jeudi 25 juillet 2024

1# Les 500 meilleurs albums et chansons selon le magazine Rolling Stones


 
Cela faisait un moment que j'avais envie d'e faire ce genre d'article, alors c'est parti ! 

Les 500 plus grandes chansons de tous les temps (500 Greatest Songs of All Time) est donc un classement établi pour le magazine américain Rolling Stone par un jury composé de 162 à 250 musiciens et personnalités de l'industrie du disque. 

La première édition est parue en 2004, suivie d'une 2ème en 2010, d'une 3ème en 2021 et d'une dernière en 2024.

J'essaierai de dévoiler régulièrement les artistes de cette liste...

Bob Dylan avec sa chanson Like A Rolling Stone se voit attribuer la 1ère place du classement en 2004 et 2010, avant d'en être délogé par Aretha Franklin avec Respect en 2021 et 2024.


 

En 2003, un jury composé de 271 musiciens, critiques et personnalités de l'industrie du disque ont voté pour les 500 plus grands albums de tous les temps (500 Greatest Albums of All Time), remis à jour en 2020.

La couronne revient à Marvin Gaye avec son album What's Going On !


Face A
1. What's Going On 4:00
2. What's Happening Brother 2:57
3. Flyin' High (In the Friendly Sky) 3:40
4. Save the Children 4:06
5. God Is Love 1:44
6. Mercy Mercy Me (The Ecology) 3:03


Face B
7. Right On 7:15
8. Wholy Holy 3:06
9. Inner City Blues (Make Me Wanna Holler) 5:30





mercredi 24 juillet 2024

La guerre des deux soleils, tome 1 : Le Mage d'Emmie Jean

 Sacha eut le temps de noter une silhouette féline et un regard couleur d’obsidienne à travers le large foulard qui lui recouvrait le visage avant que le De'i passe à l’attaque."


Editions : Autoédité
Parution : 6 mars 2024
Genre : Romantasy M/M
Pages : 331 pages
Ebook


Résumé :

Lorsque Sacha déclenche involontairement un portail mystérieux, il ignore tout de Woswain. Woswain où la magie a régné en maître durant des siècles, avant d'être impitoyablement confisquée par un sorcier tyran qui traque et extermine les mages survivants.
Coincé malgré lui dans un monde aussi magnifique que brutal, contraint de s'adapter à un univers fantastique et violent, le jeune homme débrouillard et malin va vite découvrir que ses atouts ne sont pas les moindres sur cette terre de magie et que des pouvoirs insoupçonnés coulent dans ses veines.
Prêt à tout pour retrouver sa vie et sa famille, Sacha va partir à travers steppes et dangers en quête de son billet de retour, se confrontant à bien plus d'aventures et de rencontres qu'il n'aurait pu l'imaginer.


Mon avis :

Je sais que ma dernière expérience avec l'auteure n'avait été guère concluante malgré le potentiel de son histoire, or, je n'avais pas envie de rester sur cette note mitigée. Alors, quand je me suis rendu compte qu'Emmie Jean venait de sortir un autre livre (même 2 puisqu'il s'agit d'une duologie), j'ai lu les quatre premiers chapitres offerts en extrait sur le net pour décider si j'allais m'y risquer une deuxième fois... et... et... et j'ai craqué ! 

J'ai littéralement dévoré les 331 pages du roman, totalement happée par l'intrigue et l'univers très complet et très détaillé qu'Emmie Jean a construit. J'ai adoré les descriptions des paysages. J'ai adoré la description du portail magique. J'ai adoré suivre les cours de magie donnés par Cilian le guérisseur tant ils étaient passionnants. J'ai adoré la description des effets de la magie et de son utilisation. J'ai adoré la description haletante de la deuxième bataille à laquelle participe malgré lui Sacha dans le désert. J'ai adoré que l'auteure prenne le temps de poser son univers et ses personnages, m'invitant à un merveilleux voyage en compagnie de Sacha à travers des paysages grandioses et variés.

En outre, Sacha est un personnage très attachant, courageux, droit et loyal. L'auteure arrive parfaitement à nous faire ressentir ses émotions, ses doutes et ses peurs, ses attentes et ses espoirs. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et nous captivent par leur personnalité.

Alors, il y a bien encore quelques tournures de phrase un peu lourdes (mais dans une proportion vraiment moindre que dans le premier livre que j'ai lu d'elle), quelques fautes d'orthographe ou de conjugaison, des doublons ou des mots manquants, mais cela n'a en rien gâché le plaisir de ma lecture. Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé entre la rédaction de La voie du consort et ce livre-ci mais je trouve que l'écriture de l'auteure a beaucoup gagné en maturité.

Pour conclure, une histoire qui m'a enchantée du début à la fin. Mention spéciale aux diverses descriptions, très vivantes et très immersives, qui sont vraiment le point fort du livre, je trouve. Du coup, un plan de Woswain aurait été indubitablement la cerise sur le gâteau...

D'autres avis : LivraddictBabelioBooknode



samedi 20 juillet 2024

Le Prince et le Traître, tome 1 : Et voyez la poussière de Diane B. Rylia

 La Reine de la Nuit marchait sur un champ de cadavres.


Editions
: MxM Bookmark (Imaginaire)
Parution : 14 septembre 2022
Genre : Fantasy M/M
Pages : 403 pages
Lecture terminée en octobre 2023

Résumé

Le prince Sulayman Al Salih travaille seul. Héros des thaumaturges, voilà plus de dix ans qu'il traque, solitaire, la Mesnie, les monstres lâchés sur le monde pendant la bataille de Waterloo. Mais la mort du Directeur de l'École des thaumaturges vient interrompre cette mission.
Obligé de se rendre sur place, il se heurte à Roland Lespérance, professeur et secrétaire de feu le Directeur, mais surtout un traître marqué dans sa chair par son pacte avec la Reine de la Nuit, ennemie de tous les thaumaturges français.
Cependant, quand une missive portant le sceau de la Reine de la Nuit arrive à l'École, exigeant leur présence à tous deux, prince et traître se retrouvent contraints d'obéir, pire, de collaborer, car l'un des membres de la Mesnie sévit dans la campagne anglaise.
Mais comment un homme qui a dû si jeune apprendre à mener ses missions seul peut-il faire confiance et écouter les conseils de celui qui a un jour trahi ?

 

Mon avis  

Quand j'ai vu que Diane B. Rylia – dont j'avais adoré la saga Chevalier noir – avait sorti un nouveau roman, je me suis empressée de l'acheter. Malheureusement, la magie n'a pas du tout opéré cette fois-ci malgré un prologue court mais marquant. Je me suis tellement ennuyée par la suite que j'ai fait plusieurs très longues pauses entre mes phases de lecture... de très très longues pauses (j'ai d'ailleurs mis presqu'un an à écrire cette chronique). J'ai même à plusieurs reprises sauté une dizaine de pages tellement les tournures de phrase étaient parfois lourdes et l'ensemble  brouillon (par exemple, certains termes liés à la magie ne sont pas expliqués.). J'ai eu tendance à buter sur certaines phrases alambiquées rendant la lecture pénible et pourtant, comme je l'ai dit, j'avais adoré sa saga précédente qui avait un peu les même défauts mais en moins accentués. De plus, j'ai eu du mal à assimiler les personnages et l'univers uchronique malgré mes connaissances historiques. 

Et que dire du couple ? Je ne me suis jamais attachée à eux et ne me suis jamais vraiment intéressée à leur romance. A vrai dire, qu'ils finissent par se rapprocher m'indifférait totalement. Attention, j'adore le slow burn, hein ! Mais là, je n'ai pas du tout été convaincue par leur histoire d'autant que la scène de sexe entre Sulayman et Roland (celle que normalement on attend fiévreusement après avoir patienté si longtemps !^^)  arrive sans que l'on n'y soit préparé ni aucune logique.

C'est en lisant le commentaire d'une lectrice après avoir rédigé cet avis que je me suis rendu compte que la fin se terminait par un cliffhanger dont je n'avais plus aucun souvenir. J'ai donc dû relire le dernier paragraphe : la dernière phrase est très abrupte, donnant au lecteur une impression très bizarre, comme un goût d'inachevé.

Je ne pense pas que je lirai la suite...
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vendredi 19 juillet 2024

La voie du consort d'Emmie Jean

Le martèlement sur la porte de sa chambre devait résonner depuis plusieurs minutes quand Elio ouvrit finalement ses yeux encore cernés. Il lui fallut plusieurs essais avant de réussir à croasser une réponse suffisamment audible par le serviteur, probablement mandaté par son père, qui essayait de défoncer la porte à coups de poing.


Editions : Juno Publishing
Parution : 11 avril 2024
Genre : Fantasy M/M
Pages : 296 pages

Résumé  

Elio, héritier du duché de Sidr et plus à l'aise au sein de sa forêt natale que dans les salons de la capitale vissienne, n'est pas pressé de se marier. Après tout, à dix-neuf ans et revenant tout juste de la guerre, il a tout le temps du monde pour perpétuer sa lignée. Des manipulations politiques visant son père vont néanmoins venir contrarier son destin et le placer face à un choix impossible : accepter une union imposée avec le souverain d'une nation ennemie, lui qui n'aime que les femmes et qui n'a jamais envisagé de quitter son clan, ou prendre le risque d'entraîner sa famille et tout un peuple dans un conflit meurtrier.
Face aux velléités martiales de certains et confronté à un roi froid et ombrageux, l'honneur et le cœur d'Elio seront mis à rude épreuve. Mais sera-t-il capable de sauver sa famille et son pays ou devra-t-il sacrifier à la guerre un bonheur qu'il n'aurait osé imaginer ?

 

Mon avis

Encore une fois, je me suis laissée avoir par les avis élogieux sur la toile et par le résumé. L'histoire en elle-même ne m'a pas déplu mais elle est desservie par le style de l'auteur : répétitions, redondances, abus des adverbes en -ant, tournures de phrase extrêmement lourdes, le tout rendant la lecture peu fluide voire par moments incompréhensible. N'y-a-t-il donc eu aucune relecture ni corrections effectuées par la maison d'éditions ?

C'est dommage parce que certains passages sont très réussis (comme l'arrivée d'Elio à la cour nordlandaise et son acclimatation des plus âpres). En outre, le personnage principal, justement, Elio, est très attachant : c'est un jeune homme courageux et généreux, qui inspire facilement le respect et la loyauté. J'ai beaucoup aimé également Erolf, l'homme de confiance du roi.

Par contre, j'ai été déçue par les premières véritables interactions entre le roi et Elio dont les discussions m'ont paru surfaites, exactement comme la scène dans la chambre. Il n'y a pas beaucoup de progression narrative dans le rapprochement entre les deux époux qui passent directement d'ennemis à amis. J'ai trouvé que ça faisait tout sauf naturel ! C'est dommage parce que jusque là, l'auteur avait pris le temps de planter le décor et les personnages. 

Pour conclure, une histoire au potentiel gâché par la lourdeur du style malgré quelques passages émouvants et bien décrits.

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mardi 25 juillet 2023

André Bollier Vélin : Artisan héroïque des journaux clandestins de Vianney Bollier

 


Editions
: Le Félin
Parution : 17 mars 2023
Genre : Biographie
Pages : 216
Partenariat


Résumé :

André BOLLIER n'a pas 21 ans quand en juin 1941, il s'engage au côté d'Henri Frenay qui ne tarde pas à le charger de la fabrication et de la diffusion du journal de son mouvement Combat et bientôt de tous ceux des mouvements de zone Sud. En quelques années seulement, après avoir créé une imprimerie clandestine de toute pièce et grâce des trésors d'ingéniosité, celui qui s'appelle désormais "Vélin", fournit avec son équipe plus d'un million de journaux par mois à la Résistance.
Arrêté et torturé à plusieurs reprises, il parvient à s'évader et à reprendre son activité. Le 17 juin 1944, encerclé dans son imprimerie par plus de 150 soldats et miliciens allemands, il livre héroïquement un ultime combat. Blessé, il se tire une balle en plein coeur plutôt que de tomber aux mains de l'ennemi. 


Mon avis :

Le dernier résistant étant mort en 2021, nous n'aurons plus jamais de témoignages de compatriotes ayant vécu à cette époque très sombre de notre histoire. Ici, c'est Vianney Bollier, né quelques mois après la mort de son père résistant, qui entreprend, à presque 80 ans, de dresser le portrait du héros que fut « Vélin ». Il s'appuie pour ce faire sur des archives personnelles, sur celles d'autres familles de résistants, sur leurs témoignages... Comme l'a souligné enjie77 dans sa chronique, Vianney ne nomme jamais André Bollier « papa » pour garder un maximum de recul.

Avant de commencer vraiment, je voudrais vous faire un petit résumé vertigineux de la courte vie d'André Bollier : il a 20 ans quand il est grièvement blessé au combat lors de la campagne de France, 21 ans quand il entre en résistance, prend la direction de la « propagande » de Combat puis se fiance à Noëlle, 22 ans quand il se marie, est arrêté puis s'évade et devient clandestin, 23 ans quand naît sa fille , et 24 ans quand son imprimerie est attaquée et qu'il se donne la mort pour échapper une deuxième fois à la torture.

Au-delà de la tristesse que l'on ressent à la destinée tragique et au sacrifice d'André, c'était absolument passionnant de voir abordé le thème de la propagande côté Résistance, qui est selon moi peu connue (on connaît davantage les actes de sabotage et la répression qui en découle). Or, la diffusion de tracts et de journaux est essentielle pour réveiller les consciences contre l'occupation allemande.
Les dangers sont multiples : il faut imprimer, trouver les fournitures (matériel encombrant, papier en pleine période de restriction etc), stocker sans attirer l'attention, diffuser sans se faire prendre...
Quand André entre dans la clandestinité, il adopte un nouveau nom de guerre : « Vélin » et s'occupe à temps plein de l'impression du journal Combat dont le tirage augmente de plus en plus.
Fin décembre 1943, il fait un coup d'éclat en copiant les caractères du journal collaborationniste le Nouvelliste pour diffuser un faux aux accents gaullistes qui remplace les vrais journaux.
Le danger devient de plus en plus pressant à partir de 44 avec la pression des contrôles de la Gestapo et de la Milice ainsi que des primes de plus en plus élevées encourageant l'infiltration de futurs délateurs.
Tout au long de son combat, « Vélin » fait preuve d'une grande ingéniosité. Il invente, entre autre, des sociétés fantômes avec un dossier convaincant pour avoir des marchandises indispensables au fonctionnement de l'imprimerie clandestine ou un approvisionnement conséquent d'électricité sans attirer l'attention.
Malgré les précautions qu'il prend, la maison où il se cache avec d'autres résistants est attaquée le 17 juin 44 (11 jours après le débarquement allié en Normandie). On ne saura jamais si ce fut le fait d'une dénonciation ; le pire, c'est que peu avant, André avait fait un voyage à Paris pour demander à ce que l'imprimerie change de mode de fonctionnement et soit à nouveau décentralisée face à la gravité croissante du danger, mais la direction du mouvement s'y était opposée.

La diffusion de ce journal résistant a été primordial. Non seulement pour informer les Français sur les événements que la propagande allemande censurait mais également pour apporter un certain réconfort moral. Je finirai en disant que l'importance d'une presse libre est plus que jamais d'actualité en me permettant de citer l'auteur : « Les médias d'aujourd'hui sont beaucoup plus divers et puissants que ceux que Vélin mettait en oeuvre, mais les pouvoirs autoritaires continuent à redouter la vérité et à faire taire ceux dont les messages les contrarient. »

Je remercie Babelio et les éditions du félin pour ce partenariat.

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dimanche 16 avril 2023

Une enquête d'Hippolyte Salvignac, tome 6 : Les Noyés des bords de Marne de Philippe Grandcoing

 Mais elle ne me fera pas changer d'avis : donner le droit de vote à toutes les femmes serait un danger pour la démocratie.


Editions
: de Borée
Parution : 9 mars 2023
Genre : Polar historique
Pages : 309
Partenariat


Résumé :

Un avion qui s'écrase et tue le ministre de la Guerre, une crise diplomatique majeure entre la France et l'Allemagne à propos du Maroc, une malle contenant un cadavre sans tête repêchée dans la Marne, un marchand juif qui disparaît mystérieusement : Hippolyte Salvignac et Jules Lerouet n'ont décidément pas le temps de s'ennuyer en ce printemps 1911. Aussi improbable que cela puisse paraître, toutes ces affaires semblent être reliées et les deux hommes se retrouvent plongés au coeur des intrigues politiques nationales et internationales du moment. Pour leur sixième enquête conjointe, l'antiquaire retiré des affaires et l'inspecteur de la Sûreté parisienne en délicatesse avec sa hiérarchie explorent les coulisses d'une « Belle Époque » où coups bas, trafics et assassinats sont légion. Avec ce nouveau volume des enquêtes d'Hippolyte Salvignac, l'historien et romancier Philippe Grandcoing, fin connaisseur de la période, poursuit l'exploration de la France des années 1900 et fait découvrir l'incroyable richesse de cette époque, à la fois proche et déjà si éloignée de nous. 


Mon avis :


Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai lu aucun des tomes précédents mais que cela ne m'a jamais gênée dans ma lecture !
Ensuite, je ne suis généralement guère attirée par les romans policiers : quand j'en lis, ce sont ceux ayant pour arrière-plan une époque historique particulière, comme l'Egypte, la Grèce ou la Rome antique. Ici, l'intrigue se déroule à la Belle Époque, quelques années avant la Première Guerre mondiale. Clemenceau est en retrait de la vie politique mais voudrait bien à nouveau jouer un rôle important et s'intéresse de près au drame d'Issy-les-Moulineaux lors d'une course d'aviation qui a vu mourir le ministre de la guerre et où était présent l'antiquaire Hippolyte Salvignac que le Tigre avait déjà utilisé pour de précédentes recherches.
J'avoue que je ne me suis jamais vraiment intéressée à l'enquête. Je n'ai pas trouvé le personnage principal très convaincant en enquêteur amateur, ni les investigations en elles-mêmes. Les fausses pistes ne m'ont jamais paru très pertinentes. J'ai donc suivi les péripéties d'Hippolyte avec un intérêt juste poli. Malgré tout, l'histoire s'emballe vers la fin avec le point de vue de Jules Lerouet sur plusieurs chapitres.
Par contre, j'ai beaucoup aimé les descriptions des lieux campagnards ou parisiens. Je me sentais vraiment immergée et c'était très agréable.

Merci à Babelio et aux éditions De Borée pour ce partenariat.



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samedi 25 février 2023

L'Hispano de Jose Angel Manas

Mais tu sais également que le sage domine ses passions quand l'idiot en est l'esclave.


Editions
: Anarchis
Parution VO : 2020
Parution VF dans la présente édition : 19 mai 2022
Genre : Roman historique
Titre VO : El Hispano
Traduction : Aurélio Diaz
Pages : 315
Partenariat


Résumé :

Numance, cité celtibère de la péninsule Ibérique, IIe siècle av. J.-C. Face à Rome, Carthage, déjà, est tombée.
Idris, le fils du chef de la ville, vient au jour sous les pires auspices, sa mère décédant en couches ; son père ne le lui pardonnera jamais.
Au seuil de l'âge adulte, il sera banni. Mais Numance la revêche doit bientôt faire face à son tour à l'ogre impérial. Les légions de Scipion, renforcées par les éléphants du prince numide Jugurtha, encerclent la ville. Idris l'Hispano réapparaît, venu se battre aux côtés des siens. Ainsi commence la légende, lors d'un des sièges les plus cruels que l'Antiquité ait connus.
Sur la trame de cet épisode devenu mythique, tel un Alésia espagnol, José Ángel Mañas orchestre un roman historique de vaste ampleur. Les haines couvées, les amours trahis, les fidélités reniées dessinent au fil des pages un récit déchirant qui se clôt sur un inéluctable et stupéfiant dénouement.

Mon avis :

Ce qui m'a attiré dans le choix de ce livre, ce sont l'époque historique (IIe siècle avant notre ère) et le lieu de l'intrigue, que je n'avais jamais encore vu traiter en littérature : le siège de Numance, mené par Scipion Émilien, le héros de la 3e guerre punique, aidé par son frère Fabius Maximus et par son allié numide, le prince Jugurtha.
J'ai été complètement happée par les cent premières pages et la découverte du site celtibère ainsi que des différents protagonistes. On sent que l'auteur s'est documenté car la description des lieux, de l'organisation militaire est vraiment très immersive. La partie historique est donc le point fort de ce livre.
Par contre, je suis restée sur ma faim concernant les personnages, qui manquent, à mes yeux, de chair et de développement, si bien que je n'ai réussi à m'attacher à aucun d'eux malgré leur destinée tragique.
Apparemment, la résistance opiniâtre des Numantins, qui ont tenu tête aux Romains durant plusieurs décennies, a beaucoup impressionné leurs conquérants si bien que les auteurs romains n'ont eu de cesse d'exalter leur courage dans leurs écrits. D'ailleurs, chaque partie et chaque chapitre commencent par la citation d'un auteur, la plupart antique, comme Appien, Diodore de Sicile, Florus, Plutarque...
Pour conclure, malgré quelques réserves, cette lecture fut vraiment très agréable et très intéressante.

Je remercie Babelio et les éditions Anacharsis pour ce partenariat.

D'autres avis : LivraddictBabelioBooknode