome 2 de Pierre Pevel organisée par Cassie

Lecture commune

Cassie souhaite nous entraîner à la suite de Lorn Askariàn en Haut-Royaume...
Cassie est ma binômette pour le challenge "Destockage de PAL en duo" pour lequel nous nous sommes choisi sans le faire exprès le même livre :

Lecture commune : Haut-Royaume, tome 1 de Pierre Pevel organisée par Cassie

Rendez-vous le 28 février pour le compte-rendu de lecture...

L'Héritier de Pierre Pevel - Haut-Royaume, tome 2

... et le 31 mai...

jeudi 22 janvier 2015

Terrifiant de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 17

Terrifiant de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 17

fiche

  Scenario > Robert Kirkman
Dessin > Charlie Adlard
Trames et niveaux de gris > Cliff Rathburn
Editeur > Delcourt
Série > Walking Dead
Genre > Comics, Horreur
Date de parution > 2012 pour l'édition originale, 2012 pour la présente édition
Titre original > Something to Fear
Nombre de planches > 132
Traduction > de l'américain par Edmond Tourriol

 auteur

Robert Kirkman   
Robert Kirkman est un jeune mais prolifique auteur. Il se fait connaître avec la série Battle Pope qu’il publie lui-même au sein de la structure éditoriale qu’il a créé, Funk-O-Tron. Il est repéré par Image Comics qui publie BRIT et Invincible. Les films de George Romero lui inspirent différents scénarii de comics basés sur des histoires de zombies, dont The Walking Dead. Il puise dans ses souvenirs de jeunesse pour le scénario de sa série Invincible. Les aventures de ces superhéros adolescents sont un immense succès et deviennent l’un des fleurons de l’éditeur Image Comics.
Texte et photo © Delcourt
- Site de l'auteur -

 

Charlie Adlard

 Né en 1966 à Shrewsbury (Angleterre), Charlie Adlard part dans le Kent pour étudier aux Beaux-Arts de Maidstone. Après un bref passage à Londres pour devenir une rock star, il rentre chez lui pour se remettre au dessin, domaine dans lequel il sera très vite remarqué. Il dessine pour de nombreux éditeurs : Mars Attack et X-Files chez Topps, X-Men Hellfire Club, Storms et Muties chez Marvel, Batman/Scarface, Green Arrow/Lantern, Batman and Superman chez DC, The Walking Dead chez Image,… En janvier 2009, c’est aux Éditions Soleil que paraît sa première collaboration avec un scénariste français, Mathieu Missoffe, en dessinant le cinquième one shot de la collection «Terres Secrètes», Corpus hermeticum : Le Souffle du Wendigo.
Texte et photo © Soleil 
- site du dessinateur -

 

quatrieme de couverture

  LE MONDE TEL QUE NOUS LE CONNAISSONS
A DISPARU.
DEFINITIVEMENT 

 Après leur visite de la Colline, Rick, Glenn, Michonne, Andrea et Carl décident de retourner à Alexandria. En route, les évènements se précipitent lorsqu’ils doivent faire face aux hommes du redoutable Negan. Instinctivement, Rick réagit et envoie un message clair à l’ennemi : ils n’accepteront pas la défaite sans se battre. Message bien reçu.
La réponse de Negan ne se fait pas attendre…

 Œuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. En effet, au-delà des scènes où apparaît la menace des morts-vivants, les auteurs nous entraînent dans un récit où la survie est l'affaire de tous les instants, et où la moindre erreur peut s'avérer fatale...

avis personnel

”Carl à Rick venu lui souhaiter bonne nuit : On devrait arrêter de dire ça. […] « Bonne nuit ».
« Bonne journée ». Ce genre de trucs… ça ne sert à rien. Il n’y a plus rien de « bon ».

(page 64)

Même si Kirkman renoue ici avec l'action, notre sentiment de déjà vu ne fait que se confirmer tant les mécanismes sont répétitifs et prévisibles : le groupe trouve un refuge apparemment sûr, essuie une attaque de zombies, perd un ou plusieurs membres, découvre une communauté apparemment idyllique mais tombe sur un psychopathe genre gourou adulé et obéi aveuglément de ses membres et qui décide de tout prendre à Rick et consort... Rick décide de résister, et après avoir repoussé une attaque, se fait submerger et se voit dans l'obligation de reprendre sa vie d'errance...

”Un Sauveur : Ça ne va pas plaire à Negan...
Rick : Alors, ça, je m'en branle. 'Paraît que Negan fait payer pour sa protection ? Eh bien, nous, on n'a pas besoin de sa protection. Désormais, c'est nous qui prendrons en charge la protection de la Colline. Vous n'aurez rien. C'est compris ? Va dire ça à Negan. Et tant que tu y es, propose-lui le même arrangement que vous avez avec la Colline. La moitié de vos provisions... et on vous protège.
(page 17)

Donc, la rencontre avec Negan ne m'a pas du tout surprise. Il fait immédiatement penser au Gouverneur, en plus caricatural et plus brutal (sississi c'est possible !! ^^)... La scène où il pioche au hasard parmi le groupe de Rick sa victime expiatoire en chantonnant une comptine pour enfant est d'ailleurs insoutenable...

Bref, ma seule surprise est /!\Attention spoiler/!\la mort brutale d'Abe et la réaction d'auto défense d'Eugene qui m'a agréablement ébahie !!/!\Fin du spoiler /!\

Concernant Rick, d'un bout à l'autre de ce tome, il se montre complètement à côté de ses pompes. A côté de ses pompes quand son arrogance lui fait croire que les Sauveurs se dégonfleront face à eux. A côté de ses pompes quand il pense qu'ils ne contre-attaqueront pas aussitôt après la mort de trois des leurs. A côté de ses pompes quand il laisse sa communauté privée de ses meilleurs guerriers pour aller chercher de l'aide auprès de la Colline (qui je le rappelle s'est complètement dégonflée face à Negan... donc, quelle aide pouvait-il en escompter ?). A côté de ses pompes quand il s'endort lors de sa garde. Alors oui, Maggie a quelques raisons de lui péter la gueule...
Et pour la 1ère fois, Rick semble se soumettre à plus fort que lui. C'est peut-être ça le plus terrifiant... ^^

Bref l'avenir apparaît plus noir que jamais...

”Rick : Je crois que je ne t’ai jamais remerciée.
Michonne : Tu le fais en m’aidant à survivre. Moi, je te dis merci en te suivant jusqu’en enfer. Tu sais que c'est la merde totale, hein ?
(page 78)

Et pour la dernière fois, on finit sur une citation d'Abe :

”Eugene à propos de Rosita : Elle, elle me trouvera toujours bizarre.
Abe : Probablement... Mais ce n'est pas comme si elle avait beaucoup d'options à disposition. En fait, 'faut juste que tu sois moins bizarre que le prochain mec bizarre qui la drague.
(page 29)

Bilan de ce tome :
Une trentaine de morts dont 2 membres du groupe

 Appréciation :

note : 3 sur 5

 Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦ tome 6 ♦ tome 7 ♦ tome 8 ♦ tome 9 ♦ tome 10 ♦ tome 11 ♦ tome 12 ♦ tome 13 ♦ tome 14 ♦ tome 15 ♦ tome 16 ♦  tome 17 ♦ tome 18 ♦

extrait

Terrifiant de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 17  Terrifiant de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 17

divers

 
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (6/12)

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mercredi 21 janvier 2015

Un vaste monde de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 16

Un vaste monde de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 16

fiche

  Scenario > Robert Kirkman
Dessin > Charlie Adlard
Trames et niveaux de gris > Cliff Rathburn
Editeur > Delcourt
Série > Walking Dead
Genre > Comics, Horreur
Date de parution > 2012 pour l'édition originale, 2012 pour la présente édition
Titre original > A Larger World
Nombre de planches > 132
Traduction > de l'américain par Edmond Tourriol

 auteur

Robert Kirkman   
Robert Kirkman est un jeune mais prolifique auteur. Il se fait connaître avec la série Battle Pope qu’il publie lui-même au sein de la structure éditoriale qu’il a créé, Funk-O-Tron. Il est repéré par Image Comics qui publie BRIT et Invincible. Les films de George Romero lui inspirent différents scénarii de comics basés sur des histoires de zombies, dont The Walking Dead. Il puise dans ses souvenirs de jeunesse pour le scénario de sa série Invincible. Les aventures de ces superhéros adolescents sont un immense succès et deviennent l’un des fleurons de l’éditeur Image Comics.
Texte et photo © Delcourt
- Site de l'auteur -

 

Charlie Adlard

 Né en 1966 à Shrewsbury (Angleterre), Charlie Adlard part dans le Kent pour étudier aux Beaux-Arts de Maidstone. Après un bref passage à Londres pour devenir une rock star, il rentre chez lui pour se remettre au dessin, domaine dans lequel il sera très vite remarqué. Il dessine pour de nombreux éditeurs : Mars Attack et X-Files chez Topps, X-Men Hellfire Club, Storms et Muties chez Marvel, Batman/Scarface, Green Arrow/Lantern, Batman and Superman chez DC, The Walking Dead chez Image,… En janvier 2009, c’est aux Éditions Soleil que paraît sa première collaboration avec un scénariste français, Mathieu Missoffe, en dessinant le cinquième one shot de la collection «Terres Secrètes», Corpus hermeticum : Le Souffle du Wendigo.
Texte et photo © Soleil 
- site du dessinateur -

 

quatrieme de couverture

  LE MONDE TEL QUE NOUS LE CONNAISSONS
A DISPARU.
DEFINITIVEMENT 

 Après l'attaque massive de Marcheurs qui a décimé la communauté d'Alexandria, la vie reprend tant bien que mal son cours pour ses habitants.
Mais le danger n'est jamais très loin...
Morts et vivants rôdent toujours aux alentours. Lorsqu'Abraham et Michonne découvrent l'existence d'un homme visiblement sans peur et capable de parfaitement se battre, les souvenirs du gouverneur ressurgissent. Et la confiance, déjà bien ébranlée, des rescapés en la nature humaine, est une nouvelle fois mise à l'épreuve...

 Œuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. En effet, au-delà des scènes où apparaît la menace des morts-vivants, les auteurs nous entraînent dans un récit où la survie est l'affaire de tous les instants, et où la moindre erreur peut s'avérer fatale...

avis personnel

Le problème des vivres devient récurrent, si bien qu'il est décidé en conseil de chercher parmi la communauté d'Alexandria un expert en jardinage afin d'aménager un potager ; de son côté, Eugene est chargé de chercher une solution à la raréfaction des munitions.

Mais le quotidien du groupe est bouleversé à l'arrivée musclée d'un certain Jesus, qui non content de maîtriser avec facilité la montagne de muscles Abe et l'agile Michonne, affirme vivre parmi une communauté de 200 individus et faire du troc avec d'autres clans.

Rick, échaudé par ses précédentes expériences, le fait prisonnier, puis, sur la pression des autres décide de se rendre avec 3 de ses membres et Jesus auprès de cette mystérieuse communauté...

”Rick : [Andrea] veille sur nous. On va rester dans sa ligne de mire. Elle pourra couvrir notre retraite s'ils nous attaquent. Faites attention.
Abe : Donc on se fait tirer dessus, et après, nos gars sauront qu'ils sont cuits. C'est le plan ? T'es un chef de merde, Rick.
(page 62)

Bon mon exultation de joie au baiser entre Rick et Andrea à la fin du tome 15 n'aura été qu''un feu de paille car Rick nous fait sa midinette en refusant de poursuivre sa relation avec la belle blonde de peur de la perdre... J'avais envie de lui dire : « Mec, tu vis à crédit et tu te refuses un peu de bonheur et un peu de chaleur humaine ? Conduis-toi en bonhomme, merde...»

J'ai trouvé la communauté de la Colline assez peu crédible... Constituée de 200 personnes, elle semble assez soumise et pusillanime. Vu de l'extérieur, quand Rick et son groupe arrive en bas des remparts, ça en jette un max, mais la baudruche se dégonfle dès qu'on voit son fonctionnement de l'intérieur... D'ailleurs, la proposition de Jesus se révèle un cadeau un chouia empoisonné. D'autant que Rick montre à cette occasion des prédispositions assez tyranniques quand il décide sans consulter le groupe d'offrir leurs services de mercenaires... En plus de son capolarisme, il semble affligé de mégalomanie en se prenant un peu trop pour le cador des survivants, et cette trop grande confiance me fait penser à celle de Paul Reynaud, ministre des Affaires étrangères, s'exclamant en 1939 : «Nous vaincrons car nous sommes les plus forts !» S'en était suivi une belle déculottée militaire !! Il m'inquiète, Rick, à être aussi sûr de lui, je sens qu'il va s'en mordre les doigts... de sa main restante bien sûr...

”J'ai eu affaire à des types dans son genre. Pendant un an, nous avons vécu sur la route plus souvent que sous un toit. On sait comment traiter avec ces gens-là. (... ) Ils ont besoin de nous. Ils ont besoin de notre savoir-faire. Nous pouvons être la colonne vertébrale du réseau qu'ils ont construit. Ils sont près de deux cents... On peut en faire une armée.
(Rick, page 129 & page 133)

Concernant Paul Monroe, alias Jesus, je n'ai pas pu m'empêcher de me méfier de lui en me demandant s'il n'était pas le dangereux Davidson, chassé quelques mois auparavant par Douglas et revenu pour se venger ! Mais finalement, je le trouve vraiment sympathique, avec ses allures de prophète halluciné, ses longs cheveux raides et son bon sourire...

Alors évidemment, le plaisir de lecture est toujours présent, mais je me sens de plus en plus blasée, d'autant que nous n'avons toujours aucune information sur l'épidémie ni sur sa cause...

Encore heureux que Jesus était là pour apporter un peu de piment car l'époque de la prison me manque. Tyreese me manque. Axel me manque. Hershel me manque... Et même le jeune puceau de Bill...

Et comme d'hab, on finit sur une citation d'Abe :

”Abe : Si tu te sens seule, passe nous voir Holly et moi. Quand tu veux.
Michonne : Non... Je n'ai pas fait ce genre de trucs depuis la fac.
Abe : Hé... Je voulais dire... pour manger... mais...
Michonne : T'excite pas, c'était pour rire. Berk.
(page 35)

Bilan de ce tome :
Aucun mort mais ça ne saurait tarder...

 Appréciation :

note : 3 sur 5

 Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦ tome 6 ♦ tome 7 ♦ tome 8 ♦ tome 9 ♦ tome 10 ♦ tome 11 ♦ tome 12 ♦ tome 13 ♦ tome 14 ♦ tome 15 ♦  tome 16 ♦  tome 17 ♦ tome 18 ♦

extrait

Un vaste monde de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 16   Un vaste monde de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 16

divers

 
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (5/12)

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dimanche 18 janvier 2015

Deuil & espoir de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 15

Deuil & espoir de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 15

fiche

  Scenario > Robert Kirkman
Dessin > Charlie Adlard
Trames et niveaux de gris > Cliff Rathburn
Editeur > Delcourt
Série > Walking Dead
Genre > Comics, Horreur
Date de parution > 2012 pour l'édition originale, 2012 pour la présente édition
Titre original > We Find Ourselves
Nombre de planches > 132
Traduction > de l'américain par Edmond Tourriol

 auteur

Robert Kirkman   
Robert Kirkman est un jeune mais prolifique auteur. Il se fait connaître avec la série Battle Pope qu’il publie lui-même au sein de la structure éditoriale qu’il a créé, Funk-O-Tron. Il est repéré par Image Comics qui publie BRIT et Invincible. Les films de George Romero lui inspirent différents scénarii de comics basés sur des histoires de zombies, dont The Walking Dead. Il puise dans ses souvenirs de jeunesse pour le scénario de sa série Invincible. Les aventures de ces superhéros adolescents sont un immense succès et deviennent l’un des fleurons de l’éditeur Image Comics.
Texte et photo © Delcourt
- Site de l'auteur -

 

Charlie Adlard

 Né en 1966 à Shrewsbury (Angleterre), Charlie Adlard part dans le Kent pour étudier aux Beaux-Arts de Maidstone. Après un bref passage à Londres pour devenir une rock star, il rentre chez lui pour se remettre au dessin, domaine dans lequel il sera très vite remarqué. Il dessine pour de nombreux éditeurs : Mars Attack et X-Files chez Topps, X-Men Hellfire Club, Storms et Muties chez Marvel, Batman/Scarface, Green Arrow/Lantern, Batman and Superman chez DC, The Walking Dead chez Image,… En janvier 2009, c’est aux Éditions Soleil que paraît sa première collaboration avec un scénariste français, Mathieu Missoffe, en dessinant le cinquième one shot de la collection «Terres Secrètes», Corpus hermeticum : Le Souffle du Wendigo.
Texte et photo © Soleil 
- site du dessinateur -

 

quatrieme de couverture

  LE MONDE TEL QUE NOUS LE CONNAISSONS
A DISPARU.
DEFINITIVEMENT 

 Malgré l’horreur des récents événements, les rescapés parviennent à surmonter leur douleur et se concentrent déjà sur la reconstruction physique et psychologique de leur communauté. Andrea supervise l’enseignement du tir à l’ensemble des survivants, Abraham dirige l’équipe chargée de fortifier l’enceinte de la ville. Mais Rick est sans doute celui qui a le plus de mal à se remettre. Et pour cause…
Les rescapés peuvent-ils toujours espérer un semblant de vie normale ? Les horreurs traversées auront-elles raison de leur lueur d'espoir ? Après les violences infligées à leurs personnages, Kirkman et Adlard testent leur capacité de résistance mentale...

 Œuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Dead s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. En effet, au-delà des scènes où apparaît la menace des morts-vivants, les auteurs nous entraînent dans un récit où la survie est l'affaire de tous les instants, et où la moindre erreur peut s'avérer fatale...

avis personnel

 Après la boucherie du dernier tome, Kirkman fait redescendre la pression dans celui-ci... enfin pas totalement, mais vous comprendrez plus loin...^^

Les survivants ont l'air plus motivés que jamais pour reconstruire et sécuriser leur quartier, chacun donnant des idées pour améliorer les défenses de la ville. Rick se (et leur) trouve un nouvel objectif, plus mobilisateur que celui de vivre au jour le jour :

”Jusqu'ici, on s'est contentés de survivre au jour le jour. Nous devons aller plus loin... Nous concentrer sur ce que nous voulons vraiment... Rétablir la civilisation. C'est notre objectif... Et aujourd'hui, nous avons fait les premiers pas dans cette direction.
(Rick, page 24)

Comme dans les tomes de transition précédents, l'accent est davantage mis sur la psychologie des personnages qui réagissent de manière différente au massacre récent : Rick a un accès de repentance par rapport à son rôle dans la mort de Jessie et de Ron et prend conscience que son mode de protection basé uniquement sur celle de ses proches n'est pas viable alors que le bien de chacun passe par le bien de la communauté toute entière, Carl simule une amnésie pour ne pas paraître faible aux yeux de son père, Rosita décide de quitter Abraham (eh oui, ce que l'on avait soupçonné à propos du grand costaud se vérifie : il trompe la bomba latina avec Holly), certains membres "historiques" de la communauté fomentent une rébellion contre Rick...

On éprouve donc une impression de déjà-vu avec la contestation (pour la 3è fois !!) du leadership de Rick et les trahisons amoureuses. Je regrette d'ailleurs que cette conspiration soit expédiée aussi rapidement : à peine le temps d'être suggérée qu'elle est maîtrisée par Rick. J'aurais aimé que le suspens dure plus longtemps, et que l'on assiste aux conciliabules souterrains des mutins sur plusieurs séquences...

”Nicholas : Je... Je reprends nos terres.
Rick : La communauté ? Tu vas la reprendre ? Et à qui ? À Andrea ? À Abraham ? À Michonne ? À Glenn ? À moi ? Est-ce que tu sais seulement à qui tu t'adresses, ducon ?
(pages 114-115-116)

Concernant le comportement d'Abe, je suis franchement déçue, non pas tant parce qu'il a trompé Rosita que parce qu'il a sur elle une opinion assez méprisante et cruelle. En outre, on a le sentiment que malgré le fait qu'il n'a jamais été amoureux d'elle, il a du mal à tourner la page (faut savoir ce que tu veux, coco !^^) :

”Aaron à Abraham à propos de Rositta : Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous deux...
Abraham : C'est fini.
Aaron : Les boules.
Eric : Quelles boules ?
Aaron : Oh, arrête...
Abraham : C'est bon. Aucune importance...
Aaron : Tu mates son cul comme s'il était important. [regard noir d'Abraham] Hé, pardon... Je voulais pas. J'ai rien dit.
(page 53)

Pour conclure, malgré l'intérêt de ce tome (et surtout le baiser de fin tant attendu entre deux membres incontournables !), j'ai l'impression que la saga s'essouffle, et que certains mécanismes deviennent un peu répétitifs. Et quand on sait que Kirkman a déclaré que l'histoire n'aurait pas de fin, j'ai des doutes sur la constance de ma curiosité...
J'espère en tout cas que la piste suggérant la trahison d'un des piliers de la bande à Rick ne se réalisera pas même si évidemment cela mettrait du piment à l'histoire.

Et on finit sur une citation d'Abe... même s'il mériterait que je le boude :

”Abe : Je suis désolé de... Pardon.
Rosita : Oh, mais ça change tout si tu es désolé. Connard.
Abe : Attends. Je ne suis pas désolé de t'avoir trompée avec Holly. Je suis désolé de t'avoir blessée. Quand ma femme est morte... tu as été là pour moi. Je t'en suis reconnaissant. Pour un temps, tu as été... ce qu'il me fallait. Mais je me demandais tout le temps "Et si tu n'étais pas la dernière femme sur terre ?"Eh bien... tu ne l'es pas.
(page 25)

Bilan de ce tome :
Aucun mort

 Appréciation :

note : 3 sur 5

 Mes autres avis sur la saga : tome 1 ♦ tome 2 ♦ tome 3 ♦ tome 4 ♦ tome 5 ♦ tome 6 ♦ tome 7 ♦ tome 8 ♦ tome 9 ♦ tome 10 ♦ tome 11 ♦ tome 12 ♦ tome 13 ♦ tome 14 ♦  tome 15 ♦ tome 16 ♦  tome 17 ♦ tome 18 ♦

extrait

Deuil & espoir de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 15   Deuil & espoir de Robert Kirkman & Charlie Adlard - Walking dead, tome 15

divers

 
Challenge Littérature de l'Imaginaire organisé par MarieJuliet (4/12)

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